Pourquoi les billets d’avion pourraient coûter moins cher à partir de 2016

Sur le même modèle que l’européenne Ryanair et l’américaine Spirit Airlines, une nouvelle compagnie devrait attirer les clients avec ses tarifs défiant toute concurrence.

Blogue EconomieD’un océan à l’autre : plus facile à dire qu’à faire en avion. Ainsi va la complainte du voyageur canadien, qui a tout lieu de se sentir lésé s’il se compare à son voisin américain.

Rejoindre Vancouver depuis Montréal, par exemple, a un coût sensiblement plus élevé que faire le trajet New York – Los Angeles, même si les deux voyages sont comparables au niveau de la distance – 3 680 km entre les deux villes canadiennes, 3 935 km entre les deux métropoles américaines.

Une recherche non exhaustive l’atteste : un vol sans escale à bord d’Air Canada entre l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau et l’aéroport international de Vancouver, avec un aller le 1er août et un retour le 8 août, vaut 805 $ ; aux mêmes dates, le prix du billet sans escale New York – Los Angeles est de 545 $.

La tendance va même en augmentant si l’on cherche à voyager durant la première semaine des mois de septembre, octobre, novembre et décembre. Le trajet Montréal-Vancouver est systématiquement plus élevé – de 1,68 à 1,84 fois plus cher que son équivalent américain.

«Les tarifs aériens au Canada ont généralement baissé au cours des dernières années», relativise Greg Keenan, expert de l’industrie aérienne au Globe and Mail. Mais deux données font la différence au sud de la frontière : la concurrence et la demande.

«Le marché américain fait environ 10 fois la taille de celui du Canada, avec une demande très élevée sur chaque trajet. Les consommateurs profitent de la concurrence féroce entre les quatre grandes compagnies aériennes nationales et plusieurs transporteurs bon marché («low cost»)», explique Keenan.

La donne pourrait changer dès l’année 2016, avec l’arrivée sur le marché canadien de Jetlines, une compagnie aérienne très bon marché («ultra low-cost»). Sur le même modèle que l’européenne Ryanair et l’américaine Spirit Airlines, elle devrait attirer les clients avec ses tarifs défiant toute concurrence, ces derniers étant compensés par des options payantes – 20$ pour enregistrer une valise et 25$ pour embarquer avec un bagage à main.

Qui plus est, dans une industrie où de nombreux transporteurs se sont cassé les dents, deux autres compagnies envisagent de se positionner sur le même créneau dans un futur proche, Jet Naked et NewLeaf.

Il convient de noter que la différence entre les prix des billets au Canada et aux États-Unis est moins notable sur des vols courte distance. Un aller simple entre Toronto et Ottawa le 1er juillet prochain revient à 122 $, à peine 2 $ de plus qu’un billet pour un voyage équivalent entre New York et Washington.

Un point positif pour les voyageurs canadiens, sachant que sur ce genre de trajet, Air Canada ne fait pas face à la même demande ni à la même concurrence que ses homologues américains. En effet, les transporteurs étatsuniens se partagent 19 vols quotidiens entre Washington et les aéroports new-yorkais, alors qu’à elle seule, Air Canada effectue 16 vols par jour entre Toronto et Ottawa. Une mainmise qui ne se répercute donc pas sur les prix.

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2 commentaires
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Effectivement, c’est le volume qui fait que les prix sont plus bas entre New York et LA que Montréal Vancouver. Si vous faites le même exercice entre New York et Seattle, pour la même journée United est 739$ alors qu’Air Canada est 750$ – Seattle est un plus petit marché que LA et plus comparable à Vancouver. On peut économiser si on choisit un « red eye » (vol de nuit) vers l’est. Les compagnies « très bon marché » sont intéressantes pour ceux qui voyagent peu et pour les vacances mais certainement pas pour les autres, en particulier ceux qui voyagent pour le travail ou ceux dont le gabarit est un peu plus important, car ça prend quelques jours pour se remettre d’un vol de 5 heures très inconfortable!!! (sans parler du décalage horaire de 3 heures…)