Peut-on se passer de pétrole ?

Le journaliste Gérald Fillion et l’économiste François Delorme se penchent sur cette question épineuse dans un extrait de leur essai intitulé L’heure des choix : Face à l’urgence climatique et sociale (Édito).

Illustration : Sébastien Thibault

«Le changement arrive, que vous l’aimiez ou non », a lancé l’environnementaliste Greta Thunberg à Montréal le 27 septembre 2019, alors que s’étaient rassemblées 500 000 personnes dans les rues de la ville pour réclamer des gestes forts en faveur de la protection de l’environnement. Ces citoyens, qui ont marché ce jour-là aux côtés de Greta Thunberg, demandent aux élus d’écouter les scientifiques : il faut décarboniser la planète pour limiter le réchauffement climatique. Et il faut le faire rapidement.

Mais la tâche est herculéenne. Les combustibles fossiles représentent 84,3 % de la consommation énergétique sur la planète : 33,1 % de l’énergie primaire consommée est du pétrole ; 27 %, du charbon ; et 24,2 %, du gaz naturel. Les énergies renouvelables représentent 11,4 % de cette consommation et le nucléaire, 4,3 %. La part des énergies renouvelables tend à augmenter depuis 2012. Et, selon les prévisions actuelles, la part du pétrole dans l’assiette énergétique mondiale devrait tomber à 27 % en 2050, tandis que celle des énergies renouvelables devrait atteindre 30 %.

Les énergies fossiles demeurent, pour l’instant, les grands carburants de la planète, en particulier le pétrole dont on se sert comme combustible et comme matière première dans une foule de produits, pour fabriquer le plastique, par exemple. Vos écouteurs en contiennent et votre chandail aussi s’il est fait de polyester, un dérivé du pétrole. On consomme 13 fois plus de pétrole que d’hydroélectricité dans le monde.

Cela dit, les Nord-Américains sont les champions de la consommation d’énergie fossile par habitant : 69 720 kWh par année au Canada et 66 525 kWh aux États-Unis, très loin devant la Suède, 19 304 kWh par habitant, et la France, 21 251 kWh.

L’histoire pétrolière dure depuis 150 ans. Pourrait-elle bientôt s’arrêter ?

Le lent déclin des énergies fossiles

D’abord, il faut préciser que la part du pétrole et du charbon dans la consommation est en baisse. En 1973, 50 % de l’énergie consommée était du pétrole. Dans les années 1960, près de 40 % de l’énergie consommée était du charbon. Même si ces deux énergies fossiles demeurent dominantes encore aujourd’hui, leur importance relative diminue comparativement au gaz naturel.

Les États-Unis sont aujourd’hui les plus grands producteurs de pétrole du monde. Avec l’avènement de la fracturation hydraulique et de l’exploitation du pétrole de schiste, les Américains sont devenus des exportateurs nets de pétrole. Avant l’année de la pandémie, la production pétrolière américaine avait atteint un record, à 19,5 millions de barils par jour. Dans le monde entier, la production quotidienne a dépassé les 100 millions de barils en 2018 et 2019.

Fondamentalement, deux facteurs expliquent pourquoi la demande demeure forte pour le pétrole : la croissance démographique mondiale ; et l’insuffisance de l’offre, pour l’instant du moins, du côté des énergies renouvelables.

La pandémie de COVID-19 a ralenti la production et la consommation de pétrole en 2020. La demande a chuté pour différents types de carburants en raison d’un arrêt quasi complet de certaines activités et des restrictions de déplacement. Les économistes prévoient un retour à la hausse de la consommation énergétique grâce à la reprise en cours. D’ailleurs, cette augmentation de la consommation et de la production se répercute sur le prix du pétrole. Fin juin 2021, le prix du baril de Brent (pétrole de référence en Europe) avoisinait les 80 $ US, ayant dépassé son niveau d’avant la pandémie. Début 2020, le prix du baril frôlait les 70 $ US, avant de s’effondrer à 20 $ US au printemps 2020, au plus fort de la pandémie de COVID-19.

« La population mondiale va passer de 7,7 milliards d’habitants à 9,7 milliards d’ici à 2050, explique l’économiste en chef de la Banque Nationale, Stéfane Marion. Donc, en l’espace d’une trentaine d’années, il s’agit d’une croissance de 26 %. Et jusqu’à présent, nous n’avons pas développé toutes les technologies qui pourraient réduire la production de pétrole. Ainsi, la consommation actuelle demeure tributaire d’une demande pour le pétrole qui est appelée à croître au cours des prochaines années. »

Selon les projections de la U.S. Energy Information Administration (EIA), la production de pétrole et de gaz naturel va continuer d’augmenter au cours des prochaines décennies, mais le développement des énergies renouvelables répondra davantage à la demande engendrée par la croissance démographique.

Avant la pandémie, il n’y avait aucun frein

Cela dit, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, disait le 13 novembre 2018, sur la chaîne américaine d’informations économiques en continu CNBC, que, pour répondre à la demande en 2025, les États-Unis devaient produire encore 10 millions de barils par jour, soit l’équivalent, essentiellement, d’une autre Russie ! L’OPEP prévoyait alors que 75 % de la nouvelle production pétrolière viendrait des États-Unis d’ici à 2025.

Un an plus tard, sur la même chaîne, Fatih Birol affirmait qu’il était illusoire de dire adieu aux énergies fossiles, et inutile de mettre toutes ces énergies dans le même panier. Selon lui, la priorité est de réduire la production et la consommation de charbon, premier émetteur de gaz à effet de serre.

L’économiste Stéfane Marion lance deux avertissements quant aux projections de l’AIE. « D’abord, prévient-il, j’appelle à la prudence à l’égard des projections linéaires. À la fin des années 1800, on craignait d’être ensevelis par le fumier parce qu’on ne voyait pas le jour où l’on se débarrasserait des chevaux comme moyen de locomotion. Il y a eu, bien sûr, des innovations technologiques qui ont permis l’avènement de l’automobile, laquelle amène d’autres problèmes maintenant. [...] Moi, sur un horizon de 30 ans, je pense que les technologies vont changer parce que, pour la première fois dans l’histoire de l’économie moderne, on fait face à une contrainte environnementale. »

Son second avertissement a trait aux projections de 2018 et 2019, qui laissaient croire que l’AIE faisait comme si « le phénomène de globalisation que nous connaissons depuis une trentaine d’années resterait le modèle de développement économique au cours des prochaines années ». Stéfane Marion ajoute : « Je pense que dans le contexte actuel, où l’on voit une montée du protectionnisme à travers le monde, on pourrait arriver à un environnement où il y aurait moins de globalisation des activités économiques, peut-être moins de demande pour les transports à grande échelle. Je pense aussi que le prix des produits reflétera de plus en plus leur coût environnemental, ce qui aura un impact sur la consommation. »

Tout à coup, un sentiment d’urgence

C’est la pandémie qui semble avoir provoqué un changement de ton à l’Agence internationale de l’énergie. En mai 2021, l’AIE lançait un appel urgent aux leaders du monde : pour atteindre nos cibles de réduction de gaz à effet de serre, en vertu de l’Accord de Paris, il faut cesser d’investir dans les énergies fossiles !

« Au-delà des projets déjà engagés en 2021, il n’y a pas de nouveaux projets d’exploitation gazière et pétrolière dans notre plan d’action, et il n’y a pas de nouvelles mines de charbon ni d’agrandissements des mines existantes », écrivait Fatih Birol dans un vaste rapport de 224 pages publié le 17 mai 2021, comprenant 400 propositions. Il ajoutait : « On doit réduire l’écart entre la rhétorique et les actes si l’on veut avoir une chance d’atteindre la cible de zéro émission nette en 2050 et de limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 oC. Cela n’exige rien de moins qu’une transformation complète des systèmes énergétiques à la base de nos économies. Nous sommes dans une année critique, au début d’une décennie cruciale, dans le déploiement de ces efforts. »

Dans un scénario où l’objectif commun est d’atteindre les cibles de l’Accord de Paris, la demande en pétrole ne reviendra jamais au niveau de 2019 et chutera de 75 % d’ici à 2050. La baisse sera encore plus marquée pour le charbon, soit 90 %, tandis que la demande pour le gaz naturel devrait diminuer de 55 % en 30 ans.

Et le Canada ?

Le Canada est le quatrième producteur mondial de pétrole. Sa production est surtout destinée au marché américain, mais aussi au marché intérieur. Le Canada ne dispose pas des infrastructures nécessaires pour développer ses exportations internationales. Plusieurs projets d’oléoducs ont été abandonnés, et il a fallu la nationalisation du projet d’agrandissement du réseau Trans Mountain, en Colombie-Britannique, par le gouvernement du Canada, pour le maintenir en vie. Quant à l’annulation du projet d’oléoduc Keystone XL par le président des États-Unis, Joe Biden, dès son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 2021, elle a assombri sérieusement les perspectives de croissance de l’industrie pétrolière en Alberta.

Il n’empêche que le Canada est un partenaire stratégique des États-Unis en ce qui a trait à la sécurité énergétique. « Environ 90 % des importations nettes américaines proviennent du Canada, affirme Stéfane Marion. Je pense que, dans les prochaines années, le Canada va représenter 100 % de toutes les importations nettes américaines. Nous sommes en train de devenir la source d’approvisionnement des Américains hors de leur pays. »

Cette relation rend le Canada et les États-Unis moins vulnérables à certains chocs, par exemple l’attaque de drones, en septembre 2019, contre les installations pétrolières d’Aramco, en Arabie saoudite, qui a interrompu la production de 5,7 millions de barils par jour. « Par contre, pour le reste du monde, l’Asie en particulier, ce qui s’est passé en Arabie saoudite, c’est quand même assez grave sur le plan géopolitique », dit Stéfane Marion. En effet, les sources d’approvisionnement de certains pays sont clairement à risque.

Il faut aussi ajouter que de grandes entreprises ont décidé de cesser d’investir dans l’exploration des sables bitumineux en raison des coûts élevés de production, des faibles prix du marché, particulièrement au Canada, et de multiples incertitudes géopolitiques, économiques, environnementales et maintenant sanitaires.

Néanmoins, le Canada pourrait bénéficier en retour, ne serait-ce que temporairement, d’un épuisement des sources de pétrole de schiste et d’un assèchement des investissements dans ce type de production. La crise économique provoquée par la COVID-19 a nettement montré la fragilité du secteur du pétrole de schiste, entraînant une cinquantaine de faillites en Amérique du Nord du deuxième trimestre 2020 au premier trimestre 2021, la pire période depuis l’année 2016, consécutive à la chute des cours du pétrole en 2015. Ce sont, pour la plupart, de petites entreprises fortement endettées qui ont été forcées de se placer sous la protection des tribunaux.

« Les sources de financement pour l’exploitation dépendent énormément de la liquidité sur les marchés financiers », explique Stéfane Marion. Les chocs économiques fragilisent donc l’industrie du pétrole de schiste, ce qui pourrait profiter au Canada, nous l’avons dit. « Notre production de pétrole a quand même une prévisibilité beaucoup plus grande parce que nous exploitons les sables bitumineux depuis longtemps et que la technologie est connue », explique l’économiste.

Avant la pandémie, l’Association canadienne des producteurs de pétrole prévoyait que la production allait passer de 4,59 millions de barils par jour à 5,86 millions en 2035. L’organisme a annulé la publication de son rapport de 2020. On imagine que la prochaine fois que l’industrie fera des projections, les estimations auront changé.

Le pétrole, toujours nécessaire

« Je pense que l’exploitation du pétrole de schiste aux États-Unis a probablement retardé un peu le recalibrage vers d’autres types d’énergies », affirme Stéfane Marion, qui ajoute toutefois que l’innovation entraînera « à moyen terme » une réduction de la consommation de pétrole.

La pandémie a nécessairement changé la donne quant à la consommation de pétrole. Par exemple, il n’est pas dit que le secteur aérien retrouvera tous ses passagers, notamment sa clientèle d’affaires, laquelle considérera certainement comme bénéfiques les économies de coûts et de temps engendrées par les mesures sanitaires.

De plus, les technologies, le développement des énergies renouvelables, l’essor du télétravail, la taxation du carbone et une volonté réelle de réduire les émissions de gaz à effet de serre pourraient accélérer la réduction de la demande pour le pétrole.

Mais à quelle vitesse ces changements se produiront-ils ? Personne ne peut le dire avec certitude. En attendant, la réponse à la question de départ est sans équivoque : non, on ne peut pas se passer de pétrole.

(Gérald Fillion)

Illustration : Sébastien Thibault

A-t-on vraiment le choix ?

Je crois que la question — peut-on se passer de pétrole ? — est mal posée. La réponse est clairement et inexorablement affirmative en raison de l’urgence climatique et de nos engagements en vertu de l’Accord de Paris. La question, à mon avis, devrait plutôt être celle-ci : Comment peut-on le plus rapidement possible se passer de pétrole ?

Il y a lieu de dire, de prime abord, que si la demande de pétrole est plus facile à prévoir, les projections à propos de l’offre sont clairement plus incertaines. Certaines études évoquent une hausse de la production, d’autres parlent de pénurie à long terme. Le groupe BP, par exemple, estime qu’il nous reste des réserves pour plus de 53 ans. D’autres études estiment plutôt que ce volume de pétrole sera de plus en plus difficile et coûteux à extraire. En pareil cas, ces réserves de pétrole seront extraites sur une durée supérieure à 40 ans, mais à un débit décroissant.

Le bouleversement du marché est attribuable au pétrole non conventionnel. La diminution des réserves conventionnelles a été compensée par l’extraction du pétrole des sables bitumineux au Canada et des schistes bitumineux aux États-Unis.

Quoiqu’essentiel au bon fonctionnement actuel de l’économie, le pétrole est aussi un facteur majeur d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Comme l’explique Gérald, le pétrole représente environ le tiers du dosage énergétique mondial. Or, pour respecter l’Accord de Paris et réduire de 45 % les émissions de GES d’ici à 2030, l’utilisation du pétrole devrait être radicalement réduite au bénéfice des énergies renouvelables.

Le plan climatique canadien nous offre une voie de solution en fixant comme objectif la diversification du dosage énergétique. Selon Clean Energy Canada, le secteur canadien de l’énergie propre emploie 430 500 personnes, plus que l’ensemble du secteur immobilier. Et d’ici à 2030, on s’attend à ce que ce nombre augmente de près de 50 % pour atteindre 639 200. Au même moment, le secteur pétrolier canadien devrait connaître une baisse de 9 % de l’emploi.

Pour atteindre l’objectif global de limitation du réchauffement climatique, des mesures sont prises au Canada pour réduire la consommation :

  • Le prix du carbone passera de 50 $ à 170 $ la tonne de CO2 d’ici à 2030 (dans toutes les provinces, à l’exception du Québec qui devrait continuer d’appliquer son programme de plafonnement et d’échange de droits d’émission lié à la Californie).
  • Une norme sur les carburants propres est imposée aux carburants liquides (essence, diesel, mazout domestique), laquelle obligera les fournisseurs à réduire progressivement l’intensité carbone de ces carburants au fil du temps.
  • Un financement multisectoriel de la réduction des émissions est mis en œuvre, notamment pour les technologies industrielles à faible émission de carbone, pour l’amélioration de l’enveloppe des bâtiments et l’installation de thermopompes, pour l’électricité propre et pour le transport zéro émission.

On voit donc que, en théorie, la « recette » est relativement claire. Toutefois, les interventions de Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre, désormais envoyé spécial de l’ONU pour le financement de l’action climatique, nous montrent bien à quel point la question du pétrole est délicate d’un point de vue pragmatique.

Dans son ouvrage publié en 2021, Value(s) : Building a Better World for All, Mark Carney écrit que, « pour atteindre l’objectif de 1,5 oC, plus de 80 % des réserves d’énergies fossiles [...] devraient demeurer enfouies dans le sol. [...] L’équivalent pour la cible de 2 oC est de 60 % ».

Toutefois, dans une entrevue au Guardian, Mark Carney semblait avoir adouci ses angles : « Je ne vais pas dicter exactement comment cela sera accompli, mais l’essentiel, c’est l’ensemble. » En clair, il n’est plus question de réduire absolument le nombre de barils de pétrole dans le dosage énergétique, mais plutôt de revoir sa proportion en augmentant le total des énergies propres. On peut donc en conclure que l’ancien banquier semble maintenant penser que le Canada peut poursuivre l’exploitation des énergies fossiles en ayant toutefois recours à la captation de carbone et au développement des énergies propres.

Si l’on peut comprendre combien il est délicat de piloter une transition énergétique hors pétrole sur le plan politique, les impératifs physico-chimiques (la planète ne peut absorber plus qu’une certaine quantité maximale de CO2) liés à la lutte contre les changements climatiques sont quant à eux implacables.

Le gouvernement fédéral a pourtant envoyé un signal clair en juin 2021 en mettant sur pied un programme de conversion des compétences pour l’industrie pétrolière. L’idée ici est de signaler publiquement que cette industrie n’est pas un secteur d’avenir et que le gouvernement est disposé à soutenir financièrement la requalification des travailleurs du secteur des énergies fossiles dans des domaines qui développent et opèrent des technologies propres. Cette idée n’est pas sans précédent, car c’est exactement ce qu’on a fait en 2019 dans le cas des travailleurs du charbon.

Conjuguée à une tarification du carbone conséquente et à des investissements massifs dans la transition énergétique, une telle vision à moyen terme nous trace un chemin de sortie du pétrole qui prend acte du compte à rebours écologique. Il manque toutefois des signaux extrêmement clairs de la part des gouvernements, des signaux qui diraient que tout ce pétrole doit rester là où il est. Ou, comme le disait l’Agence internationale de l’énergie dans une déclaration inédite et historique : « Tous les nouveaux projets pétroliers et gaziers sont désormais indésirables. »

(François Delorme)

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Il parait évident que le pétrole et les autres énergies fossiles vont demeurer pour encore longtemps. La réduction drastique des énergies fossiles que nécessiterait la carboneutralité d’ici 2050 semble beaucoup plus un rêve qu’une réalité que l’on peut envisager.
La part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique mondial augmente dans les faits beaucoup trop lentement pour pouvoir compenser la hausse de la demande à venir d’ici 2050 ou pour réduire de manière substantielle la part des énergies fossiles dans le bilan actuel.
L’intermittence de l’énergie renouvelable implique aussi que des sources plus stables brûlant des combustibles fossiles vont demeurer nécessaires pour assurer la stabilité des réseaux électriques comportant du solaire et de l’éolien.
Oui, le pétrole et les autres sources fossiles sont encore là pour durer.

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La question est mal posée.

En écrivant des demi-vérités comme … l’insuffisance de l’offre des Énergies Renouvelables (EnR),…
vous excitez les croisés anti-EnR et les anti-VE et donnez l’impression qu’on a pas le choix.

Si vous nous parliez de l’autre demi, comme la progression et le succès des EnR et des VE partout dans le monde, votre article nous donnerait une vision plus équilibrée.

Vos affirmations réconfortent les pollueurs dans leur attitude irresponsable et sème la confusion chez les indécis.

Vous le savez que les pollueurs et leurs marchands de doute font tout pour stigmatiser les EnR et les VE en agitant des épouvantails comme l’intermittence.

Vous donnez l’impression que ceux qui font la promotion des EnR veulent arrêter le pétrole demain matin, mais personne ne dit ça,
ceci est un argument d’homme de paille utilisé par les défenseurs des pollueurs.

Ce qu’on dit c’est qu’il faut commencer à réduire demain matin.
Nous avons encore besoin de la pétrochimie pour faire des produits ‘durables’ mais pas pour des barils de pétrole qui partent en fumé et pourrissent notre biosphère.

Ce que nous avons besoin c’est une industrie pétrochimique qui ne détruit pas tout sur son passage en attendant de meilleures technologies.

Votre prédiction de 30 ans pour le changement de technologie n’est pas réaliste pcq nous avons les solutions aujourd’hui.
Pensez au temps que Nortel, Nokia, Kodak, l’industrie de l’imprimerie, de la photo, de la musique etc… ont pris pour disparaître après le iPhone en 2007.
Les EnR et la mobilité électrique sont déjà moins chères que les solutions fossiles, le paysage ne sera plus pareil en 2025 ou bien avant 30 ans.

C’est avec des raisonnements trompeurs sur le pétrole comme … Quoiqu’essentiel au bon fonctionnement actuel de l’économie, bla bla bla …
qu’on se fait bassiner depuis un siècle qui incitent à l’inaction et nous enfonce dans ce trou toxique. C’est une fausse hypothèse

Il est vrai que la question est mal posé comme dit bien Sébastien Thibault:
la vrai question c’est:
… Comment peut-on le plus rapidement possible se passer de pétrole ?…
mais nous avons déjà les solutions pour remplacer le pétrole, il ne s’agit que de volonté politique et de s’informer sur les solutions sans pétrole.

Apple n’a pas réussi en détruisant les autres technologies, mais plutôt en mettant sur le marcher un produit plus performant que les autres.

C’est ce qui se passe maintenant avec Tesla qui vient de passer le Trillion en capitalisation, battant tous les records en seulement 18 ans et ça, sans publicité pendant les années les plus difficiles de sa progression (rappelez vous les faussetés que Radio Canada se permet de nous dégouliner sur Tesla ou Elon Musk pcq elle ne reçoit pas de revenu de publicité).

Apple a pris plus d’une trentaine d’années pour passer le cap du Trillion, puis seulement 2 ans pour doubler à 2 Trillions.
Il y a de forte chance que Tesla double à 2 Trillions aussi, mais deux fois plus vite qu’Apple c.à.d. en seulement un an.

Un peu de simmétrie journalistique nous ferait du bien et rétablirait la confiance.

Répondre

Oups.
Un peu de « symétrie » journalistique nous ferait du bien et rétablirait la confiance aux journalistes.