Pierre-Karl tonne

Pierre-Karl Péladeau ne l’a pas trouvé drôle. Le maire de Magog, Marc Poulin, qui avait blâmé l’entreprise pour la fermeture de l’usine de Quebecor World, a subi les foudres du président de Quebecor dans une lettre ouverte à La Tribune.

En clair, M. Péladeau dit au maire : au lieu de me blâmer vous auriez du dénoncer les syndicats qui ont empêché l’entreprise de faire les investissements nécessaires dans cette usine.

Pierre-Karl Péladeau impute même à l’ensemble du mouvement syndical la crise du secteur manufacturier. « Tant que d’honnêtes travailleurs demeureront les otages d’organisations cyniques qui les manipulent et leur cachent la vérité, la crise manufacturière ira en s’aggravant et le Québec continuera de s’appauvrir », écrit-il.

Qu’en pensez-vous ?

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<p>Il a entierement raison. Je travaille dans le domaine, comme opérateur pour un sous-traitant, et j’ai travaillé chez Quebecor World Montréal quelques fins de semaines. À dire la vérité, ils n’ont pas la notion de temps (pas tout le monde) et plusieurs s’en calisse. Il y a quatre ou cinq opérateurs sur deux machines (reliure et finition), alors qu’une ou deux personnes peuvent faire rouler les deux. Pas fameux en termes de rentabilité et tous les temps d’arrêt sont énormes.<br />
J’ai travaillé aussi chez Transcontinental, ils sont bcp plus sérieux mieux bcp mieux organisés.<br />
À mon avis le probleme de Quebecor, c’est dans l’organisation de travail. Ils doivent responsabiliser leur monde et avoir une meilleure organisation pour que le travail ne traîne pas, et que les jobs ne prennent pas une eternité pour se faire.<br />
J’espere que Quebecor se relèvera parce que ça serait vraiment plate que ce beau joyau qu’un grand Monsieur a réussi à bâtir disparaisse comme ça, et c’est ce qui va arriver si la base (les équipes de productions) ne changent pas de mentalité et qu’ils se mettent dans la tête qu’ils ne sont plus seuls et pour rester parmi les mieilleurs ça demande des efforts.<br />
puis qu’ils ne viennent pas chialler c’est jamais ca ferme, et dire que c la faute à Piladeau fils ou la haute deriction tout ca c de blabla.</p>

Un extrait de la lettre de PKP qui m’a fait tomber les bras:

Un des éléments central était de diminuer le nombre d’employés par machine pour les amener de 6 à 4 comme pour toutes les rotatives identiques que nous opérions ailleurs dans le monde, en l’occurrence des G-14. Le syndicat n’a rien voulu entendre. Devant un tel refus, les gestionnaires de l’entreprise ont décidé de faire l’investissement là où ils pouvaient le rentabiliser. […]

En août 2005, Quebecor Média a annoncé un investissement de 120 millions de dollars pour construire une imprimerie ultra-moderne à Mirabel. Cette imprimerie devait servir, entre autres, à imprimer le Journal de Montréal. Pour rentabiliser cet investissement, nous avions besoin d’importants aménagements à la convention collective des pressiers du Journal, des employés qui travaillaient en moyenne 16 à 20 heures par semaine, recevaient un revenu annuel de 92 000$ assortis de 6 semaines de vacances.

La réponse du syndicat a été une grève qu’ils ont débutée par un vandalisme en règle des équipements, sans compter les actes de sabotage qui auraient pu mettre en péril la vie des collaborateurs appelés à opérer les rotatives.

I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E !!!

Pierre Péladeau entretenait une relation empreinte de respect et d’appréciation envers ses employés à l’opposée de celle du fils.

La crise dans le secteur manufacturier n’a rien à voir avec « les organisations cyniques » des travailleurs.

Réaction d’un homme orgueilleux et frustré de constater ses propres limites.

Pauvre Péladeau. Tout le monde a tort sauf lui. À ce que je sache, c’est Quebecor World au grand complet qui se retrouve à la faillite. Ce qui ne les a pas empêché de verser près de 5 millions de dollars en primes au rendement aux cadres de QW juste avant de se placer sous la protection de la loi sur la faillite. C’est aussi sûrement la faute de ses travailleurs s’il a mis à la porte les uns après les autres les PDG de Quebecor World dans les 6,7 dernières années. Quand ses employés, comme au Journal de Québec, lui font faire 25 millions nets par année et font de lui le numéro dans son marché, qu’en plus les employés restent bien tranquilles, même pas de mandat de grève, que fait-il? Il les remercie en les jetant à la rue en lockout. Quand les régles du fonds canadien de télévision ne lui conviennent plus, que fait-il, il cesse unilatéralement ses paiements. Pas étonnant que le patron de Radio-Canada ait dit qu’il se comporte comme un voyou. Qu’a-t-il fait. Il le poursuit pour 2 millions. A Vidéotron, il avait vendu tous les techniciens, c’était sa vision de l’avenir. Une chance qu’il les a repris, c’est aujourd’hui son branding, il annonce ses produits avec les techniciens qui lui font faire de l’argent comme de l’eau. Quand un comédien ne le fait plus rire (Morissette) que fait-il,il le barre de TVA. Partenaire de la Presse canadienne, il demande à Sylvain Chamberland de monter une agence de presse pour larguer la PC. Pas très loyal comme partenaire. Le problème de Péladeau, ce ne sont pas les syndicats. Le problème il est dans sa tête.
Jean Lamy

D’un point de vue strictement «business» PKP a raison ; dans une vision plus globale du problème, ce n’est pas si simple que ça.
N’ayant pas suivi l’évolution de la crise à l’usine de magog, je ne peux pas me prononcer mais ayant travaillé vingt ans dans l’imprimerie, je sais que là, comme ailleurs, il faut rester à la fine pointe de la technologie sinon vous êtes foutus !

PKP raconte la partie qu’il veut bien faire percevoir ce qu’il veut comme on le fait pour la santé.

Une chose est sûre juste avant (quelques mois) M. Pierre Péladeau n’avait pas de problèmes et tout est devenu trouble et crise sous PKP. C’est le bordel depuis qu’il est en charge de l’entreprise.

Je me doute qu’il transmette son incompétence sur les dos des autres et qu’il est totalement incapable de s’entendre avec autrui.

Quelques semaines après la mort de M. P, son ex bras droit a déclaré que son erreur était qu’il aurait du passer le pouvoir à la plus vieille de ses fille.

Juste à l’entendre parler PKP ne m’inspire aucune confiance. Il se soulage de ses frustrations sur son entourage.

PS La fine pointe de la machinerie permet de payer les employés beaucoup plus cher.

Le feu du manège militaire se retrouve en page 4 du Journal de Québec. C’est le sondage sur le bonheur au Québec et Louis-José Houde qui fait la front.

Le bonhomme, qui adorait son journal et aimait s’y mettre le nez, aurait fait une clisse de colère en voyant ça!

Sa doit certainement être à cause des syndicats du Québec que Qébécor World aux USA est dans la marde.

La mentalité d’une entreprise c’est le boss qui la fait.

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