Panneaux sur la sellette

Les panneaux numériques poussent dans les centres-villes et le long des autoroutes. Éclairés par diodes électroluminescentes (DEL) et commandés par ordinateur, ces panneaux peuvent alterner rapidement les messages. Non sans conséquence…

Panneaux sur la sellette
Photo : Mark Lennihan/AP/PC

La colère gronde aux États-Unis
Des villes interviennent pour freiner les afficheurs. À Los Angeles, un moratoire interdit depuis août 2009 l’installation de nouveaux panneaux numériques, considérés comme une pollution visuelle. Tampa Bay, El Paso, Saint Louis, Denver, Rapid City, Des Moines, Saint Paul lui ont rapidement emboîté le pas. Au moins deux États, le Michigan et le Minnesota, songent à les interdire en raison du danger qu’ils peuvent représenter pour la conduite automobile. Les États-Unis comptent environ 450 000 panneaux d’affichage, dont 1 500 numériques.

Porno sur panneau
Les panneaux numériques sont piratables. En janvier dernier, un pirate russe a réussi à s’emparer d’un panneau de Moscou pour y diffuser un extrait de film porno. Résultat : une importante congestion au centre-ville de la capitale.

Bons pour la police ?
Le FBI utilise ces panneaux pour afficher les portraits de criminels recherchés. Ils auraient permis d’arrêter au moins 30 suspects.

Folie des grandeurs
À Dubaï, la tour d’affaires Podium, de la société Tameer Holding, comprendra un écran numérique géant. Visible sur une distance de 1,5 km, ce panneau aura une hauteur de 33 étages. L’immeuble sera prêt à la fin 2011.

Et au Québec ?
La Ville de Québec et au moins neuf arrondissements de Montréal interdisent l’installation de tout panneau publicitaire lumineux. Le ministère des Transports du Québec, de son côté, impose un cadre sévère pour leur utilisation. Par exemple, chaque image doit demeurer affichée pendant au moins 10 secondes et ne comporter aucune animation.