Plaidoyer pour un retour des cours d’économie à l’école

L’abolition de ces cours, en 2009, a été une grande erreur. Ils ont été remplacés par le cours Monde contemporain, dans lequel on apprend à prendre position avant de savoir de quoi on parle.

Blogue EconomieComme plusieurs autres dirigeants d’entreprises avant lui (Jacques Ménard ; Louis Audet, de Cogeco ; Monique Leroux, du Mouvement Desjardins), c’était au tour d’Alain Bouchard, le fondateur et président exécutif du conseil d’administration d’Alimentation Couche-Tard, de réclamer publiquement, lundi, le retour des cours d’économie dans les écoles secondaires du Québec.

L’abolition de ces cours, en 2009, a été une grande erreur. Ils ont été remplacés par un cours intitulé Monde contemporain (pdf). C’est un cours qui regroupe plusieurs disciplines, dans l’esprit de ces fameuses connaissances transversales qui plaisent tant aux docteurs en sciences de l’éducation de certaines facultés universitaires. On doit notamment y apprendre à interpréter des problèmes du monde contemporain et à prendre position sur ceux-ci.

Le problème, quant à moi, c’est que ce cours remplace toutes les matières qui permettraient d’avoir une bonne compréhension de ce monde complexe, comme l’histoire, la géographie et l’économie. Au Québec, on apprend à prendre position avant de savoir de quoi on parle.

Je suis tombé sur le programme, en français, qu’on donne aux étudiants ontariens entre la 7e et 10e année et qui s’appelle Futur entrepreneur. Je le trouve remarquable et fort intéressant. Il veut d’abord montrer aux jeunes étudiants que l’entrepreneuriat est un choix de carrière passionnant et gratifiant, et qu’il doit être considéré le plus tôt possible.

Le programme comprend des cours de français, de géographie (les ressources naturelles, les mouvements migratoires et les composantes de l’économie) et d’histoire (l’évolution de la société canadienne et le rôle de certaines personnalités). S’ajoutent à cela des cours d’initiation aux affaires (en 9e et 10e années) et de choix de carrière (en 10e année). Outre l’acquisition de l’esprit d’entreprise, un des objectifs du programme est de décrire les grandes tendances économiques et sociales, ainsi que leur influence sur le milieu et le marché du travail.

Dans un programme américain destiné aux étudiants du secondaire, on enseigne quelques lois qui encadrent le marché du travail : comment faire une analyse coût-bénéfice, la loi de l’offre et de la demande, l’entrepreneuriat et la tenue de livre, etc. Au secondaire !

Rendons néanmoins justice au Québec. Il existe chez nous un programme merveilleux qui porte le nom de Concours québécois en entrepreneuriat. Cette année, 43 000 jeunes du primaire et du secondaire de toutes les régions du Québec ont présenté 2 200 projets scolaires en entrepreneuriat.

Les grands gagnants seront connus le 18 juin, à l’occasion d’un grand gala à Québec.

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15 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Permettez-moi de vous citer : « Au Québec, on apprend à prendre position avant de savoir de quoi on parle. »
Voilà qui est fort juste et je conçois assez bien qu’on puisse observer cette faculté toutes générations confondues 🙂

Des cours d’ économie ça presse! Les Québecois en général n’ ont aucune idée des conséquences suite a une séparation; pour la simple et unique raison que ceux qui la propose n’ ont aucune idée du résultat!! C’ est pourquoi nous n’ avons jamais eu un pro-format intelligent d’ un budget de l’ an un! Les tenants de cette option banalisent carrément cet aspect et se contentent de traiter de peureux les gens qui veulent que ça soit clair!

C’ est bien beau les connaissances transversales mais il faut donner aux jeunes des notions de base de l’ économie comme par exemple ça prend le développement des ressources naturelles pour pouvoir créer des entreprises et par la suite des emplois et par la suite payer des impôts! Quand tu commences a chialer au secondaire et par la suite au C.E.G.E.P et ensuite a l’ université et que tu n’ as aucune notions d’ économie; la seule solution qui te reste est de faire payer les RICHES!!! En plus de ça si tu as eu tout ce temps -la des professeurs syndiqués dans le béton qui ont influencé ces jeunes toute leur enfance a chialer contre le gouvernement , ça fait pas des citoyens conscients de leur responsabilités économiques!

» …faut donner aux jeunes des notions de base de l’ économie comme par exemple ça prend le développement des ressources naturelles pour pouvoir créer des entreprises et par la suite des emplois… »

Est tu capable de nous donner un CHIFFRE: Combien ça rapporte les ressources naturelles moins les investissements des citoyens du Québec? L’électricité du Québec comprise.

COMBIEN? Wouha ha ha! COMBIEN?

Des paroles vides.

COMBIEN?

« …a l’ université et que tu n’ as aucune notions d’ économie… »

Ce qui est coulé dans le béton, est que les universitaires en économie s’y connaissent cent fois mieux que toi.

COMBIEN POUR LES RESSOURCES? COMBIEN?

DES CHIFFRES!

On va voir ce que tu as dans le ventre.

En tout cas avec toi Youlle on est sûr du statu quo! Restons dans notre immobilisme économique et attendons après le gouvernemamam! Nos bons socialeux démocrateux environnementaleux eux sont très efficace pour éteindre l’ économie! Dans tous les pays industrialisés la manne , la richesse vient de l’ entreprenariat et de l’exploitation de nos ressources naturelles! COUR DE BASE 101 EN ÉCONOMIE!!!

Des chiffres c’ est facile ! Développement de nos ressources naturelles = surplus budgétaire et baisse d’ impôts a condition que nos lobbys communautaires et syndicaux n’empochent pas tout !!!

« Des chiffres c’ est facile ! » (beauly02)

Bien donne en des chiffres. Tu sais des chiffres c’est fait avec 1234567890.

« Développement de nos ressources naturelles… »
Combien sa rapporte! COMBIEN!

« …baisse d’ impôts… »
Les impôts du Québec pour les entreprises sont les MOINS CHER en Amérique du Nord. COMBIEN?

Finalement COMBIEN? en chiffres.

Je pense que c’est toi et François1 qui ont besoin de « COUR DE BASE 101 EN ÉCONOMIE!!! » et de cours de math 101.
/////////////

Tu déduis que je suis contre les cours d’économie et c’est FAUX.

Lis la dernière phrase de M. Duhamel:

« Rendons néanmoins justice au Québec. Il existe chez nous un programme merveilleux qui porte le nom de Concours québécois en entrepreneuriat. Cette année, 43 000 jeunes du primaire et du secondaire de toutes les régions du Québec ont présenté 2 200 projets scolaires en entrepreneuriat. »

En entreprise, j’ai suivis des jeunes qui suivaient ce programme et je leur donnaient des infos. Ça ne date pas d’hier ce programme.

J’ai suivis moi même un cour d’entrepreneuriat.

Des cours d’économie?

OUI et VITE à part ça!!!

Ça nous évitera de lire sur certains blogues des commentaires insensés et aberrants émanant de personnes qui n’ont manifestement jamais approché, même de loin, un cours d’économie de leur vie.

Fini les « diplômes universitaires » en sciences molles pas de maths.

Des commentaires insensés et aberrants comme la plupart de vos commentaires?

« Fini les « diplômes universitaires » en sciences molles pas de maths. »

Tu va finir par te faire ramasser par cette fausseté. Je te le promets.

D’ accord avec toi François 1er, les commentaires ci-haut mentionnés ne viennent pas de gens qui sont habitués a entreprendre des mouvements économiques , de l’ entreprenariat ! Ce sont plustôt des intellectuels qui sont habitués a brasser des théories sulfureuses plustôt que de brasser de l’ argent! Tu as beau avoir des beaux programmes sociaux mais ça prend du BACON pour payer cela et ce n’ est les taxes + taxes+taxes a la classe moyenne qui vont payer tout cela!

« Ce sont plustôt des intellectuels qui sont habitués a brasser des théories sulfureuses plustôt que de brasser de l’ argent! »

He hum, he hum; brasser des théories c’est ce que vous faites à l’année longues pour arrondir les fins de mois.

Moi je dirais de la projection:
« C’est un mécanisme de défense du moi qui consiste à rejeter sur autrui des pulsions, des désirs et des pensées qu’un individu ne peut reconnaître pour siens. »

Si les cours d’économie – dans son sens large – ont été abolis, c’est probablement qu’ils voulaient trop embrasser comme le démontrent les différents cours proposés par l’auteur et ceux que voudraient voir nos élites d’affaires (un joyeux mélange de finance personnelle, comptabilité, finance, entrepreneuriat).

« L’économie cherche à comprendre la façon dont fonctionnent nos sociétés, les ressorts qui expliquent leur dynamique : c’est son côté analytique. Mais elle vise aussi à définir les règles qu’il conviendrait de suivre pour que ces sociétés deviennent plus efficaces et/ou plus justes : c’est son côté normatif. Or, d’un économiste à l’autre, les cadres analytiques peuvent différer, les propositions normatives plus encore. D’où des écoles de pensée qu’il convient de connaître. » (Alternatives-Économiques) Par exemple : classique, néo-classique, keynésien, néo-keynésien, post-keynésien, monétariste, marxiste, etc.

Gageons qu’Alain Bouchard aurait de la difficulté à s’y retrouver.

http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/pascale-breton/201505/08/01-4868096-leconomie-nest-pas-une-option.php

Extrait:

Dès 2011, le Groupe de travail sur la littératie financière recommandait d’ailleurs d’enseigner des notions dès le primaire pour améliorer les compétences économiques des Canadiens.

C’est ce qu’a fait l’Ontario, où des notions sont maintenant intégrées dans le curriculum de la quatrième année du primaire à la fin du secondaire. Le Québec a plutôt tenté une expérience pilote et devrait être en mesure d’offrir, à la rentrée scolaire 2015 ou 2016, un nouveau cours d’économie destiné aux élèves de cinquième secondaire. Seul bémol, il sera optionnel.

Pour ajouter formellement un cours d’économie, il aurait fallu retrancher une autre matière au programme. Québec aurait aussi pu exiger de tous les professeurs qu’ils intègrent des notions à la matière qu’ils enseignent, mais donner la responsabilité à tout le monde équivaut à ne l’imputer à personne, comme on l’a vu avec le cours d’éducation sexuelle, aboli lui aussi dans la foulée de la réforme.

L’apprentissage de notions économiques, basé sur des concepts concrets de la vie quotidienne, est pourtant bénéfique à tous les jeunes et leur servira toute la vie.

Non seulement devrait-on réinsérer les cours d’économie dans nos écoles MAIS nous devrions également contingenter les options de sciences molles pas de maths (presque entièrement inutiles!0 dans nos écoles et universités.