Pourquoi le PQ n’est pas le parti de l’économie

En privilégiant la politique plutôt que l’économie, le PQ s’est fait tabasser par la CAQ dans les circonscriptions des banlieues montréalaises, où les électeurs de la classe moyenne se sentent accablés par le fardeau fiscal.

Photo: Ryan Remiorz/La presse canadienne
Photo: Ryan Remiorz/La Presse Canadienne

Blogue EconomieL’élection s’est peut-être jouée sur la Charte péquiste et sur le possible référendum, mais il ne faudrait pas oublier l’importance des questions économiques dans le choix des électeurs.

Je ne parle pas ici des programmes spécifiques ou des politiques mises de l’avant par les partis. De ça, on en a finalement assez peu parlé. Je ne suis pas sûr qu’il y a eu beaucoup d’électeurs qui ont choisi le Parti québécois pour sa politique industrielle, qui ont voté pour les libéraux pour leur politique maritime ou qui ont opté pour la Coalition Avenir Québec grâce à son Projet Saint-Laurent.

Pourtant, l’économie intéresse les électeurs au plus haut point. Je pense qu’ils ont aimé que les caquistes soient obsédés par la bonne gestion de l’État et que les libéraux privilégient l’économie et l’emploi plutôt que les questions identitaires ou politiques. Voilà des positionnements clairs et nets.

Les questions de pain et de beurre préoccupent les gens, car ils sont inquiets par les temps qui courent. Leur endettement est élevé et leur pouvoir d’achat est mis à l’épreuve par des augmentations de salaire modestes et un fardeau fiscal élevé. Leur équilibre financier repose sur un emploi de qualité, et aucun parti ne se fera du mal en répétant inlassablement ce thème.

Le Parti québécois n’a pas été sensible à cette inquiétude. Il pensait, à tort, que sa bonne gestion ainsi que ses nombreuses réalisations conforteraient les électeurs et lui donneraient un ticket pour un deuxième mandat.

Le PQ s’est engagé dans la vente à la pièce d’innombrables éléments de programme au lieu d’afficher un positionnement constant en faveur de l’amélioration des conditions de vie des Québécois. C’est sans compter que la tenue potentielle d’un référendum et l’indépendance sont, pour une majorité de Québécois, une grande source d’inquiétude en soi.

En privilégiant la politique plutôt que l’économie, le PQ s’est fait tabasser par la CAQ dans les circonscriptions des banlieues montréalaises où les électeurs de la classe moyenne se sentent accablés par le fardeau fiscal.

Après avoir laissé le dossier des mines dans les mains des représentants de sa gauche économique et écologiste, le PQ a subi, lundi soir, d’importants reculs dans les régions ressources, perdant trois des quatre circonscriptions de l’Abitibi et du Grand Nord aux mains des libéraux. Sa majorité a aussi fondu dans le comté de Duplessis, sur la Côte-Nord. Tout ça en ne gagnant rien en retour. L’ancien ministre de l’Environnement Daniel Breton a perdu son comté montréalais et la ministre Martine Ouellet l’a emporté de justesse dans Vachon, une circonscription pourtant très péquiste.

Le PQ voulait se proclamer le parti de l’économie au Québec, et il croyait que son bilan et la valeur de ses candidats lui permettraient de revendiquer ce titre auprès des électeurs.

Les électeurs ne l’ont jamais cru. Quand ils pensent au PQ, ce n’est pas ce qui leur vient en tête.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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Lorsqu’on regarde le peu d’intérêt qu’a suscité dans les colonnes de L’actualité les dossiers préparés par Alec Castonguay sur plusieurs questions dont notamment le dossier de l’emploi et de l’économie, tout comme les billets ayant pour thème l’exportation par Katy Noël, je suis de moins en moins sûr que les électeurs s’intéressent à l’économie au plus haut point.

Je remarque surtout que c’est d’abord la confusion qui règne au plus haut point. Que tout le monde parle d’économie, parce que tout le monde parle de tout, lorsque ce sont les théoriciens les plus saugrenus qui tiennent le « haut du pavé. »

Les mensonges de tous acabits se portent très bien. Pour moi, ce ne sont pas les questions économiques qui ont mobilisées les citoyens, c’est plutôt le retour du bon sens qui explique le choix d’une majorité d’électeurs, le volonté de cesser de se chicaner et le choix d’un gouvernement stable avec un Premier ministre qui soit bel et bien déterminé à rester.

François Legault dont la meilleure qualité est encore l’intuition a très bien compris ce message pour délivrer très rapidement à la population ce qu’elle attendait, c’est que lui aussi était là pour rester.

Je ne crois pas des pertes comme celles de Chambly ou de Borduas notamment, soient imputables au seul facteur des classes moyennes qui se sentent tout-à-coup accablées par le fardeau fiscal. Le malaise était d’une toute autre nature. On ne passe pas abruptement du coq à l’âne en moins de 18 mois sur cette seule raison.

Vous avez oublié de parler du très intelligent virage régional amorcé par Philippe Couillard. Cela a payé et si ce n’eut été cela, le PQ aurait peut-être perdu des plumes mais pas ces circonscriptions de l’Abitibi ou du Grand-Nord québécois qui étaient considérées par plusieurs de leurs stratèges comme acquises.

Disons que quoiqu’il en soit, des partis politiques qui s’engagent à faire de la bonne politique, cela ne devrait pas nuire à l’économie. Lorsque des économistes distingués de la trempe de jacques Parizeau, cela ne court pas les rues. Ceci pouvant encore en partie expliquer cela pour le PQ sur le front de l’économie.

Ceci montre toutefois qu’il ne suffit pas que de parler d’économie pour faire de l’économie. Cela prend une dimension supplémentaire : celle de la crédibilité. — Mais peut-être suis-je une fois de plus dans l’erreur, c’est du moins une opinion partagée par plusieurs électeurs « souverainisses » tout à mon endroit. Allez donc savoir, c’est peut-être vrai 🙂

Difficile pour le PQ de parler d’économie lorsque l’on n’a presque que des journaliste politiques et des diplômés en sciences molles pas de maths dans son sein.

En plus, s’ils en parlent, ils se feront remettre sur le nez que le Québec pauvre d’aujourd’hui DOIT compter sur la très généreuse allocation que nous verse le reste de nos frères Canadiens.

« Difficile pour le PQ de parler d’économie lorsque l’on n’a presque que des journaliste politiques et des diplômés en sciences molles pas de maths dans son sein. »

Je te rappelle que la comptabilité et les économistes du parti libéral ont étudié en science molle y compris l’auteur de ce blogue, c’est-à-dire les sciences de l’économie.

Nomme moi les députés qui ont étudiés en math au parti libéral.

Je te rappelle que le parti libéral pendant ses neuf ans à doublé la dette nette du Québec, à fait des déficit astronomiques, à doublé le salaire des médecins et a augmenté le budget de la santé de 30% en 5 ans à cause de la privatisation et du salaires des médecins.

Et tu semble dire qu’ils savent compter!

C’est sans compter les avantage du Gros docteur et de son boss pour leurs poches à ton détriment.

Un parti politique dont le but premier est de faire grossir le gouvernement, à l’intérieur ou hors du Canada, ne peut pas être une option économique sérieuse quand déjà le Québec est l’État le plus taxé et endetté en Amérique du Nord.

Le PQ est bien un parti de l’économie, même si ça peut choquer Pierre Duhamel, ce n’est pas moi qui le proclame, mais Stéphane Gobeil, ex-blogueur de l’Actualité, péquiste jusqu’au bout des ongles, mais dont les chiffres et statistiques qu’il nous présente sont révélateurs.

http://gobeillades.wordpress.com/2014/01/16/le-parti-de-leconomie-cest-le-parti-quebecois/

Difficile de te prendre pour le parti de l’économie quand tu passes le plus clair de la campagne électoral à transmettre le message les hauts-parleurs à fond qu’un vote pour le PQ est un vote pour la charte des valeurs.

Cessez de rêver en couleurs et que la campagne qui s’est déroulée n’a jamais existée. Les grands ténors du parti qui aujourd’hui prennent tous leurs distances de la campagne électorale ont pourtant poussé sur tous les boutons qui ont mené à l’écrasement spectaculaire du PQ lundi dernier.

Les Drainville et Lisée sont bien plus à blâmer pour ce résultat que ne l’est PKP et surtout les journalistes.

C’est l’excuse classique, les journalistes étaient contre nous. Franchement, la plupart des journalistes sont pro-PQ.

La campagne n’était même pas commencée que Lisée et Drainville passaient leur temps à lancer de la boue via les médias sociaux alors que c’était eux qui étaient au pouvoir. Ils agissaient comme s’ils étaient dans l’opposition constamment. Et en campagne, ils n’ont fait qu’accélérer la cadence. Ils ont été le relais de tout ce qui a mené à la perte du PQ. Aujourd’hui, ils essaient de nous faire croire qu’ils n’avaient rien à voir avec ça. Lisée nous dit qu’il n’était pas en faveur de la charte. Ben, bon sang, allez donc lire ses tweets des deux derniers mois pour voir. Plus cheerleader que ça tu meurs.

Cher Toto le héros si les « tweets » sont la source de vos informations, c’est«Twit » le zéro, qu’il faudra à l’avenir mettre comme pseudo.

Stéphane Gobeil comme source fiable… Hum… Pourquoi pas le site du Parti québécois tant qu’à y être?

N’importe quoi.

C’est difficile de parler économie quand les journalistes ne vous permettent pas de le faire. Au début de la campagne,, (oui il y eu de mauvaises décisions stratégique du PQ) Mme Marois ne pouvait pas parler de son programme, elle était constamment court circuité par des questions référendaires. Elle donnait beaucoup de place à ses revenants responsables de dossier, mais les medias (dont Radio canada) coupait le reportage toute de suite après l’intervention ne donnant pas de place à la transmission du programme et gardait le débat sur ce que ses adversaires voulaient bien et qui étaient important pour eux, le référendum.
Avez-vous lu l’article de M. Pouliot du Journal Affaires sur les programmes économiques des parties? Je pense que M. Pouliot connait un peu l’économie. M. Pouliot recommandait le programme du Partie Québécois, jugeant celui du Partie Libéral trop risqué surtout en rapport à l’augmentation de la dette. Personne n’en a parler. L’important à rapporter que c’était le référendum. Je vais dire comme ma fille «pas rapport». Les médias ont joué le jeux ou sont à courte vue et au sensationnalisme.

Le PQ a cessé d’être un parti de l’économie à partir du moment où il a voulu taxer davantage les gains en capital et » les riches ». Et je pense que, même si le PQ a reculé un peu, les électeurs n’ont pas oublié cette tendence à vouloir « scier les jambes à ceux qui se démènent pour ne pas vivre au crochet de l’état.

En lançant cette attaque le PQ ne s’attaquait pas qu’aux multimillionnaires mais bien aux dizaines de milliers de petits investisseurs qui à force de travail, de discipline, de sacrifices, de décisions mûrement réfléchies espèrent se bâtir un petit fond de retraite et améliorer leur sort. Et ces gens là et leurs famille élargie ne peuvent pas mettre de côté une pareille menace au fruit d’un dur labeur.

Ces gens font déjà largement leur part en taxes et en impôt de toute sortes et font corps avec la classe moyenne pour dire assez , c’est assez. D’un côté le PQ sonne l’alarme et participe à une commission pour faire des recommandations afin d’aider les gens à avoir des revenus décents à l’âge de la retraite et de l’autre … ils font tout pour décourager et pénaliser ceux qui essayent d’y arriver par leur propre moyens. J’ai donc la très nette impression qu’un gouvernement qui agit de la sorte fait partie du problème plutôt que de la solution.

La souverainité ÉCONOMIQUE d`abord et avant tout! L`argent c`est le nerf de la guerre! M. Duhamel a raison les électeurs n`ont jamais crus au bilan économique du P.Q. La difficulté avec eux ( les péquistes) c`est que leur noyau de militants est composé de progressistes gauchistes qui ne laisse aucune chance au libéralisme! Les syndicats ne créent pas d`emploies; ce sont les ENTREPRISES! Les syndicats de la fonction publique ,parapublique ont un lobby imposant et savent très bien que les contribuables ont les poches très creuses!

Donc si on veut se sortir du marasme économique vers lequel on s`en va,; il n`était pas judicieux de voter pour la gauche c`est tout a fait logique! Le gouvernement du Parti québecois a agit pendant ses 18 mois de demi- pouvoir en gouvernement majoritaire! Moratoire par-dessus moratoire. Un pas en avant ,un pas en arrière! Les gens des régions ont vu un manque flagrant de soucis de développer nos richesses naturellles quand la préoccupation première de cet ancien gouvernement était l`environnement et non la croissance économique!! Dite ça à un travailleur en région qui veut avoir une job!

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