Quand la démographie explique la crise actuelle

Voici  le second extrait de mon livre L’avenir du Québec, les entrepreneurs à la rescousse. Le démographe Jacques Légaré y explique l’impact de la démographie sur la société québécoise. L’interview a été accordée AVANT la crise étudiante, mais Jacques Légaré anticipait la révolte de la jeunesse et un dur réveil pour les babybommers à cause des retraites hâtives et de la crise des finances publiques. Le livre sera disponible à compter de demain.

«La démographie explique la plupart des choses qui arrivent dans la société. David Foot n’a pas tort de dire que les deux tiers des phénomènes sociaux ou économiques s’expliquent par elle. Si les dirigeants écoutaient les démographes, ils prendraient moins de décisions irrationnelles. Ma mission dans la vie est de faire en sorte que la démographie occupe une place fondamentale dans la compréhension des sociétés», dit le démographe Jacques Légaré, rencontré dans son bureau de l’Université de Montréal, véritable caverne d’Ali Baba où livres et documents s’empilent dans un merveilleux désordre. «Un professeur émérite a forcément beaucoup de papier dans son bureau ! », dit-il.

Professeur depuis 1965 à l’Université de Montréal, il a mérité ce statut après son départ forcé en 1997, à l’âge de 59 ans, dans la grande opération gouvernementale de compressions budgétaires dans les secteurs public et parapublic. « Cela me mettait en porte-à- faux parce que je n’arrêtais pas de dire à mes étudiants qu’il faudra travailler de plus en plus longtemps ! »

Ce statut lui donne droit à un bureau et il peut diriger des thèses et des mémoires, mais il ne peut plus enseigner à moins d’être invité par un collègue du département comme expert dans un cours en particulier. Il a ainsi sauvé sa réputation, car il est toujours actif à l’âge de 73 ans et il ne se sent «ni dépassé ni vieux».

Il n’a en tout cas rien perdu de sa fougue. « On a berné les gens en leur faisant croire que tout était illimité. Nous vivons dans un monde irréel. On a la tête dans le sable et il faut brasser la cage», dit-il. Il ne s’en prive pas.

« On s’en va dans le mur, c’est-à-dire vers une guerre de générations. Les jeunes vont se rebeller parce qu’ils ne pourront pas accepter que leurs parents et grands-parents vivent comme des pachas et qu’eux sont dans la merde », dit-il. « Notre legs à la jeune génération est scandaleux. On leur laisse une dette publique et une dette privée et on va flamber ce qui aurait pu être leur héritage personnel. »

De la même manière que nous avons évité une guerre des sexes avec des changements comme l’équité salariale, il suggère d’établir une « comptabilité générationnelle » pour déterminer ce qu’une génération a obtenu par rapport à ce qu’elle a contribué. Il est conscient que ce ne sera jamais égal, mais ce serait une bonne occasion d’émettre des principes « pour se sortir du trou ».

Jacques Légaré est vraiment indigné. Parlant de la désinstitutionnalisation des personnes âgées, il trouve absurde l’idée du retour à la maison des patients qui viennent d’être opérés. «Le gouvernement tenait pour acquis que les conjoints étaient pour s’occuper d’eux. Or, la démographie nous apprenait que la famille n’était pas en état de s’en occuper parce que les baby-boomers n’ont pas eu beaucoup d’enfants et que le principal aidant naturel, le conjoint, n’était souvent plus à la maison à cause de la fragilité des couples ».

Selon lui, une société plus vieille a davantage besoin d’escaliers mécaniques et de plateformes de train que de nouvelles stations de métro et plus besoin de soins à domicile que de deux hôpitaux universitaires. «À quoi vont servir des milliards pour porter l’espérance de vie de 80 ans à 82 ans si nous n’avons pas les moyens de donner une douche aux aînés tous les jours ? » demande-t-il.

«Il faut refaire nos paradigmes et faire des choix différents si nous vivons dans une société où les gens vivent 100 ans en moyenne. Nous aurons de plus en plus de personnes âgées dépendantes et nous ne sommes pas prêts », dit-il.

Jacques Légaré croit que les gens n’auront pas le choix et devront travailler plus longtemps. Encore une fois, l’image est forte. «Liberté 55, c’est pour moi aussi épouvantable que Joe Camel. C’est la même perversité. On aurait dû dire à l’époque que c’était une fumisterie. Les retraites hâtives dans le secteur public sont aussi une aberration. Les baby-boomers vont vite constater qu’ils n’auront pas les ressources pour maintenir le même train de vie. Il faut les informer qu’ils devront travailler plus longtemps et le marché de l’emploi doit les accepter. »

Une dernière prédiction ? « Les enfants des boomers vont avoir le choix des chambres dans les CHSLD ! »

 

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JG Moreau: 68 ans
Barry Gibbs: 62 ans
Jack Layton: 61 ans
Steeve Jobs: 56 ans

Finalement les Boomers ne vivent pas si vieux.

Les réflexions de Jacques Legaré sont justes, intelligentes, intelligibles et très sages.

Bon point M. Duhamel.

Lorsque j’aborde le sujet avec les 50 ans et plus, j’ai automatiquement une fin de non recevoir.

Je crois qu’à la base, la « crise » actuelle, crise créée de toute pièce par la gauche au demeurant, est le résultat de la social-démocratie beaucoup plus qu’une affaire générationelle.

La social-démocratie à la sauce gauchiste a généré des tas d’injustices et de privilèges dont nous commençons tout juste à être conscients et le bordel ne fait que commencer.

Les malheureux choix qui ont été faits l’ont été au début des années soixante, alors que les boomers étaient encore sur les bancs d’école.

On peut difficilement qualifier Lévesque, Lesage, Bourassa et leurs gouvernements d’être des boomers…

La plupart des choix qui ont été faits à l’époque étaient calqués sur la France gauchiste et nous avons exactement les mêmes résultats que là-bas (quelqu’un est surpris?): impossibilité de réformer le système, pouvoir démesuré des grosses centrales syndicales, bureaucratie privilégiée, obèse, inefficace et ruineuse, classe politique tournée en ridicule et tutti quanti.

D’ici quelque temps, il y aura des choix autrement plus difficiles à faire que ceux auxquels nous faisons face aujourd’hui au Québec et je suis très inquiet de l’attitide que les privilégiés du système actuel auront.

je crois que nous ressemblerons à la Grèce et même pire.

@François 1 – Comme vous, je pense que si l’on veut pointer du doigt une génération on doit plutôt pointer vers celle de l’après-guerre. Je lis beaucoup sur l’Allemagne ses jours-ci; j’entrevois un voyage à Berlin et Dresde. Il m’est difficile d’imaginer que l’Europe se serait mieux relevée sans une implication massive des états. Les Allemands bénéficient d’un système universitaire pratiquement gratuit. Si l’Allemagne est riche (?) aujourd’hui ce n’est pas en raison de ses ressources naturelles, pétrolières ou autres comme le Canada, mais parce qu’on y valorise beaucoup les cerveaux allemands… et parce que les dirigeants de l’après-guerre ont décidé de s’impliquer dans sa reconstruction.

Pierre Trudeau, René Lévesque, Tommy Douglas, etc., n’étaient pas des baby-boomers. Jean Charest est le premier baby-boomer à diriger le Québec, Stephen Harper le premier à diriger le Canada (abstraction faite des quelques semaines du PM Kim Campbell).

Dans le privé les baby-boomers ont presque totalement éliminé les régimes de pension à prestation définies qui furent à la mode dans l’après-guerre. La génération des baby-boomers fut surtout marquée par les crises pétrolières des années 70, la flambée du chômage, de l’inflation et des taux, et par l’endettement massif des états qui s’ensuivit. Je peux me tromper, mais nous sommes moins endettés aujourd’hui, par rapport au PIB, qu’en 1992.

Quand je lis des articles comme celui-ci, je me dis, encore un autre, encore une opinion, sans chiffres, donc sans fondement. Tant qu’à tenir un tel discours, pourquoi ne pas le quantifier? Je suis sceptique, il faudrait me convaincre avec plus que des discours.

Pas mal pour un vieux jeune de 73 ans. Si tous les boomers avaient une once de la lucidité du professeur Légaré, on en serait pas rendu là.

Mais le déni est la spécialité des boomers.

Le professeur Légaré, au contraire des boomers, est un homme de son temps et non un homme de son époque. (Rien qu’à voir le succès du retour des Coccinelles, Mini et Fiat 500 auprès des boomers pour se rendre compte que cette génération demeure de son époque)

«Si les dirigeants écoutaient les démographes, ils prendraient moins de décisions irrationnelles.» C’est ce qu’on fait les dirigeants dans les années soixante, les démographes prédisaient que Montréal aurait une population de 8 000 000 d’habitants au tournant des années 2000. Résultat, aujourd’hui il faut aller de St-Jérôme à St-Jean-sur-Richelieu pour en trouver 3.5 M. en comptant quelques tombes et plusieurs vaches. Désolé, mais je suis méfiant envers les démographes.

@SensCommunRugueux – « Rien qu’à voir le succès du retour des Coccinelles, Mini et Fiat 500 auprès des boomers pour se rendre compte que cette génération demeure de son époque »

Vraiment? A part votre opinion personnelle, avez-vous une étude, des chiffres pour confirmer le succès de ces véhicules auprès des boomers?
Voici, en ordre, les véhicules les plus populaires au Canada, selon Kanetix (assurance) :

1. Honda
2. Chevrolet
3. Toyota
4. Ford
5. Pontiac
6. Dodge
7. Mazda
8. Nissan
9. Volkswagen
10.Hyundai

Et comme le propre des boomers c’est leur grand nombre et leur pouvoir d’achat, il me semble incongru d’affirmer que nous nous garrochons pour acheter une coccinelle ou une mini.

Un jour vos enfants diront que l’hallucination est la spécialité de votre génération.

Par contre, je me sens obligée de vous avouer qu’en 1970 je conduisais un « muscle car », une Plymouth Roadrunner, jaune, et que je viens de m’acheter la nouvelle Camaro, noire. J’aurais du prendre une jaune.

@ Mme King #8

Vous sentez-vous coupable? (Moi j’suis bien content pour vous si vous avez les moyens de la Camaro dernier cri)

Comme la plupart des gens de ma génération qui hallucine sur son sort, je conduis une vieille bagnole couleur rouille avec des trous pis j’me dois l’c..

Pour ma liberté 55, j’aimerais bien que mes actifs soient entièrement payés, pis mes prêts étudiants itou…

Pour ma retraite, je planifie ma Liberté 71 (âge limite actuelle pour contribuer à son REER)

@loraine King

Si l’Allemagne a reussi si bien apres la deuxieme guerre mondiale, ce n’est pas grace a l’intervention de l’etat. Au contraire. Ludwig Erhard a convaincu les allemands (et les forces d’occupation) de premettre un retorur aux marches libres — fin des controles de prix, elimination du rationnement, etc, Cela a reussi d’une facon eclatante, en depit du scepticisme de las plupart de ses contemporains.

@ Loraine King #8 :

Vous parlez ici de marques et non pas de modèles. Le principe de « concept cars » n’est pas en soi nouveau, ce qui est nouveau en revanche ce sont ces modèles qui exploitent une image parfois perçue comme passée mais qui sont dotés d’une technologie parfaitement actuelle ; la Fiat 500 de la nouvelle génération est fort différente de celle que j’ai connu en Europe dans ma prime jeunesse. Le prix de vente aussi est différent. Les nouveaux modèles s’adressent à une clientèle bien moins prolétarienne que dans le passé.

– Puisque vous voulez des chiffres, selon le site :
http://www.autonet.ca/autos/recherche/essaisroutiers/2012/03/05/19460321-autonet.html

Au Canada, la Fiat 500 a trouvé plus de 5392 preneurs et la Mini quelques 3592.

On ne connait pas les chiffres de vente pour la nouvelle « Coccinelle » mais ce véhicule constitue d’ores et déjà un engouement médiatique qui permet d’augurer d’un certain succès. – Aussi je pense que les propos émis aux commentaires #6 sont valides et conformes à la réalité. Et je m’excuse auprès de « SensCommunRugueux » si j’ai répondu à sa place. 🙂

Les démographes des années 60 n’ont pas été assez fins pour se rendre compte qu’avec l’invention de la pilule et l’entrée massive des femmes sur le marché du travail, c’était la fin de la revanche des berceaux et que les prévisions démographiques devaient être revues à la baisse.

Disons que cette vérité démographique a toujours dérangé a un point tel que seul le DÉNI était la facon de passer au travers.

La revenge générationnelle ne se fera pas en douceur, comme on le voit, mais avec violence, frustration oblige, et en plus, les jeunes et le marché du travail, est a peu pres autant une catastrophe que les femmes et la pilule en 1970.

Particulierement dans tous ce qui touche les métiers, et l’univers des services, plusieurs entreprises ont du rappelé des gens de 50 ans et plus pour éviter des catastrophes encore plus grande.

les jeunes ne veulent pas apprendre, toute critique constitue pour eux une menace, de la morale parentale, etc…alors ils sont nonchalants, ne sont as appliqués a voir l’augmentations des accidents de travail et leurs causes depuis 2000, les couts sociaux de toutes ces erreurs sur la societe par le biais des augmentations des polices d’assurances etc…

@Serge Drouginsky – j’aimerais bien connaitre l’âge des 5392 preneurs de Fiat 500 et 3592 de Mini. Je doute que ce soit une majorité de baby-boomers. Les assureurs seraient la meilleure source pour faire une relation entre un modèle et l’âge des propriétaires. Je gagerais un vingt n’importe quand que les babyboomers achèteront deux fois plus de Chevrolet Cruze cette année que de Fiat 500 – au moins deux fois plus.

Tout à fait vrai pour ce qui est de l’exploitation de l’image pour vendre ces voitures, mais c’est une fausse image. La Honda Civic, introduite en 1972, qui est toujours parmi les plus populaires, colle bien mieux à la réalité des babyboomers qu’à l’image que l’on véhicule de cette époque. Le pouvoir d’achat des babyboomers marqués par les crises du pétrole et l’inflation a fait la force des ventes de Civic, de 1972 à nos jours.

@ Serge Drouginsky #11

De rien, ça fait toujours plaisir d’avoir des alliés dans la vie.

D’ailleurs Mme King et moi croisons le fer régulièrement et sommes du même avis parfois.

Il est bien de lire des propos aussi éclairés que ceux de monsieur Légaré.
Il y a déjà 20 ans, dans la période où on nous faisait reluire la possibilité du Liberté 55, j’émettais déjà mes objections. Voire si c’est moindrement logique de croire qu’à 55 ans on ait pu accumuler assez d’économies pour vivre jusqu’à 85 ans! Fallait vraiment vouloir croire au Père Noël à temps plein! Et le pire c’est que la majorité des Boomers est passée de l’illusion aux actes. J’ai 52 ans, je travaille et je sais que je travaillerai au moins jusqu’à 70 ans. C’est comme ça et c’est normal. Après 70 ans, j’aurai probablement à travailler moins d’heures mais tout de même, je devrai travailler. Il est urgent que l’on montre une plus grande solidarité avec les jeunes; eux aussi ont droit de croire à un futur meilleur!

@SensCommunRugueux – J’ai longtemps cru que jamais je ne paierais mon hypothèque et mes dettes et que je passerais ma vieillesse dans la pauvreté. Je vous comprends.

« C’est seulement dans l’imagination des hommes
que chaque vérité trouve une existence réelle et indéniable. L’imagination, et non l’invention,
est le maître suprême de l’art, comme de la vie. »
Joseph Conrad

@ Chère Loraine King #14 :

Le sujet de ce billet étant en lien avec la démographie et l’avenir de nos entreprises, je ne voudrais pas partir un faux débat avec votre aimable personne. Vous conviendrez cependant, je pense avec moi que la génération des « boomers » reste encore dans notre société un segment de la consommation qui intéresse encore (pour un temps limité) les directeurs de marketing. Si les références à des objets de culte des années 60 sont développées par les publicitaires avec un certain succès lorsque dans la pratique ces objets sont entièrement nouveaux… je suppose qu’il doit y avoir une raison.

Certains spécialistes comme le controversé (du moins au Québec) Clotaire Rapaille apportent référence à la « psyché » (théorie psychanalytique) dans ses procédures de motivation en matière de marketing, de description et de conception de produits. En sorte que certaines références aux plaisirs passés sont toujours porteuses.

Vous mentionnez la Honda Civic qui à l’instar d’autres modèles des années 60 sont devenus des objets de culte ; mais aussi de par leurs évolutions des références dans cette industrie. Il n’y a pas de contradiction entre le discours qui vise à promouvoir des valeurs sures et d’exploiter certaines images mentales parfois empruntées au passé pour vendre ou promouvoir une image de marque.

L’association de Chrysler avec Fiat procède un peu des deux aspects, permet de développer une image de marque renouvelée, d’ouvrir le marché à d’autres produits, notamment la gamme Alfa Romeo en Amérique du Nord et d’offrir à leur clientèle une gamme complète, ce qui n’était plus le cas ces dernières années.

La Fiat 500 n’est au Canada qu’à sa seconde année de commercialisation et ses ventes se maintiennent cette année. Les assureurs couvrent certainement plus de Civic au de Corolla ici… mais c’est tout le contraire en Italie.

Cela dit, j’ai relevé dans mon patelin (la Rive Sud de Mtl) que les conducteurs de Fiat 500 sont surtout des « boomeuses » ; il y a peut-être donc certaines relations avec les automobiles qui soient sexuées. Je ne saurais toutefois prétendre que cette dernière observation soit conforme en tout point aux procédures scientifiques susceptibles d’être prises en compte dans la statistique. 🙂

@Serge Drousginsky – Je remarque aussi le retour des mini-jupes, des hot pants et des souliers plateformes. J’espère qu’on ne s’attend à vendre ces produits aux ‘baby-boomeuses’, en tout cas, c’est pas moi qui và les porter !

Autant le texte de M. Duhamel que les commentaires ne sont que des impressions, des clichés – je doute, par exemple, que la majorité des babyboomers prennent leur retraite à 55 ans, comme je l’ai lu ici. Ce sont chez les femmes de 55 ans et plus que l’on retrouve la plus importante hausse du niveau d’emploi, selon StatsCan ce printemps. On généralise beaucoup, on donne des opinions mais bien pour pour appuyer tout ces dires.

Très chère Mme King,

Le fait que vous m’avez candidement confessée que vous conduisiez un «muscle car» en 1970 et que vous venez de vous procurer une version 2012 de ce même genre de véhicule illustre à merveille mon point.

@ PBrasseur #19

Je ne vois vraiment pas ce qui peut vous en empêcher. À moins que vous n’en ayez aucun…

Lorsque tu dis que leurs grands parent vivent comme des pacha,tues dans les patates.
J,ai commencer a travailler a 16 ans j’ai 67 ans et je travaille encore. Je n’ai jamais retiré de chaumage,j’ai elevé trois enfants (moi et ma femme) et tout ce donc j’aurai pour vivre c’est la pension federal et la rente du quebecplus un peut de reer et une dette de 25000$ a payer.

Jacques Legare entreprend de redorer l image de la demographie qui finalement ne prend sa valeur qu en se branchant sur les statistiques .

La demographie, comme les theories de Malthus, s enfarge quand elle ignore l apport des sciences biologiques ( invention de la pilule, les decouvertes en genetique des plantes qui augmentent la production ) autant que les conflits socio-politiques ( demembrement de l URSS, l islamisme politique).

La demographie, oui, si elle s inspire de la Statistique, et si elle ne fait pas abstraction des decouvertes scientifiques , particulierement en biologie humaine et vegetale.

À F.Laplante

Ce que vous décrivez, votre cas, est certainement le cas de la majeure partie des boomers. La liberté 55 et les pensions à 45 000$ (qui ont été PAYÉES par les récipiendaires) font partie de la minorité de ces derniers. De plus je connais plusieurs personnes de la génération qui a suivit les boomers et qui planifient pour prendre leur retraite dans quelques années. Est-ce que l’on va dire que c’est une génération de profiteurs alors qu’ils se plaignent?

Tous ceux qui prennent leur pensions à 60 ans ont été chanceux dans la vie pour avoir eu un bon travail. C’est ce qui leur a permis de se payer À GROS PRIX de leur poche un bon régime de retraite.

Oui il y a toujours eu des conflits entre générations et que l’on le veule ou pas sa fait partie du sujet de ce billet.

Je ne crois pas que la démographie explique tout au Québec.

D’ailleurs, je ne crois pas non plus qu’il existe des blocs d’âge idéologiquement homogènes.

On a dernièrement vu des vieux croûtons communistes, profs en Sciences molles de l’UQUÀM, appuyer les jeunes anarchos-marxistes, d’autres jeunes qui voulaient retourner à leurs études au lieu de changer le monde mais qui se faisaient bloquer l’accès à leurs écoles par d’autres jeunes de leur propre génération, etc…

Ça me fait penser à ceux qui utilisent « LE » Québec pour appuyer leur propagande.

Selon moi, « LE » Québec, ça n’existe pas. Il y a plusieurs groupes de pensée au Québec (on n’a qu’à se référer aux résultats du dernier référendum pour s’en convaincre!) et tenter de s’approprier cette expression comme le font les séparatistes depuis 40 ans est insidieux, voire calomnieux et réducteur.

SensCommunRugueux

« Je ne vois vraiment pas ce qui peut vous en empêcher. À moins que vous n’en ayez aucun… »

J’ai posté au moins deux messages sur ce fil qui n’ont pas été publié, je n’ai pas la moindre idée pourquoi, s’ils ont simplement été perdu ou quoi?

Voici tentative # 3

Ce qui explique l’ampleur de la crise actuelle c’est le rapport de force entre les force de gauches (syndicats, associations, artistes, intellos, PQ, etc…) et le reste de la société québécoise.

Et il est vrai que la démographie met en péril la chaine de Ponzi qu’est devenu l’état Québécois et rend inévitable ce genre d’affrontement, et ça ne sera certainement pas le dernier.

Au bout du compte l’état providence fonctionne tant qu’il y a des générations de plus en plus nombreuses pour payer pour les promesses faites aux générations précédentes. La démographie nous explique que ce n’est plus le cas, ça ne peut plus continuer, quelque chose doit lâcher.

Il va donc falloir couper et attendez vous que ça fasse des étincelles, les grands privilégiés de toute l’affaire, c-à-d les hordes de fonctionnaires ne se laisseront pas faire, cette crise pourrait bien être qu’une simple « mise en bouche »…

en 1960 une maison valais l équivalence de une anné de salaire sans comter que tu pouvais la batir toi meme la reglementation étais moins verte donc tu pouvais ter permettre de la batir toi meme sans les tata ecolos qui t obligent a une construction verte car au quebec on est pôur la vertue ca fais des maisons a 300,000 et 400,000 a 4 pourcent d intéret faite le calcul sans conter la taxe de bienvenue ca c pas les babys bommer qui ont fais ca mais les levesque maire j habite sept-iles qui ont dépensé l argent des taxes municipale sans conter les lebaume et tremblay qui par ce qub il ne sont pas capable de gerer endette les municipalités ont des déficits et ne parle meme pas de charet avec sont plan nord un pret de 80 milliards a 4 pour cent ca fais 3.2 milliards en interet seulement nous recevrons en retour que des brindilles et ces enfoirés de liberaux seront fier de l heritage laisser quossé que voulez vous avez voter pour lui hé bien endurer maintenant et payer plus tard