Pu capable

On peut résumer la crise de l’économie par une image toute simple. Pendant plusieurs années, l’économie a été propulsée par un seul moteur : les dépenses des consommateurs. Endettés à l’os, les consommateurs n’en peuvent plus. Le moteur est en panne.

On a beaucoup demandé aux consommateurs. Tellement que leurs dépenses représentent aujourd’hui 70 % de l’économie américaine, environ les deux tiers de l’économie canadienne. Nous avons acheté tout ce que l’on nous proposait et souvent avec zèle. Maisons, autos, ordinateurs, internet et cellulaires, voyages, sorties : tout est irrésistible et le crédit est devenu tellement facile. Maintenant deux mots nous viennent à l’esprit : pu capable !

Vrai que le taux d’endettement des Canadiens est moindre que cela des Américains. La Banque du Canada souligne néanmoins que l’actif net des ménages canadiens a diminué au cours des derniers mois à cause de la baisse du marché boursier et du tassement des prix dans l’immobilier. Conséquemment, notre taux d’endettement par rapport à notre actif a augmenté. Nous sommes tous plus pauvres qu’au début de cette crise et rien n’indique à court terme un reversement de tendance.

Il va donc falloir trouver un nouveau moteur pour reprendre le chemin de la prospérité. Barack Obama veut lancer un immense chantier technologique pour diminuer la dépendance énergétique des Américains. Voilà une excellente idée, mais il faudra quelques années pour qu’il y ait un véritable impact économique.

Entre-temps, les gouvernements songent à relancer la dépense publique, quitte à renouer avec les déficits budgétaires au Canada, ou les accroître, ailleurs. Ce n’est pas une mauvaise idée en soi. Dans quel état serait aujourd’hui l’économie du Québec sans les milliards engagés dans la mise à niveau des infrastructures ? Pensons aussi à l’impact des constructions de barrages et d’éoliennes.

La mauvaise idée, c’est de relancer les dépenses gouvernementales sans une gestion encore plus rigoureuse du budget. Si les déficits deviennent nécessaires, ils doivent demeurer minuscules. Ce qui n’est pas évident, car les gouvernements sont comme nous. Ils veulent tout, même quand cela est au-delà de leurs moyens.

Il faut aussi voir plus loin que la crise actuelle, avoir une pensée stratégique sur notre développement économique. Bref, se demander quel sera NOTRE moteur économique.

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Quelle crise! C’est la plus grosse de notre vie sans doute. Toutes les lois économiques sont défiées. Prenez notre monnaie.

Dans les livres de Gagnon, un pays qui a un surplus commercial (le Canada en a un gros), qui a des finances publiques en santé (les meilleures du G8) et qui a des banques qui fonctionnent (les meilleures au monde) devrait avoir une monnaie forte. Ben la piasse vient de plonger de 96 à 80 cennes en un mois! Du jamais vu!

A quand la piasse américaine en passant comme monnaie »nationale » du Canada?

Même Greenspan, grand avocat de la déréglementation, réclame aujourd’hui des règles plus strictes de contrôle, en constatant l’ampleur du désastre causé par cette droite égoïste des riches.

La baudruche est crevée. Fin des illusions.

Comme la cigale, nous avons chanté l’illusion des profiteurs.

Nous allons maintenant danser pour nous réchauffer…

@dgagnon

Pour information immédiate:

«LIBERTARIANISM RIP»

By Jon Taplin – October 23, 2008, 12:53PM

« When historians want to mark the moment the hyper-libertarian economic philosophy died in America, they might take this morning’s appearance by Ayn Rand’s disciple, Alan Greenspan before the House Oversight Committee. »

http://tpmcafe.talkingpointsmemo.com/2008/10/23/libertarianism_rip/

C’est une dure épreuve… sniff.

On aura beau dire ce qu’on veut contre le libertarisme, je reste convaincu que si le gouvernement US n’avait pas insisté pour que les gens non-solvables puissent avoir des prêts hypothécaires, les banques n’auraient pas abusé et nous n’en serions pas là. C’est le gouvernement par le truchement de Fannie et Freddy qui a provoqué cette crise, c’est l’intervention du gouvernement dans ce qui ne le regarde pas qui a provoqué cette crise.

Oui il y a eu des abuseurs à Wall Street, des crosseurs il y en a partout. Mais ces crosseurs pouvaient faire ce qu’ils voulaient, le gouvernemaman leur disait qu’il les protégeait. Si le gouvernement interventionniste n’avait pas été là avec sa protection, ces crosseurs n’auraient pas risqué leur argent et les non-solvables n’auraient pas eu de prêts hypothécaires et la crise n’aurait pas existé.

Su sujet des politiciens et de leur plan économique:

http://www.antagoniste.net/?p=4322

@ jacques noel:

Le surplus commerciale est une donné sans la moindre importance et qui ne révèle rien sur la santé économique d’un pays.

@ Raymond Campagna:

Ce qui a causé cette « crise » c’est l’intervention de l’état. Et l’état va sans doute empirer les chose. On s’en reparle dans quelques mois.

P.S: Ca va prendre plus qu’une citation d’un site gauchiste pour que j’abandonne mes idéaux de liberté. Greenspan était le président de la FED. La FED, un outil d’intervention étatique. Si Greenspan avait été libertarien, il n’aurait jamais été membre de cette institution qui avait l’arrogance de vouloir contrôler l’économie.

« Ca va prendre plus qu’une citation d’un site gauchiste pour que j’abandonne mes idéaux de liberté. » dgagnon

Ça va prendre plus que des citations droitistes pour que j’abandonne ma liberté réelle.