Pipeline ou pas pipeline?

Le Québec trouve-t-il son compte dans le gigantesque projet de 12 milliards de dollars de TransCanada qui veut transporter par oléoduc le pétrole de l’Ouest canadien vers les raffineries de l’Est?

Photo: Getty Images
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Le projet soulève en effet de sérieuses questions. En voici quelques-unes.

Pétrole ou pas pétrole?

C’est l’enjeu principal. Nos verts professionnels n’en veulent pas et lui préfèrent les énergies dites alternatives. Malheureusement, ces énergies sont chères et ne réussissent pas encore à s’imposer sur le marché. Leur temps viendra, mais en attendant les terriens consomment 89 millions de barils de pétrole par jour. C’est de loin la ressource naturelle la plus transigée au monde. Nous faisons notre part: les Québécois en consomment environ 14 milliards de litres par année, surtout pour leur autos et leurs camions.

Importer ou exporter?

Sans surprise, Stephen Guilbeault, le directeur principal d’Équiterre, a réitéré son aversion totale et définitive pour tout ce qui touche les hydrocarbures. Il m’a quand même étonné quand il a dénoncé avec dédain ce projet qui aurait le malheur de transporter du pétrole «destiné aux marchés d’exportation». En effet, une partie du pétrole serait acheminé à de nouvelles installations portuaires construites à Québec et à Saint John, au Nouveau-Brunswick, pour desservir d’autres marchés.

Je peux trouver qu’on exagère quelquefois le rôle des exportations dans la santé économique d’un pays, mais il ne faudrait pas lever le nez avec mépris sur les ventes que nous réalisons à l’étranger. Le Canada et le Québec sont des économies particulièrement ouvertes, qui dépendent en partie du commerce international pour assurer les emplois et notre niveau de vie. Dire non à tous les projets de pipeline, cela veut dire en bout de piste qu’on préfère importer le pétrole étranger.

Par bateau, train ou pipeline?

Que va-t-il se passer si les écologistes ont gain de cause et réussissent à empêcher les projet de TransCanada et d’Enbridge? Ce sera le statu quo. Des pétroliers continueront d’approvisionner la raffinerie de Saint-Romuald, en face de Québec et il y a toujours cet oléoduc en service depuis 1941 entre Portland, au Maine, et Montréal pour la raffinerie de Suncor. Si on tient à utiliser du pétrole de l’Ouest, on utilisera le train, tout simplement. La mort des projets ne veut pas dire la mort du pétrole ni l’élimination de tous les risques.

Une étude de l’Agence mondiale de l’Énergie réalisée à partir de données américaines pour la période allant de 2004 à 2012, conclut qu’il y a plus de déversement en train, mais que ceux-ci sont plus importants quand il s’agit d’oléoducs. C’était avant deux gros accidents ferroviaires, le déversement de mars 2013 au Minnesota et celui de Lac-Mégantic.

Il ne faut pas oublier quand on compare leur bilan que le train ne transporte que 10% de la production pétrolière nord-américaine. Les pipelines sont utilisés depuis 1853 au Canada et l’ensemble des canalisations couvre 82 500 kilomètres. On y transportait en 2011 5,3 milliards de pieds cubes de gaz naturel et 1,2 milliard de barils de pétrole brut et de produits pétroliers.

Les retombées

Elles sont difficiles à évaluer tant que le projet n’est pas soumis dans les détails à l’Office national de l’Énergie. On devine qu’une bonne partie des 1400 kilomètres de canalisation qu’il faudra construire le seront en territoire québécois. Voilà des emplois dans la construction, qui devraient compenser en partie les ralentissements dans les infrastructures publiques et le résidentiel.

Les raffineries québécoises auront une nouvelle source d’approvisionnement potentielle. Le Québec est, ne l’oublions pas, un exportateur net de produits pétroliers raffinés.

De façon indirecte, les finances du gouvernement fédéral sont au mieux quand l’industrie pétrolière carbure à plein régime et les calculs sur lesquels est établi le programme de péréquation deviennent plus avantageux pour le Québec.

Pipeline contre pipeline

Enbridge et TransCanada ont tous les deux l’intention d’approvisionner l’Est canadien de pétrole de l’Ouest. Si leurs intérêts concordent en ce qui a trait à l’acceptation sociale de l’oléoduc comme moyen de transport, il s’agit néanmoins de projets concurrents.

Enbridge est déjà en très bonne intelligence avec Valéro, qui exploite la raffinerie de Saint-Romuald.

Gaz Métro s’inquiète par ailleurs que ses approvisionnements de gaz naturel en provenance de l’Ouest canadien soient compromis si le projet de TransCanada voit le jour. En effet, la grande partie de ce projet consiste à transformer un gazoduc existant en oléoduc. Il est bon que vous sachiez aussi qu’Enbridge est un actionnaire de Gaz Métro.

Où Gaz Métro pourrait-t-il s’approvisionner si la canalisation en provenance de l’Ouest est coupée? En augmentant ses achats actuels dans le Nord-Est des États-Unis. Vous l’avez deviné, il s’agit ici de gaz de schiste.

Enfin, j’ai le malheur de rappeler à ceux qui aiment les clivages entre d’un côté les méchantes énergies polluantes et de l’autre les belles énergies vertes, que TransCanada, Enbridge et Gaz Métro sont tous les trois propriétaires d’éoliennes; TransCanada et Gaz Métro sur le territoire québécois.




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Le projet d’Enbridge peut probablement être accepté en échange d’une garantie d’investissement au Québec. Le projet de transcanada est beaucoup moins intéressant. En gros, on prend tous les risques dans le but de créer de la richesse chez nos voisins…C’est un peu boîteux comme plan d’affaire. Le Québec doit donc dire non à ce deuxième projet.

En marge de savoir s’il faut des oléoducs ou bien pas. On peut toujours observer qu’on se livre actuellement de par le monde à une course effrénée à la production pétrolière. Hors le pétrole brut n’a d’intérêt que s’il est transformé (raffinage) à condition qu’il soit transporté. Et compte-tenu de la surabondance du potentiel de l’offre de pétrole actuellement, la valeur d’un baril devrait être au-moins coupée de moitié. Sauf que… le marché (c’est une règle en économie) s’ajuste et est pondéré sur la base du prix où il coûte le plus cher à produire et non l’inverse. Ainsi, malgré la surabondance de pétrole actuellement sur le marché, on ajuste sa valeur au coût de plus en plus élevé de sa production (et non de sa raréfaction comme beaucoup le pensent), la production est ajustée à la demande, laquelle demande est ajustée à la capacité de raffinage des pays acheteurs de produits pétroliers bruts, lesquels raffineurs (hors les réserves obligatoires stratégiques) se limitent à fournir la quantité de produit nécessaire à l’usage, pas plus, pas moins.

Bref, que vous achetiez votre pétrole en Alberta, au Dakota du nord, au Nigéria, dans la mer du Nord ou en Algérie. Attendez-vous quel que soit la provenance, à continuer de payer l’essence toujours plus chère lorsque les compagnies qui œuvrent dans l’énergie peuvent dormir en paix, leurs monopoles ne devrait pas s’effondrer avent quelques temps, leur laissant amplement tout le temps de réfléchir à comment produire vert… tout en vendant leur futur produit vert avec d’excellentes marges bénéficiaires.

Si la tendance devait se maintenir, les États-Unis devraient se positionner comme exportateur net de pétrole d’ici 2030, ce qui signifie que la demande étatsunienne de pétrole albertain devrait décliner progressivement, quand simultanément cette Province devrait avoir doublée son offre de pétrole d’ici 2035 (environ 700 000 m³/j), d’où ce besoin quasi désespéré pour l’Alberta de trouver dans les 20 prochaines années (et avant si possible) de nouveaux débouchés. Ce n’est pas d’ailleurs une question de production de brut qui pour l’Alberta est en jeu, c’est bien la quantité d’investissements pour ces 25 prochaines années, la croissance de l’emploi, tout comme maintien du pouvoir d’achat de ses habitants.

Avec les projets d’oléoducs, La pétrolière canadienne Irving a très bien compris l’opportunité en se déclarant prête à réaliser les investissements nécessaires à l’augmentation de sa production de pétrole raffiné qui pourra être directement transportée par bateaux partout dans le monde, y compris vers l’Asie, l’Europe, l’Est des États-Unis. Tout comme le gouvernement du Nouveau-Brunswick qui entend faire de Saint-John un pôle de premier plan dans l’industrie chimique.

Mais, qu’en est-il actuellement de la volonté de Suncor ou de Valero d’être des partenaires de premier plan dans ce nouveau déploiement industriel ? Si bien évidemment les retombées économiques ne sont pas nulles pour le Québec, la Belle Province risque de se faire damer le pion au chapitre des exportations et même quant au fait qu’on ne mettrait pas tellement plus de pétrole albertain dans nos chars, qu’on en met actuellement ; ce qui n’aurait pas pour effet de réduire de façon significative ou très significative nos importations, ce qui n’aura pas même pour effet de soutenir notre balance des paiements, ni ne nous garantit un accroissement significatif de nos exportations. Sans compter que l’avantage d’acheter du pétrole léger (WTI) à meilleur prix est désormais en train de s’estomper (presque parité à New-York avec le Brent de la mer du Nord).

Au terme de l’exercice tout ce branlebas de combat ne risque-t-il pas de sonner le glas d’une industrie pétrolifère 100% québécoise… ? À tout le moins pour les 20 ou 25 prochaines années. Alors pipeline or not pipeline ? Attendez que je vous réponde !

@ Youlle :

La française Total est un partenaire majeur dans le domaine de l’énergie partout dans le monde et pas seulement dans le pétrole. Elle est présente en Alberta depuis quelques décennies. On la trouve également au Québec dans Gaz Métropolitain, elle est présente aussi dans ce domaine en Ontario et il y a un projet de parc éolien en partenariat avec Hydro-Québec pour tester des éoliennes de la nouvelle génération qui devraient abaisser le coût de production encore élevé du KWh/h.

Au Canada, c’est la province de l’Alberta qui bénéficie des plus gros investissements des compagnies françaises depuis fort longtemps. Les capitaux n’ont pas de frontières, seuls les nationalistes en en ont 🙂

Mais à qui appartient Total ou Gaz de France?

C’est ce qui est important pour comprendre qu’il à tant de pression et de propagande sur le Québec pour faire accepter quelque chose de risqué dont on a pas besoin et qui nous rapportera absolument rien.

Et puis pourquoi accepter des risques alors que l’Amérique entière les refusent?

Ah…si Hydro-Québec et nos politiciens tenaient le même raisonnement, l’éolien qui nous coûte une fortune et ne nous rapporte que des pertes, aurait disparu depuis longtemps du Québec.

Quand il s’agit d’exporter notre électricité, on dit bravo! Même quand on vend cette énergie sous ses coûts de production… Donc, chaque vente nous apprauvit. Mais exporter du pétrole qui pourrait nous enrichir collectivement, ça non! On l’adore Stephen Guilbeault…

Il n’y a aucune exportation dans le cas du projet de transcanada. Le pétrole entre d’un côté et ressort de l’autre. Le projet d’Enbridge est différent.

L’élément le plus intéressant de l,histoire (mais bizarrement caché) c’est l’arguement politique
Avec le pipeline, le Québec tiendra le ROC par les couilles lorsque viendra le temps de négocier l’indépendance du Québec.
Dans le temps, Bourgeautt disait qu’on bloquerait le St-Laurent advenant un refus du Canada. Là, on n’aura qu’à boucher le tuyau.
Bref, qu’on le construise au plus sacrant ce pipeline.

1. Pétrole ou pas pétrole ? L’objectif du Québec doit être d’en limiter la consommation, idéalement de prendre les moyens de s’en passer le plus rapidement possible, mais la probabilité qu’on en consomme pour des décennies encore est forte.

2. L’importer ou l’exporter ? Économiquement parlant il vaut mieux être un exportateur qu’un importateur de pétrole, idéalement ne pas dépasser le niveau d’autosuffisance avec la production, si nous avons une conscience écologique planétaire et si on en produit plus que pour nos besoins s’engager à réinvestir dans le développement de sources d’énergie vertes (plus facile à dire qu’à faire si c’est l’industrie privée qui est l’investisseur majeur).

3. Bateau-Train-Oléoduc ? L’oléoduc s’avère être le plus sécuritaire et le moins coûteux comme moyen de transport des hydrocarbures, si bien construit, bien entretenu et bien exploité; il y a moyen de minimiser les risques avec les autres modes de transport aussi, mais la preuve en est faite, ici et ailleurs dans le monde, on ne peu se fier à des entreprises privées qui s’auto-réglementent.

4. Retombés ? Mais il faut préciser pour qui.
-Pour l’investisseur de l’oléoduc, ça ne fait aucun doute. Pour les pétrolières de l’Ouest canadien ça ne fait aucun doute non plus, c’est même vital pour elles parce qu’elles devront arrêter d’extraire si elles ne trouvent pas vite plus de débouchés pour leur pétrole.

-Pour Irving à St-Jean N.B ça ne fait pas de doute non plus elle est même prête à investir pour arriver à raffiner plus de pétrole qu’elle ne le fait présentement.

-Pour les raffineries Shell de Montréal et Valero (Ultramar) de Lévis, elles n’ont pas l’intention de raffiner d’avantage, elles n’ont pas dit qu’elles sont prêtes à investir pour être en mesure de raffiner du pétrole brut de l’Ouest qui serait plus lourd / plus difficile à raffiner que ce qu’elles utilisent actuellement comme intrant, mais ce serait plus logique que ces entreprises, probablement des filiales des pétrolières américaines qui ont déjà beaucoup investi dans l’extraction des sables bitumineux de Alberta, s’approvisionnent avec le pétrole de l’Ouest qu’avec le Brent qui vient d’ailleurs même si les deux sont pratiquement rendus au même prix et que pour sûr ils le seront dans pas longtemps.

-Pour le QUÉBEC et le québécois : Les jobs temporaires durant la construction, quelques jobs permanentes, les droits de passage sur les terres agricoles du Québec et les emprises publiques du Québec et vous osez encore nous ramener la péréquation ! Autrement dit des miettes encore pour le Québec et c’est sans mettre dans l’autre plateau de la balance et sur le long terme l’espérance de perte s’il y avait accident écologique et sans considérer les impacts de la concurrence à venir entre le pétrole de l’ouest et celui du Québec qui potentiellement est là.

Autres Questions:
– Je crois qu’il est déjà admis qu’il est moins coûteux d’extraire du pétrole de schiste que du pétrole des sables bitumineux et qu’au net la pollution générée par l’extraction du bitumineux est beaucoup plus importante, logiquement si le Québec a une conscience écologique pourrait-il aller jusqu’à imposer son pétrole comme intrant aux raffineries d’ici ? Qu’est-ce que vous en pensez M.Duhamel

– Dans vos hypothèses, vous ne soumettez pas l’idée d’une redevance qui pourrait être versée au Québec s’il donnait son accord au passage du nouvel oléoduc sur son territoire, pourquoi ? La Colombie Britannique en a demandé une, pourquoi ce qui est valable pour eux ne le serait pas pour nous ? s’il y avait un réel avantage économique pour le Québec il se trouverait là, dans une redevance sur le passage du brut de l’ouest sur son territoire

TCPL ou Enbridge ? Facile, le plus fiable des deux,: TCPL, Enbridge a déjà très mauvaise réputation au Canada comme aux USA osez encore nous ramener la péréquation. Autrement dit des miettes encore pour le Québec et c’est sans mettre dans l’autre plateau de la balance et sur le long terme l’espérance de perte s’il y avait accident écologique et sans considérer les impacts de la concurrence à venir entre le pétrole de l’ouest et celui du Québec qui potentiellement est là.

@ Claude Lafontaine,

— Simples détails :

La raffinerie Shell de Montréal a cessé ses activités en novembre 2010, elle est en court de démentiellement, cela devrait être complété en 2014. Il n’y a par conséquent plus la moindre chance que cette raffinerie reprenne ses activités et il n’y a aucun plan pour l’édification de nouvelles raffineries au Québec jusqu’à présent.

Les raffineries qui restent, soit celle de Saint-Romuald (Valero) et celle de Montréal encore en activité (Suncor), lesquelles ont une capacité de production coordonnée de 400 000 barils par jour. Soit une surcapacité de production de seulement 10% de plus que les besoins actuels du Québec pour sa consommation.

On peut encore préciser que la fermeture de la raffinerie Shell a occasionné une perte de 800 emplois sans compter tous les emplois indirects.

Enfin comme vous le précisez tout-à-fait justement, les raffineries doivent adapter leurs procédés de raffinage suivant la provenance des produits pétroliers, ce qui signifie des investissements importants (normes de pollutions plus rigoureuses exigeant) pour mettre à niveau leurs installations dans le cas d’un apport supplémentaire de pétrole en provenance de l’Alberta.

Ainsi comme le disent si bien nos vis-à-vis anglophones : « le diable est dans les détails » (The Devil is in the details) 🙂

Merci pour cette précision, je ne me rappelais pas que c’était Shell qui avait été démantelée à Montréal, je vis à plusieurs clics de Montréal… dans le Bas-St-Laurent et ça me rappelle que c’est écrit SUNCOR sur les réservoirs pas loin du quai de ma ville où est entreposé le pétrole distribué dans la région.

Pipeline ou pas pipeline, comme dit le titre, l’utilisation du train n’est même pas une alternative, on continuera à transporter du pétrole par train puisqu’on prévoit une utilisation grandissante de ce dernier. Il ne faut pas oublier que le pétrole provenant du Dakota Nord n’a pas d’oléoduc.

La question qui n’a pas été posée est celle-ci : à quand la réduction de notre consommation de pétrole ? Le gouvernement Marois s’est fixé comme objectif une réduction d’émissions (GES) de 20% dans les 8 prochaines années. Il faudra bien commencer quelque part si on veut atteindre cet objectif, le transport routier étant en grande partie responsable. Il n’existe aucun plan, c’est bien là le problème. La production de pétrole ne faisant que répondre à notre demande vorace avec ou sans pipeline.

Laisser passer sur son territoire du pétrole qui ira vers d’autres marchés de consommation ou en extraire au Québec au lieu d’en importer pour le consommer nous-mêmes sont deux genres d’activités qui au net le ne génèrent pas plus de GES que le statu quo. On peut donc avoir une politique de réduction des GES et faire une ou l’autre de ces deux activités et il n’y a rien de contradictoire là, ce n’est pas parce qu’on pourrait devenir autonome en pétrole que ça incitera les gens à en consommer plus, ça nous permettrait tout simplement d’économiser pour par exemple être en mesure de mettre en oeuvre ou d’appuyer des projets qui auront pour effet d’orienter le mouvement vers l’utilisation d’autres sources d’énergie. Le même commentaire s’applique dans le cas du passage de pétrole de l’Ouest sur le territoire Québécois en autant qu’il y ait vraiment des retombées économiques importantes à long terme ce qui est loin d’être évident dans le moment.

« …parce qu’on pourrait devenir autonome en pétrole que ça … »

Il n’y a qu’un milliard de barils de pétrole à extraire de l’île d’Anticosti. 2 milliards selon André Proulx président Pétrolia.

Même pas un mois d’autonomie pour le Québec.

Vous remettez les choses en perspective, sur cette base là nous sommes vraiment loin de l’auto suffisance du Québec, mais on accroche tout de même sur la valeur que cette faible production représente, 1 ou 2 milliards de barils à $100 le baril si tu as ça dans ta cours tu cherches à le monnayer ! Mais il faut tout mettre dans la balance et voir si ça peut vraiment être rentable pour le Québec même si la source a une capacité limitée.

@ Claude Lafontaine

Pardonnez moi j’ai oublié de transposer le baril en litre. 159 L pour un baril. Il me semblait que ça n’avait pas d’allure.

Donc ça fait une autonomie de 11,5 ans après plus rien plus d’Anticosti. Certains l’évaluent à moins.

On ne peut pas encore parler d’autonomie et encore moins de profits pour les Québécois.

À 4% de redevances c’est quatre milliards de redevances que le Québec recevra pour toutes les années d’exploitations. Si ça prend 10 ans ce n’est que 400 millions par année.

Je commencerais par cette citation que je trouve très appropriée :

«Ce ne sont pas les études de marché sur la lampe à huile qui ont permis l’invention de l’électricité.»
[Daniel Jouve]

C’est évident que tant qu’on investira du temps et des ressources pour favoriser l’utilisation du pétrole, nous continuerons de l’utiliser et nous ne favoriserons pas les opportunités de développer d’autres sources d’énergie plus propres.

L’exploitation des sources d’énergies fossiles nuit terriblement à la santé globale de la Terre. Encore dernièrement on évoquait dans certaines publications que des millions, pour ne pas dire des milliards de personnes verront leur vie être mise en péril par le dérèglement climatique engendré par l’utilisation des énergies fossiles.

Plus nous favoriserons l’utilisation des énergies fossiles, plus nous participons à la fragilisation de la survie de ces millions de personnes. À contrario, toutes mesures ayant pour effet de nuire à l’utilisation des énergies fossiles favoriseront littéralement la survie de ces millions de personnes.

Nous pouvons bien mettre en place un discours favorable à la croissance économique de notre société basée sur l’exploitation des énergies fossiles, nous devons comprendre que ce faisant nous travaillons directement à la destruction des régions sensibles qui abritent aujourd’hui des centaines de millions d’humains comme vous et moi.

Devons-nous faire comme si rien n »était ? Quelle est notre responsabilité face aux catastrophes annoncées et que nous favorisons en rendant plus facilement disponibles ces énergies fossiles pour, en fin de compte, une poignée de dollars ?

Le commerce des énergies fossiles est un combat d’arrière-garde. Les nations qui, dans les prochaines décennies, prendront le haut du pavé seront celles qui, au lieu d’investir dans les énergies fossiles, se seront tournées vers le développement d’énergies propres.

«Feindre d’ignorer ce qu’on sait, de savoir tout ce qu’on ignore, d’entendre ce qu’on ne comprend pas, de ne pas voir ce qu’on entend; voilà toute la politique.»
[Beaumarchais]

Vous avez raison, mais pour que des actions suffisamment importantes pour renverser la situation s’amorcent il faut un consensus de plusieurs pays et des politiques qui vont permettre d’y arriver, le problème c’est qu’un nombre important de politiciens de la planète abdiquent leurs responsabilités envers leurs citoyens et font plutôt le jeu des industriels qui eux ont un objectif qui est bien clair quelque soit leur domaine d’affaires : « Maximiser le profit en prenant tous les moyens pour y arriver » les impacts de leurs façons de faire sur les citoyens et l’environnement n’est pas une grande préoccupation pour eux.

Maintenant en supposant que nous sommes des citoyens responsables, nos dirigeants politique aussi, et que ce qui se passe avec l’environnement au niveau planétaire nous préoccupe, nous ne pouvons prendre que les virages que nous avons les moyens de prendre ! Redresser les finances de la province pour être en mesure d’imprimer le virage dans la bonne direction en supportant les bonnes initiatives ne semble pas possible sans l’apport de nouvelles sources de revenus. Des redevances sur le pétrole qui serait extrait ici en est une, comme des redevances équitables sur les mines le serait aussi.

Nous ne pouvons être innovateurs, aller à contre-courant, sans aucun effort financier et de toute évidence il ne faut pas compter sur l’industrie privée qui fait des affaires d’or en maintenant le statu quo.

Vous connaissez sans doute l’expression populaire «Marcher et mâcher de la gomme …! »

Je ne connais aucune nation avancée qui ne soit pas capable de faire deux choses à la fois. Quand on essaie de nous le faire croire c’est que nos politiciens ne VEULENT pas le faire. Les lobbies sont très actifs et les politiciens ont trop intérêt ($$$!) à les écouter.

Les conglomérats financiers, les multinationales, les spéculateurs professionnels ne défendent rien d’autres que leurs intérêts : l’argent, leurs profits.

«Je hais les cœurs pusillanimes qui, pour trop prévoir n’osent rien entreprendre»
[Molière]

« Les nations qui, dans les prochaines décennies, prendront le haut du pavé seront celles qui, au lieu d’investir dans les énergies fossiles, se seront tournées vers le développement d’énergies propres. »

La Chine a commencé depuis un bon bout de temps.

« C’est de loin la ressource naturelle la plus transigée au monde. Nous faisons notre part: les Québécois en consomment environ 14 milliards de litres par année, surtout pour leur autos et leurs camions. » (Pierre Duhamel )

14 milliards de litres par année. Et oui nous faisons notre part.

Donc si nous faisons notre part tant que ça, nous n’avons pas besoins de pipelines, surtout deux.

« Importer ou exporter? » (Pierre Duhamel )

« ….sur les ventes que nous réalisons à l’étranger. »

___Que nous…___ Ce sont les pétrolières de l’Alberta qui exporteront pas le Québec.

Que gagneront les Québécois?
Ils gagneront quelques dizaines de job et l’augmentation de la maladie hollandaise qui a déjà massacré quelques 75 000 jobs au Québec ainsi que le risque de catastrophe pour les autres comme à Lac-Mégntic.

« En effet, une partie du pétrole serait acheminé à de nouvelles installations portuaires construites à Québec et à Saint John, au Nouveau-Brunswick, pour desservir d’autres marchés. »

D’autres marchés. Mais un pipeline qui passe à Vancouver est bien plus court et bien plus près de la Chine et de l’Asie. Pourquoi les entreprises pétrolières ne passent pas par la Colombie Britanique?

Parce que la Colombie Britanique ne veut pas prendre le risque de déversement.
+++++

« Par bateau, train ou pipeline? » (Pierre Duhamel )

« Si on tient à utiliser du pétrole de l’Ouest,… »

Si on veut. Là est toute la question.
Que quelqu’un à commencer par Monsieur Duhamel me dise combien le Québec fera d’argent avec la ressource. Moins que rien très certainement.

Pas de pipeline au Québec pas d’accident au Québec.

Par bateau ça va très bien jusqu’à date.

Combien de marée noire pour le Québec jusqu’à maintenant?
++++

« Les retombées »
« On devine qu’une bonne partie des 1400 kilomètres de canalisation qu’il faudra construire le seront en territoire québécois. »
+++

Combien pour le Québec?

« Voilà des emplois dans la construction, qui devraient compenser en partie les ralentissements dans les infrastructures publiques et le résidentiel. »

Endurer et prendre les risques pour cinquante à 100 ans pour quelques jobs!!!! Gros bargin!

Et je ne me trompe certainement pas si je dis que le gaz à la pompe ne baissera pas.

Donc encore une fois pas une cenne noire pour le Québec.
+++

« Pipeline contre pipeline »

« Enbridge et TransCanada ont tous les deux l’intention d’approvisionner l’Est canadien de pétrole de l’Ouest. »

L’intention. L’intention d’approvisionner Irving et de livrer outre mer en passant par le Québec.

« Où Gaz Métro pourrait-t-il s’approvisionner si la canalisation en provenance de l’Ouest est coupée? En augmentant ses achats actuels dans le Nord-Est des États-Unis. Vous l’avez deviné, il s’agit ici de gaz de schiste. »

Parfait!

« Enbridge et Gaz Métro sont tous les trois propriétaires d’éoliennes; TransCanada et Gaz Métro sur le territoire québécois. »

Bien oui, faut bien se donner bonne image verte. Il y a ici une compagnie de truck à vidanges qui se donne une très bonne image. Elle s’appelle verdure.

@ Youlle :

Vous écrivez : « Mais un pipeline qui passe à Vancouver est bien plus court et bien plus près de la Chine et de l’Asie. Pourquoi les entreprises pétrolières ne passent pas par la Colombie Britannique ? »

En fait la Chine et la Russie qui coopèrent étroitement dans le domaine de l’énergie, elles sont reliés depuis peu par un nouveau méga-pipeline (oléoduc) de plus de 3500 kilomètres de long qui peut acheminer jusqu’à 300 000 barils de pétrole/jour.

Ainsi Moscou répond à la commande de Pékin qui voulait éviter de devoir passer par l’Europe pour une grande partie de ses approvisionnements.

Par le passage du Nord ou Nord-Ouest au besoin, on peut très bien transporter du pétrole canadien jusqu’en Russie qui sera destiné tant aux marchés de l’Europe du nord, ceux de l’Europe de l’Est et bien sûr de la Chine. Les Russes se feront un plaisir de le réacheminer à qui de droit avec leur réseau de pipelines. Aussi la porte de sortie de la Colombie-Britannique est un plan B, le débouché existe quoiqu’il en soit en passant par les Provinces Maritimes. Et dans ce cas les distances à parcourir ne sont pas si pires.

Dans une économie globalisée, on peut tout transporter n’importe où…. Même la main d’œuvre au besoin 🙂

Pourtant j’avais lu que le Colombie-Britanique était le plan A et qu’ils on refusé et la Russie inverserait un pipeline.

« La clé pour l’exportation de bitume :
l’oléoduc Northern Gateway d’Enbridge
Dans l’Ouest canadien, les réserves de pétrole se trouvent surtout à l’est des Rocheuses. Cette barrière et la proximité des États-Unis font que les acheteurs du pétrole canadien sont surtout Américains. Mais s’il n’en tenait qu’à l’industrie, un réseau de pipelines connectés à un terminal serait construit dans le nord de la Colombie-Britannique. »(Radio Canada)

« Le pipeline ferait couler 525 000 barils de pétrole par jour entre l’Alberta et Kitimat, un port à l’ouest de la Colombie-Britannique, qui seraient ensuite transportés par bateau vers les marchés d’Asie, principalement en Chine.
Il est vu par plusieurs comme une alternative au projet Keystone XL, rejeté mercredi par les États-Unis, qui devait transporter du pétrole jusqu’au Golfe du Mexique.
« Ça peut du côté des compagnies chinoises laisser entendre que le marché canadien n’est peut-être pas aussi facile que cela laisse entendre », explique Frédéric Boily, politologue à l’Université de l’Alberta. » (Radio Canada 2012)

« « La C.-B. dit non au projet de pipeline Northern Gateway »
« Notre gouvernement ne croit pas qu’un certificat devrait être accordé avant que ces questions importantes aient obtenu des réponses. »
— Terry Lake, ministre de l’Environnement

Aussi, les Russes inverserait leur ou une partie le leur oléoduc au bénéfice de la Chine?

Avez-vous des liens SVP?

@ Youlle,

Vous faites erreur !

Que le projet de Northern Gateway soit un plan A ou un plan B ou un plan C, ne change rien à mes propos. Vous confondez le projet d’inversion de l’oléoduc Enbridge entre Sarnia et Montréal avec l’oléoduc russo-chinois qui est tout neuf, il vient d’être mis en service, il est conçu pour acheminer en toute sécurité, du pétrole depuis la Russie vers la Chine et non l’inverse.

C’est d’ailleurs bien cela le problème que nous avons au Canada, c’est que pendant qu’on fait du rapiéçage faute de crédits et du rafistolage ; ailleurs dans le monde on construit, on construit à moindre coût avec une main d’œuvre abondante, toute aussi bien formée et le tout à bien meilleur marché.

Et pour les liens vous n’avez qu’à les chercher vous-même. Les moteurs de recherche sont offerts pour tous.

« Vous confondez le projet d’inversion de l’oléoduc Enbridge entre Sarnia et Montréal avec l’oléoduc russo-chinois qui est tout neuf, il vient d’être mis en service, il est conçu pour acheminer en toute sécurité, du pétrole depuis la Russie vers la Chine et non l’inverse. »

Ho non je ne confond pas.

Le plan A était Northern Gateway que la CB et les autochtones ont récemment refusé faute de confiance et Keystone que les USA ont aussi refusé. Les Américains n’en veulent pas dans l’est.

Donc Enbridge poussé par les pétrolières se rabat sur le Québec en inversant Montréal parce que c’est sa dernière de sortie. En bonne poire on va prendre les risques gratuitement contrairement aux autres qui ont refusé. C’est payant Lac-Mégantic amenez-en.

Pour le pipeline russe, il est fait pour transporter du pétrole russe vers l’Europe et nouvellement du pétrole russe vers la Chine ainsi que du pétrole russe vers la mer du Japon vers 2020.

Vous affirmez que, via leur pipeline, les Russes producteurs de pétrole transporteraient du pétrole d’un compétiteur, le Canada, pour la Chine. Et l’Asie?

Des références SVP.

On dit que le pétrole d’Alberta est 40$ de moins que le pétrole international???
Pourtant, chaque soir on donne le prix du Nymex et du Brent au Téléjournal: les prix sont les mêmes maintenant

Autre question: pourquoi le prix de l’essence augmente la veille de la période des vacances ? La rareté de la ressource ?
Non ! Uniquement pour le plus de profit possible. Ce sont des prédateurs. C’est tout.

Faites comme moi: prenez vos vacances ailleurs qu’au Québec, là où le prix de l’essence n’est pas artificiellement gonflé par des taxes et des redevances abusives et là où il n’existe pas de Régie de l’Énergie québécoise qui protège les grosses pétrolières capitalistes aux dépens des consommateurs avec un prix minimum qui n’existe nulle part ailleurs qu’ici.

Vous devriez y rester.

Vous n’auriez plus de problème de pipeline et de grosses pétrolières protégées.

@ Jack2 :

Le WTI (pétrole léger du Texas) et le Brent (pétrole légèrement plus lourd de la mer du Nord) établissent respectivement la valeur de référence de la cote aux bourses de New-York et de Londres…. Lorsque la provenance des pétroles produits est très hétérogène, tandis que la qualité des bruts peut varier d’un gisement à l’autre. Ainsi le prix coté et le prix réel où le pétrole sera effectivement transigé, tout cela peut très bien varier d’une cargaison à l’autre. C’est pour cela qu’il y a des courtiers en énergie.

Comme le bénéfice du pétrole de l’Alberta est essentiellement généré par un volume de production constant, le sable ce n’est pas comme un puits conventionnel. Les compagnies albertaines peuvent le cas échéant concèdent à leurs clients réguliers, des rabais qui suivant l’écoulement des stocks pourraient atteindre jusqu’à 30 ou 40% de moins que le cours régulier. Dans ce cas d’ailleurs ce type de vente ne passe pas automatiquement par des courtiers, elle peut très bien être convenue, soit par contrat soit de gré à gré. Ce qui sauve les commissions de courtage.

Ainsi, je m’engage (par exemple) à vous acheter un volume minimum convenu à chaque jour et en contrepartie vous me concédez sur ce volume un rabais de 25% ou 30% ou plus basé sur le cours quotidien à la clôture à New-York. Mon approvisionnement est assuré et votre débouché est également assuré et tout le monde est content.

Quoiqu’il en soit, quel que soit le prix réel où le brut est vendu du producteur au raffineur, c’est le cours officiel qui prévaut sur le prix que vous allez payer à la pompe ; ce prix s’ajustera automatiquement à ce que vous devrez payer comme consommateur dépendamment théoriquement des pratiques de la concurrence peu importe que le stock constitué l’ait été à meilleur prix, puisque le stock est toujours valorisé par rapport à un prix moyen qui s’ajuste constamment sur le cours.

Ce sont ces différentiels (payés par le consommateur) parfois minimes qui peuvent faire toute la différence sur les profits engrangés pendant une année.

Bon…et si l’on cessait de pelleter des nuages hein?

La voiture électrique efficace, utilisable et aussi bon marché que celle alimentée par le pétrole ne sera pas commercialisée à large échelle avant des décennies. Pour se vendre, les hybrides doivent être subventionnées et elles ne se vendent pas bien…alors, imaginez les électriques à 100%, pas pour demain à moins que vous ne vouliez tenir dans vos déplacements à un périmètre de la grandeur d’un terrain de golf.

Les énergies fossiles sont là, nous en avons besoin et elles sont encore là pour au moins 40 à 50 ans et même plus. Mais il y a pire (pour les verts!) car notre utilisation de cette forme d’énergie devient de plus en lus efficace au point qu’elle est en train de remplacer l’électricité (la nôtre!!!) chez nos voisins du sud et principaux clients, les USA.

Nous en sommes mêmes rendus à posséder maintenant des surplus d’électricité que nous leur « vendons » à un coût INFÉRIEUR à notre prix de revient. INFÉRIEUR tabarn..!!! On PERD de l’argent à chaque kilowatt que nous leur « vendons »!

Mais il y a pire: on continue, comme une bande d’encroûtés sclérosés dans leur routine, de développer l’industrie éolienne (qui est abandonnée par plusieurs pays vu son inefficacité…) à prix fort et que nous n’avons PAS besoin du tout car nous nageons dans les surplus d’électricité.

Mais ce n’est pas tout. Dans un pays normal et rationnel, lorsqu’une industrie possède des surplus, elle a tendance à réduire les prix pour écouler ce dit surplus le plus rapidement que possible. Mais on est au Québec ici…et, ici, on AUGMENTE les prix pour écouler les surplus. Allôôôô!!!

Peut-être devrions cesser d’écouter nos apprentis sorciers écolos et faire preuve de réalisme?

François 1 a le don d’écrire une chose et son contraire, ceci en deux paragraphes ou en moins de 100 mots !

Au quatrième paragraphe on peut lire sur un ton larmoyant que « Nous en sommes mêmes rendus à posséder maintenant des surplus d’électricité que nous leur « vendons » à un coût INFÉRIEUR à notre prix de revient. INFÉRIEUR tabarn..!!! On PERD de l’argent à chaque kilowatt que nous leur « vendons »! ». Plus loin sûr de lui, François 1 nous révèle que « Dans un pays normal et rationnel, lorsqu’une industrie possède des surplus, elle a tendance à réduire les prix pour écouler ce dit surplus le plus rapidement que possible. ». S’il est « normal et rationnel » de réduire les prix en situation de surplus, que nous vaut alors ce cri virtuel : « INFÉRIEUR tabarn..!!! » ?

Le libertarien n’est pas capable de discuter de de pipeline pour faire du Québec basching d’où l’incohérence.

Les libertariens sont fru que leur compte d’électricité augmente, mais en temps normal ils se plaignent qu’hydro ne vends pas assez cher.

@ Youlle :

Pour répondre à votre question relative à Total (vos derniers commentaires – page 1) ; il convient de préciser que les activités pétrolières de Total en Amérique du nord sont marginales. Total ne produit environ que 41 000 barils de pétrole par jour sur ce Continent (mes chiffres sont de 2005) contre 770 000 en Europe. Par contre elle détient des réserves intéressantes qui ne sont pas encore exploitées mais qui restent douze fois moindres que celles dont elle dispose en Afrique notamment.

Au niveau de l’actionnariat proprement dit, bien que Total soit une multinationale dont le siège est située près de Paris. Cette compagnie est fortement américanisée. Ainsi seulement (chiffres les plus récents), 28,5% sont des actionnaires français contre 29,6% sont nord-américains, 10% aussi proviennent du Royaume-Uni, d’autre part plus de 500 000 actionnaires sont de petits porteurs comme vous et moi.

Certaines compagnies comme Total-Gabon qui opère en Afrique – Continent dans lequel ce Groupe est le plus présent – est à 25% propriété de la République du Gabon qui par le fait-même est aussi actionnaire de la maison-mère.

Ceci dit pour être plus précis, ce sont 87% de toutes les actions qui sont détenues par des investisseurs institutionnels. Ces investisseurs pouvant être publics ou privés, les caisses de retraites notamment qui gèrent usuellement des sommes considérables peuvent être publiques, privées ou les deux. Ou directement des États comme l’État français.

Quoiqu’il en soit, au niveau de l’éthique et du respect des normes environnementales et de sécurité, cette compagnie est actuellement une des mieux considérée dans ce secteur d’activités. Il est très peu probable par exemple qu’une compagnie comme celle-ci ferait affaire avec la MMA pour transporter ses hydrocarbures.

Vous pourrez-trouver plus de détails en suivant ce lien :
http://www.total.com/fr/actionnaires-individuels/groupe/structure-actionnariat-900343.html

— Pour en savoir plus sur « Gaz de France », vous pouvez faire une recherche en écrivant « GDF-Suez », Suez étant devenue le principal actionnaire de cette compagnie dénationalisée, dont l’État français est encore en partie actionnaire. Suez ayant assis historiquement sa puissance financière par le financement et la construction du canal de Suez. C’est actuellement en taille, le deuxième groupe énergétique mondial. Donc pas mal plus grand que ses origines hexagonales.

Quant aux facteurs de risques, vous avez parfaitement raison quant au fait qu’on ne doit jamais les négliger et ce sont sur ces postes qu’il faut être le plus vigilant. Encore faudrait-il que l’État, notamment Fédéral dans ce cas, assume pleinement son leadership et sa responsabilité. Mais allez faire comprendre cela à nos « libertariens » de service 🙂

« Encore faudrait-il que l’État, notamment Fédéral dans ce cas, assume pleinement son leadership et sa responsabilité. Mais allez faire comprendre cela à nos « libertariens » de service »

Évidemment deux états dans le même pays c’est l’affrontement au quotidien et un de trop.

Pour total dans votre document ce sont les actionnaires, institutionnels qui sont importants:

« Pargesa est une holding à Genève en Suisse dont les créateurs sont l’homme d’affaire belge Albert Frère et du canadien Paul Desmarais. Elle est détenue par Parjointco N.V. à 54,1 %, où les 2 hommes d’affaires sont à part égales. Pargesa Holding SA détient une participation de 50 % dans la holding belge « Groupe Bruxelles Lambert » (GBL) coté sur euronext Bruxelles. » (Wiki)

« Pargesa Holding SA10 est détenue par Parjointco NV and BNP Paribas et son portefeuille comprend Lafarge (ciment et matériaux de construction), Imerys (minéraux industriels), Total (pétrole et gaz), GDF Suez (électricité et gaz), Suez Environnement (gestion de l’eau et des déchets) et Pernod Ricard (vins et spiritueux). Parjointco NV est détenue par la famille Desmarais et Albert Frère, le magnat belge11.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Power_Corporation_du_Canada

Les familles Desmarais et Frère sont aussi les principaux actionnaires de la compagnie pétrolière Total SA, société française la plus importante dans le pétrole12. Total a fait l’objet d’une enquête officielle par les Nations unies en février 2010 pour accusations de corruption concernant des livraisons de pétrole de l’Iraq au cours de la primauté du dictateur Saddam Hussein13,14. » (Wiki)

Il y en a pas beaucoup qui tirent les ficelles.

Quant aux libertariens leur main magique invisible peut tout faire, mais faut surtout pas que le gouvernement la dérange ou elle fait plein de gaffes monumentale. Elle est bien fragile la main de leur dieu.

@ Youlle,

Le Groupe Bruxelles Lambert qui est un fond d’investissement a bien été contrôlé par Paul Desmarais et Albert Frère. Mais sauf erreur de ma part cela fait quelques années que le tandem Frère-Desmarais s’est retiré de la direction de cette entreprise. GBL investit dans de multiples entreprises. GBL est propriétaire d’un peu plus de 4% du capital du Groupe Total, ce qui en fait l’un des principaux actionnaires « non institutionnel », environ 5% des actions sont détenues par les employés de Total et 87% par des investisseurs institutionnels. Le fait qu’un groupe financier comme BNP-Paribas (investisseur institutionnel) soit aussi dans le tour de table ne modifie en rien mes propos, ils ne font que les préciser.

Total SA est la division pétrolière du Groupe Total ; vous faites état de la famille Desmarais comme actionnaire direct de la compagnie. Je dois dire que vous me posez une colle, car je ne pense pas qu’on parle de la même famille Desmarais. Il faut je pense établir une distinction entre la firme Desmarais Frère française fondée en 1861 qui était actionnaire de Total depuis les années 30 et dont les activités pétrolières ont fusionnées avec Total en 1965 et la famille Paul Desmarais Sr canadienne (Power Corporation), d’après moi, il s’agit plutôt d’homonymes.

— Relativement à l’implication de Total en Irak. Personnellement, je ne considère pas que Saddam Hussein ait été à proprement parler un dictateur. Quoiqu’il en soit, on reproche à Total de n’avoir que partiellement observé l’embargo sur le pétrole Irakien décrété par l’ONU à la suite de la 1ère guerre du Golfe de 1990-91, mais que je sache Total avait des intérêts financiers à défendre en Irak.

Où voyez-vous un quelconque problème ?

« …car je ne pense pas qu’on parle de la même famille Desmarais.”

Effectivement Power Corp et Desmarais et Fères sont entreprises distinctes de deux pays différents.

« Où voyez-vous un quelconque problème ? »

Ce que je veux dire c’est que c’est un petit groupe, dont des Québécois, qui représentent des capitaux gigantesques qui feront d’énormes pressions et pas à l’avantage Québec pour passer le pipeline vers l’océan Atlantique

@ Youlle,

En réponse à vos commentaires du 10 août 2013 à 22 h 34 min :

Oh ! Non cher monsieur, je n’ai pas l’impudence d’affirmer quoique ce soit, je suis trop modeste pour cela.

Ce que je dis tout simplement, c’est que la Russie dispose d’un des plus vastes (si non le plus gros) réseau de pipelines et de gazoducs au monde.

Ce que je dis aussi, c’est que la Russie dispose également de plusieurs terminaux gaziers et pétroliers maritimes sur son propre territoire et en construit ailleurs dans le monde. Un nouveau terminal pétrolier russe-hollandais est en construction actuellement dans le port néerlandais de Rotterdam (plus grand marché pétrolier au monde).

La Russie est à la fois pays producteur, importateur et distributeur d’énergie. Aussi elle achète, vend et transporte de l’énergie (Le transport de l’énergie, ce n’est pas gratis au cas où vous ne le sauriez pas). Si l’Ukraine par exemple souhaite acheter du pétrole canadien mis en vente sur le marché de Rotterdam, les compagnies de transport russes disposent des ressources pour l’acheminer.

Vous écrivez : « Ho non je ne confond pas. »
— Hélas si monsieur, vous confondez.

Le projet de Northern Gateway et l’inversion du pipeline Montréal-Sarnia sont deux projets distincts, complémentaires et bien différents technologiquement, Northern Gateway est un défi technologique complexe. Leurs coûts sont biens différents, tout comme les délais de mise en service de l’un ou l’autre des projets.

Lorsqu’on discute déjà de cette inversion Sarnia-Montréal depuis plus de dix ans. D’ailleurs cette inversion est plutôt une remise en service de l’oléoduc, puisque initialement il avait été conçu pour acheminer du pétrole depuis Sarnia vers les raffineries de Montréal.

Le projet Sarnia-Montréal est bien chronologiquement un plan A, qui a de bonnes chances d’être complété dans d’excellents délais. Lorsque l’horizon de Northern Gateway est beaucoup plus lointain et conditionnel à la mise-à-niveau du terminal pétrolier de Kitimat.

C’est pourquoi, cher monsieur, je ne voudrais pas me montrer désobligeant envers vous, je relève néanmoins que c’est vous qui soutenez et affirmez des thèses qui sont des plus approximatives. Vous exigez des références, mais quelles sont les vôtres ?

« Vous exigez des références, mais quelles sont les vôtres ?”

C’est vous qui avez affirmé. Je n’ai fait que donner des références de Radio Canada et du gouvernement de la CB.

Pour tout ce que vous affirmez pipelines russes ou canadiens donnez-nous des preuves références. C’est à vous de les fournir parce que ce sont VOS affirmations.

Des preuves et références puisque vous avez l’air de vous y connaître, sinon même si c’est vrai les lecteurs risque de douter, il y va de votre crédibilité.

Alors des preuves avec références que les Russes vont inverser des pipelines ou vont de servir de leurs pipelines pour livrer aux Chinois.

« Le projet de Northern Gateway et l’inversion du pipeline Montréal-Sarnia sont deux projets distincts, complémentaires… »

Complémentaires, Northern Gateway est refusé donc Montréal ne pourrait pas être complété?

Alors des preuves avec références que Northern Gateway est le plan A et est complémentaire de Montréal.

@ Cher monsieur Youlle,

Objectivement, vous nous apportez une fois de plus la preuve que vous ne comprenez rien à ce que j’écris.

Ainsi vous écrivez :

« Alors des preuves avec références que les Russes vont inverser des pipelines ou vont de servir de leurs pipelines pour livrer aux Chinois. » (sic)

Où avez-vous vu que j’ai jamais écrit que les Russes allaient inverser des pipelines pour livrer les chinois ? C’est tout le contraire que j’ai écrit : « En fait la Chine et la Russie qui coopèrent étroitement dans le domaine de l’énergie, elles sont reliées depuis peu par un nouveau méga-pipeline (oléoduc) de plus de 3500 kilomètres de long qui peut acheminer jusqu’à 300 000 barils de pétrole/jour. » Par Serge Drouginsky le 7 août 2013 à 20 h 20 min

— Vous voulez colliger ces informations, voici un lien en français :
http://fr.rian.ru/energetics/20100902/187346814.html

Qui parle d’inversion ? Vous ou moi ? Il s’agit bien d’une construction neuve. Point final.

— Pour le reste, cher monsieur je vais assumer que je n’ai pas de crédibilité (selon vos dires) et que nos échanges relèvent du dialogue de sourd. Si ce n’est que pour moi, vous avez surtout démontré que vous ne savez pas lire. Au plaisir.

Voilà ce que vous avec écrit le 7 août 2013 à 20 h 20 min.

« Par le passage du Nord ou Nord-Ouest au besoin, on peut très bien transporter du pétrole canadien jusqu’en Russie qui sera destiné tant aux marchés… … de la Chine.. (Serge Drouginsky)

Les pipelines russes sont destinés à acheminer du pétrole russe en Europe et depuis 2010 en Chine.

Or vous écrivez qu’on peut transporter du pétrole canadien en Russie et que les Russes l’achemineront aux marchés de la Chine.

La question est PAR OÙ?

Ça aurait été si simple de nous donner une référence.

Au lieu de nous donner une référence, vous essayez me faites passer pour type qui ne comprend rien.

Le lien dont vous nous faites part, votre écrit au sujet de la coopération sino russe, est le pipeline Taïchet – Mohe – Daqing qui passe par les champs pétroliers de la Russie et qui livre en Chine et qui n’a rien à voir la livraison du pétrole canadien vers la Chine.

http://www.google.ca/imgres?imgurl=http://www.carto-presse.com/wp-content/uploads/2011/11/0201_Gazoduc_Chine_Russie_V2web2.jpg&imgrefurl=http://www.carto-presse.com/%3Fp%3D1029&usg=__ByX128E1ufm5BIxQd15hDm78TjM=&h=732&w=1139&sz=472&hl=fr&start=1&sig2=f0C98Iu1SMKyf433Od5MBg&zoom=1&tbnid=Y9z9GXhZFD3zoM:&tbnh=96&tbnw=150&ei=lRMEUubGDZe64APcjIHIDw&prev=/images%3Fq%3Dpipeline%2Bchine%2Brussie%26client%3Dsafari%26sa%3DX%26rls%3Den%26hl%3Dfr%26tbm%3Disch&itbs=1&sa=X&ved=0CCsQrQMwAA

Or la pertinence de Northern Gateway, une priorité, reste même si le projet est refusé par la CB :

« Mais s’il n’en tenait qu’à l’industrie, un réseau de pipelines connectés à un terminal serait construit dans le nord de la Colombie-Britannique. »(Radio Canada)

Vous, vous êtes gouré et vous essayez de faire diversion en essayant de me faire passer pour un simple d’esprit qui ne comprend rien. Vous avez essayé de le faire sur le sujet du plan conjoint pour le lait le 24 et 25 juillet, sujet que je connais énormément plus que vous.

Maintenant je sais ce que je voulais savoir.