Prix de l’immobilier à Vancouver: c’est la faute du Québec!

Le programme des immigrants investisseurs est montré du doigt, puisque beaucoup d’entre eux ne restent pas au Québec.

À l'intérieur du Quartier chinois de Vancouver. (Photo: iStock)
À l’intérieur du quartier chinois de Vancouver. (Photo: iStock)

Quelle est l’origine de l’explosion des prix à Vancouver? Ne cherchez plus, c’est le Québec! Dans l’ouest du Canada, de nombreux politiciens et commentateurs, dont le député conservateur Jason Kenney, montrent du doigt le programme d’immigrants investisseurs du Québec comme étant l’une des causes de la crise immobilière à Vancouver.

À la source de cette accusation, le fait que Québec accorde le statut de résidents permanents à des étrangers qui font un placement de 800 000 dollars sans intérêts pendant cinq ans à Investissement Québec. L’organisme public utilise cet argent pour financer des projets d’entreprises québécoises afin de stimuler l’économie.

Les immigrants investisseurs doivent promettre qu’ils vivront au Québec, mais dans les faits, 80 % ne s’y établissent jamais. «Notre taux de rétention est très bas», admet Jonathan Lavallée, porte-parole du ministère québécois de l’Immigration. La plupart mettent le cap sur Van­couver ou Toronto. Le Ministère, qui traite chaque année 1 250 demandes d’immigrants investisseurs en provenance de la Chine, ne dispose d’aucun moyen légal pour les forcer à demeurer au Québec.


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Il n’en demeure pas moins que ces investisseurs chinois qui entrent au Canada par la porte québécoise ne sont pas assez nombreux pour provoquer l’ascension stratosphérique des prix à Vancouver. Considérant qu’il y a eu 40 000 transactions immobilières dans cette ville en 2015, et que 80 % des 1 250 Chinois issus du programme québécois ont acheté à Vancouver, ils sont à l’origine de 2,5 % des transactions. C’est peu. Malgré tout, Thomas Davidoff, de la Sauder School of Business de l’Université de la Colombie-Britannique, croit que le nombre n’est pas considérable, mais que les répercussions le sont. Selon cet expert, leur concentration dans un seul secteur — le haut de gamme — déséquilibre le marché. Toutefois, d’autres experts croient que l’abolition du programme québécois ne changera pas la donne, car la majorité de l’immigration à Vancouver ne vient pas du Québec.

N’empêche, la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, a demandé en juillet à son homologue Philippe Couillard des changements au programme d’immigrants investisseurs. Au ministère québécois de l’Immigration, on répond que ce programme est actuellement en révision depuis plusieurs mois, comme toutes les politiques d’immigration.

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8 commentaires
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« Beaucoup d’entre eux ne restent pas au Québec… » (sic)

Maintenant, devinez pourquoi…

C’est sans doute parce que le Québec est trop « accueillant ». La Loi 101 et les tracasseries de l’unilinguisme officiel y sont sûrement pour quelque chose. En plus, l’instabilité créé par le parti séparatiste laisse entrevoir des risques qui n’existent pas ailleurs au Canada.

BINGO!

Et on n’a pas abordé la question de la fiscalité gloutonne particulière au Québec…

Je crois qu’il faut arrêter de vendre nos fermes et terres agricoles à des étrangers car lorsqu’ils produiront, ils enverront les produits dans leurs pays d’origine et nous ne serons plus chez-nous au Québec.

…et combien de « nos » terres ont été vendues à des « étranges » déjà??? Réponse: probablement aucune!

Autre question: qu’en sera-t-il des Canadiens et Québécois qui achètent des terres ailleurs qu’ici? Devraient-ils être stoppés net dans leur initiative car ils enverraient leurs produits à l’extérieur?

…et que pensez-vous des agriculteurs qui exploitent « nos » terres mais, ô horreur, qui exportent leurs produits agricoles et autres volailles à l’étranger? devrions-nous leur confisquer leurs terres?

N’importe quoi…

Bruno: Il faudrait dire l’instabilité créée par le Canada vise essentiellement les Québécois. Pourtant le Québec est SOUVERAIN depuis 1982 comme l’a bien mentionné Mme Kathleen Wynne, première ministre de l’Ontario, à M. Couillard en 2014. C’est pour cela que celui-ci coupe plus qu’il ne faut dans les dépenses… pour que les Québécois à genoux votent en faveur du référendum qu’il prépare pour rentrer dans le giron constitutionnel dont il est exclu depuis 34 ans.
Georgette: Vous avez raison et le processus est déjà commencé sous le couvert des compagnies qui achètent plusieurs terres contiguës pour en faire de grands ensembles. Avec le parti libéral, on en revient au temps de Jean Garon, de quelque 35% d’auto-suffisance alimentaire les Québécois sont passés à plus de 70% sous la gouverne du Parti québécois. Après la victoire des libéraux, l’auto-suffisance alimentaire québécoise est revenue à 30%.
Il faut tenir compte dans tout ce fatras des loges maçonniques qui dirigent vraiment le gouvernement.

Une des vraies raisons des prix des résidences et des édifices en général, c’est le système de taxes foncières qui fonctionnent sans critère et qui viole la Charte des droits humains.