Pourquoi le Québec reçoit-il des milliards en péréquation ?

C’est parce que la richesse des provinces pétrolières est hors norme et que la vraie richesse du Québec est sous-estimée, explique Pierre Fortin.

Blogue EconomieCette année, le gouvernement fédéral prévoit accorder au Québec un montant de 9,3 milliards de dollars en paiements dits de péréquation.

Il s’agit d’une somme d’argent considérable. Elle est fréquemment jugée excessive par les médias canadiens à l’extérieur du Québec. Elle porte même certains Québécois à exprimer publiquement la honte qu’ils éprouvent à voir leur province dépendre à ce point du «BS fédéral».

Avant de juger, ce n’est tout de même pas une mauvaise idée d’essayer au préalable de comprendre ce qu’est le programme de péréquation et pourquoi le Québec en bénéficie de façon si importante. C’est ce que j’ai l’intention de faire dans ce billet.

La péréquation est un transfert d’argent aux provinces moins riches

D’abord, qu’est-ce que la péréquation ? C’est un programme fédéral de transfert d’argent aux provinces qui sont moins riches que la moyenne. Il vise à leur permettre d’offrir des services publics de qualité comparable à ceux qui sont offerts par les provinces plus riches sans avoir à taxer leur population plus que la moyenne, même si elles sont moins bien nanties. La constitution canadienne oblige le gouvernement fédéral à leur faire de tels transferts chaque année afin d’atténuer les inégalités régionales.

À LIRE AUSSI : Frédéric Bastien : Le prix des «vraies affaires»

Les paiements de péréquation sont de la compétence exclusive du gouvernement fédéral. Ils sont déterminés par une formule mathématique qui compare la capacité de chaque province à lever les diverses formes d’impôts (impôts des particuliers, impôts des sociétés, taxes à la consommation, impôts fonciers et revenus tirés des ressources naturelles) à la moyenne canadienne. Cette formule est passablement compliquée, car plusieurs éléments de calcul jouent simultanément.

Plus le revenu par habitant d’une province est faible, plus elle reçoit de péréquation

Néanmoins, un indicateur simple qui résume la capacité financière de chaque province permet de comprendre pourquoi elle reçoit plus ou moins de paiements de péréquation que les autres. Cet indicateur, c’est l’écart entre son PIB par habitant et la moyenne canadienne.

Comme seules les provinces moins riches que la moyenne sont admissibles à recevoir des paiements de péréquation, il faut tout d’abord s’attendre à ce que les trois provinces pétrolières (Terre-Neuve, la Saskatchewan et l’Alberta) n’en reçoivent pas du tout, puisque leur PIB par habitant est considérablement supérieur à la moyenne nationale. C’est bel et bien le cas : aucune des trois ne reçoit de tels paiements.

Le graphique ci-dessous se contente donc d’illustrer la relation entre les paiements de péréquation reçus par les sept autres provinces (dépourvues de pétrole) et leur indicateur de capacité financière. Les données utilisées sont celles de 2012, soit la dernière année pour laquelle les PIB provinciaux sont  présentement disponibles.

perequation

La disposition des points sur le graphique montre que le lien entre les paiements de péréquation par habitant qu’obtiennent les provinces et l’écart de leur PIB par habitant à la moyenne canadienne est très étroit.

On constate que plus le PIB par habitant d’une province descend sous la moyenne nationale (en allant vers la gauche sur le graphique), plus le montant de péréquation obtenu par habitant tend à augmenter (en allant vers le haut). Chaque millier de dollars qui sépare le PIB par habitant d’une province non pétrolière de la moyenne nationale lui a valu environ 150 dollars en paiements de péréquation par habitant en 2012-2013.

Le plus grand bénéficiaire de péréquation est l’Île-du-Prince-Édouard. En 2012, son PIB par habitant était inférieur de 14 000 dollars à la moyenne canadienne. Un montant de 2 320 dollars par habitant lui a été versé en péréquation. À l’autre extrême, la Colombie-Britannique n’a rien obtenu, malgré qu’elle soit une province non pétrolière dont le PIB par habitant était inférieur de 3 900 dollars à la moyenne nationale. Dans son cas, c’est surtout en raison de revenus de ressources naturelles comparativement élevés.

Le Québec occupe une position intermédiaire entre ces extrêmes. Son PIB par habitant de 2012 a été de 44 300 dollars, soit 8 100 dollars de moins que la moyenne canadienne de 52 400 dollars. Il s’est vu accorder 915 dollars par habitant en paiements de péréquation et a finalement obtenu 7,4 milliards de dollars en péréquation.

Trois raisons expliquent la récolte importante du Québec en péréquation

Il y a trois raisons pour lesquelles le Québec retire plusieurs milliards de dollars en paiements fédéraux de péréquation chaque année.

La première raison est qu’avec ses 8 millions d’habitants ou plus, le Québec est la deuxième province la plus populeuse du Canada. Les 915 dollars par habitant qu’il a récoltés en péréquation en 2012-2013 sont plutôt modérés lorsqu’on les compare aux paiements par habitant qu’ont reçus les provinces maritimes et le Manitoba. C’est la multiplication de ces 915 dollars par 8,1 millions d’habitants qui a valu au Québec le montant total fort important de 7,4 milliards en péréquation. L’année 2014-2015 devrait lui en rapporter 9,3 milliards.

Cela en fait évidemment sourciller plus d’un. À l’inverse, le traitement accordé à une petite province comme l’Île-du-Prince-Édouard ne soulève guère de réaction. Celle-ci a reçu 2 320 dollars par habitant en péréquation en 2012-2013, mais elle a encaissé un montant total de 337 millions seulement, compte tenu de sa petite population de 145 000 habitants. La réaction serait sans doute plus vive si l’Île abritait 8 millions d’habitants comme le Québec. Avec le même paiement de 2 320 dollars par habitant, elle aurait encaissé 18,8 milliards !

La deuxième raison pour laquelle le montant total de péréquation versé au Québec est aussi important est que les trois provinces pétrolières tirent la richesse moyenne du Canada vers le haut. En 2012, le PIB par habitant moyen de ces trois provinces a atteint 77 000 dollars. C’était 62 % de plus que le PIB par habitant moyen de 47 600 dollars des sept provinces sans pétrole. Au total, cela a produit une moyenne de 52 400 dollars pour l’ensemble des dix provinces. S’il n’y avait pas eu de pétrole dans les trois provinces favorisées, la moyenne nationale n’aurait pas dépassé 49 000 dollars. Elle aurait donc été plus faible de 3 400 dollars.

Comme les droits de péréquation de chaque province sont basés sur l’écart entre sa richesse et la moyenne nationale, cette considération a une grande importance. Si, en 2012, la moyenne nationale du PIB par habitant avait été de 49 000 dollars au lieu de 52 400 dollars, l’écart du PIB par habitant du Québec à la moyenne aurait été de 4 700 dollars au lieu des 8 100 dollars illustrés sur le graphique. Avec les mêmes règles de péréquation, le montant à verser au Québec aurait alors été non pas de 7,4 milliards, mais autour de 4 milliards (mon approximation maison).

Un raisonnement analogue s’applique à l’Ontario. Cette dernière province a reçu 3,3 milliards en péréquation en 2012. Sans le pétrole des trois provinces riches qui a soulevé la richesse moyenne de l’ensemble du pays et creusé l’écart entre la richesse de l’Ontario et cette moyenne, la grande province n’aurait sans doute rien obtenu. En somme, les milliards versés en péréquation à l’Ontario comme au Québec en 2012-2013 étaient, dans une large mesure, attribuables à la forte influence de la richesse des provinces pétrolières sur la richesse moyenne canadienne.

Troisièmement, il faut admettre que la formule fédérale qui sert à calculer les paiements de péréquation avantage le Québec. Cette formule est basée sur les revenus monétaires qui produisent les assiettes fiscales des provinces, et non pas sur leur « vrai » pouvoir d’achat. Or, le «vrai» pouvoir d’achat du Québec se compare beaucoup mieux à celui des autres provinces non pétrolières que ne le laisse croire son revenu purement monétaire (résumé par son PIB par habitant).

Deux arguments permettent de soutenir cette affirmation. Le premier est que presque tout coûte moins cher au Québec que dans les six autres provinces non pétrolières. En moyenne, les prix sont 8,5 % plus bas au Québec. Autrement dit, le revenu par habitant du Québec, qui a été enregistré à 44 300 dollars en 2012, a permis aux Québécois d’acheter le même volume de biens et de services au Québec que 48 400 dollars a pu le faire dans ces six autres provinces. Or, ces 48 400 dollars, qui mesurent plus adéquatement la vraie richesse du Québec, sont inférieurs de 1 % seulement au PIB par habitant moyen de ces six provinces.

Le calcul des paiements de péréquation ne tient pas compte de ces différences de prix entre les provinces. Il s’appuie sur leur revenu monétaire pur, dont le PIB par habitant est l’indicateur synthétique. Comme le revenu monétaire (le PIB par habitant) est beaucoup plus bas au Québec, la formule fédérale se trouve à sous-estimer sa vraie richesse et à lui accorder une compensation d’autant plus importante.

Le second argument qui permet de soutenir que la formule fédérale avantage le Québec repose sur le fait que les travailleurs du Québec renoncent volontairement à plus de revenu monétaire que ceux des autres provinces, afin de disposer de plus de temps libre. En 2012, par exemple, les personnes en emploi au Québec ont travaillé en moyenne 1 671 heures, soit 4 % de moins que les 1 742 heures par personne en emploi enregistrées dans les six autres provinces non pétrolières. (Il y a du temps partiel involontaire, mais il n’est pas très important et pas plus répandu au Québec qu’ailleurs.)

Or, le calcul des paiements de péréquation ne tient pas compte non plus des différences interprovinciales dans les heures travaillées par personne en emploi. En utilisant le revenu monétaire comme base, la formule fédérale se trouve, encore ici, à accorder au Québec des droits de  péréquation qui le compensent pour le surplus de temps libre que ses travailleurs ont volontairement choisi de se donner en comparaison des travailleurs des autres provinces.

Trois points et deux conclusions

Les observations qui précèdent se résument à trois points et deux conclusions :

Point 1 : Une forte corrélation existe entre les paiements de péréquation par habitant que chaque province non pétrolière reçoit et l’écart entre son revenu intérieur (PIB) par habitant et la moyenne canadienne

Point 2 : Parmi les six provinces bénéficiaires de péréquation, les paiements par habitant que reçoit le Québec le placent dans une position intermédiaire entre l’Île-du-Prince-Édouard, qui obtient le maximum, et l’Ontario, le minimum

Point 3 : Si le montant global accordé en péréquation au Québec est important – 9,3 milliards de dollars en 2014-2015 –, c’est principalement pour trois raisons :

a) le Québec est la seconde province la plus populeuse du Canada, de sorte qu’un montant de péréquation modéré par habitant entraîne malgré tout un montant global versé qui est considérable

b) la très grande richesse des provinces pétrolières (Terre-Neuve, Saskatchewan et Alberta) place à un niveau élevé la norme par rapport à laquelle les revenus gouvernementaux des provinces non pétrolières doivent être comblés

c) la formule utilisée par le gouvernement fédéral pour calculer les droits de péréquation des provinces est étroitement associée à leur revenu monétaire (résumé par leur PIB par habitant). Le Québec s’en trouve avantagé, parce que le niveau moyen de ses prix est plus bas et que le temps libre est plus valorisé par ses travailleurs qu’ailleurs au Canada, ce qui abaisse son revenu monétaire par rapport à la moyenne et accroît ses recettes de péréquation.

Conclusion 1 : Si la formule fédérale servant à calculer les droits de péréquation des provinces devenait soudainement basée sur leur « vrai » pouvoir d’achat plutôt que sur leur revenu monétaire, il est fort probable que le Québec, comme la Colombie-Britannique, ne recevrait plus de paiements à ce titre. La perte financière pour le Gouvernement du Québec serait évidemment énorme.

Conclusion 2 : Par contre, si la formule est maintenue, le Québec continuera encore longtemps à recevoir d’importants paiements de péréquation chaque année. Car, même s’il parvient à accélérer sa production par travailleur — ce qui est évidemment souhaitable —, le fait qu’il vieillit plus vite que les autres provinces rend presque inévitable que son PIB par habitant ralentisse en comparaison de la moyenne canadienne, ce qui fera augmenter automatiquement ses droits de péréquation.

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Et la maladie hollandaise crée par le maudit pétrole albertain. M. Fortin?
Ce pétrole a fait bondir notre piasse de 61 cennes en 2000 à plus que la parité en 2008.
Du coup, un tas de PME au Québec (et en Ontario) ont dû fermer.
Pourquoi que nos colonisés comme Legault, qui n’en finissent plus de dire à quel point on est pauvres, ne parlent jamais de cette maladie?

J’oublais: Ottawa a mis combien de nos taxes dans le projet Hibernia pour le lancer dans les années 90? Plus d’un milliard pour une province de 500,000 habitants. C’est comme si Ottawa mettait 16 milliards pour lancer le projet Anticosti?

La maladie hollandaise a été contredite à plusieurs reprises.

Ce n’est pas tant notre dollar qui a augmenté que celui des USA qui a diminué.

Regardez les fluctuations du prix du pétrole ces 5 dernières années vs les fluctuations de notre dollars. Nous sommes au plus haut niveau du prix du pétrole en 5ans (presque à 106$) et pourtant, notre dollars est plus bas à 92cents.

Lorsqu’un trader (Forex) écrivait au printemps, 2013 : « Beaucoup de traders sont familiers avec la forte relation qui existe entre les prix du pétrole brut et le dollar canadien. (…)

Historiquement, on sait que cette corrélation est très forte. La question est maintenant de savoir si celle-ci est toujours aussi forte de nos jours. De nombreuses choses ont changé depuis l’année dernière. Plusieurs pays ont perdu leur triple A, dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni, mais il semble à en juger par l’analyse graphique que la corrélation entre le brut et l’USD/CAD demeure.(…)

Il semble donc prudent de dire, qu’à part le sentiment au risque et les fondamentaux, les prix du pétrole jouent un rôle essentiel dans la détermination du prix du dollar canadien. Pour se positionner sur le marché des changes en 2013 sur l’USD/CAD, il sera donc certainement très opportun de regarder aussi la courbe d’évolution du pétrole brut. » Vous pouvez toujours causer.

Merci M.Fortin pour ces présicions.

C’est gentil de la part du Fédéral… Pour entretenir l’idée que le Québec a absolument besoin du Fédéral, ils nous paient …. C’est le dilemme de nonbreux assistés sociaux… Se prendre en main et perdre certains « avantages » !!!!

Cela fait aussi l’affaire de nombreux dénigreurs du Québec… Jouer sur le GROS montant de péréquation… Démagogie facile !!!

Donc vous seriez pour que les gris méchant d’Ottawa arrête de nous donner 9 milliards de péréquation par année ? Dis moi donc quels hôpitaux vous allez fermer ? Quels écoles ? Quels services sociaux ? Ah ils sont vraiment méchants les gens du ROC vouloir nous forcer a accepter 9 milliards par année en dons, par ce que nous sommes trop paresseux pour aller travailler

1-Le Québec a choisi de ne pas exploiter ses ressources naturelles (comme le gaz et le pétrole). Pourquoi les autres province devrait payer pour ce choix. C’est comme une personne sur l’aide sociale qui refuserait un emploi.

2-Je ne veux pas me comparer aux maritime, je veux me comparer au meilleur. Je veux que le Québec soit premier, pas qu’il se contente de ne pas arriver dernier.

3-La péréquation par habitant en Alberta, Saskatchewan et Colombie-Britannique et terre-Neuve est de 0$.

P.-S. la maladie hollandaise c’est une maladie imaginaire. Seul le secteur manufacturiers des provinces très interventionnistes ont souffert. Le secteur manufacturier se portent très bien Al Alberta, Colombie-Britannique et Saskatchewan.

Une chance qu’il existe, le pétrole albertain sinon qui nous enverrait généreusement ces $9 Milliards PAR ANNÉE qui nous permettent de s’offrir des services dont nous n’avons pas les moyens??? Hein???

La « maladie hollandaise » a le dos très…très large pour les diplômés en sciences molles pas de maths.

Premièrement, l’appréciation du huard ne peut être attribuée uniquement au boom pétrolier. L’expansion monétaire américaine y a contribué de deux manières : 1) elle a dévalorisé le billet vert au profit de notre monnaie; et 2) elle a exercé des pressions à la hausse sur le prix des ressources naturelles, lesquelles ont également fait grimper notre dollar.

Deuxièmement, il n’y a pas qu’au Québec que le secteur manufacturier est en situation difficile. C’est le cas dans la majorité des pays industrialisés, incluant les États-Unis, où il est pourtant impossible d’invoquer la maladie hollandaise.

Troisièmement, vous oubliez que les déboires du secteur manufacturier ont débuté il y a 35 ans, bien avant le succès de l’industrie des hydrocarbures de l’Ouest canadien. Il semble également que vous ignoriez que le dollar canadien a déjà été relativement faible (un dollar canadien valait à peine 61 cents américains en 2002) sans pour autant relancer certaines industries en difficulté.

Quatrièmement, vous négligez le fait qu’un taux de change élevé réduit le prix de nos importations. Les consommateurs en profitent, certes, mais les entreprises aussi. Elles peuvent se procurer les matières premières et le capital productif dont elles ont besoin à moindre coût, et ainsi mieux affronter la concurrence internationale.

Finalement, la compétitivité ne dépend pas exclusivement du taux de change. La créativité, l’ingéniosité et la propension à prendre des risques y contribuent fortement. En revanche, la fiscalité confiscatoire, le cadre réglementaire contraignant et le coût élevé de la main-d’oeuvre peuvent contraindre des entrepreneurs à jeter l’éponge. Par-dessus tout, la compétitivité est tributaire de la productivité. Or, le Québec a été dans le peloton de queue des principales économies industrialisées pour le niveau et le taux de croissance annuel moyen de sa productivité au cours des 30 dernières années.

Voilà pour votre maladie imaginaire!

François 1, vous nous décevez. Monsieur Fortin touche à la péréquation, votre sujet de prédilection, et qu’avez-vous à dire là-dessus ? Rien ou si peu, en lieu et place, vous discutez de la maladie hollandaise et du dollar canadien, sujet intéressant, je l’admets, mais qui me laisse perplexe sur votre aptitude à comprendre le texte de Pierre Fortin dont vous lui reprochez d’y voir la maladie hollandaise, maladie imaginaire selon vous, mais qu’il n’aborde pas dans son texte puisque cela vient d’un commentateur.

Je répondais à jack2 le 16 juin 2014 à 14 h 07 min mais j’ai pesé sur la mauvaise touche.

Voilà!

Les « diplômés en sciences molles sans maths » auxquels vous faites allusions sont-ils les géographes, les anthropologues, les sociologues qui voient le monde et le développement humain sous un spectre plus large que celui de l’économie? À perpétuer ce genre de perceptions dénigrantes entre les différentes disciplines , point de rapprochement possible en vue entre les humanistes et les économistes!

J’ai un grand respect pour les géographes, les anthropologues, les sociologues…lorsqu’ils parlent de géographie, d’anthropologie,etc…

MAIS lorsqu’ils tentent de venir tenter le plus sérieusement du monter de nous donner des leçons de mathématiques, d’économie ou de finances…ils perdent de leur « charme »,,,

Bien d’accord avec vous Mme Patry, les « sciences molles sans math. » faut-il être borné pour affirmer une telle chose. L’économie pour elle-même, le libre-marché et tout le bataclan « des vraies affaires » on voit ce que ça donne justement.

La « maladie hollandaise » a le dos très…très large pour les diplômés en sciences molles pas de maths.

Ce genre de commentaire méprisant enlève toute crédibilité à votre argumentaire. Comme si le bons sens venait avec les maths!!!

@Francois
« La « maladie hollandaise » a le dos très…très large pour les diplômés en sciences molles pas de maths. »

Vous me faites rire.
PKP est un diplômé en « sciences molles » comme vous dites.
Gageons qu’il pourrait vous en montrer pendant assez longtemps.

Merci pour cet article, très intéressant

La vision jovialiste à la Lisée de M. Fortin.. Vivement Martin Coiteux à la rescousse des nuls en économie..

Ne serait-ce que la référence à Frédérik Bastien cette analyse est teintée de partisannerie à coup sûr.

Monsieur Couche-Tard a de nombreux partisans chez les « money makers » à ce que je vois…

Vous nous comparez à l’Ile du Prince Édouard, sérieusement? Cette petite province rurale au milieu du golfe qui n’a pas d’industrie et qui vit du tourisme et de l’agriculture?

Par contre on peut très bien comparer avec l’Ontario (une province qui ne va pourtant pas bien non plus) et là la différence devient encore plus gênante quand on refait votre petit calcul pour obtenir le montant par habitant

Quand au « tout coûte moins cher » ici c’est complètement faux, en alimentation par exemple les produits vendu ici sont de moindre qualité, le rapport qualité prix est le même. Ici les taxes à la consommation sont plus élevées, sans parler de l’essence.

Nous recevons plus que les autres parce que nous sommes plus pauvres, et par une bonne marge, vous vous couvrez de ridicule en essayant de démontrer le contraire.

Au lieu d’insulter celui qui fait une démonstration, faites donc une démonstration aussi clair et nous jugeront de qui est le plus crédible…

Le Québec ne pourrait jamais s’en sortir économiquement sans cette péréquation.

C’est bien eau ça la péréquation mais j’aimerais M. Fortin que vous fassiez un autre billet sur ce que le Québec paie au Fédéral annuellement à savoir:
– Impôt fédéral
– TPS
– Taxes d’accises
– Autres taxes et autres paiements

Est qu’avons nous en retour ? Plusieurs disent que nous envoyons au Fédéral plus de $ 40 G par année. Si c’est le cas, la péréquation n’est qu’un remboursement pour «un trop payé» !!!

Est-ce que quelqu’un peut clarifier cette situation et SVP avec des données vérifiables et non pas des estimations basées sur l’allégeance indépendantiste ou fédéraliste.

Merci

Une partie de l’économie de l’Ontario provient des emplois et des contrats du gouvernement fédéral. De plus, les politiques fédérales ont grandement avantagées l’industrie de l’automobile concentrée en Ontario. Dans un passé plus lointain, le Québec était le pourvoyeur du Canada en finançant le transport ferroviaire et le transport maritime.

Il faut aussi tenir compte que le Québec paie pour le système de péréquation mais il a reçoit plus qu’il en paie. Si on fait la différence, il en reçoit beaucoup moins que le 9 milliards.

Ça fait mille fois que cette étude a été publiée mais ne comptez pas sur les séparatistes pour vous en faire connaître la teneur:

http://blogues.journaldequebec.com/michelhebert/politique/par-bonheur-harper-ne-lit-pas/

Extrait:

«Alors voici ce qu’on apprend, à la page 46 : le gouvernement fédéral obtient dans la Belle Province des recettes totalisant 44,5 milliards. Cela inclut l’impôt des particuliers, des entreprises, les taxes, les cotisations à l’assurance chômage, etc. Un total donc de 44,5 milliards.

Mais Ottawa dépense au Québec pas moins de 60,8 milliards. Dépenses courantes en biens et services, des versements aux particuliers, des subventions aux entreprises, etc. L’Institut de la Statistique ajoute 6,1 milliards constituant les intérêts sur la part du Québec de la dette fédérale. Or, si on s’en tient aux services, ou aux dépenses directes au Québec eet/ou aux citoyens québécois, Ottawa dépense 54,7 milliards dans la Belle Province. Le déficit est donc d’au moins 10,2 milliards. Si on ajoute les intérêts sur la part du Québec de la dette : le déficit fédéral au Québec est de 16,2 milliards.»

C’est plus clair maintenant???

P.S.: L’étude en question vient tout droit des «Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec.» Pas de Ottawa, pas de l’Alberta, pas du Parti Libéral du Québec, pas du Conference board, pas de Bay street!!! Mais tout droit du Gouvernement du QUÉBEC. De NOTRE gouvernement…

Michel Hébert devrait se garder une petite gêne. Avait-il lu avant de publier son article, le document du ministère des Finances du Québec (Le point sur les transferts fédéraux, 2011-12) qui affirme à la page A.27 : « Il faut toutefois être prudent lorsqu’on utilise les CEP [Comptes Économiques Provinciaux] pour évaluer la redistribution interprovinciale au Canada. À ce sujet, Statistique Canada faisait remarquer, dans le numéro de L’observateur économique canadien publié en février 2007 : « Il est erroné de procéder à une analyse coûts-avantages de la Confédération à partir uniquement des estimations des revenus et dépenses de l’administration fédérale comprises dans les CEP. Les dispositions financières de notre confédération sont beaucoup plus subtiles […] Même si l’administration fédérale peut, par exemple, transférer de l’argent aux provinces de l’Atlantique en vertu du programme de péréquation, il se peut que cet argent soit utilisé pour acheter du matériel médical fabriqué en Ontario » (pages 3.2 et 3.3).

Ainsi, pour apprécier dans une plus juste mesure les flux financiers interrégionaux qui existent au sein de la fédération, il importe également d’analyser le commerce de biens et services entre les provinces. »

Ce que je viens de citer ça vient aussi de notre bon gouvernement, un gouvernement libéral en plus (2011-12) et même mieux on y cite un organisme fédéral dont la crédibilité ne se dément pas.

Bien sûr, il se trouvera toujours une tête d’œuf pour venir nous souligner LES petits caractères qui semblent apparaître, même de très loin, appuyer leur théorie enténébrée surtout prise hors contexte.

LA vérité, celle que donne des boutons à tous les tenants du séparatisme mais qui est appuyée par tous les économistes SÉRIEUX, c’est que le Québec vit depuis plus de cinquante ans (50) aux crochets du reste du Canada.

Si mes souvenirs sont exacts, la dernière fois où le Québec était suffisamment riche, actif, efficace et souverain pour contribuer POSITIVEMENT à la péréquation Canadienne remonte aux années de Duplessis…celui d’ailleurs qui nous a donné NOTRE drapeau NATIONAL!!!

« tête d’œuf »… vous êtes chanceux que ça ai passé la modération… vous êtes clairement un dépendentiste, nous en sommes clairement conscient. Soyez fier c’est pas demain la veille que ça va changer. Les québécois ont clairement exprimer leur volonté de se faire prendre en charge par Ottawa . Je comprend d’ailleurs pas pourquoi il n’y a pas un mouvement pour faire du Québec un district d’Ottawa (un peu comme Washington DC) tellement tout est tellement plus pertinent, mieux et franchement incontestablement divin quand ça viens d’Ottawa.

Ce serait plus sérieux, si vous nous faisiez la démonstration de ce que vous racontez, mais cela risque d’être difficile, puisque vous n’avez aucune idée sur le fondement même de la péréquation. Ce que vous faites, c’est juste de l’esbroufe.

Marc…Marc…Marx (!)…mais j’en FAIS la démonstration:

Voir les «Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec.». TOUT y est!!!

François 1

Vous m’avez surtout démontré que vous étiez nul en comptabilité. Là-dessus, vous êtes convaincant.

@ Marc Sauvageau le 20 juin 2014 à 13 h 07 min:

Donc, Stats QUÉBEC est nul en comptabilité?

Joignez-vous à l’autre triple buse (jack2) et courez chez Stats QUÉBEC leur dire de corriger immédiatement LEIRS stats.

Curieux quand même qu’aucun économiste ou financier reconnu et même qu’aucun membre du Parti québécois, qui aurait pourtant tout intérêt à combattre ces statistiques de NOTRE gouvernement québécois, n’ait relevé les pseudo-bavures dont vous nous faites part ici.

Ils ne veulent probablement pas passer pour des idiots, EUX!!!

@ François 1

Vous risquez de passer pour un idiot si vous continuez à raisonner comme vous le faites en ce moment. Dans mes commentaires sur le blogue mis en lien ci-haut, je vous ai démontré vos faiblesses en comptabilité. Ce que vous interprétez comme des « pseudo-bavures » est le fruit de votre ignorance. Vous êtes bien la seule personne à ma connaissance, qui, lorsqu’elle reçoit un compte d’un marchand où il est inscrit une somme montrant des intérêts, s’imagine que c’est une gratification.

Petit oubli: c’est pour l’année 11-12. Année ou Ottawa a connu un déficit de 28 milliards de dollars
Second oubli: Ottawa sous-estime la contribution québécoise puisque que les grandes cies font leurs rapports d’impots à partir de Toronto

Ah…bon…stats QUÉBEC est dans le champ gauche???

Vite…allez leur dire de corriger LEURS stats.

N’importe quoi!

J’ai pas dit que Stat Québec .était dans le champ gauche. J’ai dit que l’année dont vous parles, Ottawa a connu un déficit de 28,000,000,000. Que le Québec ait reçu 16G de plus qu’il a donné n’a donc rien de scandaleux.
Ensuite, dans le 60G, on compte le financement de la dette: 6G. Le Québec n,a donc reçu que 54G
Finalement, le système canadien est fait en sorte que les grandes cies ont leur siège social à Toronto et paient leurs impots fédéral à partir de Toronto ce qui gonfle la contribution ontarienne et sous-estime celle des autres provinces, dont le Québec.
Informe-vous un peu. Vous me semblez speedy, mais très mal informé

La péréquation c’est à peine 16G sur un budget de 280G. Sait-on déjà demandé comment sont dépensés les autres 264G?

Est-ce que nos colonisés savent que le Québec ne recoit que 14% des 21G dépensés par l’armée?
A peine 9% de 10G dépensés pour les Affaires indiennes?
A peine 11% des 9 milliards dépensés par l’Agricutlure?
Ca ils n’en parlent jamais. Parlent juste des 9G de péréquation qu’on reçoit

Ce qui me turlupine le plus dans le système de péréquation, c’est que le Québec en retire (i.e.: il vit aux crochets des autres provinces canadiennes qui vivent pourtant dans le même Canada que lui!!!)) depuis la Révolution tranquille. Depuis plus de 50 (cinquante) ans!!!

Est-ce normal d’être ainsi un BS «structurel»???

Une année…deux…cinq ça peut toujours passer mais CINQUANTE ANS???

Sommes-nous si peu travaillants, si fainéants, si paresseux et si désemparés que nous devions collectivement dépendre des autres pour nous nourrir et ce, année après année???

Chose certaine, en tout cas, c’est que le Québec évolue dans le système canadien. Il est cependant certain, de façon si absolue que c’est carrément ridicule même d’évoquer que la situation déplorable (si l’on en croit tous ces analystes) du Québec est affectée par le cadre canadien. En fait sans l’état canadien, à en croire les plus modérés, le Québec peinerait, probablement, à se hisser au rang d’Haïti en terme de performance économique.

J’apprécie toujours les explications de Pierre Fortin sur les différentes facettes de l’économie qui touchent les Québécois dans leur quotidien comme dans leur vie collective. Ces blocs de savoir nous sont livrés avec simplicité, clarté et convivialité. Je souhaite qu’il puisse aussi, un jour prochain, nous instruire de l’importance de l’économie sociale chez nous versus les autres provinces et notre grand voisin du Sud, car je soupçonne que notre découverte en vaudrait la peine… Jean-Francois Cloutier, St-Lambert

Moi ce qui m’inquiète est que la clique de ces économistes sociaux-démocrates (Fortin, Godbout, etc..) a l’oreille du gouvernement. Leur principal soucis n’est pas tant de permettre au Québec de redevenir performant économiquement mais plutôt de réchapper le « modèle ».

A cause de ça en guise de « réformes structurelle » je m’attends plutôt à ce que l’éléphant accouche d’une souris!

La vraie honte ce sont les jounaux anglo qui écrivent des articles haineux et les francos qui sont assez stupides pour les croirent.

Façon Claire, concise et intelligente de présenter une info qui peut être indigeste. Bravo et merci pour cet effort de vulgarisation. Je comprends enfin!

Ca fait pitié des québécois qui se disent honteux de bénéficier des règles fédérales. Pour toutes les fois qu’elles nous ont désavantagées dans le passé. On fera pas de pays fort avec des gens qui plient aux critiques xénophobes du roc.

Mr Fortin. Merci pour un article très éclairant pour le commun des mortels. Un commentaire:Dans votre intro, vous mentionnez que la péréquation est le moyen fédéral pour assurer que les provinces offrent des services de qualité équivalents d’une province à l’autre, quelques soient leurs moyen de prélever des fonds. Noble. Mais le Québec s’offre des services de bien meilleure qualité que toute autre province… C’est là que ça blaisse le ROC.

Et si l’Hydro-Québec vendait son électricité aux québécois au prix du marché? Notre PIB serait à la hausse, non?

Merci monsieur Fortin de nous donner l’heure juste, preuves à l’appui. Bravo!

C’est un article qui traite bien de son sujet : la péréquation provinciale-fédérale. Ce n’est pas une analyse complexe sur l’économie et ses causes de fluctuation. Ça m’a personnellement beaucoup plu, merci.

Je reste avec l’idée que le Québec reçoit plus que sa vraie part du « revenu familial » et j’espère seulement que les provinces pétrolières compensent leur perte de péréquation par leurs revenus pétroliers, ce que je ne suis pas entièrement convaincu. Enfin, les règles d’équité aussi complexes soient-elles ne sont jamais complètement justes. Par contre ce qui me conforte le plus dans tout ça c’est que c’est un argument fort contre les idées indépendantistes du Québec…

Merci monsieur Fortin pour votre article fort intéressant. Il est bon de lire un propos tenu par quelqu’un de savant et de pédagogue. On peut reconnaître que le Québec reçoit et il donne. En d’autres temps, il a donné plus et il a moins reçu. Est-ce qu’une vraie confédération serait faite ainsi de partage, en respectant les possibilités de chacun, selon les circonstances? En s’informant, on apprend et on comprend mieux.

Monsieur Fortin,

Le Québec envoi à Ottawa environ $1 milliard à chaque semaine en taxes de toutes sortes. Ottawa prend ce $52 milliards et le dépense parfaitement à sa guise, et en toute liberté.

Les dépenses d’Ottawa de l’argent reçu du Québec, ne sont que très peu réinvestit au Québec, et quand c’est réinvesti au Québec, c’est plus souvent qu’autrement sous forme de propagande canadienne anti québécoise, ou sous forme de programmes contre productifs à l’avancement de notre Nation.

À chaque année, aussi, Ottawa nous envoi, avec tambours et trompettes, une maigre péréquation pour montrer à tout le monde, et nous montrer, comment ils sont gentils, et comment, nous, on est stupide.

Avec son association avec le Canada, le Québec paye en quelque sorte pour son propre ethnocide.

Elle est là, la réalité, Monsieur Fortin. Elle n’est pas ailleurs ..

JL

FAUX!!!

http://blogues.journaldequebec.com/michelhebert/politique/par-bonheur-harper-ne-lit-pas/

Extrait:

«Il ne faudrait pas que Stephen Harper se mette à lire et qu’il tombe sur l’édition 2013 des Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec. Ce document dresse le portrait précis des finances publiques du Québec en 2012.

Alors voici ce qu’on apprend, à la page 46 : le gouvernement fédéral obtient dans la Belle Province des recettes totalisant 44,5 milliards. Cela inclut l’impôt des particuliers, des entreprises, les taxes, les cotisations à l’assurance chômage, etc. Un total donc de 44,5 milliards.

Mais Ottawa dépense au Québec pas moins de 60,8 milliards. Dépenses courantes en biens et services, des versements aux particuliers, des subventions aux entreprises, etc. L’Institut de la Statistique ajoute 6,1 milliards constituant les intérêts sur la part du Québec de la dette fédérale. Or, si on s’en tient aux services, ou aux dépenses directes au Québec eet/ou aux citoyens québécois, Ottawa dépense 54,7 milliards dans la Belle Province. Le déficit est donc d’au moins 10,2 milliards. Si on ajoute les intérêts sur la part du Québec de la dette : le déficit fédéral au Québec est de 16,2 milliards.»

$16.2 MILLIARDS PAR ANNÉE que notre gouvernement fédéral nous verse très généreusement et ça vient des statistiques du QUÉBEC sacram…!!!

Renseignez-vous un peu SVP avant de proférer vos âneries.

Ce n’est pas une question de mathématique, monsieur Fortin. Les anglais trichent; ils truquent les bilans financiers des corporations, et des gouvernements. Air Canada est un quadraplégique qui aurait dû être mort depuis au moins 25 ans. On pompe de l’argent dans ça comme de la merde dans un égout. Vous aurez compris qu’un Air Canada ne peut pas mourir, et qu’un Air Québec ne doit pas exister. La très vaste majorité des dépenses comptabilisé par Ottawa comme dépense pour le Québec ne le sont pas, ou ne le sont que très peu, ou ne le sont qu’indirectement. Avec vous déjà pensé que la GRC est partout sauf au Québec? Combien ça coute ça? Et, c’est comptabilisé comment cette histoire? Ce n’est qu’un exemple. TOUT est comme ça dans la comptabilité d’Ottawa. Il faut sortir des bilans financiers et regarder la RÉALITÉ bien en face. Au Plaisir, JL

Cet argument est aussi valable pour les gens de toutes les autres provinces que le Québec.

Bien sûr que non, en Alberta le gouvernement fédéral prend plus qu’il en donne. On est pas sortis du bois au Québec avec un tel illetrisme économique!

Le Québec regorge de ressources naturelles, tout comme la Colombie-Britannique. Cependant, seulement 0,2% du budget québécois vient des redevances sur celles-ci. Pour ce qui est du « Maîtres chez-nous! », on repassera! Quand il s’agit de péréquation ou du fait qu’on devrait exploiter de la marde comme les gaz de schiste pour supposément créer de la richesse(de laquelle nous n’aurions probablement pas plus de ristourne), tout à coup, le sous-sol québécois disparait! Si on dépend du reste du Canada, ce n’est pas car nous ne créons pas assez de richesse, mais car nous ne la redistribuons pas adéquatement. La fiscalité des entreprises entre aussi en jeu. Le Québec n’est pas pauvre. Notre PIB est supérieur à ceux du Royaume-Uni et de l’Allemagne. Mais pourquoi donc dans les faits ressemblons-nous de plus en plus à une république de bananes?

C’est nous autres qui ont la plus belle place pour vivre plusieurs ont essayez ailleurs et la plupart revienne ca parait plus rose la bas au . Canada mais C’est ici au Quėbec le meilleur

Pis de toute facon on paie de l’impot mais on a plus de service que en Alberta celui quė pas content qui aille restė la bas la frontiere est ouverte . Plus tard quand y voudra revenir on prendra peut etre pitiė de lui por voir si y peu revenir. Hi hi hi

Pour les gens plus ou moins ambitieux, honnêtes et travaillants, le Québec est définitivement meilleur.

Trop drole. La riche Ontario se plaint ce matin de ne pas recevoir assez de BS d’Ottawa.

http://www.lapresse.ca/actualites/national/201406/18/01-4777070-perequation-lontario-nobtiendrait-pas-sa-juste-part.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_national_4572_section_POS2

Un rapport qui sera déposé jeudi par le directeur parlementaire du budget doit révéler qu’Ottawa traite injustement l’Ontario en la sous-financant de 1,2 milliard de dollars sous l’actuel programme canadien de péréquation.

La péréquation est basée sur la capacité fiscale des provinces, ou en d’autres termes l’importance de leur assiette fiscale. Qu’est-ce que c’est que ces embrouilles de pouvoir d’achat des provinces et de coût de la vie pour les provinces? Très liséen comme texte.Sans compter que la péréquation du Québec n’a pas commencé avec le développement pétrolier.

@ Marc Sauvageau le 21 juin 2014 à 0 h 22 min:

Donc je suis idiot et ignorant des règles comptables…AINSI que TOUT le groupe de fonctionnaires économistes et de diplômés en finances qui ont travaillé et travaillent actuellement (les règles qui régissent cet organisme ÉTATIQUE QUÉBÉCOIS n’ont pas changé depuis des lustres!!!) à L’institut de la statistique du Québec et plus particulièrement sur les «Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec.»…

Franchement, Marc, vous vous enfoncez de plus en plus profondément dans le grotesque et le ridicule et pour votre bien, vous devriez cesser d’étaler ici toute votre incompétence.

Lorsque l’on est dans le trou, la première chose à faire est d’arrêter de creuser…

Je ne continuerai pas cet échange éternellement avec vous. D’abord, j’ai écrit que vous risquiez de passer pour un idiot. Votre faculté de lire est aussi « molle » que votre connaissance de la comptabilité.

Pour une dernière fois, il est peut-être temps de faire un petit effort, vous avez écrit ici et ailleurs :« $16.2 MILLIARDS PAR ANNÉE que notre gouvernement fédéral nous verse très généreusement et ça vient des statistiques du QUÉBEC sacram…!!! » Je ne sais pas comment vous définissez la générosité, mais quand je vois sur un état de compte, par exemple celui d’Hydro-Québec, un certain montant à côté de l’appellation « intérêts », la dernière chose qui me vient à l’esprit, c’est de remercier Hydro pour sa grande « générosité ». C’est pourtant ce que vous faites avec ce que je viens de citer.

Dans le texte que vous nous avez cité, avec jouissance, il est écrit : « Le déficit est donc d’au moins 10,2 milliards. Si on ajoute les intérêts sur la part du Québec de la dette : le déficit fédéral au Québec est de 16,2 milliards.» Les 10 milliards ce sont les dépenses tel qu’expliqué dans la citation (impôt des particuliers, des entreprises, les taxes, les cotisations à l’assurance chômage, etc), le reste est l’intérêt sur la dette, soutenu par le gouvernement fédéral et reporté au compte des dépenses. Les intérêts ont probablement été profitables aux prêteurs, mais pas aux contribuables qui financent le coût et ce n’est donc pas de la générosité.

En addenda

J’ai commis une petite erreur de copier-coller. Il faudrait lire « Dépenses courantes en biens et services, des versements aux particuliers, des subventions aux entreprises, etc. » en lieu et place de « impôt des particuliers, des entreprises, les taxes, les cotisations à l’assurance chômage, etc »

« Les intérêts ont probablement été profitables aux prêteurs, mais pas aux contribuables qui financent le coût et ce n’est donc pas de la générosité. » (sic)

Si au moins les contribuables québécois en « financaient le coût » mais au contraire, je vous souligne qu’ici, les « 16.2 Milliards de beaux dollars Canadiens sont un SURPLUS (« over and above » comme disent les Anglais) de ce que le Québec envoie à Ottawa. Il est alors parfaitement acceptable et normal que les intérêts soient comptabilisés comme le l’estime le Ministère des Finances du Québec.

En fait, la VRAIE question qui se pose est la suivante: qui a raison? Marc Sauvageau ou notre Ministère de Finances du Québec et l’Ordre des Comptables du Québec???

L’Ontario et le Québec ne sont-ils pas les 2 provinces qui dégagent le plus de taxation pour le gouvernement fédéral? Ainsi le Québec n’a t-il pas droit à une plus grande péréquation? Certains services étant offerts, comme l’immigration, etc..,. par la province ne nécessite-t-il pas une plus grande péréquation pour le Québec?

1er point tiré du texte: « La constitution canadienne oblige le gouvernement fédéral à leur faire de tels transferts chaque année afin d’atténuer les inégalités régionales. »

– on parle d’inégalités régionales: j’en déduit que le Québec faisant parti du Canada, a autant le droit que n’importe quelle autre province de tirer profit des ressources de son territoire qui est le Canada…

2e point tiré du texte: « Les paiements de péréquation sont […] déterminés par une formule mathématique qui compare la capacité de chaque province à lever les diverses formes d’impôts (impôts des particuliers, impôts des sociétés, taxes à la consommation, impôts fonciers et revenus tirés des ressources naturelles) à la moyenne canadienne. Cette formule est passablement compliquée, car plusieurs éléments de calcul jouent simultanément. »

– fort est à parier que très peu, voire aucune, des personnes qui ont commenté ici ne connaissent cette formule et encore moins ne la comprennent… alors à quoi bon dire n’importe quoi sur le sujet?!

– je me dis que si le Québec a droit à cette péréquation, cela doit être justifié… depuis quand on donne de l’argent comme ça sans raison?! Aaah, voilà la clé: quelle est cette raison? On l’sait pas! Haha

Bonne fin d’journée

J’ai lu rapidement ce long texte. M. Fortin nous explique comment est répartie la péréquation. Mais il ne nous informe pas sur la façon dont elle est financée. Si elle est financée à même les revenus fiscaux provenant de toutes les provinces et non pas seulement des provinces les plus riches, alors il faudrait calculer le montant réel reçu par le Québec en soustrayant le financement provenant du Québec du montant dit de péréquation. Le montant réel serait alors beaucoup moins que 9,3 milliards.

C’est sans compter que les conservateurs gouvernent pour le bénéfice de l’alberta en les avantageant politiquement et économiquement.

Questions. 1- Le Québec peut-il utiliser l’argent de la péréquation à sa guise?
2-Combien les provinces pétrolières ont-elles recu d’Ottawa, par habitant, pour développer leurs possibilités pétrolières?

Combien d’impôt est-ce que le Québec paie au fédéral? Je suis sûr que nous payons plus que le 9 milliards que nous recevons, donc, il nous remettent une partie de nos impôts! C’est tout on ne vit pas sur le BS! Il faut dite les choses telles quelles sont. Pas essayer de nous dire qu’on doit rester dans le Canada pour survivre!