L’économie du Québec se porte bien. La démonstration du prof Fortin.

L’économie du Québec est à présent plus productive que celle de l’Ontario.

Pour bien commencer l’année économique, rien de mieux que de refaire la démonstration que les pessimistes, ceux qui sont toujours prompts à proclamer que l’économie du Québec va mal, se trompent royalement.

Tout peut et doit s’améliorer, bien sûr. Les défis ne manquent pas : la démographie, l’environnement, la santé, la persévérance scolaire, les inégalités, la corruption.

Mais l’économie québécoise a énormément progressé depuis 50 ans, et elle est loin d’aller mal depuis 20 ans.

À l’époque, nous formions un peuple pauvre, illettré, dépendant et en mauvaise santé. La pire performance de l’Amérique du Nord.

Le salaire moyen des francophones au Québec équivalait à 52 % de celui des anglophones. Aujourd’hui, à niveaux d’éducation et d’expérience identiques, le salaire horaire moyen des francophones ne le cède en rien à celui des anglophones.

En 1960, le niveau de vie du Québec accusait un retard de 18 % sur celui de l’Ontario. Maintenant, le retard a fondu à 5 %. Et ce qui en reste s’explique entièrement par le fait que les Québécois choisissent librement de travailler moins d’heures par année que les Ontariens. Le mieux-vivre, c’est ici.

L’économie du Québec est à présent plus productive que celle de l’Ontario. Les Québécois produisent plus de biens et de services par heure travaillée que les Ontariens. Il nous reste les États-Unis à rattraper.

Economie
La pauvreté absolue, c’est quand on peut se payer un peu plus (mais à peine) que le nécessaire. Une situation moins fréquente au Québec qu’ailleurs au Canada.

En 1960, les deux tiers des Québécois de 30 ans ne possédaient aucun diplôme. Seulement 5 % avaient un diplôme universitaire. Aujourd’hui, 90 % ont un diplôme secondaire ou professionnel, et 32 % un diplôme universitaire. On peut et on doit encore progresser, mais il n’y a pas de quoi se flageller !

Au tournant de la Révolution tranquille, la majorité des ados québécois savaient à peine lire, écrire et compter. Aujourd’hui, nos jeunes de 15 ans se classent au septième rang mondial en mathématiques, à égalité avec les jeunes Japonais, et au premier rang de toutes les provinces canadiennes. Il faut maintenant s’améliorer en lecture.

Il y a 55 ans, les entreprises francophones ne contrôlaient que 47 % de l’emploi au Québec. Aux dernières nouvelles, ce chiffre avait grimpé à 67 %.

Il y a 60 ans, la population du Québec était la plus pauvre du Canada, avec celle de Terre-Neuve. En 2015, le taux de pauvreté absolue (lorsqu’on peut s’offrir à peine plus que le niveau de subsistance) est plus faible au Québec que partout ailleurs au Canada, sauf dans les provinces riches en pétrole des Prairies. De plus, l’inégalité du revenu au Québec est la moins prononcée en Amérique du Nord.

Cumulativement, depuis 15 ans, la production de richesse par habitant d’âge actif (de 15 à 64 ans) a progressé davantage au Québec qu’aux États-Unis et en Ontario. C’est + 19 % au Québec, + 15 % aux États-Unis et + 11 % en Ontario.

Depuis la récession de 2008-2009, le poids de la dette publique du Québec dans l’économie a augmenté quatre fois moins qu’en Ontario et huit fois moins qu’aux États-Unis.

Les finances de l’État québécois se sont sans cesse améliorées depuis 20 ans. Le poids des intérêts à payer sur sa dette a diminué de 40 %. Toutes les agences internationales de notation de crédit ont maintenu ou haussé sa cote financière.

Des rassemblements économiques régionaux riches en vision, en solutions et en projets, comme Je vois Montréal, on en a encore grand besoin. Mais on aurait aussi grand besoin d’imposer un moratoire au larmoiement sur l’état de notre économie. Rien ne justifie le discours pessimiste.

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71 commentaires
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Étrange commentaire de Pierre Fortin, à la limite du Politique, voire de l’essai nationaliste. De temps à autre, monsieur Fortin « prend partie » contre les pessimistes dit-il, ceux qui ne voient qu’un vaste trou dans l’économie du Québec. Pardon mais ça fait « people »! Le fait d’invoquer certaines grandes évolutions économiques qu’on a connu au cours de cinq décennies, à l’instar de beaucoup d’autres pays, ne fait pas du Québec un klondike! Ce qui devrait nous préoccuper actuellement, c’est que tant le Québec que la plupart des autres provinces ainsi que le fédéral n’ont acune stratégie de développement économique digne de ce nom pour faire face au ralentissement structurel de la croissance. J’inviterais monsieur Fortin à utiliser sa grande expertise pour stimuler la réflexion à ces sujets plutôt qu’à nous inciter à ronronner de bonheur.

J’ai beaucoup de difficulté à comprendre vos statistiques sur les taux de personnes ayant un diplôme tel que vous le suggérez “Aujourd’hui, 90 % ont un diplôme secondaire ou professionnel, et 32 % un diplôme universitaire” puisque le Bureau des statistiques du Québec ne font pas la distinction entre les diplômes (3 années d’études) et les certificats (une seule année) mais surtout celles disponibles au Ministère de l’éducation qui contredisent ces données tronquées par de la politique de cloché.

Celles compilées par le Ministère démontrent que depuis 25 ans (1990), le taux de décrochage a augmenté de façon drastique, soit de 24% à 47%, et ce, avant la fin du troisième secondaire. De ceux-ci à peine plus de la moitié retournent aux études à l’intérieur des huit années suivantes pour parfaire en une seule année les deux ou trois années manquantes. Les employeurs sont à la recherche de personnes possédant un diplôme et non un certificat ne changera pas la dure réalité de ces étudiants qui seront relégués à des emplois mal rémunéré près de ou au salaire minimum.

Il s’agit donc de diplômes dont le curriculum est grandement atténué pour s’assurer que les étudiants pourront obtenir un “certificat d’étude secondaire” et non un diplôme. Seuls ceux qui se dirigent vers une scolarité menant à un métier (3 années de scolarité en 18 à 24 mois) auront une meilleure chance de trouver un travail.

Ces études font absence du français et des mathématiques. On oublie complètement les études en sciences (chimie et physique) ainsi que géographie et histoire puisque trop contraignants. Ce sont des études sur la scolarité que le gouvernement fabrique de toute pièce en servant des statistiques de type tape à l’oeil et se dorer la pilule devant les employeurs.

Le manque de diversité académique à l’intérieur de ces études s’appliquent à des étudiants qui ne sortiront pas du curriculum et ne feront malheureusement pas part d’un personnel possédant toutes les habilités à pouvoir gravir les échelons et sera dévolu à des emplois au salaire minimum toute leur vie durant.

Pour contrer ce jeu de mots et le traficotage (sic) des données mais surtout le manque de connaissance des étudiants, les employeurs exigent de plus en plus, un diplôme de niveau collégial qui subit une dégringolade depuis 1990 en terme de diplomation.

Vos données sont basées (du moins ressemblent en tout et en partie) sur une étude sommaire publiée en début février 2014 par Marc-André Gauthier du Bureau des statistiques du Québec comportant des données de 1990 et 2014 et ne concerne que les personnes de 25 ans et plus.

Monsieur Gauthier prends au moins le soin d’indiquer que la meilleure performance est due au grand nombre de personnes retraitées n’ayant pas eu la chance de se scolarisé durant les années d’après guerre soient de 1945 à 1960, de là la hausse élevée des diplômés, édifiées en pourcentage. Ajouté à un échantillonnage des personnes de plus de 25 ans en font une étude peu sérieuse puisque les décrocheurs (sic) d’entre 16 et 25 ans viendraient changer les résultats de façon significative.

Nous sommes conséquemment forts loin des 90% que vous invoquez. En ce qui a trait au pourcentage de diplômés universitaires, vous comptez dans votre statistique les étudiants qui font qu’un certificat et non complète un Bacc.

Un très beau rapport de 2006 édifié par monsieur Pascal Gélinas de la Direction des politiques et analyses du Bureau du développement économique du Québec dénote pour la période 1992 à 2005 ce qui suit :

“Tous diplômes confondus, le nombre des personnes ayant reçu un diplôme universitaire a connu une
forte croissance (moyenne de 24,5 %) au Québec au cours de la période de 1992 à 2005 (contrairement au 32% invoqué par le rapport du Bureau des statistiques du Québec ainsi que vos données). Cette croissance est davantage marquée à la maîtrise (72 %) et au doctorat (45,1 %) qu’au baccalauréat (14 %).” Il s’agit donc du pourcentage d’augmentation et non du nombre de diplômés.

Hors rien ne nous indique combien de personnes s’appliquent ces pourcentages. Il est bien de voir qu’une augmentation du niveau maîtrise de 72% mais s’il n’y avait que 2% des personnes qui en détenaient un auparavant il s’agirait aujourd’hui de seulement 3.5% au niveau maîtrise.

Il poursuit un peu plus loin dans son document comme suit :

“Toute proportion gardée, le nombre de titulaires d’un diplôme universitaire était en février 2006, de 6,7% en Ontario et de 5,8% au Québec” nous éloignant encore plus des données du rapport sommaire du Bureau des statistiques du Québec à saveur politique après une décade du Parti Québécois au pouvoir de 1994 à 2004.

Il faut considérer qu’un étudiant de niveau maîtrise ou doctorat n’augmente pas le nombre de diplômés universitaires mais le degré de diplomation. Ce qu’il faut retenir c’est le nombre de nouveau diplômés au niveau du Bacc n’a AUGMENTÉ que de 14%.

La réalité deviendra tout autre au cours des 15 prochaines années alors que près de 3 millions de personnes dépasseront le seuil des 65 ans, ceux-ci ayant vécu durant l’apogée de la scolarisation des années 68 à 83 où 93% des étudiants terminaient leurs études secondaires avec succès, le décrochage étant considéré comme l’exception à la règle, puisque du 7% restant, la très grande majorité se rendait au secondaire 5 mais ne réussissaient pas aux examens finals du Ministère. Le retour aux études, appelé “éducation permanente” ne débuta qu’en 1989 puisque le nombre de décrocheurs (sic) augmenta rapidement à partir de 83, suite à la récession 78-84 provoqué par l’administration péquiste depuis novembre 1976 qui fit deux refonte de l’éducation.

Faut-il rappeler que le cinquième secondaire comportait 12 années d’étude. Les étudiants finissant leur primaire après 7 années d’étude devaient écrire correctement la langue française puisqu’ils étaient à l’ère des dictés de 400 mots à chaque semaine. La correction s’effectuait par une perte de 2% par faute d’orthographe et la note de passage était de 60%. Il ne fallait que 16 fautes pour “couler”. Lors de l’examen du Ministère l’étudiant faisait face à refaire sa septième année.

Nous sommes forts loin de ce constat lorsque nous savons que plus de 50% des étudiants qui se présentent à l’université pour effectuer des études menant à la profession d’enseignant ne réussissent pas à passer le même examen où ils perdent qu’un seul point par faute d’orthographe et dont la note de passage n’est que de 50%.

Si le taux de décrochage ne diminue pas durant la prochaine décennie, le Québec se retrouvera avec la population la moins scolarisée au Canada et peut être en Amérique du nord.

En fait, la langue française n’a jamais autant périclité que depuis la Loi 101 et la constitution de la Commission de PROTECTION de la langue française.

« Celles compilées par le Ministère démontrent que depuis 25 ans (1990), le taux de décrochage a augmenté de façon drastique, soit de 24% à 47% »

Je ne sais pas où vous avez pris vos chiffres, mais voici un graphique du taux de décrochage annuel (disponible sur le site du MEQ) :

http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/statistiques_info_decisionnelle/Graphique_decrochage_series_hist_2012-2013.pdf

Si vous voulez dire que le taux d’obtention du DES a baissé de 76% à 53%, alors il ne faudrait pas utiliser le terme « taux de décrochage » qui est défini méthodologiquement.

« “Tous diplômes confondus, le nombre des personnes ayant reçu un diplôme universitaire a connu une
forte croissance (moyenne de 24,5 %) au Québec au cours de la période de 1992 à 2005 (contrairement au 32% invoqué par le rapport du Bureau des statistiques du Québec ainsi que vos données). »

Vous comparez 2 choses complètement différentes.

Le chiffre de 24,5% est l’augmentation en nombre absolu d’individus qui ont obtenu un diplôme universitaire. Exemple fictif (pour bien illustrer la donnée) : de 1000 personnes en 1992, ce chiffre est passé à 1245 personnes en 2005.

Le 32% dont Pierre Fortin parle, c’est le % de la population du Québec qui possède un diplôme universitaire. Autre exemple fictif : s’il y a 1M de diplômés universitaires sur une population de 8M de personnes, alors 12,5% de la population possède un diplôme universitaire.

Il n’y a absolument aucune incohérence entre les 2 chiffres que vous citez parce qu’ils ne mesurent pas la même chose.

À titre indicatif, dans l’étude dont vous faites référence, le nombre total de personnes possédant un diplôme universitaire (tous niveaux confondus) a augmenté de 527 085 pendant la période étudiée (1992-2005).

Source : http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/contenu/publications/RST/PTDU_1992-2005.pdf

Le bureau des statistique du Québec inclus les diplômes de second et troisième cycle, ce ne sont pas de nouveau diplomés universitaire.

Mais ni M. Fortin, ni l’ISQ ne parle d’augmentation sur la base du nombre de diplômes obtenus (seulement l’étude que vous citez le fait).

On parle du nombre de citoyens qui possèdent un diplôme universitaire, peu importe le grade. Une personne qui possède un diplôme de 2è ou 3è cycle n’est pas compté en double, sauf (à défaut de me répéter), dans l’étude que vous citez.

« Hors rien ne nous indique combien de personnes s’appliquent ces pourcentages. Il est bien de voir qu’une augmentation du niveau maîtrise de 72% mais s’il n’y avait que 2% des personnes qui en détenaient un auparavant il s’agirait aujourd’hui de seulement 3.5% au niveau maîtrise. »

Les données sommaires sont disponibles ici : http://www.stat.gouv.qc.ca/docs-hmi/statistiques/education/niveau-scolarite/repartition-scol-ra-sexe-age.html

C’est 8% de la population québécoise (2014) qui possédait un diplôme supérieur au baccalauréat (maîtrise ou doctorat). Une donnée beaucoup plus à jour que celle de 2005 dont vous parlez.

Le calcul était un exemple de calcul pour démontrer qu’il ne faut pas se restraindre sur le pourcentage d’augmentation mais sur le nombre réel. Vous venez tout simplement indiquer la réalité de cette énoncée.

« “Toute proportion gardée, le nombre de titulaires d’un diplôme universitaire était en février 2006, de 6,7% en Ontario et de 5,8% au Québec »

Vous avez complètement déformé le texte original! C’est très grave! Il se lit plutôt comme suit :

« Toute proportion gardée, le nombre de titulaires d’un diplôme universitaire ***par millier d’habitants*** était, en 2006, de 6,7 en Ontario et de 5,8 au Québec. »

Ce n’est toujours pas très clair, mais il s’agit du nombre de personnes qui ont obtenu un diplôme universitaire.

Que vous preniez le pourcentage sur 10,000, 100,000 ou un milion vous obtiendrez la même réponse, n’est ce pas ???

Évidemment, mais encore faut-il que le % soit bon. 6,7 personnes par millier d’habitant = 0,67%.

Pour en ajouté, ce matin dans le journal on écrivait que 49% de la population âgée entre 16-24 ans sont pratiquement analphabète !!!!

L’analphabétisme fonctionnel est très différent de l’analphabétisme. Ça reste un problème grave, mais ce n’est pas quelque chose de nouveau.

S’il n’est pas nouveau il est en augmentation constante depuis plus de 25 ans alors que ce devrait être le contraire. Les personnes qui complétaient les 7 années d’études élémentaires dans les années 60 étaient était très bas. Il y avait un diplôme de 7e année à l’époque et un pour la 9e année (2e année du secondaire) dont une très faible minorité détenaient. Ils furent abolis en 1965 ou 66 si ma mémoire est bonne mais le taux qui étudiaient au delà de la 9e n’a augmenté que lorsque le ministère de l’éducation en fit une priorité pour exiger une 12e année vers 1968.

Quelle heureuse mise au point! Dommage qu’un débat avec des arguments de ce niveau ne se produise pas sur une plus large tribune.

Il est parfois difficile de dresser en quelques mots un portrait exact de la situation. Ne serait-ce que sur le choix de la ou des périodes de référence analysées. Ainsi, l’économie du Québec s’est beaucoup transformée pendant ces soixante années, quand la plupart des métiers ont changé. Lorsqu’en même temps certains secteurs de l’économie ont régressé, quand simultanément d’autres ont progressé.

Ainsi ce qui a poussé vers le haut la croissance au Québec depuis 30 ans, c’est le fort développement du secteur tertiaire, lorsque le secteur manufacturier n’a quant-à-lui jamais cessé de se contracter. Faut-il se réjouir d’une montée en puissance et de la prédominance des bureaucraties ?

Si on porte l’analyse sur ces quinze dernières années. La situation est nettement moins rose. La croissance a été erratique quand pour le moment les perspectives sur le long terme n’ont rien de particulièrement réjouissantes. Nous sommes arrivés à la fin de plusieurs cycles d’activités et rien n’indique qu’il n’y ait de sitôt un si puissant renouveau. Car pour relever à de nouveaux défis il faut des investissements et des gens.

À ce titre, si on peut considérer un certain nivellement de la société québécoise, il est difficile d’établir si ce sont 60 ans de nivellement par le bas qui ont poussé la province plutôt vers le haut, — mais pas de façon très déterminante par rapport aux autre provinces qui dans le même temps ont elles aussi progressé — quand travailler sur un projet de nivellement par le haut, aurait toutes proportions gardées eu pour vertu de créer le climat d’émulation nécessaire pour généralement apporter en termes de création de richesse et de progression du niveau de vie des résultats plus probants.

Ainsi par exemple, la comparaison du taux de pauvreté absolu relève de l’artifice dans ce cas, quand ce qui différentie un très pauvre d’un un peu moins pauvre relève principalement des ressources qui sont disponibles à toutes fins pratiques sur le terrain. Il y a une différence entre être pauvre à Toronto, Montréal ou Fredericton.

Si pour établir une comparaison, on observe « le coefficient d’Okun », on s’aperçoit que toutes proportions gardées le pauvre ontarien est toujours moins pauvre que le pauvre québécois alors que la chose est pratiquement constante dans le temps ! Bref, c’est toujours mieux d’être pauvre à Ottawa qu’être pauvre à Longueuil PQ.

En ce sens, si le Québec dans sa moyenne ne fait pas mauvaise figure par rapport aux autres provinces du Canada, rien ne prouve qu’en matière de création de richesse, nous ne nous soyons pas au fil des ans fait damer le pion par d’autres plus au fait de leurs ambitions pour trouver le moyen d’injecter la richesse nécessaire à la complétion de dites ambitions.

C’est en conclusion, une petite dose de scepticisme que je serais quelque peu tenté d’apporter, en réaction de ce portrait ici dépeint, d’une société qui dans la vie de tous les jours est bien loin d’être la représentation fidèle de ce qu’en tant que citoyens nous étions au fait de nous attendre initialement.

Alors bien sûr, c’est bien normal, la méthode Coué conserve toujours ses adeptes en ce début d’année dans nos belles contrées. — Et alors… pour encore combien d’temps ?

Je vous remercie pour cet excellent commentaire. Outre les paramètres du coefficient d’Okun qui n’est qu’une relation purement mathématique, il n’en demeure pas moins que les statistiques sur les chiffres réels du nombres de personnes qui ne travaillent pas et qui sont soit au chômage où sur le programme de Solidarité Sociale ne relèvent pas d’un algorithme ni d’un échantillonnage des données mais des données à 100%, sans compter le grand nombre de personne qui ne touchent pas de prestation de chômage ou de Solidarité sociale, ceux-ci augmentent de plus en plus rapidement (ils sont notamment les conjoints de personnes qui travaillent et ne peuvent retirer aucun type de prestation).

« Ainsi ce qui a poussé vers le haut la croissance au Québec depuis 30 ans, c’est le fort développement du secteur tertiaire, lorsque le secteur manufacturier n’a quant-à-lui jamais cessé de se contracter. Faut-il se réjouir d’une montée en puissance et de la prédominance des bureaucraties ? »

Quel est votre raisonnement pour dire que la croissance du secteur tertiaire signifie une montée en puissance de la bureaucratie?

Une entreprise de service, par exemple en télécommunication ou en transport, peuvent très bien fonctionner avec une bureaucratie aussi légère, à mon avis, qu’une entreprise manufacturière.

@ Simon-Pierre Lussier,

Par définition le secteur tertiaire est tout ce qui n’inclut pas les secteurs primaires et secondaires. Donc le secteur tertiaire inclus la bureaucratie. Les emplois de bureau d’une entreprise manufacturière relèvent du tertiaire. Donc, le cumul des emplois de bureau tous secteurs confondus est considérable.

Si je comprends bien, vous mettez « emplois du bureau en tous genres » et bureaucratie comme synonymes?

Nous sommes depuis plus de 30 ans à l’ère des services, je ne vois pas le problème lié à l’augmentation de personnes du secteur tertiaire, il comprend notamment les employés de bureau mais aussi ceux de la recherche (médicale, technologie) employés de service, tous les employés des secteurs de l’éducation et la santé pour ne nommer que ces derniers, les services à la clientèle, etc. La chute du secteur primaire est notamment dû à la capacité des équipements dont les camions sont passés de 50 à 400 tonnes, du nombre de mineurs par mille tonnes métriques et à la plus grande automatisation en milieu de transformation du minérais (crushing, flotation etc). C’est encore plus vrai lorsque nous considérons le secteur secondaire ou l’automatisation à fait disparaître probablement plus de 60% des emplois.

« Ainsi par exemple, la comparaison du taux de pauvreté absolu relève de l’artifice dans ce cas, quand ce qui différentie un très pauvre d’un un peu moins pauvre relève principalement des ressources qui sont disponibles à toutes fins pratiques sur le terrain. Il y a une différence entre être pauvre à Toronto, Montréal ou Fredericton. »

Je ne suis pas certain de comprendre où vous voulez en venir. S’il en coûte plus cher subvenir à ses besoins à Toronto plutôt qu’à Montréal ou à Frédéricton, il est tout à fait normal que le seul où on est considéré comme pauvre ne soit pas le même.

Si dans la ville A, un revenu de 25 000$ permet d’obtenir le même niveau de vie que dans la ville B avec un revenu de 15 000$, pourquoi serait-ce un artifice de dire que ces 2 individus ont le même niveau de pauvreté?

@ Simon-Pierre Lussier,

Vous vous livrez à une interprétation de mes propos qui est erronée. C’est la raison pour laquelle vous ne comprenez pas ce que je dis. Je n’ai jamais écrit qu’il en coûte plus cher pour subvenir ses besoins à Toronto. Je n’ai jamais évoqué la question des coûts, j’ai plutôt parlé : « des ressources qui sont disponibles à toutes fins pratiques sur le terrain »

— Coût et ressources font références à des concepts différents.

De plus vous fondez votre argumentaire sur la comparaison de deux personnes fictives alors qu’il est question ici globalement de taux. Évidemment la pauvreté réelle des uns et les seuils de pauvreté auxquels vous vous référez, font références à des notions différentes. Puisque la première relève de la condition humaine et la seconde de données macroéconomiques. — Les commentaires que monsieur Wentworth Roger m’a adressé, le 15 janvier, définissent parfaitement ces nuances.

Merci de ces précisions, mais j’ai toujours de la difficulté à comprendre ce que vous avez en tête quand vous dites que ce qui différencie un pauvre d’un très pauvre relève des ressources. Je comprends que vous avancez que les taux de pauvreté absolu ne sont pas fiables, mais je ne comprends pas votre explication en appui.

Un revenu (qu’il provienne d’un travail, d’assistance sociale ou autre) apporte une ressource qui est l’argent et dont la valeur relative d’une ville à l’autre est très bien ajustée dans les mesures de coût de la vie dont j’ai parlé. Donc, sur la base unique de la ressource qu’est l’argent, des revenus équivalents (lorsqu’ajustés au coût de la vie) signifient que cette ressource est identique pour un pauvre de Toronto, de Montréal ou Frédéricton.

Ensuite, vous indiquez que ce coût de la vie relève de données socio-économique. Oui, bien sûr, et c’est pourquoi c’est particulièrement utile pour savoir si les pauvres de Toronto sont aussi pauvres que ceux de Montréal. Du moins sur la base de leur revenu. Ceci est indépendant des seuils de pauvreté, auxquels je n’ai ni fait référence ni basé quelconque argumentaire. Je suis conscients que ces seuils sont fixés un peu de façon arbitaire et vous en faites la critique, mais à défaut de me répéter, je ne saisis pas votre raisonnement. Après tout, les mesures de coût de la vie reflète des conditions très réelles et n’ont aucun lien avec les taux de pauvreté.

Peut-être faites-vous référence à des ressources autres que l’argent? Ou encore que votre conception de la pauvreté n’est pas basée sur des considérations uniquement matérielles (ex: le support de la communauté, etc.)? Ce n’est pas clair pour moi et il je n’ai rien trouvé dans votre réponse qui m’aide à comprendre votre propos.

Ceci inclus la référence au commentaire de Wentworth Roger, qui dit essentiellement que les données sur le nombre de prestataires et de chômeurs est en augmentation constante. Certes, cette remarque aide à différencier la signification entre entre la pauvreté réelle et le taux de pauvreté, mais encore une fois : je comprends que les taux de pauvreté sont construits (« relève de l’artifice »), mais pas le reste de votre explication.

« Si pour établir une comparaison, on observe « le coefficient d’Okun », on s’aperçoit que toutes proportions gardées le pauvre ontarien est toujours moins pauvre que le pauvre québécois alors que la chose est pratiquement constante dans le temps ! Bref, c’est toujours mieux d’être pauvre à Ottawa qu’être pauvre à Longueuil PQ. »

Vous n’avez mentionné aucun avantage à utiliser ce « coefficient d’Okun » (j’imagine que vous parlez de la loi du même nom). La loi d’Okun dresse une relation entre le taux de chômage et la PIB potentiel d’une économie, on ne peut tirer aucune conclusion sur la pauvreté en regardant ce coefficient.

Par exemple, si le coefficient de l’Ontario est de -0,5 (donc que le PIB potentiel de l’Ontario diminue de 2% pour chaque augmentation du chômage de 1%) et que le coefficient du Québec est de -0,4 (donc que le PIB potentiel du Québec diminue de 2,5% pour chaque augmentation du taux de chômage de 1%), ceci n’est pas suffisant pour conclure que le Québec est plus pauvre que l’Ontario. Idem si le coefficient est plus élevé au Québec qu’en Ontario (ex : -0,6 vs -0,5).

Même si on assume que le PIB est un bon indicateur de la richesse, ça ne reste pas suffisant pour conclure quoique ce soit sur les taux de pauvreté puisque cette richesse peut être concentrée à une faible portion de la population.

Il faudrait à tout le moins includre d’autres indicateurs comme le coefficient de Gini et probablement les niveaux de revenus disponibles en comparaison des dépenses. Mais même avec ce genre d’indicateurs, je ne vois pas comment ces mesures peuvent être supérieures aux mesures actuelles de taux de pauvreté absolue ou relative.

@ Simon-Pierre Lussier,

Personne ne m’avait mentionné qu’il était obligatoire et que c’était un prérequis de préciser les avantages du coefficient d’Okun.

Cependant vous concluez par ceci : « Il faudrait à tout le moins includre d’autres indicateurs comme le coefficient de Gini et probablement les niveaux de revenus disponibles en comparaison des dépenses. »

Je partage sur ce point votre raisonnement. SI j’ai fait mention de la Loi d’Okun, c’est précisément parce que le « Taux de pauvreté absolu » ne me semble pas en tous points suffisants. Le seul avantage, s’il en est un, c’est de choisir les données qui permettent d’étayer son argumentation.

— Pourquoi donc me reprocher à moi, ce que vous pourriez également reprocher à Pierre Fortin ou encore à vous-même ?

Ah, si c’était un argument rhétorique pour montrer l’insuffisance des arguments de M. Fortin, alors je vous présente mes excuses.

J’avais plutôt l’impression que vous avanciez cet corrélation comme étant une mesure supérieure de la pauvreté, mea culpa!

Mais…que vont maintenant dire les péquistes???

Une chance que le dollar canadien plonge! Espèrons que ça dure pour quelques décennies.

Je ne suis pas d’accord avec vous puisqu’un des moteurs essentiels de l’économie est le pétrole libellé en USD. La remonté du baril de pétrole dans une période où notre dollar des si « pauvre » grugera le budget des manufacturiers, en fait tout l’économie que se soit du secteur primainre, secondaire que terciaire.

Et pourquoi est-ce que le dollar resterait au niveau actuel si le pétrole remonte à, disons, 80$ et plus le baril?

La situation actuelle, baril faible et dollar faible, est idéale puisque la valeur des importations de pétrole en dollars canadiens a quand même fondue, malgré la baisse du dollar. Voici un aperçu de l’impact que cette situation a eu jusqu’en janvier 2015 :

http://www.tradingeconomics.com/charts/og.png?url=/canada/imports-of-bop-crude-oil-and-crude-bitumen

Évidemment, si le baril triplait ou plus et que le dollar canadien conservait la même valeur, ce serait une situation néfaste pour l’économie canadienne, ceteris paribus. Par contre, à ma connaissance nous n’avons aucune raison de croire que le dollar canadien garderait la même valeur dans ce scénario hypothètique, à moins que d’autres facteurs très importants ne vienne l’affecter (comme des taux d’intérêts qui explosent).

« Les finances de l’État québécois se sont sans cesse améliorées depuis 20 ans. » extrait
Il me semble que dans ces 20 ans il y a eu des gouvernements libéraus et péquistes.

Souvenez-vous de tout ce que unanimement, tous paris confondus, ont reconnu devoir
du Québec moderne au péquiste Jacques Parizeau.

Mais, je me souviens très bien que vous avez été le seul et unique à émettre de commentaires négatifs et à la limite méprisants à l’endroit de Jacques Parizeau, comment espérer que vous puissiez reconnaître
l’apport des différents gouvernements, peu importe la couleur.

Depuis les 20 ou 25 dernières années, les péquistes ont été au pouvoir environ 20% du temps et en ont profité pour ravager l’économie du Québec. Heureusement que nos Libéraux étaient présents pour non seulement relever le pauvre Québec mais également pour l’améliorer; chose très difficile lorsque tu as une hypothèque référendaire au-dessus de la tête.

Pour ce qui est de Parizeau, je persiste et je signe. Il a été un ministre des Finances très ordinaire, avec quelques qualités et de très gros défauts dont le plus flagrant a été son excès d’interventionnisme et son nationalisme débridé.

Sa cage à homards et sa déclaration suite au SECOND refus des Québécois de se séparer du beau et grand Canada sont devenus sa marque de commerce.

Tout à fait juste, un article de monsieur Fortin du 20 décembre dernier démontrait par un tableau, les augmentations faramineuses de la dette sous des gouvernements péquistes incluant monsieur Parizeau. L’augmentation de la dette lors de l’entrée au pouvoir du PQ en 1976 fut la plus dévastatrice des 50 dernières années et ce après l’apparition des programmes incontrounables telles que le RRQ, l’assurance maladie et autres mais aussi le vaste chantier d’infrastructures que les libéraux de monsieur Bourassa avait fait naître et terminé avant la venue du PQ.

« Tout à fait juste, un article de monsieur Fortin du 20 décembre dernier démontrait par un tableau, les augmentations faramineuses de la dette sous des gouvernements péquistes incluant monsieur Parizeau. »

Le seul texte que j’ai pu trouvé via Google de Pierre Fortin en décembre 2015 est le suivant : http://www.lactualite.com/blogues/le-blogue-economie/lausterite-budgetaire-quebecoise-va-amputer-la-croissance-de-4-milliards-en-2015-2016/

Par contre, j’ai trouvé cet article de Septembre dernier :

http://www.lactualite.com/opinions/chronique-de-pierre-fortin/finances-publiques-fait-on-fausse-route-les-reponses-du-prof-fortin/

Le graphique 2 titre « la montée en flèche de la dette a été freinée en 1996 », soit environ 1 an après l’adoption du premier budget de Parizeau comme PM en 1995. Jusqu’en septembre 1994 c’était les libéraux de Daniel Johnson, Jr. qui étaient au pouvoir. Pour l’année 1994, le poids de la dette du Québec en proportion du PIB avait déjà dépassé les 55% et c’est à un niveau inférieur à 55% que le PQ de Bernard Landry a passé le pouvoir à Jean Charest.

Je vous demanderais donc des précisions sur vos allégations.

Cette vision jovialiste n’aide en rien notre secteur privé à se prendre en main.Sa productivité reste faible, ne croît pas suffisamment, et n’est aidée que par les creux successifs du dollar canadien, comme c’est encore le cas aujourd’hui. On n’investit pas suffisamment, d’abord dans l’innovation, quand bien même ce serait par du bricolage intra-muros et de la formation technique. On se contente d’attendre la prochaine baisse du dollar, ou de faire appel aux gouvernements, que ce soit par des crédits d’impôt, des aides sectorielles, des baisses d’impôt ou de taxes, ou des dépenses d’infrastructures.
Le secteur manufacturier est en déclin, et celui des services ne prend pas le train du numérique assez rapidement.

C’est facile à comprendre, si vous étiez une corporation qui veut s’implanter au Canada et avez un milliard de dollars, où iriez vous, certainement pas au Québec, la main d’oeuvre n’est pas suffisamment instruite, le manque de connaissance de la langue des affaires qu’est l’anglais est un andicap sérieux lorsque nous savons que plus de 70% des biens sont vendus au États-Unis en plus de 21% vers le reste de la planète. La taxation est la pire au Canada et les conditions de travail relèvent d’une réthorique subliminale que le Québec est un paradis sur terre. Le Québec n’a pas le choix de dépenser des milliards en infrastructure. Même si cela rapporte en taxes et impôts pour environ 25% il n’en demeure pas moins que le total de la dépense augmente la dette.

La majorité des grandes entreprises manufacturières ont établis leurs usines dans le BRIMC (Brésil, Russie, Inde, Mexique, Chine) au cours des années 2000. Selon vous, est-ce que c’est l’abondance de main d’oeuvre qualifiée et la maîtrise de la langue anglais qui ont inciter ces entreprises à investir là-bas?

Soit dit en passant, le taux d’imposition corporatif est pratiquement identique entre le Québec et l’Alberta et à peine supérieur à l’Ontario et la Colombie-Britannique : http://www.albertacanada.com/business/overview/competitive-corporate-taxes.aspx

Le seul endroit où la taxation est vraiment moins bonne c’est concernant les petites entreprises, chose qui devrait être réglée si Couillard tient sa promesse de baisser le taux à 4%.

Mais dans le fond, est-ce vraiment si pertinent comme débat si le taux d’imposition fédéral reste largement plus élevé?

La différence de taux d’imposition entre le Québec et l’Ontario est de 5%, sur un profit de un million c’est 50,000$ de moins dans les poches des entreprises. Au delà du taux d’imposition, il y a la gamme interminable des avantages sociaux pour lesquels le Québec vient en têtr du ploton. En ce qui a trait à la langue anglaise. Affirmer que les entreprises du BRIMC ne comportent pas d’employés qui parlent l’anglais est tout à fait faux, il en est de même pour les qualifications. Seul le Mexique traine la patte sur la question des qualifications, mais la seconde langue du Mexique est l’anglais avec 21% comparé au maigre 11% (selon le recensement de 2011 qui se disent être bilingue ou avoir une certaine connaissance de la langue anglaise. L’Inde, la Russie, la Chine ainsi que le Brésil ont plus d’ingénieurs et techniciens au pro-rata de leur population que le Canada et encore moins lorsque comparé au Québec. La Chine et l’Inde et la Russie en particulier ont dépensées des centaines de millions voire milliard pour l’enseignement de la langue Anglaise à leur population, nous sommes loin de l’attitude du système d’éducation du Québec en la matière.

« La différence de taux d’imposition entre le Québec et l’Ontario est de 5%, sur un profit de un million c’est 50,000$ de moins dans les poches des entreprises. »

12% au Québec et 11,5% en Ontario, ça fait une différence de 0,5% ou encore 5000$ sur 1M$ de bénéfices nets après intérêts.

« Au delà du taux d’imposition, il y a la gamme interminable des avantages sociaux pour lesquels le Québec vient en têtr du ploton. »

En fait, les cotisations sociales sont pratiquement identiques au Québec et en Ontario (11,20% vs 10,04% respectivement) : http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/files/2014/09/FISCALITESOCIETES.jpg

La différence ce situe sur la taxe sur la masse salariale qui n’est applicable que sur une masse salariale de plus de 5M$, donc les grandes entreprises.

« En ce qui a trait à la langue anglaise. Affirmer que les entreprises du BRIMC ne comportent pas d’employés qui parlent l’anglais est tout à fait faux, il en est de même pour les qualifications. »

Je ne sais pas qui a affirmé cela, mais ce n’est certainement pas moi!

« La Chine et l’Inde et la Russie en particulier ont dépensées des centaines de millions voire milliard pour l’enseignement de la langue Anglaise à leur population, nous sommes loin de l’attitude du système d’éducation du Québec en la matière. »

On enseigne l’anglais à partir de la 3è année du primaire, parfois plus tôt dans les écoles d’immersion. On enseigne l’anglais obligatoire au Cégep et on donne des cours en anglais dans les universités francophones. Vous croyez vraiment que le Québec ne dépense pas des centaines de millions de dollars chaque année pour enseigner l’anglais? C’est près de la moitié de la population du Québec qui dit pouvoir tenir une conversation dans les 2 langues officielles (selon le recensement 2011), quelle autre société de plusieurs millions d’habitants dans le monde en fait autant (bilinguisme anglais/autre langue)?

Monsieur Lussier. Vous faites malheureusement erreur sur les taux d’imposition des deux provinces, veuillez communiquer avec un comptable pour vous éduquer. Vous en démontrez la preuve par le tableau que vous proposez, le Québec impose 15.5% comparativement à l’Ontario avec 12% que pour les avantages sociaux.

De plus vous devriez lire attentivement les repport d’explication de la provenance des taux. Le tableau ne démontre que les masses salariales de 5$ millions et plus. Il s’agit conséquemment d’entreprises de 140 employés @ 35K/an ou [email protected] 40K/an. Selon statistique Canada, les petites entreprises de moins de 50 employés et moins représentent 92% des entreprises, une donnée incontournable qui manque à votre démonstration.

Vos réponses commencent à friser le ridicule. Vous lisez la ligne du bas « TOTAL » et concluez qu’il s’agit (et je cite) des « avantages sociaux »…

Je l’ai déjà écrit, mais il semblerait qu’il soit nécessaire de le répéter : les cotisations sociales au Québec sont de 11,20% et de 10,04% en Ontario. Il y a même une ligne où le total est déjà calculé et cette ligne s’intitule « Sous-total – Cotisations sociales ».

Pour en arriver aux pourcentages dont vous parlez, il faut inclure la taxe sur la masse salariale qui n’est ***PAS un avantage social***, par définition d’une taxe. Je n’ai pas besoin d’un comptable pour comprendre ces simples concepts…

Ensuite vous dites :

« De plus vous devriez lire attentivement les repport d’explication de la provenance des taux. Le tableau ne démontre que les masses salariales de 5$ millions et plus. »

Et bien, je vous renvois la balle en disant que vous devriez lire attentivement ce que j’écris. Voici une auto-citation tirée du commentaire auquel vous répondez : « La différence ce [sic] situe sur la taxe sur la masse salariale qui n’est *** applicable que sur une masse salariale de plus de 5M$, donc les grandes entreprises.*** »

Mais je suis tout de même content que vous ayez pris le temps de trouver la donnée essentielle sur la proportion de petites entreprises. Avec cette donnée en main, on peut maintenant affirmer que plus de 92% des entreprises paient un % de cotisations obligatoires identique au Québec et en Ontario à 1,16% près.

La vie en rose ce matin, il fait bon rêver au Québec, nos structures sont en lambeaux, les régions peinent à survivre, on n’est les plus taxés d’Amérique , tout va bien madame la marquise ! Continué à rêver monsieur !

La quasi totalité des infrastructures en Amérique du nord (routes, ponts, viaducs, approvisionnement de l’eau, traitement des eaux usées et j’en passe) construits il y a plus de 50 ans sont à réparer ou à remplacer. Le Québec n’est pas un exception à la règle, par contre de ce que j’ai pu en retirer de commentaires d’ingénieurs américains, notre approche au problème semble clairement supérieur.

Je vous explique, il y a un bon nom d’États américains qui accordent un budget limité aux travaux ce qui permet seulement d’effectuer des réparations temporaires, de prolonger la durée de vie de 5, 10 ou 15 ans. Mais parfois ces réparations sont très couteuses, je vous donne des exemples parmis les plus absurdes :

Le pont Greenfield (Pittsburg) a nécessité de construire une protection (qui ressemble étrangement à un viaduc) par-dessus la route qui passe en-dessous du pont, la raison? Protéger les automobilistes des débris qui tombent, et ce malgré une énorme enveloppe entourant les arches supposées accomplir ce rôle de protection. Le pont a depuis été dynamité, étant irréparable.

Un arpenteur américain qui opère dans les travaux publics avait commenté la situation sur reddit il y a quelques mois : https://www.reddit.com/r/worldnews/comments/3npt9o/big_us_firms_hold_21_trillion_overseas_to_avoid/cvqruhm

Il se trouve qu’il travaille dans la même ville où le pont de Greenfield était situé, on comprendra donc le ton un peu révolté de la situation, mais il y a eu plusieurs études publiées dans les dernières années sur l’état des infrastructures aux États-Unis. Les estimés conservateurs (je ne fais pas référence à une idéologie politique) parlent de plus de 3 000 milliards de dollars entre 2013 et 2020 qui seront nécessaires pour remettre ces infrastructures en état.

Ça représente environ 10 000$ par Américain sur une période de 7 ans. À l’échelle de la population du Québec on parlerait de 80 milliards en investissements sur les infrastructures, donc en dépenses nouvelles par-dessus l’entretien régulier. C’est environ ce qui est prévu en dépenses d’infrastructures totales au Québec sur un horizon de 9 ans vs 7 ans aux États-Unis : http://www.tresor.gouv.qc.ca/fileadmin/PDF/budget_depenses/15-16/infrastructuresPubliquesQuebec.pdf

En somme, il semble qu’on s’en tire beaucoup mieux que les Américains.

Erreur, les 80 milliards proviennent de la proviennent de la province seulement, ce montant n’inclus pas les dépenses du fédéral qui compte pour plus de 40% de la facture, nous en somme plutôt à 115 milliards.

Comment rafraîchissant . Le monde médiatique met trop d’emphase sur ce qui ne va pas. Nous pouvons être fier du chemin parcouru. Soyons modeste et n’oublions pas ces paroles d’un philosophe ( nous ne sommes que des nains sur les épaules de géants)

Pouvez-vous expliquer comment il se fait que le Québec reçoit des montants très appréciables de péréquation depuis 1958 et que l’Ontario se fera couper sa péréquation dans trois ans?

Très simple! Le Québec était un peuple tourné vers les traditions et le catholicisme jusqu’à la révolution tranquille. Il a fallu 10 ou 20 ans après cette révolution pour transformer l’économie du Québec en une économie moderne, mais le rattrapage n’était pas accompli pour autant. Il aurait fallu une croissance économique au moins du double voire du triple du reste du Canada (principalement l’Ontario à l’époque) pour rattraper la production à ce niveau.

Mais les investissements de l’extérieur étaient anémiques et donc le Québec a dû s’endetter pour lancer la construction d’infrastructure et de projets structurants pour l’économie. Mais ce fût encore insuffisant pour rejoindre la moyenne canadienne.

Il y a eu un troisième souffle qui a porté l’économie du Québec dans les années 90 et début 2000 avec le libre-échange avec les États-Unis. Pendant ces 3 périodes le Québec continuait son rattrapage de la moyenne canadienne et la dépendence envers le programme de péréquation était en direction pour être éliminé (évidemment il faut mettre les choses en proportions, les quelques centaines de millions reçus à chaque année dans la décennie 1960 étaient beaucoup plus importants dans l’économie du Québec que les 3 ou 4 milliards à la fin du gouvernement Landry).

Mais depuis le milieu des années 2000, l’économie du Québec a subit les frasques du développement pétrolier : d’un côté une industrie absente du Québec tire la moyenne canadienne vers le haut – c’est ce qui a causé le début des péréquations versés à l’Ontario – et de l’autre côté cela a provoqué l’arrêt complet de la 3è vague de croissance économique axée sur les secteurs primaires et secondaires.

Ce que vous soulevez, le fait qu’on reçoit encore des montants appréciables en péréquation, est essentiellement le résultat de l’incapacité du gouvernement québécois des 10 dernières années à renouveler l’économie québécoise. Se contentant d’appliquer le même genre de politiques que dans les décennies précédentes ou encore d’immiter les politiques d’autres gouvernements qui ne se démarquent pas plus du reste.

Est-ce qu’il faut se surprendre de stagner quand on innove pas?

Pour ce qui est de la péréquation de l’Ontario, il est assez difficile d’expliquer des évènements qui ne se sont pas encore produits.

C’est un admirable effort d’explication, mais vous êtes passé à côté de l’essentiel, les raisons pour lesquelles une province reçoit ou ne reçoit pas de la péréquation, c’est-à-dire son objectif. Le gouvernement du Québec a publié un texte explicatif qui résume bien celui-ci:

« L’objectif du programme de péréquation au Canada est de réduire les écarts de capacité fiscale entre les provinces, écarts qui résultent de facteurs économiques.

Ainsi, aux fins de la péréquation, la « capacité fiscale » est définie comme étant les revenus qu’une province obtiendrait si elle appliquait, à ses assiettes fiscales, les taux de taxation moyens en vigueur dans les dix provinces canadiennes. Ce potentiel fiscal est différent des « revenus effectivement perçus » par cette province, lesquels résultent des taux de taxation qu’elle impose.[…]

Cette différence entre la capacité fiscale et les revenus effectivement perçus par une province est fondamentale si on veut comprendre correctement les liens entre la péréquation et le financement des services publics offerts par les provinces.

Un exemple fictif permet d’expliquer simplement le fonctionnement de la formule de péréquation au Canada :

– Supposons qu’une province dispose d’une capacité fiscale de 5 000 $ par habitant, tandis que la capacité fiscale moyenne des dix provinces est de 7 500 $ par habitant. Cela signifie que la province en question obtiendrait des revenus inférieurs de 33 % à la moyenne canadienne si elle décidait d’appliquer, à ses propres assiettes fiscales, les taux de taxation moyens en vigueur dans les dix provinces.

– Supposons également que la péréquation compense parfaitement cet écart avec la moyenne des dix provinces. La province recevrait alors des paiements de péréquation de 2 500 $ par habitant, ce qui lui permettrait de disposer d’une capacité fiscale égale à la moyenne canadienne.

– Supposons finalement que la province décide d’imposer effectivement les taux de taxation moyens des dix provinces. Les revenus qu’elle percevrait seraient effectivement les mêmes que ceux qui lui sont imputés, au titre de capacité fiscale, par la formule de péréquation, soit 5 000 $ par habitant.[…]

Cette province est donc en mesure, grâce à la péréquation, d’offrir un niveau de services publics comparable à la moyenne canadienne, et ce, sans avoir à recourir à des taux d’imposition supérieurs à la moyenne canadienne. C’est précisément l’objectif du programme de péréquation tel qu’on le retrouve au paragraphe 36(2) de la Loi constitutionnelle de 1982 :

« Le Parlement et le gouvernement du Canada prennent l’engagement de principe de faire des paiements de péréquation propres à donner aux gouvernements provinciaux des revenus suffisants pour les mettre en mesure d’assurer les services publics à un niveau de qualité et de fiscalité sensiblement comparables. » »

source : http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2011-2012/fr/documents/TransfertsFederaux.pdf

Merci beaucoup pour l’excellent document que vous proposez, certaines données m’ont échappées dans ce calcul ces 10 dernières années.

Par incidence, la question de la péréquation fut le centre de plusieurs discussions lors de la conférence des ministres des finances et il semble que le calcul de la péréquation n’est plus ce que le document de 2012 nous fait croire. Le calcul est, selon les informations de la CBC changé pour faire reconnaître certaines particularité dont les dépenses en santé. Il transparaît que la dernière ronde des discussions ont débuté en 2011, mais qu’elle est en fait la deuxième, la première ayant été faite lorsque monsieur Chrétien était au pouvoir. Le rapport est donc caduque et ne s’applique plus depuis longtemps.

Il ne faut pas tout mêler, le transfert canadien en matière de santé (TCS) a sa propre formule de financement et de répartition – dont le dernier gouvernement conservateur avait revu les modalités – et la péréquation a la sienne. Si, selon vous, le document mis en lien est caduc, le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié un document plus récent (2014) qui démontre que la formule n’a pas changé sauf pour quelques détails techniques et où on mentionne qu’ « [i]ls [les programmes de péréquation] sont généralement assujettis à un examen d’ordre technique tous les cinq ans, mené en collaboration avec les administrations provinciales et territoriales. L’exercice 2014-2015 marque la première année de l’actuelle période quinquennale. La législation en vigueur expirera fin mars 2019. […]

La formule utilisée pour calculer les montants à partir de 2014-2015 est légèrement différente de celle utilisée auparavant en raison de l’examen quinquennal. Les différences, de nature technique, ont été annoncées aux ministres des Finances des provinces et des territoires le 17 décembre 2012 .

À la lumière de discussions avec Finances Canada, il est apparu que les modifications techniques apportées en 2014-2015 se sont chiffrées à 15 $, au plus, par habitant, selon la situation particulière de chaque province. »

source : http://www.pbo-dpb.gc.ca/web/default/files/files/files/TransferPayments_FR.pdf

J’ai lu la totalité des 33 pages qui concernent la péréquation et je crois tout à fait être tombé dans le mille. L’assiette fiscale dont vous parlez (et est bien entendu au coeur du programme de péréquation) est composée des impôts sur le revenus, des impôts sur l’entreprise, des taxes à la consommation, de 50% des revenus provenant de ressources naturelles, des impôts fonciers et autres taxes diverses.

Combien de ces taxes ne sont pas fonction du niveau de production? Aucune. N’oubliez pas que les provinces ne peuvent pas appliquer de taxes indirectes (comme les tarifs douaniers). Tous leurs impôts et taxes vont varier en fonction de leur production économique. Évidemment je ne dis pas que c’est l’unique déterminant, mais c’est de loin le plus important et les revenus à la baisse à chaque récession nous le rappellent.

J’ai passé la totalité de mon texte à parler de grands courants influants la production du Québec et je suis d’avis qu’il y a certainement une foule d’autres éléments qui expliquent pourquoi les transferts au Québec ne cessent d’augmenter. Mais il faudra apporter d’autres faits que de la définition du programme de péréquation pour affirmer avec justesse que j’ai manqué l’essentiel.

@ Monsieur Sauvageau. Pouvez-vous expliquer pourquoi le montant total de la péréquation est dans un cul de sac parce que le montant des transferts en santé (qui a des répercussions sur la péréquation) est dans une impasse depuis plus d’un mois. Les premiers ministres et leurs ministres des finances se rencontreront durant le mois de février et mars pour tenter d’en obtenir plus en regard du nombre de personnes âgées notamment dans les provinces Maritimes mais encore pls au Québec. Le système de péréquation est bien plus qu’un document de 33 pages, vous parlez sans doute des dispositions générales seulement. La loi sur la péréquation fut totalement refondue, notamment en 2004 et 2012. Il y a plusieurs lois et ràglements entourant la Loi sur la péréquation entre l’État fédérale et les provinces dont La loi sur les arrangements fiscaux, Loi sur les restaurations et transferts d’attribution des administrations publiques (ainsi que plus d’une centaine de décrets qui l’entoure pour palier à des demandes d’attribution spéciales). Toutes ces lois sont inter-reliées pour produire ce que nous considérons comme « le calcul de la péréquation ». Nous comptons sur plusieurs milliers de pages de lois qui sont directement reliées à ce « calcul » en bout de ligne. Les dispositions générales ne sont ce qu’elle sont, des dispositions générales.

Dire que ce redressement économique a été fait alors qu’on envoie encore annuellement de 45 à 50 milliards de nos taxes et impôts à une autre nation pour qu’elle les gère selon ses propres intérêts.
On a qu’à regarder la saga pétrolière canadienne dans laquelle on a investi des milliards bien que cela ait nuit toute ces années à notre secteur manufacturier avec la fameuse maladie hollandaise de l’économie, alors que tout cet argent aurait pu servir à diversifier notre économie , à prendre le virage vers les technologies vertes en rapport avec notre position de force en hydro électricité et à développer une expertise qui aurait positionné le Québec comme un pays phare du XX1e siècle.

Il n’est cependant jamais trop tard pour bien faire et malgré les chantres du ptit pain et de la dépendance, pour s’apercevoir nous avons tout en main pour réussir un projet qui fera du Québec un pays prospère où il fait bon vivre .

Bonjour,
Je ne peux pas croire que ce texte est complet il manque surement des données… sinon c’est une coquille vide ou le plus petit violon du monde!

Personne ne lirait les 15 volumes de 1000 pages qui présenteraient une analyse complète de la situation socio-économique du Québec.

Mais ce n’est pas parce que cet article ne fait pas le tour de tous les aspects de l’économie que c’est une coquille vide pour autant. Par exemple, les indicateurs de production économique que sont le PIB et le PIB par habitant sont le résultats de centaines de facteurs économiques et ne peuvent pas, par définition, être vide de sens.

Les « pessimistes » que Pierre Fortin décrit comme étant « ceux qui sont toujours prompts à proclamer que l’économie du Québec va mal » plus adroit dans l’ergoterie, dont on trouve quelques dignes représentants dans ce blogue et à l’excès dans les chroniques et les blogues du Journal de Montréal, ont en commun la haine du Québec et l’incapacité de penser.

Le nivellement pas le bas tire à sa fin. La nécessité est la mère de l’invention, ne l’oublions pas ! Les prochaines générations survivront au Parti québécois et aux démagogues. Entre-temps, les plus intelligents d’entre nous vivent juste à côté du Québec, dans une province qui se nomme l’Ontario. Les services y sont bons et les impôts raisonnables. Le seul hic, c’est que nous sommes cognés avec les malades de Sainte-Anne-de-Bellevue qui viennent se faire soigner à Hawkesbury car ils y sont mieux traités, et cela dans de meilleurs délais. La même chose se produit à Ottawa. Les résidents de Gatineau passent leurs tests médicaux à l’hôpital Montfort. Les médecins francophones font leurs études au Québec, mais pratiquent à Ottawa car les cliniques sont mieux organisées et c’est plus payant. So much pour le Québec !

(sic) nous sommes cognés… aurait dû se lire : nous sommes cognés… ou peut-être tout simplement : c’est que nous recevons bien malgré nous les malades de Sainte-Anne-de-Bellevue…

Vous pouvez vous plaindre au fédéral si vous tenez à éliminer le principe de transférabilité du système de santé canadien.

Entre-temps, ne vous faites pas d’illusion sur la fausse générosité que semblez mettre de l’avant: chacun des patients Québécois soignés en Ontario ont leurs soins payés par le gouvernement du Québec.

Bien dit, lorsque, résidant à Ottawa et ne pouvait trouver de spécialistes en anasthésie, j’ai du déménager à Québec où une équipe de neurologues et anasthésistes ont trouver les solutions à mes problèmes qui perdurait depuis plus de 6 ans.

« À l’époque, nous formions un peuple pauvre, illettré, dépendant et en mauvaise santé. La pire performance de l’Amérique du Nord. »

À l’époque, not peuple était les nègres blancs d’Amérique, soumis à la ségrégation raciste des maîtres anglos qui se servaient de l’église catholique et de la corruption pour nous garer dociles et serviles.

Les anglos sont toujours les maîtres et la corruption roule toujours aussi fort.

Ce ne sont pas les anglo comme vous dites qui se sont servis de l’Église catholique mais bien les Duplessis et autres dirigeants québécois qui voulaient garder les québécois dans l’ignorance tout comme le péquoisme avec ces réformes scolaires plus loufoques les unes que les autres.

Statistique Québec confirme que les citoyens les plus pauvres au Canada se trouvent au Québec, dernier sur 10 provinces. Attaboy le Québec et pétons-nous les bretelles!

J’imagine que « les citoyens les plus pauvres » signifie un classement en fonction d’une métrique quelconque où le Québec serait au dernier rang des provinces.

On sait que ni pour le PIB par habitant ni pour le revenu net par habitant, le Québec n’est pas le dernier au classement des provinces canadiennes. (données de statistiques canada rapportées sur wikipédia : https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Canadian_provinces_and_territories_by_gross_domestic_product#Per_capita_GDP)

Selon le Conference Board of Canada, les domaines économiques (du moins, ceux qu’ils ont évalué) où le Québec est en queue de peloton au Canada se trouvent à être les investissements directs étrangers, tels qu’évalués par la firme FDI: http://www.conferenceboard.ca/hcp/provincial/economy.aspx

Bref, j’aimerais bien savoir de quoi vous parlez.