Puisqu’on parle de la Banque Nationale…

Faut-il boycotter la Banque Nationale du Canada ? Faut-il en faire le déclencheur d’un grand mouvement populaire pour que le Québec, et spécialement Montréal, ne vive et ne travaille qu’en français ?

Oui, la BNC et avant elle la Caisse de dépôt et de placement du Québec auraient pu faire un plus grand effort pour le recrutement d’une personne bilingue à des postes de haute direction. Il me semble que cela ne devait pas être si difficile dans les deux cas qui ont dernièrement soulevé le tollé.

Je pense néanmoins que tôt ou tard une entreprise d’envergure et d’ambition nationales et internationales doit fonctionner, du moins en partie, en anglais. C’est une question de géographie, de ventes et de ressources humaines.

La géographie ne nous donne pas le choix, car nos relations touristiques, commerciales et financières avec nos voisins se font et et se feront en anglais.

Plus de la moitié de l’économie québécoise dépend des ventes réalisées à l’extérieur du Québec. Dommage, mais nos ventes avec la France comptent pour presque rien et nos clients et fournisseurs étrangers fonctionnent en anglais, que ce soit en Amérique, en Europe ou en Asie.

Exiger que les grandes entreprises québécoises ne fonctionnent qu’en français au niveau de leur haute direction, c’est les condamner à la petitesse du marché québécois.

Pour que nos entreprises soient compétitives, elles doivent recruter des candidats d’aussi fort calibre que ceux de leurs concurrents. Elles doivent miser d’abord sur la compétence et l’expérience et elles dénichent souvent ces perles rares à l’extérieur de nos frontières.

Voici comment cela se passe dans la vraie vie. Vous embauchez quelqu’un avec une bonne connaissance du marché ontarien ou américain pour assurer le succès de votre implantation.  Cette nouvelle personne ne parle pas français et puisque tous les autres membres du comité de direction sont de bons bilingues, vous passez naturellement à l’anglais.

Presque toutes les grandes multinationales au monde sont passées à l’anglais et aucune d’elle n’a eu, à ce que je sache, un tribunal d’inquisition linguistique pour leur reprocher.

Revenons à la stigmatisée de la semaine. Moi, je suis plutôt fier de la Banque Nationale. C’est une institution financière qui a fait des pas de géants depuis 10 ans.

Son actif est passé de 75,9 milliards  à 145 milliard de dollars. Son bénéfice net est passé de 563 millions de dollars à 1  milliard de dollars. Malgré un marché financier en dents de scie, le prix de son action a presque triplé entre 2001 et 2010. La banque est le huitième employeur du Québec avec 14 581 employés, soit 84 % de ses effectifs.

Mieux encore, Bloomberg Markets l’a reconnue cette année comme étant la banque la plus solide en Amérique du Nord et l’une des deux meilleures pour ses prévisions sur le marché des changes. Cela veut dire qu’il y a des gens de grands talents à sa direction, en immense majorité des francophones, et à son conseil d’administration (là aussi les francophones sont largement majoritaires).

Aon et Hewitt ont classé la banque parmi les meilleurs employeurs au Canada cette année et dans les dernières semaines la banque a donné un coup de pouce important au Club des petits déjeuners, à l’École d’entrepreneurship de Beauce et au Théâtre Juste pour rire.

Mais qu’est-ce qui fait la manchette et attise la colère populaire ? Un cadre unilingue sévit à la Banque Nationale ! Et un grand faiseur d’opinion de songer publiquement au boycottage.

On voit bien ce qu’on veut voir.

 

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Je pense que nos ayatollah linguistiques vont influencer la banque nationale à partir.

Qu’en est-il de la bourse des produits dérivés à montréal. La position de cette dernière bourse de montréal vacille, on tente de la garder par tous les moyens. Une petite crise linguistique pourrait décider de son sort. Il faudrait envoyer un petit inspecteur à ceinture fléché pour y mettre le bordel.

Un état intégriste est un état qui vit intégralement dans le dogme religieux. Il y en a parmi nous au Québec qui veulent vivre intégralement dans le dogme linguistique.

Tous les secteurs instruits du québec s’en vont comme des traîtres alors qu’il ne restera ici que des intègres folkloristes qui sautent candidement sur leur chaise en français, en français!

Ce papier a un argumentaire spécieux. Un nouveau cadre recruté dans une entreprise se doit d’apprendre la langue de la majorité. C’est pas compliqué. S’il refuse alors on recrute ailleurs! Ne venez pas me dire que les meilleurs sont systématiquement non francophone! Par ailleurs, si je vais en Chine, c’est MOI qui va apprendre la langue de la majorité et non l’inverse.

…et le président de Sony ne parle pas japonais. Le président actuel de la Banque centrale européenne, un Italien, et son prédécesseur, un Français, ne travaillent qu’en anglais, même si la BCE est en Allemagne et que le seul pays anglophone de la zone euro est la minuscule Irlande. Sur quoi au juste appuyez-vous votre raisonnement « non spécieux » ?

Parler français n’est pas un folklore ni une langue qui interdit l’appât du gain.
Si l’anglais était une langue pratique, on le saurait depuis longtemps. Ils auraient trouvé alors une esquive à cul de sac et c’est si bon…
Un dogme religieux interdit toute autre religion. Un dogme linguistique n’interdit aucune langue. Il impose une langue.
Et si l’apologie de l’économie mondiale se fait en anglais, il faudrait peut-être réviser la langue ou les prévisions qui vont avec.
Comme la météo, les prévisions des économistes se plantent depuis des décennies. Si défois l’anglais serait vecteur de facilités oh llallala
Et dire que c’est un leader d’opinion qui va changer le Québec me paraït un peu mince.
Pendant que Guy A reçoit un peu plus d’in million de téléspectateurs, il y en a près de 2 miilions qui regardent Occupation Double, qui comme chacun sait, est une émission qui est au français ce que le capucin est à l’haltérophilie. Soyez donc rassurés!!
Si j’étais vous, je demanderai à Guy A de faire un Tout le monde en parle en anglais avec des sous-titres en français.
Avec que des banquiers, des écomistes et des artistes qui gagnent plus de 2 millions de $…. Cela serait tellement beau!!!

Belle réflexion et propos intelligents que ceux qui sont vôtres, Pierre Duhamel. La banque Nationale ne mérite pas qu’un loustic s’avise, sans réflexion sérieuse, d’inviter les québécois à sortir le 2X4 pour punir publiquement la coupable, notre unique banque à charte de chez-nous, voire même inciter au boycottage…Je ne suis pas employé de cette banque, j’en suis le client et fier de l’être. –Je connais son président Louis Vachon, qui est originaire de la Beauce, et ce monsieur à tout mon respect. Et voilà qu’il n’était pas au courant de ce fait et qu’il fera en sorte d’apporter une valable correction…Quand les québécois arrêteront-ils de frapper à bras raccourcis sur les québécois?…on n’est plus des porteurs d’eau, on est dans les grandes ligues….et l’accroc, ici reproché,arrive même au niveau de nos PME….Que l’on demande civilement et poliment que la chose soit corrigée serait mieux que le « boycotte », et l’on inviterait pas ainsi le client à transporter
économie et affaires aux concurrentes anglophones, dont le respect pour le français laisse drôlement à désirer — Soyons aussi intelligent que l’auteur des propos, publiés par l’Actualité. Encore bravo, Pierre Duhamel, vous avez compris que la compréhention est étroitement liés à l’intelligence. Gilles David (marketing)

Il y a un débat sur la défense du français.
J’aimerais avoir des chiffres. Juste pour savoir les règles d’engagement, juste pour en être informé en tant que contribuable, juste pour savoir de quoi on parle.

Faudrait savoir combien ça nous rapporte de parler français en terme financier, en chiffres. Quelles sont les opportunités supplémentaires qu’on a. On dit que c’est un avantage d’être différent, j’aimerais savoir pourquoi on dit ça, qu’est-ce que ça nous rapporte d’être différent? Concrètement!

Des fois j’aimerais savoir combien ça nous coûte collectivement de défendre le français. Combien on met en subvention de plus que les autres. Combien nos sociétés d’état dépensent pour soutenir la culture. Combien coûtes nos campagnes de francisation, la traduction etc. Aussi les occasions manqués, les entreprises qui ne s’y sont pas établies, les emplois déménagé, les touristes rebutés etc. Quelle part de notre commerce extérieur se passe en français ou en anglais.

Juste pour essayer d’avoir un bilan, une idée. Confirmer ou infirmer mon préjugé. Juste pour savoir si on met nos énergies au bon endroit dans le meilleur de notre intérêt collectif.

Cher Monsieur Duhamel,

Dans l’option d’une économie fondée sur les personnes. et non pas sur les actions des grandes banques et des entreprises sans foi ni lieu et ne s’appartenant qu’à elles-mêmes, il sera toujours possible d’exiger le respect des communautés dans leurs aspects linguistiques et même culturels.

Je comprends tout à fait votre point de vue. Dans le vôtre, ce respect passe derrière – de plus en plus loin- derrière les exigences de l’efficacité opérationnelle du marché et de ses appareils. Et, comme c’est normal, vous tendez à élargir ce point de vue à toute la société, et pourquoi pas à toutes les sociétés, partout où le marché peut s’autoproduire lui-même et se justifier par sa propre existence.

La Terre est en train de mourir de votre surrexploitation financière toujours de plus en plus affamée de productivité. Vous ne trouvez pas plus intelligent de vous interroger sur les motifs qui vous inciteraient à pratiquer et à faire pratiquer le respect des personnes et de leur collectivité ! Moi si.

Peu importe la langue, puisque visiblement, ceci est un dialogue de sourds.

Mais je me hasarde à laisser mon petit grain de sel…

Je suis polyglotte. Je travaille et je corresponds très souvent avec des gens de différents pays. Nous échangeons souvent en anglais, car c’est dans bien des cas, la langue commune. Ceci va de soi. Non seulement n’ai-je aucun problème de conscience à communiquer en anglais avec mes interlocuteurs, j’ajouterais que j’aime ça, car j’ai toujours apprécié cette langue.

Mais je m’inscris en faux contre plusieurs de vos arguments :

1- «Exiger que les grandes entreprises québécoises ne fonctionnent qu’en français au niveau de leur haute direction, c’est les condamner à la petitesse du marché québécois.»
On ne parle pas ici de ne fonctionner qu’en français, mais d’éviter de ne fonctionner qu’en anglais. Nuance importante. Le bilinguisme est important. Je regrette seulement qu’on ne connaisse généralement qu’au plus 2 langues.

2- «Plus de la moitié de l’économie québécoise dépend des ventes réalisées à l’extérieur du Québec.»
Transiger avec les clients en anglais est normal. Mais il n’est pas normal qu’on impose l’anglais aux employés de bureau de Montréal qui, eux, ne font pas affaire avec l’extérieur. Et quand il est question de ne communiquer avec IBM qu’en anglais, on ne parle plus de réaliser des ventes, mais d’échanger avec un fournisseur.

3- «Mieux encore, Bloomberg Markets l’a reconnue cette année comme étant la banque la plus solide en Amérique du Nord et l’une des deux meilleures pour ses prévisions sur le marché des changes.»
Personne ne contredit ça. Là n’est pas la question. On parle de la langue. On parle de l’imposition de l’anglais comme langue de travail unique dans des bureaux à Montréal. C’est ça, le noeud du problème. La performance n’a pas été abordée parce que tout le monde la reconnaît et qu’elle ne pose pas problème.

Bravo Pierre, excellent raisonnement. Cette ‘chasse’ aux unilingues dans les finances commence à devenir abusive. La compétence avant le bilinguisme spécialement dans les finances svp! Je viens de tout transférer à la Banque Nationale et je suis contente de savoir que la compétence vient avant tout chez BN pour gèrer les finances de ses clients. Je constate que ‘l’obssession’ avec notre langue fait fuire beaucoup de gens qui sont pleins de compétences très supérieures. Plus de 400,000 personnes ont quittés le Québec depuis 1971. (Stats Can) ..pendant ce temps le Québec s’appauvrit de talent et perd beaucoup de contribuables bien nantis. Je suis très impressionée de voir le grand nombre d’anglos qui sont maintenant très bilingues. Il faut avouer qu’ils ont fait d’énormes progrès. C’est beau la langue, mais il y a des ‘répercutions’ coûteuses dans certains cas. Ces personnes qui partent, nous devons les remplacer par des immigrants qui naturellement parlent français mais que plus que souvent n’ont pas ‘du tou’t nos valeurs…on regrettera d’avoir chasser nos anglais un jour! Ils sont un peuple fondateur aussi, il ne faut pas l’oublier.

Il reste assez fascinant que les intégristes soit les francophones qui veulent pouvoir travailler en français et non pas la petite minorité (la vingtaine tout au plus, j’imagine) de patrons incapable de comprendre le français mais qui imposent les interfaces informatiques en anglais, les communications avec les fournisseurs en anglais etc.. à la masse des employés. Ces personnes sont d’une grande ouverture d’esprit ça crève les yeux; mais ces xénophobes de francophones locaux EUX sont extrémistes. Qu’il y ait des unilingues, soit mais qu’ils imposent leur handicape linguistique aux travailleurs, non.

Plus ça va, plus je comprend le sens du « Vous êtes pas écœurés de mourir, bande de caves? ».

Merci beaucoup pour ce magnifique article! Depuis une semaine, je lis ce qui est écrit sur la Banque Nationale en me disant que le vrai journalisme n’existe plus et qu’il n’en reste que la recherche de sensationnalisme. Vous venez de me prouver le contraire.
Je suis une employée de la Banque depuis plusieurs années et très fière de l’être. Bien qu’il existe effectivement certaines situations pouvant être améliorées au niveau linguistique (comme dans la très grande majorité des entreprises québécoises), j’ai été choquée de voir à quel point on généralisait une situation plutôt centralisée. Comme vous l’avez si bien dit, la Banque est plus qu’une entreprise qui a un cadre unilingue, c’est une entreprise solide et engagée dans la communauté qui fournit de très nombreux emplois dans notre belle province. Je crois que nous devrions nous réjouir de ces multiples faits positifs plutôt que de s’indigner d’une situation de surcroît gonflée par le sensationnalisme journalistique. Merci encore de montrer une autre facette de la situation!

Extrait de l’article : « Exiger que les grandes entreprises québécoises ne fonctionnent qu’en français au niveau de leur haute direction, c’est les condamner à la petitesse du marché québécois »

En fait, si tout le monde était vraiment bilingue, les entreprises québécoises pourraient très bien exiger de leur haute direction qu’elle fonctionne entièrement en français à l’interne et en anglais à l’externe. Il est là le problème en fait. Ce qu’il y a de vrai dans le présent article c’est que nous faisons affaire avec des marchés essentiellement anglohpones. Il est donc normal que nous fassions des affaires en anglais, la-dessus tout le monde s’entend je crois. Par contre, le fait de faire des affaires avec ds marché anglophones ne justifient en rien qu’une entreprise au Québec fonctionne en anglais à l’interne, c’est ridicule.

Je travaille avec beaucoup d’anglophones dans mes fonctions. Lorsque c’est possible, ils aiment bien essayer de parler français. Lorsque ce n’est pas possible, nous discutons en anglais et je ne vois pas de problème la-dedans. Par contre, je ne vois pas pourquoi le fait de faire des affaires avec des personnes de langue anglaise nous obligerait à fonctionner ne partie en anglais entre nous, au bureau, c’est un non sens.

@ Jean-François Blais #9

Vous m’enlevez les mots de la bouche.

Je suis tout à fait en accord avec vos propos et vos arguments.

Vous mettez le doigt directement sur le bobo…

Donc, à la BN, les technologies de l’information doivent être en anglais alors qu’à la caisse, on réussit très bien à faire la même chose en français?

Oui la BN doit se conformer à la loi 101 même si elle en est exempt nous a fait remarqué son pdg comme s’il nous faisait une bonne faveur au peuple indigène.
Il n’est pas vrai même si on vit pas sur une île, que l’on ne peut pas recruter un haut cadre qui soit qualifié et bilingue.
Tant qu’à ses exploits à la bourse faudrait pas oublier le nombre de préposés au service à la clientèle qui en ont payé partiellement le prix en passant dans le tordeur au nom de la sacro sainte rentabilité pour qui est due actionnaires.

« On voit bien ce qu’on veut voir. » Dites-vous, en effet, le rendement de l’entreprise est une chose mais l’irrespect des cadres qui la dirigent en est une autre. Je ne vous traiterai pas de colonisé, mais il y a dans votre billet, ou votre biais, un angle économiste qui ne réussit pas à me faire oublier l’angle culturel plus profond, et le malaise qui l’accompagne. On est peut-être en effet quelque chose comme un petit peuple finalement!

je lis tous vos commentaires et je vais vous dire quelque chose: je travaille à la banque depuis plusieurs années, notre environnement de travail est francophone, je vous l’assure, je n’ai jamais été contrainte de parler en anglais sauf pour parler à des CLIENTS anglophones, je n’ai jamais non plus été contrainte d’utiliser un outil de travail en anglais, bien au contraire, souvent la traduction anglaise n’est même pas disponible! Un de nos critères d’embauche est d’être bilingue mais savez-vous quoi? on fait quelques exceptions pour les unilingue francophone. Après on se fait dire qu’on ne respecte pas la langue française… je vais vous dire ce qui me fache moi, que quelques haut placés décident de se parler en anglais je m’en contre-fiche, ça ne m’affecte pas, ni en tant qu’employée, ni en tant que cliente (car je met au défit quiconque de me dire qu’un jour il a tenter de se faire servir en francais à la banque et qu’il n’a pas réussit)alors si ça les arrange de se parler en anglais et bien tant mieux pour eux! ce qui me fâche moi, c’est beaucoup plus près de nous, ce sont ces québécois qui tentent de défendre la langue française mais ne sont même pas capable de l’écrire à peu près correctement, ce sont tous ces gens qui travaillent directement avec des clients et qui ne peuvent pas les servir dans leur langue (pas besoin d’aller très loin à l’ouest de Montréal pour devoir ‘sortir’ son anglais lorsqu’on entre chez un commerçcant) ce qui me fâche, c’est le manque de programmes et de ressources pour les nouveaux arrivants qui ne parlent pas français et qui n’ont pas la chance de l’apprendre, ce qui me fâche, c’est que le Canada se dise bilingue alors que c’est plutot le Québec qui l’est, ce qui me fâche, c’est que dans la plupart des autres provinces les cours de français sont facultatifs (on peu bien être obligé de parler en anglais après!) … une fois que ça ça sera règlé, on pourra s’attaquer aux 4-5 directeurs anglophones de la BNC, mais avant ça on a encore beaucoup à faire vous pensez pas? …

Pierre Duhamel est a cote de la track !

Ce qui est en jeu ici, ce n est pas le fait que la BN fasse affaires en anglais avec le reste de la planete terre. Tous acceptent ce fait : oui, allez-y, parlez anglais avec les gens d affaires de l exterieur du Quebec.

Pierre Duhamel manque ici le bateau : le probleme, le hic, c est de forcer des Quebecois francophones au bureau de Montreal a s adresser en anglais seulement a leur patron et ses adjoints ici a Montreal.

N evitez pas le nerf du probleme !

À quoi peut bien servir de posséder une institution si prospère soit-elle si même son président ne comprend pas et n’assume pas sa dimension institutionnelle francophone.?Il ne s’agit pas que d’être rentable.Cette banque a un rôle éminemment et dès ses origines elle a été créé comme un puissant outil d’affirmation nationale pour les francophones d’ici.Il aurait donc suffit pour les petits épargnants et homme d’affaires de transiger avec les banques anglaises du temps et de réclamer du français de leurs commis.Si c’est une telle conscience historique dont vous êtes fiers,faut être béatement atrophié du sentiment d’appartenance.Est bien seul celui qui est sans sentiment de solidarité avec une communauté qui lui a donné sa chance et qui lui fournit toujours la majorité de ses actionnaires!

selon vous en autant qu’on est rentable on peut tout faire en oubliant les valeurs québécoises qui nous ont permis de s’établir. Belle mentalité de colonisé. Thank you boss for giving me a job!

Au lieu de vous acharner sur une Banque qui désert ses clients dans 6-7 langues différentes, et d’hair un cadre qui ne répondra pas aux clients directement, attaquez-vous donc aux compagnies comme DELL qui n’offrent AUCUN service à la clientèle direct en français! Vous n’aurai jamais à parler à ce cadre à propos de vos comptes bancaires.

Appelez n’importe quand au service à la clientèle de la banque Nationale et JAMAIS vous n’aurai à parler anglais si vous êtes francophones.