Oui, nos jeunes de 15 ans sont parmi les meilleurs élèves au monde

Le jugement du consortium scientifique responsable des enquêtes internationales en mathématiques et en lecture ne permet nullement de douter de la validité des excellents résultats obtenus par nos jeunes de 15 ans dans ces enquêtes. 

Photo : Daphné Caron

Depuis 2000, le Programme international pour le suivi des acquis (PISA) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) effectue tous les trois ans une enquête internationale sur les compétences de base acquises par les élèves de 15 ans, dont les mathématiques et la lecture (la compréhension de l’écrit). La dernière enquête du PISA, en 2018, a été administrée dans 79 pays, y compris dans les 36 qui sont membres de l’OCDE. Elle a rejoint environ 600 000 étudiants participants, dont 22 400 au Canada et 4 500 au Québec.

Les résultats de l’enquête de 2018 ont été rendus publics en décembre dernier. Les graphiques ci-dessous présentent les scores moyens obtenus, respectivement, en mathématiques et en lecture par les élèves des pays qui occupent les dix premiers rangs. Afin de permettre de mieux apprécier la performance particulière des du Québec, les résultats canadiens sont découpés en deux régions : le Québec et le Canada hors Québec. Pour fin de comparaison, les deux graphiques présentent aussi les résultats de quelques grands pays qui ne font pas partie du groupe des dix meilleurs.

La performance des jeunes de 15 ans du Québec dans les enquêtes du PISA est impressionnante. En mathématiques, les scores obtenus leur font occuper le troisième rang mondial non seulement dans l’enquête de 2018, mais aussi en moyenne dans les quatre dernières vagues, ce qui dénote une certaine stabilité au fil du temps. Les élèves du Québec sont devancés par ceux de Singapour et de la Chine et précèdent ceux du Japon et de la Corée du Sud. Les jeunes du Canada hors Québec, des cinq plus grands pays européens (Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie et Espagne) et des États-Unis arrivent loin derrière.

Classement des pays en fonction du score obtenu en mathématiques par les élèves de 15 ans dans les enquêtes du PISA 2018 de l’OCDE

Source : https://www.cmec.ca/582/PISA_2018.html.

Le score attribué à la Chine est une moyenne pondérée des scores pour Macao, Hong Kong, Taipei, Pékin, Shanghai et les provinces du Jiangsu et Zhejiang.

En lecture, les scores obtenus par les participants de 15 ans du Québec ne sont pas aussi marquants qu’en mathématiques, mais ils leur permettent d’occuper la sixième position mondiale dans l’enquête de 2018. Contrairement au cas des mathématiques, où ils dominent de loin leurs compatriotes des autres provinces canadiennes, les élèves du Québec tirent légèrement de l’arrière sur ceux des autres régions du Canada en lecture. Quant aux jeunes des cinq plus grands pays européens et des États-Unis, ils arrivent plus loin que le dixième rang mondial, comme c’est le cas en mathématiques.

Classement des pays en fonction du score obtenu en lecture par les élèves de 15 ans dans les enquêtes du PISA 2018 de l’OCDE

Source : https://www.cmec.ca/582/PISA_2018.html.

Le message que nous envoient ces résultats est limpide : les compétences de base des jeunes de 15 ans du Québec les classent parmi les meilleurs au monde. En mathématiques, leur troisième rang mondial les insère dans le groupe surperformant des jeunes Asiatiques de Singapour, de Chine, du Japon et de la Corée du Sud. On peut dire que cela fait des nôtres les plus orientaux des jeunes occidentaux ! En lecture, ils glissent en sixième position mondiale, tout en talonnant les autres Canadiens et les Finlandais.

Des résultats souvent reçus avec scepticisme

Néanmoins, plutôt que d’être accueillie avec enthousiasme comme c’est le cas dans tous les autres pays qui font partie du peloton de tête, la solide performance de nos élèves québécois de 15 ans à l’échelle internationale soulève souvent du scepticisme. Plusieurs personnalités du monde de l’éducation, et les médias à leur suite, remettent en question les bons résultats québécois des enquêtes du PISA. On peut supposer qu’ils craignent qu’ajouter foi aux résultats favorables du PISA ne pousse la société québécoise à s’endormir sur ses lauriers et à abandonner le nécessaire combat en faveur de la persévérance scolaire et de la qualité de l’éducation

Le scepticisme local au sujet des scores obtenus par nos 15 ans au PISA s’exprime de deux manières. D’un côté, on conteste la représentativité des échantillons québécois utilisés par les enquêtes et, par conséquent, la validité scientifique des estimations qui avantagent les élèves du Québec. De l’autre, on met surtout l’accent sur les phénomènes qui paraissent déclasser les jeunes Québécois une fois qu’ils ont atteint l’âge adulte : un taux d’analphabétisme fonctionnel de 53 %, un taux de diplomation de 40 % au secondaire, un taux de décrochage de 70 % au collégial et un écart de 20 % du taux de diplomation universitaire avec celui de l’Ontario.

Or, le PISA est d’avis que les échantillons québécois sont effectivement représentatifs et que les résultats publiés par le comité sur le Québec sont statistiquement valides. Les questions de l’analphabétisme, du décrochage scolaire et de la sous-scolarisation collégiale et universitaire seront abordées dans un billet ultérieur.

Le consortium scientifique international juge les résultats valides

Comment l’OCDE construit-elle les échantillons nationaux et provinciaux qui sont utilisés dans les enquêtes du PISA ? Dans chaque pays et province, les élèves participants sont choisis en deux étapes : par sélection probabiliste des écoles, puis des élèves dans chaque école. Le processus de sélection et la validation de l’échantillon sont sous la supervision stricte d’un consortium scientifique international, en collaboration avec les ministères de l’Éducation des pays et provinces participants et de leurs agences de statistiques (telles que Statistique Canada et l’Institut de la statistique du Québec). Le consortium a le dernier mot sur la représentativité et l’acceptabilité de l’échantillon. Il est donc arrivé à quelques reprises qu’il ait rejeté certains échantillons.

Cependant, même si l’échantillon sélectionné initialement par l’autorité statistique est valide et représentatif, il demeure possible que le résultat de l’enquête soit malheureusement faussé par la non-réponse d’un sous-ensemble des écoles ou des élèves choisis. Il se peut en effet qu’en l’absence de ces non-répondants, le groupe des répondants qui restent ne soit plus représentatif de la population étudiée. Il est donc impératif pour les responsables des enquêtes du PISA, comme pour ceux de toute enquête par sondage, d’établir si la non-réponse biaise les résultats et dans quelle mesure.

Dans le cas du PISA, le consortium scientifique considère le biais de non-réponse comme faible ou négligeable lorsque les taux de réponse sont supérieurs à 85 % pour les écoles et à 80 % pour les élèves dans les écoles. Si toutefois ces normes ne sont pas atteintes par un pays ou une province, l’autorité locale est alors « tenue d’effectuer une analyse du biais de non-réponse des élèves et de la soumettre au consortium du PISA afin qu’il détermine si la qualité des données est suffisante », pour qu’on puisse les juger acceptables et les inclure dans l’ensemble des résultats publiés.

Les taux de réponse du Québec ont été inférieurs aux normes à diverses reprises dans le passé, surtout en 2009 (69 % pour les écoles et 71 % pour les élèves) et en 2015 (52 % pour les écoles). C’est l’observation de ces taux de réponse plutôt décevants qui a nourri chez nous le scepticisme entourant les bons résultats des élèves du Québec.

Qu’en est-il au juste ?

En 2009, la principale cause avérée des taux de non-réponse élevés du Québec fut, selon le rapport de l’enquête, « l’exigence d’obtenir le consentement écrit des parents à la participation de l’élève au PISA. » L’analyse exigée par le consortium n’a cependant pu déceler qu’un effet minime de la non-réponse sur la représentativité des résultats. Il les a donc jugés acceptables et les a inclus dans les résultats publiés du PISA « sans restrictions ».

En 2012, le taux de réponse des écoles du Québec est conforme à la norme internationale de 85 % pour les écoles, mais le taux de réponse des élèves (76 %) a été légèrement inférieur à la norme de 80 %. Le consortium a déduit de l’analyse des résultats que la non-réponse n’avait pu avoir qu’une « incidence marginale » sur leur représentativité et les a inclus tels quels dans les résultats publiés de l’enquête.

En 2015, le faible taux de réponse des écoles du Québec (52 %) est survenu en raison de l’appel au boycottage de l’enquête du PISA émis par la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement, qui était en conflit de travail. L’analyse requise par le consortium a fait ressortir un écart significatif entre le score moyen des écoles non répondantes et l’ensemble des écoles dans les résultats québécois en sciences. Il a donc conseillé de traiter ces résultats « avec circonspection ». Cependant, il a rapporté qu’« aucun écart significatif n’a été noté pour la lecture ». Sa conclusion générale a été que « les données du Canada et des provinces devaient être incluses dans leur intégralité dans les ensembles de données du PISA, sans aucune restriction ».

En 2018, c’est le taux de réponse des écoles qui a été légèrement inférieur à la norme de 85 %, tandis que le taux de réponse des élèves a dépassé la norme de 80 %. Conséquemment, le consortium n’a exprimé aucune inquiétude sur l’acceptabilité des résultats.

À l’issue des quatre dernières enquêtes du PISA, le consortium scientifique international qui supervise les opérations statistiques a donc toujours conclu que les résultats québécois en mathématiques et en lecture étaient suffisamment représentatifs des univers étudiés pour être considérés comme scientifiquement recevables. Il n’y a pas lieu de contester que la bonne performance des élèves québécois de 15 ans en mathématiques et en lecture au PISA traduise la réalité vraie.

Les décrocheurs éventuels sont inclus dans les enquêtes

On entend parfois dire que les décrocheurs du secondaire seraient exclus des enquêtes du PISA, ce qui ferait remonter artificiellement le score moyen des jeunes Québécois. Il n’en est rien. Au contraire, les enquêtes sur les compétences de base des élèves de 15 ans incluent la grande majorité des décrocheurs éventuels, puisqu’au Québec tout adolescent est obligé de fréquenter l’école jusqu’à 16 ans. Le professeur Bernard Fortin, du Département d’économique de l’Université Laval, vient de démontrer que, partout au Canada, et particulièrement chez les garçons, c’est surtout lorsque l’âge légal de fréquentation scolaire est atteint que le décrochage fait un bond important.

En fait, c’est plutôt à un désavantage de maturité que les élèves de 15 ans du Québec sont soumis dans les enquêtes du PISA, parce qu’ils sont nombreux à n’avoir pu satisfaire à l’obligation d’être âgés de six ans le 30 septembre pour accéder à la première année du primaire. Plusieurs jeunes Québécois sont donc entrés à l’école un an plus tard que la plupart des autres participants canadiens, à qui on permet d’accéder à la première année s’ils atteignent six ans avant le 31 décembre. À 15 ans, les nôtres sont, par conséquent, plus nombreux qu’ailleurs au Canada à fréquenter la troisième plutôt que la quatrième secondaire. Au PISA 2012, par exemple, les pourcentages des répondants qui étaient en troisième secondaire (ou moins) étaient de 40 % au Québec et seulement de 7 % dans l’ensemble des autres provinces.

Malgré ce désavantage de maturité, les scores moyens des élèves participants au PISA en mathématiques sont beaucoup plus élevés au Québec que dans les autres provinces canadiennes. Comme on voit au tableau 1, c’était 532 au Québec contre 507 ailleurs au Canada, en 2018 ; et de 539 au Québec contre 513 ailleurs, en moyenne de 2009 à 2018. Il est remarquable que même nos écoles publiques, dont les scores sont en moyenne moins élevés que ceux de nos écoles privées, fassent mieux que l’ensemble des écoles des autres régions du pays en mathématiques : 519 contre 507 en 2018, et 525 contre 513 en moyenne de 2009 à 2018. Il faut en conclure que l’enseignement des mathématiques au Québec est plus avancé à un plus jeune âge et affiche un niveau d’exigence et de qualité nettement supérieur à celui qu’on trouve dans le reste du pays. (Il faudrait évidemment en savoir plus sur les raisons de cet avantage québécois.)

Par contre, en lecture, les jeunes de 15 ans du Québec, bien qu’atteignant le sixième rang mondial au PISA, ne sont pas dominants au Canada. Le tableau 2 classe les jeunes Canadiens des autres provinces au cinquième rang dans ce domaine. En 2018, par exemple, le score moyen de 519 au Québec en lecture se comparait à 532 en Alberta et à 524 en Ontario.

Quatre objectifs à poursuivre

Dans l’ensemble, ce que les résultats du PISA et la recherche sur le décrochage nous démontrent est que le Québec doit poursuivre quatre objectifs en priorité : 

1) Maintenir l’excellence dans l’enseignement des mathématiques ; 

2) Porter une attention particulière aux difficultés des élèves moins performants dans cette matière afin d’éviter que cela les pousse à décrocher plus tard ; 

3) Améliorer la performance générale de l’enseignement en lecture pour toutes les catégories d’élèves ; 

4) Afin d’enrayer le décrochage scolaire à courte vue d’un nombre excessif d’adolescents (et particulièrement des garçons), porter l’âge de fréquentation scolaire obligatoire à 17 ou 18 ans pour les jeunes qui n’ont encore obtenu aucun diplôme, comme c’est déjà le cas en Ontario, en Alberta, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick et dans plusieurs États américains. Cette dernière mesure fait l’unanimité de la littérature de recherche contemporaine.

Il est important de reconnaître l’excellente performance des jeunes de 15 ans du Québec dans les matières de base que sont les mathématiques et la lecture. Il est aussi parfaitement légitime de se demander comment on peut la concilier avec les taux d’analphabétisme, de décrochage scolaire et de sous-scolarisation qui paraissent, à l’opposé, les affliger une fois qu’ils ont atteint l’âge adulte. J’aborderai cette question dans un billet ultérieur.

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C’est quand même étonnant: notre système d’éducation pourri produit d’excellents élèves. On doit être faits forts. Merci pour cet excellent texte qui remet encore une fois les pendules à l’heure.

Bravo pour nos étudiants qui se classent en tête mondial en maths et lecture… mais… un mystère demeure dans les résultats de ces statistiques.
J’achète un article qui coûte, taxes comprises, $7,30. Je donne $20 à la caissière qui l’entre sur le clavier. Le résultat sort et elle s’apprête à me remettre le change. Je lui dis alors: j’ai le $0,30 pour recevoir un montant rond. Panique générale, la jeune caissière ne sait plus quoi faire avec ce $0,30 !
Et les statistiques veulent me faire croire que les jeunes sont fort en maths ??? J’ai déjà été caissier à 16 ans et cette situation n’a jamais été un piège.
Côté lecture, une autre question se pose. Quelqu’un qui lit beaucoup et qui comprend ce qu’il lit, c’est la meilleure façon d’apprendre à écrire sans faire trop de fautes. Personnellement, ce n’est pas ce que je vois chez bien des jeunes, et tout aussi, chez les moins jeunes.
La question que je me pose alors, c’est : Est-ce que, partout dans le monde, on aurait baissé les critères pour rendre plus facile certains tests ? La question se pose !
¨Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément¨ (Nicolas Boileau-Despréaux)

J’ai de la difficulté à comprendre pourquoi Pierre Fortin met l’accent sur le classement. Puisqu’il se dit friand de mathématique – et cela se remarque dans son texte, où il traite du classement en mathématiques alors que le PISA 2018 analysait surtout les compétences en lecture – il sait très bien que les pays dans la moyenne supérieure ont des scores très rapproché et en tenant compte de la marge d’erreur de chacun des pays ou des provinces, on pourrait brasser le score de ces pays dans un chapeau et à chaque fois, on obtiendrait un classement différent.

J’ai pris un peu de temps pour consulter les résultats des tests tels que publiés par l’OCDE, j’ai concentré mon attention sur les résultats des élèves issus des familles défavorisées et aussi les résultats des cohortes d’élèves issus de l’immigration.

Au titre des élèves issus des familles défavorisées. Au Canada, ces élèves obtiennent des résultats supérieurs à la moyenne des pays membres de l’OCDE. Je n’ai pas trouvé de pondération spécifique dans le document du CMEC pour le Québec ; on peut extrapoler que les résultats ne devraient pas sur ce poste être inférieurs à la moyenne canadienne.

Comme je le pensais — ce qui contredit quelque peu les assertions du docteur Vadeboncoeur -, 17% des élèves issus de l’immigration se trouvent dans le quart supérieur. Ce qui confirme ce que j’avais déjà observé, les enfants de l’immigration sont usuellement plus motivés que les enfants de souches.

Alors qu’on souligne toujours les mauvais résultats scolaires et le décrochage des garçons. Ceux-ci ont des résultats sensiblement supérieurs à ceux des filles en mathématiques tout particulièrement.

Il faut toujours accepter les bonnes nouvelles lorsqu’elles se présentent. Mettre cependant de tels résultats en perspective. S’il faut observer et considérer que les jeunes d’ici n’ont aucuns complexes à avoir avec les jeunes de partout ailleurs dans le monde. Nous avons cependant beaucoup à accomplir pour faire en sorte que tous les élèves de toute part au Québec puissent être bien éduqués. C’est encore plus vrai pour les enfants des territoires nordiques.

Il existe encore un écart entre les enfants issus des classes supérieures qui fréquentent généralement des établissements à l’avenant et les autres qui ne disposent pas toujours de conditions d’apprentissages analogues.

Comme nous apprenions presqu’en même temps que les jeunes dans cette période de relatif « plein emploi » sont de plus en plus enclins à rester moins longtemps aux études pour travailler le plus tôt possible. Il convient par conséquent de porter l’emphase sur la formation continue pour tous. Il faut inciter les entreprises à plus de flexibilité pour permettre aux employés de se former et d’acquérir de nouvelles connaissances. Favoriser l’alternance emploi-étude pour ainsi permettre aux jeunes (et aux personnes de tous âges) de graduer et d’accéder en plus grand nombre aux universités.

Un échantillonnage de 4000 élèves pour le Québec est-il pleinement représentatif des performances de notre système d’éducation ? Probablement pas. Ceci reste cependant un bon outil de comparaison au regard de ce que parviennent à faire l’ensemble des nations.

D’un point de vue opérationnel, c’est sur le cursus qu’il faudrait se pencher et non sur un bouquet de points forts obtenus sur des segments de disciplines spécifiques.

J’apprécie, comme toujours, vos réflexions sur l’univers québécois. Ce qui me fascine, c’est la difficulté des Québécois à s’enorgueillir de leurs bons coups et leur besoin de se dénigrer.

Je crois le contraire de ce que vous dites; les québécois sont plutôt fiers des réalisations de leurs compatriotes. Qu’on pense seulement à Hydro-Québec, les Bombardiers, les SNC Lavallin (malgré certaines zones gris-foncé), les génies de l’Intelligence Artificielle, les Villeneuve et Nolan au point de vue artistique, etc, etc. Ce que les québécois n’apprécient pas, c’est qu’on diminue les exigences au lieu de les élever dans le but d’éviter l’échec à tout le monde. Et ça, ça s’appelle ¨niveler vers le bas¨, autrement dit, rendre tout le monde égal, c’est-à-dire fade et sans envergure. Ce n’est pas parce que tout le monde est égal qu’on devient exceptionnel et qu’on s’élève au dessus de la masse. Les québécois sont des gens vaillants, débrouillards et inventifs; alors, qu’on arrête de les dégrader par des mesures condescendantes de facilité. Nos jeunes ne méritent pas qu’on les pense ¨moins capables¨ que leurs ascendants; ça, c’est révoltant. Alors, soyons aussi, et même plus, exigeants envers eux, car ils sont aussi capables, sinon plus, que nous les boomers

Bonjour

Je suis heureux de voir ces positions du Québec par rapport aux autres pays mais le Québec est une province
Quelle position occupé le Canada ?
Bonne journée