Pontiac rend les armes

Quand j’étais jeune, le «vendeur de chars» était quelqu’un de hautement considéré dans sa communauté. Il était souvent le plus riche de la rue, du quartier ou du village et il était le seul à conduire l’automobile de l’année… à chaque année. La décision de GM de fermer quelque 300 concessionnaires au Canada d’ici la fin de l’année marque vraiment la fin de cette époque.

La mort de la marque Pontiac ne surprendra personne. GM est à l’agonie et il fallait agir vite et décisivement pour essayer de sauver le constructeur. La disparition des points de vente est la conséquence naturelle de la décision de GM. On s’apercevra que l’impact de la crise de l’Industrie automobile ne se fera pas sentir qu’en Ontario, mais aussi dans plusieurs petites villes du Québec. Le Globe And Mail indique que chaque concessionnaire emploie environ 40 personnes, souvent les mieux payés de leur communauté.

Ce qui me frappe le plus dans la restructuration de GM, outre le fait qu’elle soit devenue une société appartenant au gouvernement américain – ce qui n’est pas banal en soi – ce sont les projections de vente du constructeur. GM fonde ses évaluations sur des ventes de 10 millions de véhicules aux États-Unis, contre 16 ou 17 millions en 2006 et 2007.

Le marché s’est contracté à un niveau étonnamment bas. Est-ce une question strictement économique ou est-ce que les valeurs sont en train de changer dramatiquement?

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Je suis européen, et vous ne vous imaginez pas à quel point cette «déconfiture» de l’ industrie automobile américaine et un choc. Comment croire que ce qui représentait la puissance de l’ amérique vacille. GM c’ est les grosses bagnoles consommant 13 ou 14 litres au 100kms. Les petites voitures à l’ européenne c’ est pas pour nous, gardez les. CHRYSLER c’est le constructeurs qui disait : «dans Quelques années il n’ y aura plus de constructeurs européens», si ça se trouve CHRYSLER sera sauvé….par un européen, il n’ y a que les imbéciles qui ne changent pas d’ avis.

Quand j’étais jeune, GM nous vendait notre première auto, un Chev; quand on avait fait un peu d’argent on nous vendait une Pontiac; quand on avait connu un bon succès on conduisait un Buick et on rêvait conduire une Cadillac une fois retraité. Je conduis toujours une Chev, je dois avoir au moins l’âme jeune.

Le marché s’est contracté à ce bas niveau pour plusieurs raisons – elles sont plus durables et on les change moins souvent, l’amélioration du transport en commun dans les villes et les banlieues. Peut-être qu’on ne nous vend pas les automobiles que le consommateur veut acheter.

Si ce sont les valeurs qui changent, le moins qu’onpuisse dire c’est que ce sont peut-être justement les valeurs de GM qui sontà l’origine de sa désintégration.

Prenons son attitude dans l’affaire des voitures électriques EV-1. Un reportage diffusé dimanche au canal D a montré qu’après avoir lancé cette voiture électrique en Californie GM s’est employé systématiquement à les détruire après avoir mis fin à sonprogramme de location et après avoir menacé les propriétaires de ces voitures de les poursuivre en justice si ils refusaient de les rendre à la compagnie.

Voilà un créneau qui aurait pu mettre GM de l’avant, bien en avant de la concurrence. Au lieu de ça, GM a détruit ces voitures et choisi de produire des Hummer…

Je ne verserai pas une larme pour la faillite de GM. Mais en effet je me désole pour ceux en bas de l’échelle qui paieront le prix des turpitudes des dirigeants de cette compagnie pourrie.

Changement de valeur? Je ne sais pas, mais changement de comportement ça c’est certain..

Il a été démontré que suite aux chocs pétroliers des années 70 et 80 les comportements ont changé durablement, je ne vois vraiment pas pourquoi ça serait différent cette fois.

Je pense que ce qui change fondamentalement cette fois c’est l’accès au crédit et l’usage que l’on en fait. Les gens seront plus prudent devant l’endettement et les institutions prêteuses plus vigilantes pour gérer le risque.

Les principaux marchés affectés seront l’immobilier bien sûr et aussi l’automobile.

Il faut espéré qu’il s’agit d’un changement de valeurs. La terre ne peut supporter 6.5 milliard d’habitants qui rêvent d’adopter le modèle nord américain de consommation.

La première auto achetée par mon père en 1963 était une Pontiac Laurentian blanche de 1960, avec 30 000 milles au compteur.

Toute sa vie, il n’a acheté que des autos Pontiac.

Il était temps de faire un ménage.

Pontiac et Chevrolet c’est la même chose avec des décorations différentes malgré les éternelles discutions d’amis et de familles que l’un est meilleur que l’autre et ce depuis 50 ans.

GM se faisait sa propre compétition mais cela est dépassé depuis bien longtemps.Ils sont maintenant trop petits pour ce genre de mise en marché.

« On s’apercevra que l’impact de la crise de l’Industrie automobile ne se fera pas sentir qu’en Ontario, mais aussi dans plusieurs petites villes du Québec. »

Ce n’est pas nouveau. Une multitude de concessionnaires ont disparus depuis des années.

Cela ne changera rien pour la moyenne au Québec. Comme exemple, ici à Nicolet le concessionnaire Pontiac a été forcé d’acheter le concessionnaire Chevrolet il y a 10 ans. Aujourd’hui c’est un concessionnaire Chevrolet qui emploie les mécaniciens de Chevrolet et de Pontiac. Ceux qui ont été exclus travaillent chez les asiatiques à Trois Rivières.

Donc aucun emplois de perdu. C’est juste GM qui a ratatiné au profit des asiatiques.

Les gens n’arrêteront pas d’acheter des voitures, s’ils ne peuvent plus acheté de Pontiac ou autre GM, ils vont acheter une autre marque. Les ventes vont effectivement baisser pendant la crise mais après, les gens vont se ruer sur les marques existantes.

Les proprio de GM ne vont pas tous devenir des cyclistes demains parce qu’ils ne peuvent plus acheté de GM.

Je ne pleure pas sur les malheurs de GM car cette compagnie comme les autres grandes américaines a commis de très graves erreurs de planification stratégique. Elle a choisi de conserver et produire encore davantage des voitures à grande consommation. Si la crise actuelle pouvait être imprévisible les conséquences à moyen et long terme de la surconsommation de l’énergie était elle prévisible. Les compagnies américaines ont agi de façon impérialiste. Aulourd’hui tout s’effondre. Le malheur c’est que les empoloyés de ces compagnies subissent les conséquences de cette négligence des compagnies à respecter des valeurs reliées à l’environnement et à la préservetion des ressources.

Je crois que le problème de GM et des autres fabricants américains en est un de qualité. Dans les années 80, je m’étais juré de n’acheter que des voitures fabriqués en amérique. Mais en 1989, j’ai essayé pour la première fois une Honda Accord. Wow ! Une simple voiture qui n’a l’air de rien mais qui se comporte sur la route comme une merveille. Aujourd’hui, j’ai une Accord 2008 toute équipée qui me fait vibrer à chaque fois que je fais de la route avec. Et comple de bonheur, elle est fabriqué (assemblée) au Etats-Unis. Au diable GM et vive Honda, Toyota et les les voitures bien construites !

Je sais, je sais, les gens comme moi font partis du problème de GM. Mais si ces compagnies avaient livré la marchandise à l’époque, je les aurait soutenus. Ma dernières américaine était une Chrysler et je passais mon temps au garage pour des problèmes insignifiants. Avec Honda, je suis au garage pour les changements d’huile… au 14 000 km. A vous de juger de la qualité.

Je suis d’accord avec plusieurs des opinions déja exprimées a l’effet qu’un grand ménage s’impose. Le fait meme qu’autant de concessionnaires soient en mesure de distribuer une si large part du butin pour des voitures pouvant se vendre chez la moitié moins de concessionnaires ne démontre-t’il pas que les prix de ces fichues voitures sont gonflés artificiellement? L’argent n’aboutissant pas dans les poches des vendeurs de chars recyclés en livreurs de pizza refera tout simplement surface ailleurs. Y’a pas de quoi en faire un drame.

Encore une fois, c’est un amérindien qui paie la note: pauvre Pontiac!
Pontiac a été assassiné le 20 avril 1769,dans le village français de Cahokia presqu’en face de St. Louis, Missouri.
Six ans auparavant, exactement le 27 avril 1763, il avait tenu une réunion de ses alliés indiens où ils décidèrent d’attaquer le Fort de Détroit, le 1er mai. Ce fut un échec.
Quelle coïncidence que 240 ans plus tard, presque jour pour jour, son nom disparaisse du paysage américain

Je me souviens du temps où j’habitais à Boisbriand, près de l’usine GM. Celle-là même qui avait été agrandie à « coût » de 400 M$ si ma mémoire est exacte; un prêt sans intérêt à condition de demeurer au moins 20 ans en place. C’était pour l’atelier de peinture… à peu près 15 ans plus tard, on a mis la clé dedans, et le pic environ 2 ans après.

Ils se sont engagés à rester là 20 ans, à préserver des emplois en produisant les camaros et firebird que peu de gens voulaient. Manque de vision, arrogance à l’Américaine…

Darwin serait content de voir sa théorie s’appliquer : ceux qui survivent sont ceux qui s’adaptent à leur environnement! GM et Chrysler se meurent, c’est qu’ils n’ont pas su/pu s’adapter. Belle leçon d’humilité.

Je leur souhaite bonne chance avec la Volt et les autres modèles à zéro consommation d’essence. À pollution minime de leur production à leur mise au rancart.

Allez, bonne soirée!

Ça me fait dresser le poil sur les bras de continuellement lire du «american bashing», surtout dans le domaine de l’automobile. Les gens adoptent les mythes et se mettent à y croire. Les japonais produisent aussi des véhicules tout aussi énergivores, par exemple: le Toyota Sequoia et le Tundra, le Nissan Armada et le Titan, etc.).

L’éternel exemple du Hummer est aussi une farce, car il en existe en si petites quantités que leur niveau de pollution est risible. Personne ne parle des voitures sport qui consomme autant ou presque… «Il n’y a pas pire aveugle que la personne qui ne veut pas voir».

Parmi les responsables de la chute de la suprématie automobile des USA, se retrouvent les journalistes automobile (ils ne sont pas les seuls j’en conviens) qui ont eux-mêmes abondamment donné dans le «american bashing».

Pour un tableau de bord de facture simple sur une voiture américaine, on dira qu’il est rétrograde et ringuard à cause de l’utilisation du plastique… Pour un tableau de bord comparable sur une japonaise, on vantera ses lignes épurées et sa simplicité de lecture. On ne parlera pas du plastique… Tous les constructeurs utilisent du plastiques, sauf pour les véhicules haut de gamme.

Qu’est-ce qu’on gagnera ici à l’écroulement de l’industrie automobile américaine? Des emplois en moins surtout… Avant de vous réjouir de la chute des «grands», pensez-y donc une deuxième fois avant de vous mettre à applaudir.

Si l’industrie automobile américaine tombe en déroute, l’économie des USA va chanceler et sérieusement stagner pour longtemps. Puisque 85% de ce que nous fabriquons au Québec est vendu aux USA, est-ce vraiment un scénario que nous souhaitons?

N’est-t’il pas étrange que le syndicat de Chrysler et celui de GM veulent se porter acquéreur d’une parti de leur compagnie ? Ils pourront défendre les employés contre… eux-même !

@ Alex Caron

« Ça me fait dresser le poil sur les bras de continuellement lire du «american bashing», surtout dans le domaine de l’automobile.”

Comme M. Claude Bélanger, non seulement je me suis promis de n’acheter que des produits autos américaines, mais en plus durant la plus grande partie de ma vie j’en ai fait la promotion.

J’ai même essayé de convainque ma blonde d’acheter une américaine il n’y a pas plus que 4 semaines. Rien à faire mais absolument rien et moins que rien. Elle aussi avant qu’elle achète des produits asiatiques préférait encourager les produits américains.

Je n’insiste pas parce qu’il est très risqué que je me le fasse mettre sur le nez plus tard.

Depuis qu’elle a ses produits asiatiques c’est 15% du garage comme le dit M. Bélanger et je ne suis pas sûr que moi-même j’achèterai un produit américain la prochaine fois.

Donc M. Caron, il n’y a pas d’américan bashing, la plupart des propriétaires d’asiatiques ont d’abord préféré les autos américaines et se sont fait avoir. La qualité des asiatiques est NETTEMENT SUPPÉRIEURE.

Ce sont les entreprises américaines qui ont écoeuré leurs clients, jusqu’à les étouffer, qui sont responsables du désastre des dégâts (vous vous souvenez de Vega et Astre? Wash)

Personne ne se réjouit de l’effondrement de l’industrie de l’auto américaine, mais il faut dire aussi qu’ils ont tous peur de se faire « fourrer » même leurs employés. Cela est valable aussi pour l’ensemble de l’industrie Nord américaine et pour le Québec aussi malheureusement.

Quelques modèles de GM seraient parmi les meilleurs au monde.

Comment feront-ils pour en convainquent les gens, ils n’en ont même plus les moyens.

Voilà où nous a mené le libéralisme droitiste à outrance qui a fait que les entreprises ont « cheepé » sur les produits pour empocher des profits.

Aujourd’hui ils accusent leurs employés pour leurs mauvaises conceptions et leur mauvaise gestion et vous, vous accusez les journaux et les médias.

PS. Ma première compétence a été mécanicien automobile. Donc je sais de quoi je parles.

@ Alex Caron

Vous pourriez me dire que ma compétence comme mécanicien est vieille.

Alors je vous répondrais qu’elle n’est pas si démodée.

Quand j’ai eu mon permis de mécanicien auto, le bloc moteur 350 po cu avait déjà plus de 25 ans et j’arrive à ma retraite.

Ce moteur qui a commencé sa gloire il y à 60 ans, à environ 260 po cu, est encore utilisé aujourd’hui.

Tout un progrès en 60 ans. Dire qu’à l’époque, je traitais les Européens d’arriérés.

Maintenant c’est GM l’arriérée.

PS. C’est la même chose pour Ford dans les Mustang mais pas pour Chrysler

Suite au commentaire de Francis Nadeau, les employeurs offrent souvent des actions de leur compagnie à leurs employés – en prime de Noel ou autre, ou pour chaque dollar investi par l’employé,l’employeur verse aussi un dollar pour l’achat d’actions. On ne voit rien de mal là-dedans au contraire, on suggère que cela encourage la loyauté.

@Mme King,
Les employés et le syndicat c’est pas le même problème. Que les employés est quelques actions dans la compagnie peut les motivés mais lorsque c’est le syndicat il y a conflit d’intérêt. J’ai vu ça ici dans une grève ou le syndicat a appuyé l’employeur au lieu des syndicés. Résultat après la grève il y a eu changement de syndicat. Présentement au Québec ont est confronté avec un scandale au syndicat FTQ ou un haut dirigeant du syndicat a fait des voyages sur le yacht d’un des patrons de la construction et on a même appris que le syndicat avait des parts dans une pourvoirie avec le patron en question. Ça fait ce qu’on appelle un syndicat de boutique.

Mme King,

Je connais ce principe puisque j’en ai moi-même déjà bénificié. Mais comme le dit M. Jacques d., il y a une différence entre l’employé-actionnaire et le syndicat. Un détail m’échappe peut-être… mais il me semble que ça ne devrait pas être possible. Le rôle du syndicat est de protégé les droits des travailleurs vis-à-vis l’employeur. Si les employés veulent prendre le risque de tenter de sauver leur employeur, il devrait plutôt faire un consortium distinct. Non ?

Étrange concept que celui de l’opposition entre le syndicat et l’employeur……….

Ça vient de la vieille thèse marxiste de la lutte des classe. Les classes sont « naturellement » opposées et le bonheur des uns fait le malheur des autres. C’est ce qui pousse les marxiste à vouloir ruiner le riche pour aider le pauvre ou à nuire à l’employeur pour favoriser le travailleur. Selon cette thèse, il n’existe aucun intérêts convergents…

Pour mettre les choses en perspective, je lisais hier qu’Ottawa et Queen’s Park avec des investissements de plusieurs milliards(4,4 – je crois) seront conjointement propriétaires d’environ 2 pourcent de Chrysler.

J’ignore combien les syndicats entendent investir mais probablement beaucoup, beaucoup moins que les gouvernements – et pour beaucoup moins que 1 pourcent de la valeur de Chrysler.

Excusez-moi, mais il faut que je l’écrive, ça me chicotte depuis une semaine – si on ‘investit’ 4,4 milliards pour se retrouver avec seulement 2 % de la compagnie – est-ce que ça veut dire que que Chrysler a une valeur de plus de 200 milliards ? J’en doute.