P&W : Comment gagner sur tous les fronts

Bombardier Aéronautique a annoncé mardi au salon du Bourget, en France, des contrats totalisant 3 milliards de dollars, ce qui n’est pas rien. Parmi les bonnes nouvelles, on apprenait la vente ferme de 20 appareils de la série C, dont une première commande d’un transporteur asiatique, en l’occurence Korean Air.

Depuis sa relance en juillet 2008, Bombardier Aéronautique a vendu 123 avions de la série C, en plus de 129 options supplémentaires.

Pas mal, mais cela n’en fait pas pour autant un véritable best-seller. À titre de comparaison, Airbus a confirmé depuis le début de la semaine les ventes de 130 exemplaires du A 320 Neo, une nouvelle version du A 320 équipée d’un nouveau moteur qui permettrait des économies de carburant de 15 %. On s’attend même à l’annonce de 380 commandes supplémentaires d’ici la fin du salon.

Si tout est confirmé, Airbus aura vendu près de 900 A 320 Neo depuis son lancement en décembre dernier.

On fera valoir chez Bombardier que les deux appareils de la C Série concurrencent plutôt le A-319 qui  peut transporter 124 passagers. Vrai, mais le CS300 de Bombardier peut contenir jusqu’à 149 passagers, un de moins que le A-320 Neo. De plus, Airbus compte également offrir une version du A-319 avec le nouveau moteur plus économe.

Quel est ce nouveau moteur qui redonne des ailes au A 320 ? C’est le Pure Power TM, une petite merveille fabriquée par Pratt & Whitney, et qui équipe également, dans une version plus petite, les nouveaux appareils de Bombardier.

Pratt & Whitney se retrouve dans une situation enviable car elle gagne, qu’importe l’issue de la bataille entre Airbus et Bombardier.

Il se pourrait même que tous les moteurs soient fabriqués à l’usine de Pratt & Whitney à Mirabel. La compagnie américaine devrait faire connaître l’usine qui sera choisie d’ici la fin de l’année. Gageons que Clément Gignac, qui est au salon du Bourget, a déjà commencé ses représentations.

Le drame, c’est qu’il faut plus que de jolies manières et de chaleureuses poignées de main pour attirer les géants de l’aéronautique. Pratt & Whitney a obtenu des subventions de plus de 140 millions de dollars en 2008 pour appuyer ses investissements de 575 millions à ses usines de Longueuil et de Mirabel. Parions qu’elle se fera encore gourmande. L’enjeu est de taille. Si elle obtient le contrat, P&W pourrait tripler le nombre d’employés de son usine de Mirabel, qui passerait de 100 à 300. L’usine devra aussi être agrandie.

Le dilemme est le suivant pour le gouvernement du Québec : refuser de s’engager dans la surenchère et de dépenser des deniers publics ou risquer de voir des investissements aller ailleurs et perdre le leadership du Québec dans l’industrie aéronautique, un secteur qui emploie 40 000 personnes dans la région de Montréal et qui représente plus de 10 % de la valeur des exportations du Québec.

 

 

 

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«Pratt & Whitney a obtenu des subventions de plus de 140 millions de dollars en 2008 pour appuyer ses investissements de 575 millions»

Si on calcule qu’un assisté social encaisse 7k par année, c’est 20,000 BS qu’on aurait pu faire vivre pendant un an avec pareille subvention.
20,000 BS c’est deux fois le nombre de BS en Gaspésie!

PU KAPABLE, M. Duhamel. PU KAPABLE de ces BS corporatifs

Ils sont les premiers à se plaindre de la bureaucratie. Ils sont les premiers à se plaindre des taxes. Ils sont les premiers à faire l’éloge du capitalisme et de la libre-entreprise. Et ils sont les premiers à saigner les gouvernements.

Quoi M. Duhamel? Des entreprises subventionnées? Vous affirmez que si les gouvernements n’interviennent pas ou si ils n’offrent pas de généreuses subventions, les investissements vont aller ailleurs!

Mais cela va à l’encontre du dogme libertarien érigé en religion par leurs adeptes aveuglés par l’idéologie elle même.

Mais M. Duhamel, que faites vous des non règles du libre-marché, de la libre concurrence, de la main invisible d’Adam Smith, du laisser-faire économique?

L’État n’est-il pas un frein à la prospérité économique?

L’État n’empêche-t-il pas la création de richesse par les entreprises privés et les investisseurs de ce monde?

L’État n’est-il pas un empêcheur de tourner en rond pour l’entreprise privé?

L’État ne contribue-t-il pas à un ralentissement des investissements par la lourdeur de sa bureaucratie?

Je vous soupçonne d’être devenu communiste avec vos arguments en faveur d’un soutien de l’État aux entreprises privés!

Le capital, M. Duhamel, c’est amoral, asocial et apatride. Il est donc certain qu’il va aller là où il y aura plus de rendement et moins de redistribution de la richesse. Là où les actionnaires vont en avoir plus pour leur argent et qu’ils conserveront gracieusement dans leurs goussets.

Bombardier et autres des transports.
Des siphoneux professionnels de subventions des vrais BS corporatis qui n’hésitent pas à mfaire des mises à pieds lorsque leur carnet de commande se dégonfle un peu et dès qu’ils entrevoient qu’il se dégonflera pour garder ses actionnaires heureux.
Elles se permettent même avec subventions empochées de faire des menaces de mises à peid à défaut de ne pas obtenir le ou les contrats convoités.
140M $ pour 575M $ soit 1$ sur 4$ (25%)
Pas certain du ROI mis à part les impôts sur le revenu

@ rod (# 1):

D’accord avec vous car le Québec subventionne ses « entreprises » PLUS que TOUTES les autres provinces canadiennes RÉUNIES!!!

Pour permettre à nos entreprises de se débrouiller sans subventions, il faidrait totalement abolir l’impôt sue les sociétés.

Pas d’impôt et pas de subventions!

@François 1
Pas d’impôts, et avec quoi est-ce qu’on va payer les routes, la construction d’infrastructures électriques, eaux, traitement des déchets etc qu’occasionne l’implantation de ces entreprises dans nos régions éloignées????
Un chausson avec ça? On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut pas tout donner aux entreprises qui viennent exploiter les richesses, elles doivent assumer les responsabilitées qui viennent avec les gros profits: les côuts sociaux, environnementaux et d’implantations. Mais mon premier choix est plutôt de garder la maitrise des nos richesses et de ces profits et utiliser leurs services à contrat pour les opérations.