Embargo russe : quand le malheur des uns…

L’embargo russe sur les produits alimentaires canadiens, européens et américains ne fait pas que des producteurs agricoles malheureux.

A cowboy gathers Nelore cattle at the Zenith III farm near A
Brésil – Photo : Bloomberg / Getty Images

L’embargo russe sur les produits alimentaires canadiens, européens et américains ne fait pas que des producteurs agricoles malheureux.

Certains se frottent les mains à l’idée de profiter de la brèche qui s’ouvre sur ce marché de 144 millions d’habitants.
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Plusieurs de ceux-ci sont concentrés dans les pays de l’hémisphère Sud : l’Équateur, le Chili, l’Argentine, le Brésil, l’Afrique du Sud… Ces pays producteurs exportent déjà des fruits, des légumes, de la viande et des produits laitiers vers les marchés internationaux.

Un exemple ? Le Brésil a déjà augmenté ses exportations de viande vers la Russie de 11 % depuis l’embargo sur le porc européen (annoncé en janvier 2014), comme le rapporte cet article du Figaro.

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Infographie : Le Figaro (cliquez sur la carte pour accéder à l’article complet du Figaro sur ce sujet)

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À propos de Kathy Noël

Kathy Noël est journaliste, chroniqueuse et blogueuse à L’actualité. Journaliste économique depuis près de 15 ans, elle a auparavant travaillé au journal Les Affaires et au magazine Commerce, où elle a occupé le poste de rédactrice en chef adjointe de 2002 à 2009. On peut la suivre sur Twitter : @kathy_noel.

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2 commentaires
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Les échanges de la Russie avec les pays membres du BRICS ont toujours été très bons et ils continuent de progresser. La Russie coopère également avec la Chine, s’implante en Afrique et s’impose en Amérique du sud. Même le projet russo-néerlandais d’agrandissement du port prévu à Rotterdam, que je croyais sur la glace en raison des sanctions économiques, semble aller de l’avant.

Hier encore, une délégation Argentine était à Moscou avec une proposition concrète pour l’exportation de produits alimentaires sur le marché Russe. Les exportations Argentines pourraient augmenter jusqu’à 5 milliards de dollars d’ici la fin de l’année.

Récemment, le président Poutine appelait à une nouvelle coopération avec l’Union Européenne lorsque l’Union Eurasienne en collaboration avec UE pourraient offrir à tous de multiples opportunités.

Quant à de nombreux produits européens interdits, ils transitent actuellement en toute légalité par la Biélorussie.

Pendant ce temps le Canada, au lieu de travailler activement à maintenir la paix dans le monde, prévenir les conflits, se faire valoir sur la scène diplomatique, consolider ses marchés et en conquérir de nouveaux, préfère y compris au plus haut niveau s’adonner au « russian bashing ».

Aujourd’hui, les économies du monde de plus en plus intégrées ont besoin de la paix et d’échanges renforcés pour pouvoir finalement se rééquilibrer, sortir de la crise et redéfinir un nouvel ordre économique mondial plus ludique, plus inclusif, plus associatif et plus coopératif.

J’apprécie toujours vos commentaires Monsieur Drouginsky et il est encore une fois juste. Par contre, il y a une autre chose à regarder. À quel point le commerce doit prévaloir sur l’éthique? À quel moment devons-nous condamner et à quel moment devons nous serrer les dents pour le bien de l’économie?

C’est ici la question la plus difficile à mon avis. Il est certain qu’économiquement, ce serait bénéfique de commercer avec la Russie. Tout comme le serait l’Iran et tout comme l’était l’Afrique du Sud des années 80. Devons nous faire fi de toute éthique dans le but du commerce comme le fait la Chine? Notre commerce doit-il être un argument de négociation dans l’objectif d’accroître notre zone influence comme le fait la Russie? Je lisais il y a quelques jours que Poutine commence à regarder du coté du Kazakhstan après l’Ukraine. Ce pays est assis sur de grosse source énergétique et son président est vieillissant.

Je crois pour ma part qu’il doit y avoir une certaine ligne rouge. Quand tu envahis ton voisin, tu la franchis. Sinon, il y a un certain manque d’intégrité qui mine le discours international.