Quand une population vieillit… (avec ajout)

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Le ministre des Finances Raymond Bachand a réfuté l’étude du Conference Board sur les finances publiques du Québec en disant que ce rapport ne tenait pas compte des efforts du gouvernement pour contenir les dépenses. Les extrapolations ne seraient donc pas valides et beaucoup trop pessimistes. J’aimerais bien que le ministre ait raison, mais je reste épouvantablement sceptique et inquiet.

Quels sont au juste les arguments de ceux qui trouvent la situation sous contrôle ?

1. On sous-estimerait les efforts du gouvernement pour limiter la croissance de ses dépenses

C’est l’argument de M. Bachand. Je le trouve un peu court. On présume d’abord que les gouvernements qui se succèderont auront une discipline d’enfer. Sans commentaire. De plus, le ministère des Finances fait des projections pour les quatre ou cinq prochaines années, mais pas plus loin dans le temps. Comment peut-il invalider une recherche à plus long terme, un travail qu’il n’a jamais fait ou qu’il n’a jamais rendu public ? Du reste, les résultats du Conference Board sont semblables aux études faites par une groupe d’économistes réunis autour de Pierre Fortin et de Luc Godbout qui ont eux aussi mesuré l’impact du choc démographique sur les finances publiques du Québec, une première fois en 2007 et avec une mise à jour en 2009.

Les deux groupes font état d’une situation budgétaire extrêmement difficile en 2030-2031. Fortin, Godbout et leurs complices ont avancé un manque à gagner de 18 milliards de dollars, beaucoup moins que les 45 milliards du Conference Board.  Les dépenses en santé du Conference Board sont un peu plus élevées (90 milliards contre 80 milliards), mais on observe néanmoins la même logique derrière ces chiffres.

Là où il y a un gouffre entre les deux études, c’est au niveau de la dette du Québec. Le Conference Board additionne tous les déficits qu’il prévoit jusqu’en 2030-2031 et fait passer le service de la dette à 32 milliards de dollars. En 2007, Pierre Fortin et compagnie  évaluaient le coût du service de notre dette à 14 milliards de dollars en 2030-2031. Ils ont présumé, avec une certaine sagesse, que les gouvernements n’accumuleraient pas sans réagir des déficits énormes à répétition.Ils prennent donc beaucoup plus au sérieux les efforts de restrictions budgétaires engagés sous Monique Jérôme-Forget.

2. Les extrapolations sont toujours aléatoires et peu fiables

Oui, et je vais même vous donner un exemple. Le Conference Board présume que la croissance économique sera faible, mais il ne prévoit aucun recul de notre économie en raison d’une crise internationale hors de contrôle. Le Conference Board présume aussi que les transferts fédéraux continueront de croître de 3 % par année. Voilà deux hypothèses qui pourraient s’avérer très optimistes.

Une chose est pourtant certaine, le Québec vieillit. Nos parents ont fait plus d’enfants que les autres Nord-Américains et nous en avons fait moins que les autres. Résultat: nous serons une grosse  gang à prendre notre retraite puis à se faire soigner en même temps. Les chiffres sont ici implacables et incontestatables. Je vous invite à lire ces deux documents des économistes du Mouvement Desjardins.

3. On va se débrouiller, d’autres se retrouvent dans la même situation

L’exemple type d’un pays vieillissant est le Japon et ce n’est pas très rose. Le prix des maisons est le même qu’en 1983. Le marché boursier représente 25 % de ce qu’il valait en 1989. La dette du gouvernement fait le double de son économie. Voilà une économie qui n’a pas avancé d’un millimètre depuis 1991 alors que l’économie américaine a doublé de taille depuis lors. La Chine l’a devancé et les entreprises coréennes lui mènent la vie dure. Oui, le Japon reste riche, mais nous assistons à un long et pénible déclin d’un pays qu’on croyait presque l’égal des États-Unis il y a 25 ans.

Le Japon est vieux. Le nombre de personnes de 65 ans et plus a doublé depuis 20 ans (ce sera le cas du Québec d’ici 20 ans). En 1995, il y avait 87 millions de Japonais entre 15 ans et 64 ans. Il n’y en aura que 52 millions en 2050.

4. J’insiste, il y a d’autres pays dans la même situation, surtout en Europe

L’Europe, parlons-en de l’Europe. Dans un récent éditorial, Jean-Marc Vittori, du quotidien économique français Les Échos écrivait que l’Europe était déjà le grand malade de la planète avec une croissance économique moyenne de 1,5 % au cours des années 2000, contre 4 % pour le monde et plus de 6 % pour les pays émergents. La situation s’est empiré. Les pronostics sont plus sombres et les pays les plus vulnérables passent à la salle d’urgence à tour de rôle. Le moins qu’on puisse dire, c’est que son état s’est empiré.

L’euro survivra-t-il ? À quel point les institutions financières européennes sont-elles engorgées de créances de plus en plus douteuses des États souverains trop endettés ? Cela reste à voir, mais les exemples vertueux sont de plus en plus rares.

Lundi prochain je serai à Bruxelles, invité par le European Journalism Centre à un séminaire d’une semaine sur la place de l’euro dans l’économie mondiale. Ce voyage d’information permettra à quelques journalistes américains (et canadiens de rencontrer des spécialistes de haut niveau et des économistes réputés. Nous irons aussi à Francfort, où siège la Banque centrale européenne. Nous assisterons à des présentations sur la stabilité financière européenne et ses perspectives économiques.

Tout cela promet d’être très intéressant et je partagerai avec vous mes impressions tout au long de cette semaine.

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En 2030, il n’y aura sans doute plus de Belgique et Bruxelles sera à majorité musulmane.
Comme disait le p’tit gars de Shawinigan: que voulez-vous?
PS: Je rêve du Japon (20% de vieux) pour le Québec plutot que de l’Afghanistan (2% de vieux)
Je rêve de l’Allemagne (20% de vieux) pour le Québec plutot que du Niger (2% de vieux).

Bon voyage Monsieur Duhamel.

La situation n’est pas unique au Québec et au Canada.

Ce que Jean-Paul II a dit :

« Notre civilisation a toujours su se doter de structures de pouvoir et de soumission, aussi bien politiques que culturelles (notamment grâce aux moyens de communication sociale), qui lui permettent d’imposer à l’humanité entière ses erreurs et ses excès. » (Entrez dans l’Espérance, p.205)

« Les médias
ont habitué les différents groupes sociaux
à n’entendre que ce qui « caresse les oreilles » (cf. 2Tm 4,3). La situation ne fera qu’empirer si les théologiens, et surtout les moralistes,
au lieu de se faire les témoins de « l’enseignement solide », se font les complices des médias lesquels, bien entendu, donnent alors une large diffusion à leurs doctrines nouvelles. »(p.256)

« … la condamnation
de Dieu par l’homme
n’est pas fondée sur la vérité, mais sur un abus de pouvoir et un lâche complot. Cette condamnation ne découvre-t-elle pas la vérité de l’histoire de l’homme, la vérité sur notre siècle? De nos jours, semblable condamnation n’a-t-elle pas été répétée par les innombrables tribunaux des régimes d’oppression totalitaires? Et nous, n’avons-nous pas rendu des verdicts analogues au sein de nos parlements démocratiques, par exemple en condamnant l’être humain avant sa naissance, en vertu de lois régulièrement promulguées? » (p.112)

« Il n’y a pas, pour l’homme, de droit plus fondamental que
le droit à la vie! Et pourtant, une certaine culture contemporaine a voulu le lui dénier, en allant même jusqu’à en faire un droit qu’il est » gênant » de défendre. Mais aucun autre droit ne touche de plus près l’existence même de la personne!… »(p.297)

Si je me téléporte en 1990 pour faire des prévisions dans 20 ans, c’est-à-dire pour 2010, avec les déficits récurrents depuis 20 ans à l’époque, et on parlait déjà de vieillissement des baby-boomers, je dirais qu’en 2010, ont aurait un déficit de… 45 milliards!

Aujourd’hui, après deux ans de déficits de conjoncture, on anticipe un déficit de 45 milliards dans 20 ans!

Pour une population vieillissant, on est vite sur le piton!

Pour moi le plus grave problème lié au vieillissement est que trop de gens vont quitter le marché du travail en même temps et cela va nuire à la productivité. Un choc de plus dans une société déjà mal barrée…

Si la productivité baisse nous allons nous appauvrir et auront de plus en plus de mal à financer les choses que nous jugeons nécessaires comme des soins de santé de qualité, c’est vrai aussi bien collectivement qu’individuellement.

Or quand on parle de productivité on ne peut que constater à quel point l’état Québécois est une nuisance, ses méfaits sont partout, il dépense trop, il prélève trop (et en rajoute…), intervient trop, réglemente trop, subventionne trop, il s’arroge des monopoles dans des secteurs vitaux qui deviennent notoirement improductifs comme la santé et l’éducation, puis pour couronner le tout il maintient mal les infrastructures et devient de plus en plus corrompu.

Bref de mille et une façon l’état étouffe et empêche l’ingéniosité et la créativité des Québécois de s’exprimer.

C’est avant tout cela qu’il faudrait changer.

Si vous permettez je ne retiendrai pas mon souffle…

Alors Monsieur Duhamel, si le situation que vous décrivez s’avérait exacte à terme, il faudrait resserrer non seulement les dépenses gouvernementales mais encadrer beaucoup plus les dérives par trop fréquentes et intenses des marchés financiers spéculatifs.
Quel est votre position là-dessus?

@Pierre Brasseur

J’ai un certain malaise a ce que l’on fasse du profit sur la santé des gens.

Personnellement, j’aime a croire que l’efficacité humaine ne se résume pas qu’à des impératifs économiques.
Pour ce qui est de la productivité, j’ose croire que l’humain n’est pas qu’un rouage d’une chaîne de montage… ni même le produit sur la chaîne.

Deux points inter-reliés ne sont jamais abordés mais qui auront d’ici peu un impact important sur les finances publiques. :

L’impôt sur les successions dont les REER et FERR font parties et le vieillissement de la population.

Taux de retenues fiscales pour retraits d’un REER/FERR lors du décès de la personne

L’impôt sur les successions et les gains en capital au moment du décès de la personne.

La personne décédée sera donc imposée sur le gain en capital qu’elle a réalisé suite à cette disposition fictive. L’impôt du défunt sera donc calculé en fonction de la différence entre la valeur d’acquisition du bien et sa valeur au moment du décès. 75% du gain en capital ainsi réalisé sera alors ajouté aux revenus pour être ensuite imposé.

Au montant (possiblement en milliers de milliards de $) dans les REER, FERR et gains en capitaux (immeubles à revenus, maison principale et secondaire, actions, etc.,) les gouvernements Canadiens et Québécois ont en Banque une somme considérable qui sera imposée à la mort des détenteurs actuels (la population vieillissante dont tout le monde parle.) Ce , même si seulement 50% de cette frange de la population ne passe aps au travers tout son avoir avant leur mort.

@ Benton

As-tu un malaise à voir des gens faire du profit sur la nourriture ?

Le profit est une chose merveilleuse, il récompense la compétence.

@Benton

« J’ai un certain malaise a ce que l’on fasse du profit sur la santé des gens. »

Le problème est que si une activité ne rapporte rien elle tend à être négligée, on rechigne à y investir, c’est ce qu’on voit présentement, les problèmes de pénuries et de rationnement dans le système Canadiens ne sont pas dus au hasard, ce n’est certainement pas un problème administratif ou de structure.

Mieux vaut permettre le profit et la compétition, cela est beaucoup plus efficace pour équilibrer l’offre et la demande et ça permet à la productivité de s’améliorer et à la fin tout le monde en profite.

Si on disait que l’alimentation est trop importante pour être laissée au libre marché on finirait aussi avec des files d’attente pour acheter de la viande, comme en Union-Soviétique. C’est exactement ce qui arrive en santé (et beaucoup en éducation)

Le seul pays au monde qui suit (enfin presque) la voie du libre marché en santé est la Suisse où le gouvernement se concentre à subventionner l’accès.

Les gouvernements devraient se concentrer à aider les démunis, par s’en servir comme prétexte pour prendre le contrôle de pans entiers de l’économie.

@Benton,

Dans mon coin près de Vaudreuil les gens sont obligés de faire des représentations, des marches et des pétitions pour obtenir un hôpital, même si les besoins sont criants

Si un hôpital rapportait des profits croyez vous qu’on en serait là? Bien sûr que non, la région de Vaudreuil qui est en plein boom démographique aurait depuis longtemps son hôpital ou même ses hopitaux.

Mais malgré l’échec le gouvernement s’obstine à tout contrôler , il offre des frais de scolarité trop bas mais se rattrape en limitant le nombre d’entrée en médecine, et ainsi de suite tout le long de la chaine de production. Nous courons à la catastrophe et il n’est pas loin le temps où des gens productifs et/ou prospères quitteront le Québec à cause de l’insécurité causé par un système de santé déficient. Ça pourrait ressembler à un cercle vicieux, le risque que ça arrive est bien réel est c’est épeurant.

@David

Quand on tombera malade jour après jour comme on a faim jour après jour, je crois que l’offre et la demande sera efficace pour la santé.

N’empêche que bien les médicaments, c’est privé, les « pilules » augmentent de 10% par année et ce n’est pas une question de libre marché. S’il fallait que l’on dépose un brevet sur le pâté chinois, ça brime un peu l’offre et la demande!

Pour finir, demander à un boucher de préparer un kilo de steak haché, ce n’est pas comme demander a une médecin de me préparer une ordonnance!!!

@Pierre Brasseur

La santé, ce n’est pas un produit.
Quand on me parle de l’offre et la demande dans la santé, une bonne part d’humanité vient de disparaître.
Pour la compétition, ce n’est pas qu’une simple question de profit. D’ailleurs, laissé à eux-même, les hommes d’affaires ont tendances à s’unir… pour contrôler le marché et faire plus de profit!

@Benton

« La santé, ce n’est pas un produit. »

Mais bien sûr que si elle l’est, et si ce n’est pas intéressant ou payant de soigner les malades personne ne voudra le faire.

Les soviétiques contrôlaient (entre autre) la production automobile, les voitures étaient rares et c’étaient des Lada…

La vie n’est plus sacrée!

Jusqu’à tout récemment, rien n’était plus sacré que la vie humaine. Partout et par tous, elle était célébrée, défendue et protégée. Aujourd’hui, certains ont réduit l’être humain à un vulgaire parasite dont l’existence menace l’environnement, un cancer à combattre. On disait que la vie n’avait pas de prix. Maintenant, on la mesure à son empreinte carbone.

Assisterons-nous un jour à des génocides au nom de l’environnement? Qui sait! L’Histoire nous a montré que l’homme est capable du meilleur comme du pire. Voici néanmoins ce qu’on peut lire dans un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA): «L’effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l’atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable». Plutôt inquiétant, non?

http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/nathalieelgrablylevy/archives/2010/11/20101125-035308.html

@ Benton

Je lis les dretteux qui peuvent s’en donner à coeur joie sur ce blogue.

Remarquez que depuis que cet endroit est ouvert les mensonges de la désinformation et la déformation y règnent.

Rien à faire ce sont tous des propagandistes et je ne crois pas que les gens ordinaires les lisent.

Une perte de temps? Je commence à le penser.

@ Benton

La semaine dernière j’ai été malade.

Rien de grave mais je devais voir un médecin pour ce que je croyais être une amygdalite.

Tu sais ce que j’ai fait ?

Ai lieu de perdre une journée de travail dans le système public j’ai payé 165$ pour aller à la clinique Rockland.

J’ai appelé à 8h le matin pour un rendez-vous, qu’il m’ont fixé à 2h30 la même journée.

Bref, j’ai juste perdu 1h de travail.

Pour ce qui est du prix des médicaments…

De 1985 à 1997, les dépenses au Québec étaient légèrement inférieures à celle du reste du Canada, mais à partir de 1997 elles ont soudainement explosé par rapport aux autres provinces. Que s’est-il passé en 1997 ? Cette année a marqué l’entrée en vigueur du régime public d’assurance médicament…

Entre 1997 et 2009, l’écart des dépenses par habitant avec le reste du Canada est passé de +3,46$ à -159,56$. Toujours durant cette période, les dépenses en médicaments ont augmenté de 135,9% au Québec contre 99,8% pour les autres provinces. Somme toute, quand l’État a décidé de s’en mêler, la facture a été plus salée. Et l’on voudrait nous faire croire que la solution passe par un rôle plus accru du gouvernement…

Si le Québec ramenait ses dépenses par habitant au même niveau que celles du reste du Canada, les Québécois économiseraient 1,249 milliard de dollars.

Autre fait intéressant, en 2006 les coûts des médicaments brevetés représentaient 6,3% des dépenses totales en soins de santé au Canada. En 2009, cette proportion est passée à 5,5% !

@David

Personnellement, si la maladie ne m’empêche pas d’aller au bureau, c’est que je ne suis pas assez malade pour voir un médecin…

Nonobstant ceci, a $165 pour allez à la clinique, il faudrait que le commun des québécois gagne au moins $30 de l’heure pour ne pas perdre une journée de travail! Ce qui représente environ 25-30% des québécois. Ah, la médecine à deux vitesse…

Pour la RAMQ, effectivement, j’avais déjà fait le constat. Vous oublié aussi les politiques gouvernementales pour attirer les compagnies pharmaceutiques au Québec. (Encore de l’interventionnisme) Maintenant qu’elles déménagent disons en Inde, depuis 5 ans, on va vers le générique. (D’où la baisse des coûts.)

M’empêche que les médicaments au Québec coûtent toujours beaucoup moins chère qu’aux État-Unis!

Sans doute la faute à la RAMQ américaine!!!

P.S.: En parlant de brevet.
Les compagnies pharmaceutiques veulent qu’on augmente la durée des brevet de plusieurs années pour rentabiliser les coûts de la recherche (qui compte finalement pour 13% des coûts d’un nouveau médicament) parce que le marché évolue tellement vite.
Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi vouloir prolonger un brevet a 15 ans alors qu’ils disent qu’un nouveau médicament est dépassé après 4-5 ans?!?!?!

Ce sont des p’tits comiques….

@Pierre Brassard

C’est quoi l’idée des drettistes de toujours comparer un système démocratique comme si c’était un système communisme!?!?!?

Des nouvelles pour vous, le mur de Berlin est tombé en 1989 et le maccarthiste ne fait plus peur à personne depuis plus 50 ans…

@ Benton

La médecine a 2 vitesse a permis d’éviter que je prennent une place dans le système public.

Pour une raison que je peux difficilement expliquer, il semble que les gauchistes préfèrent vivre pauvrement dans une société égalitaire plutôt que de vivre richement dans une société inégalitaire.

Ce phénomène est aussi observable dans les débats sur la privatisation du système de santé. À chaque fois qu’on aborde cet enjeu, un « bien-pensant » arrive toujours à la rescousse en brandissant le spectre du système à 2 vitesses.

Les gens ne voient pas qu’une certaine privatisation du réseau de santé pourrait réduire leur temps d’attente, ils sont plutôt obnubilés par le fait que certaines personnes risquent d’être traitées plus rapidement qu’eux.

Du coup, on préfère un système de santé merdique mais égalitaire à un système efficace mais inégalitaire.

Les médicaments génériques coûtent moins cher aux USA…

Canadians continue to pay almost twice as much as Americans for generic prescription drugs

http://www.fraserinstitute.org/research-news/news/display.aspx?id=16661

P.-S. Tu es familier avec le principe de tyrannie de la majorité ?

@ David (# 19):

En effet, nos gauchistes Québécois préfèrent de loin la médecine à UNE vitesse (la petite vitesse!) pour tous plutôt que celle où les gens auraient la LIBERTÉ de choix de se faire soigner dans le privé avec LEUR argent dégageant ainsi plusieurs places dans le système public. Le pire, c’est qu’ils défendent ainsi une politique CANADIENNE venant tout droit d’OTTAWA!!!

On croit rêver!

Mais lorsqu’on se penche sur les motivations profondes de nos gauchistes-étatistes, on comprend vite qu’ils se foutent royalement de la santé des Québécois. Ce qui importe pour eux, c’est que leur système de planification étatique demeure intact, lourd, inefficace et syndiqué mur-à-mur. Le reste a peu d’importance pour eux; les morts dans les corridors de nos hôpitaux dignes de la médecine de brousse ne sont finalement que des dommages colatéraux! Et le fait que nous sommes à peu près les seuls au monde à entretenir encore un tel système jurassique les laisse totalement insensibles.

Comme « so-so-solidarité », on fait mieux!!!

@ Benton, les brevets sont un bel exemple de protectionnisme et de subventions déguisés via l’intervention de l’État (crony capitalism) et n’a rien à voir avec le libre-marché.

Les libertariens sont contre les brevets ou du moins considèrent que 15 ans c’est en masse comme durée et sont contre les possibilités de renouvellement peu importe la propriété intellectuelle.

Idem pour les copyrights…

Mon pauvre David, vous classez le système de santé canadien de merdique, j’ose imaginer le système américain!
Tous les études internationaux le confirme mais évidemment, vous vous complaisez dans des études privés qui « pondèrent » le classement américain. (Que pouvons-nous nous attendre d’études privés.. que de défendre le privé!)

Nous avons un système de santé universel qui fait assez bien le travail en moyenne, couvrant tout le monde et qui coûte 2 fois moins chère que le système privé américain, qui ne soigne pas 50 millions de sa population, qui couvre partiellement la moitié de sa population tout en couvrant bien 40% qui reste.
Il me semble qu’en terme d’efficacité, il y a mieux…. et pour moins chère!

Évidemment, vous trouverez sûrement une étude privé qui affirmera le contraire… c’est dans son intérêt comme dirait l’autre!