Pétrole : le piège de la subvention

Le baril de pétrole touche les 126 dollars le baril et le litre d’essence est presque à 1, 40 dollars au Québec. Cela me donne l’occasion de revenir sur quelques grandes vérités occultées par ceux qui reprochent aux seules pétrolières la crise actuelle.

Pourquoi le litre d’essence est-il dix cents plus cher au Québec que partout ailleurs au Canada ? Ce n’est pas parce que Esso haït plus les Québécois, mais parce que le gouvernement du Québec et les autorités municipales taxent davantage l’essence ici qu’ailleurs.

Pourquoi le prix du pétrole est-il si cher ? Ce n’est pas la faute d’Exxon, qui contrôle 3 % de la ressource. C’est plutôt la faute des gouvernements étrangers qui subventionnent allègrement la consommation de pétrole dans leur pays.

Comment voulez-vous qu’il y ait un équilibre dans un marché quand un pays comme la Chine est prête à payer n’importe quel prix pour le pétrole qu’elle vend à petit prix à ses citoyens ? La Chine dépense 87 milliards de dollars pour subventionner la consommation chinoise qui a augmenté de 700 000 barils par jour.

La moitié de cette aide est accordée à la production locale. Il n’empêche que le gouvernement chinois alloue l’équivalent de 5 % de son budget à l’achat de pétrole sur les marchés internationaux. Beaucoup de pays suivent l’exemple chinois pour prémunir leur population contre la hausse des prix, mais cela ne fait que stimuler considérablement la demande… et exercer une forte pression sur les prix.

Il n’y a que deux choses qui peuvent faire baisser le prix du pétrole : la diminution de la demande et l’augmentation de l’offre. On a pensé que le ralentissement américain pouvait à lui seul diminuer la demande de pétrole, mais c’était sans compter sur la Chine, la Russie, le Venezuela et plusieurs pays asiatiques qui ont décidé d’absorber la hausse des prix. L’autre solution, c’est d’en trouver et, si possible, dans des pays non membres de l’OPEC. C’est plus facile à dire qu’à faire.

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Comment expliquez-vs que certains jours la différence entre un litre à Québec et un litre à Montréal est de 8 cennes, soit 37 cennes le gallon impérial!

Parlant énergie, on apprend à matin que Rabaska ne commencera pas à construire avant 2011! On a eu droit à une interminable saga contre les verts pour aboutir à ça: une remise de la date de départ de 3 ans!

Autre révélation, le vice-président de Gazprom (qui est à Québec pour le tournoi de hockey) vise le marché américain via Rabaska! Comme quoi les verts avaient entièrement raison de dire que le projet ce n’était pas pour le Québec mais pour les Américains.

Me semble que l’Alberta ou autres Etats en dehors de l’OPEP vont essayer de trouver une solution pour faire baisser le prix du pétrole.

@ jacques noel :

Montréal et Québec c’est 2 marchés différent avec des dynamiques différentes.

L’état derniers il y a eu une guerre des prix de l’essence à Montréal. Guerre qui a été atténuée par la stupide mesure du prix planché. Mais ça, les médias en ont pas parlé.

Il y a aussi le phénomène de l’inflation et des dépenses de nos valeureux guerriers.

Le litre était à quoi… 75, 80 cents en 2003 ? Après des centaines de milliards de dollars investis dans la guerre en Iraq, on est à 1,40$.

Même si on enlève les taxes, le montant qu’on a n’est pas représentatif d’une flambée de la demande seulement.

Nous devrions imposer des sanctions commerciale aux pays qui subventionnent le pétrole et qui font ainsi artificiellement augmenter le prix. c’est de l’anti-dumping ! De plus nous nous faisons continuellement bourrer le crane avec ce concept d’offre et de demande … mais pour finalement se rendre compte que finalement c’est comme le reste c’est de l’angélisme idéologique. J’imagine que la main invisible de l’économie va redistribuer l’offre et la demande …

Quand je pense qu’il vont interdire les ampoule incandescente pour qu’on réduise notre consommation et que pendant ce temps la chine elle va subventionner le prix … RIDICULE

Les pétrolières sont capable de faire des bargins de 8 cents de différence et elles ne font que 5 cents .

Cherchez l’erreur!

La guerre des prix, une grande farce pour la mise en marché.

Subvention ou pas les pays producteurs sont libres de vendre le gros prix ou de le donner ou simplement de ne pas le vendre.

La demande est là. Nous faisons faire de l’argent aux chinois et ne sont pas moindres que les Québécois, ils en veulent du pétrole.

Les chinois sont probablement tannés de faire la cuisine avec le méthane produit par leurs tas de fumier.

Nous devront payer le prix que la Chine et l’Inde sont prêts à payer.

Sanctionner la Chine!!!
Le temps venu, les poules auront des dents.

@ Etienne

Moi si j’était l’Alberta je chercherait des moyens pour faire monter les prix pas les descendre.

@Mathieu

Si le mécanisme d’offre et de la demande n’est qu’idéologie, vous devriez offrir vos services aux différentes compagnies qui investissent des millions de dollards pour avoir des conseils d’analystes des marchés, d’économistes, de fiscalistes qui eux, y croient.

Probablement de l’argent gaspillé n’est-ce pas ?

@Etienne: Le prix d’extraction et de transformation du pétrole au Canada est considérablement plus élevé que ceux des pays de l’OPEP. Dans certains pays arabes le pétrole jaillit littérallement du sol. L’extraction et le transformation du bitumen et l’extraction le long des côtes, les plateformes, etc., coûtent un prix de fou.

Dans les années 70 quand l’OPEP avait, pour des raisons politiques, imposé un embargo et fermé le robinet, le prix était monté à 35 $ le baril. C’est à cette époque qu’il est devenu profitable d’extraire de l’Alberta et de la mer du Nord. Puis l’OPEP a réouvert le robinet et le prix du pétrole a chuté à moins de 10 $ au milieu des années 80. Le NEP de Trudeau n’a sans doute pas aidé, mais les problèmes qu’a connu l’Alberta, et j’y vivais à l’époque, est bien plus dû à la chute du prix mondial des années 80.

Il y a une forte croissance de la demande et je ne vois pas que l’on puisse forcer une baisse des prix. Il faut trouver d’autres solutions.

Quand je me relis ça sonne sarcastique, faut faire attention à ce qu’on écrit et comment on l’écrit. 🙂

Bref, je le sais que jamais un pays ne va essayer de faire baisser le prix du pétrole. C’est complètement ridicule d’avoir oser penser ça comme solution.

C’est comme si j’allais voir mon épouse et que je lui disais:

« Chérie, je fais un trop gros salaire, nous avons trop de revenu, je vais aller voir mon employeur pour lui demander une baisse de salaire. »

Monsieur Duhamel. Il est regrettable de constater que ce blog est entièrement monopolisé par les apôtres du marché et les proÉtats. Aucune nuance. De Yvon Fleurent, a David Gagnon en passant par Raymond Compagna, toujours le même clivage et la même rengaine. L’objectif ici : On se lève le matin pour planter l’autre. Charmant. 🙂

@ Guillaume

Bienvenue sur le blogue.

Nous attendons impatiemment votre point de vue éclairant. 😉

@ Guillaume

Addendum: Vous tirez n’importe où! Vous avez remarqué?

Je n’ai émis aucun commentaire sur ce billet de M. Duhamel, et vous choisissez ce moment pour critiquer… quoi, au juste?

@ Guillaume (en conclusion)

Vous ignorez ce que signifie « monopoliser ».

En effet, pour monopoliser, il faut s’accaparer qqch par la force, l’argent, le chantage, le trafic d’influence ou tout autre moyen coercitif.

Il faudrait donc que vous vous adressiez à M. Duhamel pour lui demander, vu que c’est lui qui accepte ou refuse un post (il m’en a déjà refusé, c’est son droit), pour quelle raison il refuserait de publier d’autres posts.

En résumé, M. Duhamel est pour la liberté d’expression. Tous les points de vue sont admis, même si cette liberté semble vous irriter.

En attendant votre commentaire qui confondra sûrement «les apôtres du marché et les proÉtats»,

Au plaisir de vous lire,

RC :0

Complainte.

M. Guillaume

Dans un premier temps, je ne suis pas pro état.

Dans un deuxième temps, je crois percevoir que vous n’aimez pas l’état qui à sa place autant que l’entreprise privée.

Pour votre problème, c’est très simple. Pas besoin de vous plaindre.
Il suffit de prendre votre clavier et de faire vos commentaires ici.

Si vous et 100 autres faites de même, Yvon Fleurent et compagnie verraient leur monopole dilué et ce blogue ne s’en portera que mieux.

Trois messages pour moi 🙂 Mon dieu apparemment j’ai touché la petite corde sensible de Raymond Campagna.

En plus me voila maintenant contre la liberté d’expression, car j’ai osé faire un commentaire. Faut le faire quand même.

M.Compagna, vous allez toujours réussir à me surprendre. 🙂 Continuer.

@ Guillaume

« En plus me voila maintenant contre la liberté d’expression »

D’où inférez-vous une telle conclusion dans les propos que j’ai écrits? 🙂

Tres simples mon cher Raymond Campagna. Je vous cite: en résumé, M. Duhamel est pour la liberté d’expression. Tous les points de vue sont admis, même si cette liberté semble vous irriter.

Voilà que je suis irrité de la liberté d’expression. Apparemment une simple critique semble irriter votre conscience a vous.:)))

Yvon Fleurent :

Je vais adopter le même genre de commentaire que Raymond Campagna ou dans mon message précédent je suis contre l’État?
Au contraire, je suis autant critique de l’État que du privée. Malheureusement sur ce blog il s’agit d’un combat quoditien entre le proÉtat sans nuance et le Pro-Privée sans nuance. Idéologie contre idéologie. Dogme contre dogme. Difficile d’introduire un commentaire sans être immédiatement rabroué.

Alors Guillaume, comme je n’ai émis aucun commentaire « proÉtat » ou « proprivé » sur ce billet intitulé «Pétrole:le piège de la subvention», j’ai hâte de lire votre point de vue sur cette question.

@ Guillaume

M. Guillaume Vous avez écrit : « Il est regrettable de constater que ce blog est entièrement monopolisé par les apôtres du marché et les proÉtats. »

Au contraire M. Guillaume il y a plus de pro privé que de pro état ici sur le blogue de M. Duhamel et pas d’apôtres sinon notre expert et son comparce.

Parlant d’expert, instinctivement vous me faites penser à ce grand connaisseur. Vous n’êtes pas facile à comprendre pentoute vous aussi.

Il est vrai que pour lui il est difficile d’introduire un commentaire sans se faire mettre à sa place comme sur tous les autres bogues, et en encore il est chanceux ici il est accepté. Ailleurs, dès qu’il fait un commentaire plusieurs lui montre la porte de sortie.

Mais vous M. Guillaume, avez-vous peur d’être rabroué?

Avez-vous les couilles pour faire face à la musique?

Vous me semblez mêlé dans vos écrits.

PENSONS-Y…

Les prix de l’essence grimpent en flèche. Il ne reste que pour 41 ans d’approvisionnement en pétrole. Le climat se réchauffe.

Et si, l’été, tous les Montréalais suffisamment en forme prenaient l’habitude d’aller travailler en vélo? Ça ferait plus d’argent dans nos poches plutôt que dans celles des pétrolières, moins de pollution… Et en bonus, on serait pas mal plus en santé!

Bonne nouvelle : ce sera bientôt de plus en plus facile! Félicitons la Ville de Montréal, qui investit dans les pistes cyclables et deviendra bientôt la première ville en Amérique du Nord à offrir un service de vélos en libre-service!

Pour en savoir plus, encourager l’idée et vous bidonner, visitez le blogue
http://www.avelocitoyens.com

Allez voir, apporter vos idées… Plus on est de fous, mieux on vit!

À vélo citoyens!

@ Raymond Campagna :

Ouf…

C’est quand la dernière fois que t’as acheté un pneu de vélo ?

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