Quatre marchés pour le Québec

«Nous sommes en période de transition sur le plan économique. Le temps est bien choisi pour explorer de nouveaux marchés.»

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«Nous sommes en période de transition sur le plan économique. Le temps est bien choisi pour explorer de nouveaux marchés.» – Pierre Cléroux, économiste en chef de la Banque de développement du Canada (BDC).

Les États-Unis, l’Europe, la Corée du Sud et la Chine sont les quatre marchés que les entreprises québécoises devraient cibler dans les prochaines années, selon Pierre Cléroux, économiste en chef de la Banque de développement du Canada.

Invité à se prononcer sur la situation de l’économie mondiale lors d’une récente conférence sur les PME présentée par l’actualité et la BDC, l’économiste a souligné l’importance pour les entrepreneurs d’explorer de nouveaux marchés pour faire croître leur entreprise.

«Il y a deux façons de croître : lancer de nouveaux produits ou viser de nouveaux marchés. Au Québec, on a souvent tendance à regarder la première option seulement», dit-il.

La croissance au Canada sera limitée dans les prochaines années. Vers où faut-il se tourner? Voici les raisons pour lesquelles les entrepreneurs québécois devraient s’intéresser au quatuor identifié par Cléroux :

1) Les États-Unis

C’est le marché le plus près et le plus naturel pour le Québec et, bonne nouvelle, il va bien!

«On avait délaissé ce marché avec la récession et maintenant, la reprise est bien enclenchée», dit Pierre Cléroux.

La croissance aux États-Unis devrait atteindre 2,1 % en 2014 et 3,1 % en 2015, selon la BDC, qui prévoit une augmentation des mises en chantiers de 20 % également en 2014 et 2015. L’endettement des consommateurs américains diminue et les secteurs de l’aéronautique et de la construction ont le vent dans les voiles.

2) L’Europe

Tout ne va pas parfaitement dans les pays de l’Union européenne, mais ceux-ci sont sortis de la récession après cinq années de vache maigre.

L’économiste de la BDC croit aussi que l’Accord commercial signé entre le Canada et l’UE sera de bon augure pour les entreprises québécoises. «N’oublions pas que c’est un marché de 500 millions d’habitants et qui représente 23 % de l’économie mondiale», dit-il.

3) La Corée du Sud

S’il y a un pays auquel devrait s’attarder le Québec, c’est celui de la Corée du Sud. Ce pays avec qui le Canada vient aussi de ratifier une entente de libre échange est aussi celui qui connaît la plus forte croissance (3,7 % en 2014-2015) de tous les pays développés.

«C’est un pays plus ouvert et une bonne porte d’entrée pour l’Asie», dit Pierre Cléroux.

4) La Chine

On parle beaucoup du ralentissement de la Chine, en oubliant que ce pays a quand même enregistré une croissance de 7,4 % pour le premier semestre de 2014. «Une nouvelle classe moyenne, qui a le moyen de consommer, émerge en Chine. À eux seuls, ils représentent un marché plus grand que le Canada!», souligne l’économiste.

Les Chinois sont friands de produits de luxe notamment. «20 % des homards transformés sont vendus en Chine. Ils aiment les produits de luxe et aussi les technologies».

* * *

À propos de Kathy Noël

Kathy Noël est chroniqueuse et blogueuse à L’actualité. Journaliste économique depuis près de 15 ans, elle a auparavant travaillé au journal Les Affaires et au magazine Commerce, où elle a occupé le poste de rédactrice en chef adjointe de 2002 à 2009. On peut la suivre sur Twitter : @kathy_noel.

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4 commentaires
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À l’instar du PKP du PQ et des ses nouveaux amis de la gogoche, je suggère fortement à ces 4 nouveaux marchés potentiels d’imiter le Québec socialiste et « d’acheter local » plutôt que d’acheter chez-nous.

Ils pourront ainsi créer des emplois chez-eux et contribuer à augmenter leur richesse collective.

Irony off!

Bien sûr, les politiques de TOUS les pays devraient être les même… Quelque soit la qualité de leur marché intérieur…

Et n’y a-t-il pas qu’un seul DIEU « économique » pour tous ??? Heureux les……

Ah l’Europe! Ah la France!!
Ca fait plus de 50 ans qu’on a des échanges étroits avec la France. Or, année après année, la France nous vend deux fois plus qu’on lui vend. Et ce, même si elle a 8 fois notre population.
What is ze problem?
Manque d’audaces de nos entrepreneurs? Ou fermeture du marché français aux produits hors communauté??

De plus, la France fait deux fois plus de commerce avec l’Ontario qu’avec le Québec…

Et nos péquistes qui se traînent continuellement à genoux là-bas comme de bons colonisés.