PUBLIREPORTAGE: Verdir l’industrie extractive

Ces trois entreprises canadiennes travaillent à accroître la viabilité de l’industrie mondiale du pétrole et du gaz naturel sur une planète assoiffée de carburant.

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La plupart des gazoducs sont vieux, ce qui augmente les risques de fuites dont les conséquences environnementales peuvent être dévastatrices. L’entreprise Sealweld, de Calgary, en Alberta, colmate des fuites dans le monde entier : elle répare les vannes sans les fermer. « C’est un moyen efficace de réduire le réchauffement climatique », affirme Dean Chisholm, président de l’entreprise.

L’entreprise québécoise Xebec Adsorption, de Blainville, conçoit et fabrique des produits novateurs pour transformer les gaz bruts en sources d’énergie propre commercialisables, qui servent surtout de carburant de transport. L’entreprise a obtenu du crédit et du financement préexpédition d’EDC. Éric Favreau, vice-président et chef de la direction financière de Xebec, explique que l’entreprise a établi une usine et un bureau de vente à Shanghaï pour réduire ses coûts d’approvisionnement et profiter de la proximité de son marché principal.

À St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador), Phase Separation Solutions, une filiale de West Mountain Capital, fait appel à une technique thermique pour séparer les hydrocarbures (notamment le pétrole, les BPC et les pesticides) des matières comme la terre et les boues. La Chine est l’unique marché de l’entreprise. « Nous avons deux coentreprises en Chine qui récupèrent le pétrole des boues pétrolières, et une autre qui se concentre sur la décontamination des sols », précise Paul Antle, président et chef de la direction. « C’est vraiment une technologie propre et inoffensive, qui nous permet de réduire les déchets et d’en tirer de la valeur », conclut-il.

Sécurisation des pipelines mondiaux

Sealweld a travaillé sur presque tous les grands pipelines du monde, dans plus de 90 pays. Ses principaux clients se trouvent en Chine, aux États-Unis, en Russie, en Arabie saoudite et dans l’Union européenne.

L’entreprise prospère, car la plupart des pipelines ont plus de 50 ans, ce qui est bien plus que la durée de vie de 35 ans prévue à la conception.

Au cours des cinq dernières années, la valeur des exportations de Sealweld a augmenté de 300 %, l’entreprise ayant mis l’accent sur son programme de formation ValvePro, qui apprend aux techniciens des clients de Sealweld à réparer eux-mêmes les vannes endommagées. « Le transfert de technologie est une énorme activité pour nous », déclare M. Chisholm.

De plus, les formations ont attiré de nouveaux clients lorsque les employés formés ont été mutés.

Plus d’options pour les clients

Depuis plus de dix ans, Sealweld a recours à diverses solutions d’EDC, comme l’Assurance comptes clients, le financement préexpédition, les garanties bancaires et les conseils sur la solvabilité des clients étrangers ou les risques inhérents à leurs pays.

« C’est un immense avantage, parce que je peux ainsi offrir diverses solutions à mes clients, qui autrement auraient à payer tout de suite pour traiter avec nous », précise M. Chisholm.

« Les services d’EDC sont devenus encore plus importants pour Sealweld depuis la crise de 2008, qui a compliqué les transactions avec nombre de banques », explique-t-il. « Par exemple, lorsque la société d’État des pipelines de l’Ouzbékistan a voulu régler son compte par lettre de crédit, elle n’a pas pu s’entendre avec la banque de Sealweld sur le libellé. Finalement, nous avons résolu le problème grâce à l’assurance à l’exportation d’EDC. »

Les méandres de la route

M. Favreau s’attend à une forte demande pour les nombreux produits de Xebec dans les années à venir, et ce, en partie grâce à de nouvelles lois sur l’énergie au Canada et aux États-Unis.

Plus particulièrement, la technologie de purification de Xebec permet de nettoyer le gaz associé (gaz naturel découvert en association avec le pétrole), qui peut alors être utilisé pour remplacer le diesel, le gaz propane ou l’huile de chauffage.

Les perspectives sont tout aussi bonnes pour les séchoirs gaz. « On assiste à de grandes campagnes de conversion des moteurs diesel au gaz naturel dans les parcs de poids lourd », signale M. Favreau. D’après lui, dans dix ans, le nombre de stations de ravitaillement passera de 1 000 aujourd’hui à environ 15 000 en Amérique du Nord.

Toutefois, M. Favreau croit que le protectionnisme aux États-Unis menace les exportations. Pour surmonter cet écueil, Xebec ouvrira probablement une usine dans l’État de New York, tout près de la frontière avec le Québec.

Toujours plus loin

Les marchés canadien et américain ayant dépassé le stade de la maturité pour les produits de West Mountain Capital, M. Antle a commencé à cibler d’autres pays.

Après avoir examiné le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, l’entreprise a arrêté son choix sur la Chine, car ce pays offre un fort potentiel de croissance, son assiette fiscale est relativement stable, et son gouvernement a décidé de s’attaquer aux enjeux environnementaux.

« Les entrepreneurs craignent encore le régime communiste, mais il est beaucoup plus ouvert qu’auparavant », explique M. Antle. « Le gouvernement agit rapidement, joint le geste à la parole et il a un très grand appétit pour les technologies. »

« Par ailleurs, la Chine a pris conscience qu’elle n’a pas à supporter la pollution », ajoute-t-il. « Nous avons percé ce marché juste au bon moment, c’est-à-dire au moment où le gouvernement changeait ses politiques. »

Cependant, West Mountain Capital a pénétré le marché chinois à contresens : elle a investi en Chine avant d’y conclure un contrat. En 2010, elle s’est engagée à investir en transfert de technologie, a ouvert une petite usine sur place, s’est assuré les services de bons partenaires locaux, puis, après avoir fabriqué une unité de traitement des sols, a décroché son premier contrat en solo en 2012.

Au moment d’obtenir ce contrat, et d’autres, l’entreprise s’est vu accorder par EDC une garantie de prêt. « Sans cette garantie, nous n’aurions jamais obtenu le crédit-relais de notre banque », souligne M. Antle. West Mountain Capital a aussi souscrit auprès d’EDC une Assurance risques politiques, qui couvre son matériel. L’entreprise mène actuellement trois projets importants en coentreprise.

M. Antle avoue qu’il est parfois frustrant d’essayer de comprendre les rouages des affaires en Chine, mais qu’il s’agit d’ennuis mineurs lorsque l’on considère l’énorme potentiel de ce marché.

« Le marché est si grand qu’il me faudrait 20 vies pour profiter de tous ses débouchés! », lance-t-il.

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Six conseils aux exportateurs

Éric Favreau, de Xebec Adsorption

1) Concentrez-vous sur les marchés étrangers où les ventes sont plus aisées. Certains pays ont des barrières non tarifaires qui créent de grandes difficultés pour les exportateurs canadiens.

2) Établissez une présence aux États-Unis, qui pourra en partie compenser les effets de la politique « Achetez américain ».

Dean Chisholm, de Sealweld

1) Apprenez aux gens à utiliser votre technologie. « La porte vous est grand ouverte si vous dites que vous pouvez leur apprendre à le faire eux-mêmes. »

2) Assistez à des salons professionnels et à des conférences. C’est durant ce type d’événements que Sealweld a convaincu beaucoup d’entreprises que la fermeture des pipelines n’est pas la seule solution pour les réparer.

Paul Antle, de West Mountain Capital

1) Allez à contresens s’il le faut. West Mountain Capital a établi une présence en Chine avant d’y décrocher un contrat.

2) Si vous le pouvez, acceptez un prix plus bas. Dans des pays comme la Chine, les possibilités d’obtenir des volumes élevés font plus que remplacer les marges perdues.

 

Exportateurs avertis est le magazine d’EDC destiné aux exportateurs canadiens.




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