Qu’avons-nous appris depuis 10 ans ?

De 2008 à 2018, le Québec s’est démarqué de l’Ontario et des États-Unis en matière d’emploi. Et il y a trois leçons à tirer de cette performance.

Photo : Daphné Caron

Peu de Québécois savent que, de 2008 à 2018, leur province a surclassé ses partenaires économiques en matière d’emploi. À la lecture du graphique ci-dessous, il faut pourtant se rendre à l’évidence. Au cours de la profonde récession de 2008-2009, puis de la lente reprise économique qui a suivi, de 2010 à 2018, le comportement de l’emploi a été bien meilleur au Québec qu’en Ontario et aux États-Unis.

Aux États-Unis, la récession de 2008-2009 — la « Grande Récession », comme on l’appelle — a résulté de l’éclatement de l’énorme bulle immobilière qui s’était formée de 2002 à 2006 et de la panique financière allumée par la faillite de la société Lehman Brothers, en septembre 2008. La construction domiciliaire et l’investissement des entreprises ont plongé dans l’abîme. Comme l’indique le graphique, le taux d’emploi américain a perdu cinq points. Naturellement, le Canada a subi le contrecoup de la récession américaine. Mais avec un meilleur encadrement réglementaire de ses institutions financières, il a pu éviter le pire. Son taux d’emploi a baissé lui aussi, mais deux fois moins qu’aux États-Unis.

Par la suite, le retour au plein emploi a été lent et ardu. Aux États-Unis et en Ontario, il a fallu attendre jusqu’au milieu de 2017 pour que le taux d’emploi retrouve son sommet d’avant 2008. C’est que les banques centrales — la Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada — ont été prises de court. Elles n’ont pu abaisser les taux d’intérêt autant qu’il aurait fallu pour sortir l’économie de la récession, parce que ceux-ci étaient déjà tout près de zéro et ne pouvaient donc descendre plus bas. Les autorités budgétaires fédérales auraient dû appuyer les banques centrales plus fermement qu’elles ne l’ont fait, par exemple en mettant les bouchées doubles dans les investissements en infrastructures. Malheureusement, le Sénat et le Congrès républicains aux États-Unis et le gouvernement conservateur au Canada sont restés enfermés dans l’idéologie du déficit zéro, plutôt que d’épauler leur banque centrale de façon pragmatique, comme le recommandait le Fonds monétaire international.

Le graphique révèle enfin que, de 2008 à 2018, la performance du Québec dans le domaine de l’emploi a été exceptionnelle. Au départ, la récession a fait diminuer son taux d’emploi deux fois moins qu’en Ontario et trois fois moins qu’aux États-Unis. Le Québec était moins dépendant de l’économie américaine que l’Ontario. Il a aussi bénéficié du plan d’infrastructures lancé par la ministre Monique Jérôme-Forget en 2007 et des déficits budgétaires temporaires qu’elle et son successeur, Raymond Bachand, ont eu l’intelligence d’absorber dans le contexte.

La progression du taux d’emploi du Québec a été remarquable. Avant 1990, il retardait de 10 points sur celui de l’Ontario. Le graphique montre qu’il a fini par rattraper le taux ontarien en 2010, puis qu’il a continué sa course ascendante pour le devancer nettement en 2018. D’une part, les Québécois — les hommes et les femmes, mais surtout les femmes — sont plus nombreux que les Ontariens à vouloir travailler. D’autre part, le taux de chômage est maintenant aussi faible au Québec qu’en Ontario. Tout simplement, la révolution éducative des années 1960 et la politique familiale des années 1990 et 2000 (garderies à bon marché, congés parentaux étendus) ont donné des résultats.

Nous avons appris trois choses depuis 10 ans. La première est que notre économie est vulnérable à des récessions « systémiques » inattendues. Le temps des récessions « stratégiques » provoquées délibérément pour combattre l’inflation (1981-1982, 1990-1992) semble révolu, mais des perturbations majeures du système économique sont encore possibles. Une bulle immobilière, un nouveau dérapage des institutions financières américaines, une panique financière dans les pays émergents ou une autre attaque protectionniste de nos « amis » américains peuvent survenir n’importe quand.

La deuxième chose est que nous ne pourrons sortir prestement d’une nouvelle récession que si nos ministres des Finances acceptent de joindre leurs forces à notre banque centrale pour soutenir l’économie dans un contexte de faibles taux d’intérêt. La troisième est que les changements structurels profonds qui ont modifié l’activité et le chômage depuis 20 ans au Québec ne sont pas passagers. La scolarisation accrue des nouvelles générations (à poursuivre !) et notre politique familiale facilitatrice vont continuer, dans l’avenir, d’atténuer les effets néfastes des récessions sur l’économie et l’emploi.

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29 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Très bonne analyse qui met en évidence la différenciation du Québec dans son environnement nord-américain.
Autre conclusion, ce ne sont pas les stratégies étroites et financières comme simplement réduire la dette, qui fait croître DURABLEMENT une économie.
Ce sont les politiques sociales comme le support aux femmes au marché du travail (instruction, CPE, prélèvements automatiques des pensions alimentaires, etc) qui fait qu’une société évolue, se distingue et devient meilleure (aussi économiquement).

Restent à augmenter les salaires, comme Legault espère le faire.
Le Québec demeure le royaume de la PME d’où les faibles salaires. En Ontario, on a le gouvernement fédéral, les sièges sociaux volés à Montréal et l’industrie de l’auto (en déclin faut dire) qui fournissent de gros salaires. Sans ces trois éléments, résultat du fédéralisme canadien, les Québécois seraient bien plus riches que les Ontariens

Personne n’a volé de sièges sociaux au Québec. Ces derniers ont volontairement quitté la province surtout après l’élection du PQ en 1976 ce qui a créé un vide économique que nous commençons tout juste à combler.

Les séparatistes nous ont coûté une véritable fortune.

@Roger
Sun Life, Air Canada, Bell, Provigo, St-Hubert, Bank of Montreal et j’en passe. On a joué sur la peur de l’indépendance pour vider Montréal. Or, il n’y a jamais eu d’indépendance. On s’est fait voler.
Ajoutez les grosses jobs de fonfons à 100k par année à Tawa et les grosses jobs à 80k dans l’automobile pour des travailleurs non-scolarisés et vous avez la différence entre le Québec et l’Ontario, enfant chérie de la Confédération

Il faudrait penser à remercier les Libéraux pour cette excellente performance. Ce sont eux qui ont dirigé le Québec pendant presque toutes ces années d’âge d’or économique.

Il n’est pas inutile de préciser que cette hausse impressionnante du taux d’emploi au Québec s’est grandement produite au cours des quatre dernières années. Notamment grâce à une hausse de l’investissement, une gestion prudente des finances publiques, une réingénierie de la gestion de la dette très profitable pour le Québec.

Et tout cela sous la houlette d’un gouvernement bien dirigé par monsieur Couillard.

Il faut donc en déduire que c’est pour cette raison qu’on a mis dehors cette bande d’incompétents corrompus qui constituèrent une « cagnotte » sur le dos d’un « petit peuple » exsangue ; cagnotte qui d’ailleurs se serait complètement volatilisée désormais sous la direction de monsieur Legault, puisque « tout ça » ce sont de grosses astuces comptables….

— Ainsi va, dans le meilleur des mondes : la propagande, l’exagération des faits et le maniérisme de désinformation.

Nota1 : La crise de 2008, ne résulte pas de l’éclatement d’une « bulle immobilière » mais plutôt de la titrisation des dettes immobilières (produits dérivés). C’est cette titrisation qui a engendré cette crise mondiale, puisque les détenteurs de ces titres n’étaient pas seulement des américains. Seul le rachat des titres par les banques centrales (« Quantitative Easing », Assouplissement Quantitatif) a permis d’atténuer les effets pervers de la crise.

Nota2 : Pour qu’une baisse des taux d’intérêts règle la récession, encore faut-il que les banques empruntent de l’argent pour répondre à la demande des entreprises en matière d’investissements. Or, les entreprises qui disposaient de « cash-flow » ont préféré placer leurs fonds dans des titres surs plus profitables en tous points que le réinvestissement dans leur métier de base. D’ailleurs ce sont plutôt les réductions d’effectifs qui accroissent les marges de profit.

Nota3 : Pour réinvestir massivement dans les infrastructures, encore faut-il disposer des ressources matérielles et humaines pour parer à l’édification des dites infrastructures ; pas seulement de l’argent. Ce qui est problématique, ce ne sont pas les récessions, c’est la durée plutôt des dites récessions. C’est donc le soutien du pouvoir d’achat qui importe plus que les taux d’intérêts.

Nota4 : Selon certains observateurs, une prochaine crise pourrait venir des Dettes Souveraines contractées par de nombreux pays. À cela s’ajoute d’autres dettes (fonds de pensions déficitaires notamment), dettes publiques des collectivités locales et dette des ménages, résultant en grande partie de la faiblesse des salaires. Le cumul de ces dettes par habitants ne place ni le Canada, ni même le Québec sur la liste des nations les mieux outillées pour faire face à ce genre de situation…. Une réduction drastique de la taille des États (fédéral et provinciaux) passant par l’abolition de multiples services gratuits (ou presque) à la population ainsi qu’une baisse draconienne de toutes formes de taxations. Tout cela pourrait très bien faire partie prochainement de la solution.

Bien moi Monsieur, tout ce que j’ai RETENU de ces années là, c’est que je me suis fait volé mes taxes et impôts par des bandits à cravates mentionné du bout des lèvres à la commission Charbonneau et toujours en liberté sans que mon argent me soit retourné de quelques façons que se soit et deux ans d’austérités sauvage ou la «chain saw» de Couillard a laissé les ministères en champs de ruines et les plus vulnérables sur la paille. Arrêtez de laver plus blanc, les quinze ans libéral sont un DÉSASTRE pour toutes nos mesures sociales durement acquises. Le reste est trop insignifiant pour en faire une chronique.

Du pur délire! Ça me fait penser aux twits complètement pétés de Trump remplis de faussetés, de démagogie et de « fake news ».

Tiens…parlant « d’austérité sauvage », je vous invite à lire ceci où on y apprend que le seul gouvernement réellement austère ET sauvage a été le Parti québécois sous Lucien Bouchard:

https://www.journaldemontreal.com/2017/11/24/ces-austeres-hausses-de-depenses

Extrait: « Vous voulez raconter à vos enfants qu’au Québec, les dépenses du gouvernement ont déjà baissé ? Il y a un exemple dans l’histoire moderne. Au printemps 1997, Lucien Bouchard a présenté un budget dans lequel on dépensait moins que l’année d’avant. Courageux, mais dur. »

Une chose à analyser sur l’économie est le fait que si l’alimentation, le loyer et l’essence montent cela laisser moins d’argent pour le sport, le tourisme et les vêtements.

Au prochain gala des Oliviers, les organisateurs devraient penser à décerner ce précieux trophée à nos humoristes en devenir qui prétendent sérieusement – c’est là tout leur talent – que la bonne performance du Québec en matière d’emploi est dû à la prouesse du parti Libéral.

On se demande bien comment avec sa politique d’austérité, qui consistait à diminuer les dépenses de ses ministères, il a pu « créer » des emplois en privant le secteur privé des revenus indispensables pour que celui-ci investisse en ressources humaines.

On peut s’interroger aussi « pour cette excellente performance » quand pendant les années 2014 à 2017, l’effectif de la fonction publique n’a cessé de diminuer et, de ce fait, n’a pu participer à « cette hausse impressionnante du taux d’emploi ».

Si je me réfère aux chiffres publiés par le Secrétariat du Conseil du trésor, les effectifs de la fonction publique régulière (statut permanent) ont très peu bougé entre mars 2013 et mars 2017, une baisse globale de 0,6% soit quelques 318 personnes de moins. Dans le même temps les catégories d’emplois se sont élevées, ce qui se traduit globalement par de meilleurs emplois dont les femmes sont les principales bénéficiaires.

Sur la même période, il y a eu une baisse significative des employés occasionnels (statut temporaire) qui représentent jusqu’à 20% de la fonction publique québécoise. Ce qui se traduit par une perte d’emplois occasionnels de 2584 unités.

Toutes catégories confondues, les effectifs de la fonction publique ont baissé de 2012 à 2017 inclusivement de 4,4%. Et non spécifiquement de 2014 à 2017.

Selon monsieur Legault, c’est près de 10% des effectifs qu’il faudrait désormais éliminer sur 4 ans par le jeu de l’attrition. J’en conclus que cette atroce austérité imposée par les libéraux, n’était pas grand-chose au regard de ce qui s’en vient. Et que donc, le peuple adore l’austérité tant et aussi longtemps qu’il n’en est pas lui-même directement affecté.

@Serge Drouginsky
J’ai toujours des doutes lorsque vous me lancez vos statistiques et à raison.

Ainsi, lorsque vous interprétez l’effectif à temps régulier comme étant composé de travailleurs à statut permanent quand les notes méthodologiques indique que cette catégorie comprend des statuts d’emploi : qui n’ont aucun statut (pour le personnel de la haute direction seulement) ; temporaire ; permanent avec sécurité d’emploi ; temps partiel régulier sur appel (temporaire) ; permanent sans sécurité d’emploi ; temps partiel régulier sur appel (permanent) ; aspirant ; en disponibilité.

Quand je fais le compte, j’obtiens pour l’effectif régulier en fin d’exercice financier pour la période 2014-2017 :

2014 : 51 118;

2017 : 48 833;

Soit une différence de 2 285.

La même catégorie en équivalent à temps complet (ETC) pour la même période :

2014 : 47 241;

2017 : 46 161;

Une différence de 1 080;

Quant à la période « entre 2009-2010 et 2013-2014, l’ensemble de l’effectif a augmenté de 1 767 ETC (3,0 %). » Plus spécifiquement pour les années :

2012 : 58 282 (ETC);

2013 : 59 038 (ETC);

2014 : 60 311 (ETC);

Une augmentation de 2 029 (ETC) entre 2012 et 2014.

@ Marc Sauvageau,

Vous faites état des effectifs totaux avec diverses années de référence.

Je fais état d’une période comprise entre 2012 et 2017 basée sur des moyennes. Il y a effectivement des variations annuelles dont je n’ai pas fait mention. C’est variations annuelles sont principalement attribuables aux effectifs occasionnels, au nombre de stagiaires et aux étudiants embauchés. Vous vous référez plus généralement aux emplois toutes catégories confondues. Sans établir de distinction.

Ma période de référence étant de 2012 à 2017, Je ne fais pas état des périodes 2009 à 2014 comme vous le faites. Ainsi vos chiffres sont-ils présentés de manière différente des miens sur des périodes différentes, il serait plutôt surprenant qu’ils concordassent en tous points.

D’autre part, il faut aussi considérer les employés qui ont pris leur retraite. Ce qui explique ces variations d’effectifs. Puisque tous les emplois ne sont pas tous compensés simultanément. Sur la moyenne, sur une période plus longue, ces variations annuelles ont tendance à s’atténuer.

S’il est vrai comme vous le disiez que la fonction publique a peu contribué à : « cette hausse impressionnante du taux d’emploi », elle n’aura pas été pour autant décimée par les libéraux. Mieux encore, elle se sera plutôt améliorée qualitativement. S’est plus ouverte aux femmes et aux personnes issues des communautés culturelles.

Tout cela fait désormais partie de l’histoire ancienne. Puisqu’une nouvelle ère caquiste est en train de s’amorcer, laquelle ne peut désormais que nous attirer : toutes et tous, plus et mieux, ici et maintenant vers de nouveaux sommets….

@Serge Drouginsky
Vos explications n’ont aucun sens, sur certains points, elles sont même risibles. Je ne perdrai pas mon temps à les examiner toutes tellement c’est aberrant.

@ François 1
Même un édenté saurait, s’il n’avait pas perdu son temps au Jeunesse Libérale, que s’il achetait une quantité X de biens ou de services avec 10 unités et que maintenant, il lui faut 12 unités pour obtenir la même quantité X de biens ou de services, encore qu’il ait reçu 1 unité supplémentaire, il devra, soit emprunté 1 unité s’il veut acheter la même quantité de biens ou de services (emprunter davantage d’unités s’il veut acheter plus), soit réduire ses achats en fonction de ses revenus.

C’est cette dernière option qui était le fondement de mon commentaire.

@ Marc Sauvageau,

Si vous estimez que mes propos n’ont aucun sens, c’est précisément parce que vous ne les examinez pas. Disons pour simplifier que vous êtes rendu à court d’arguments. Si je ne choisissais pas moi aussi de sourire de vos rodomontades. Je les trouverais pitoyables.

Nonobstant, c’est vous qui avez décidé de vous baser sur la période 2009-2014, cela relève de l’évidence que nos chiffres ne concordent pas. Pourquoi pas une comparaison avec la période de 1869-1874 pendant que nous y sommes ?

— Bonnes fêtes de fin d’année et surtout évitez de trop vous surmener….

@Serge Drouginsky
Si vous relisiez vos commentaires plutôt que de chercher à me corriger.

Vous écrivez dans votre second commentaire, sous le mien, que votre période s’étend de 2012 à 2017. Curieusement, votre premier commentaire, suite au mien, parle de mars 2013 ! Pourquoi cette période quand ma critique portait sur le régime du gouvernement Couillard ?

Il faut être de très mauvaise foi pour ne voir dans ma réplique que la période 2009 à 2014, lorsque je citais un extrait pris dans un rapport du Secrétariat au Conseil du Trésor qui vous contredisait. Je reprenais votre affirmation qui mentionnait que l’effectif de la fonction publique avait diminué dès 2012, ce que les données du Secrétariat ne confirmaient pas. Suite à cette citation, je prends le soin de donner au moyen du terme « plus spécifiquement », le nombre d’effectifs de la fonction publique pour les années 2012, 2013, 2014 qui vont tous en augmentant, contrairement à la période débutant en 2014-2015, et elles vous contredisent sur ce point.

Pour le reste, vous calculez des moyennes, ce qui n’a aucun sens quand on veut connaître des variations annuelles. Le Secrétariat utilise deux méthodes de calcul. L’une dénombre l’effectif sur la paye de la 26e semaine, l’autre utilise la méthode de l’équivalence à temps complet (ce qui permet de calculer les fluctuations) en donnant un score entre 0 et 1 pour tous ceux qui n’ont pas travaillé durant toute l’année jusqu’à la 26e semaine.

@ Marc Sauvageau,

En réponse à votre commentaire du 3 décembre 2018, 14 h 02 min :

Vous vous méprenez, je me suis bien gardé de calculer quelque moyenne que ce soit. Je n’ai en aucune façon modifié la méthodologie du Secrétariat. Les chiffres mentionnés sont exactement ceux que j’aie trouvés dans le rapport du Conseil. Ni plus, ni moins.

C’est vous qui avez choisi (dans le but de me contredire) de vous livrer à toutes sortes d’extrapolations. Je n’ai nullement besoin de vous corriger. Vous vous trouvez en situation de déni bien simplement.

@Serge Drouginsky
Si vous avez calculé aucune moyenne, c’est donc que vous déchiffrez les données du Secrétariat comme étant des moyennes, c’est pire, cela signifie que vous ne comprenez pas ces données.

Puisque vous n’avez effectué aucun calcul, comment doit-on traduire cette affirmation : « Sur la moyenne, sur une période plus longue, ces variations annuelles ont tendance à s’atténuer » ?

@ Marc Sauvageau,
En réponse à vos commentaires du 5 décembre 2018, 13 h 59 min :

Afin de répondre clairement à vos propos. Je fais référence à un document intitulé : « L’effectif de la fonction publique du Québec 2016-2017 ».

Voici très exactement les termes de la présentation, copie : « Ce document représente les faits saillants de L’effectif de la fonction publique du Québec 2016-2017, lequel constitue un ensemble de statistiques décrivant le personnel de la fonction publique du Québec pour l’exercice financier 2016-2017, ainsi que l’évolution des caractéristiques du personnel au cours des cinq derniers exercices financiers, soit de 2012-2013 à 2016-2017. L’effectif de la fonction publique contient trois parties, soit trois ensembles de tableaux regroupés selon les unités de mesure suivantes :

1. Le nombre de personnes en poste en fin d’exercice financier (de mars 2013 à mars 2017)
2. Le nombre d’équivalents temps complet – ETC (de 2012-2013 à 2016-2017)
3. Les mouvements internes de personnel (de 2012-2013 à 2016-2017). S’ajoutent à ces ensembles de tableaux les quatre documents suivants : • Présentation générale • Notes méthodologiques • Faits saillants • Unités de mesure. » [Source : Secrétariat du Conseil du trésor]

Je n’ai nullement la prétention d’avoir réinventé la roue. Je me suis efforcé au mieux de mes capacités de reproduire fidèlement les données telles qu’elles s’y trouvaient.

Vous avez décidé de vous référer à l’évolution des caractéristiques du personnel au cours de quatre exercices financiers de 2009-2010 à 2013-2014 en adoptant une méthodologie qui vous est propre. Il relève de l’évidence que nos chiffres ne concordent pas sauf pour une année. Ainsi tout le reste est au niveau de ce que vous savez-faire avec brio : du blablabla pour avoir en final l’impression d’avoir toujours raison et le dernier mot.

Pour quelqu’un qui ne veut pas perdre son temps, vous le perdez quand même manifestement dans des textes que vous écrivez et que vous devriez relire car tous immanquablement portent à contradictions.

@Serge Drouginsky
Doctus cum libro, dit-on, mais dans le rapport que vous me citez où trouve-t-on « une période comprise entre 2012 et 2017 basée sur des moyennes » ?

Ne serais-ce pas vous qui utilisez une méthodologie bien personnelle ? Qui est-ce qui confond l’effectif régulier en statut permanent et l’effectif occasionnel en statut temporaire et qui voit des moyennes qui n’existent pas ?

@ Marc Sauvageau,
6 décembre 2018, 14 h 23 min :

Le moins que nous puissions dire, c’est que vous n’avez pas fait le choix de la simplicité volontaire. Non, la période comprise entre 2012 et 2017, n’est pas à proprement parler une moyenne. C’est une pondération.

Le terme de temporaire est générique. Un employé occasionnel même s’il est à plein temps, c’est un employé qui travaille temporairement dans une période déterminée de temps. Désolé si l’usage de ce mot aurait pu causer en vous quelque confusion.

Cela ne change rien au fait que votre argumentation et vos calculs ne supportent aucune comparaison. S’il nous fallait vous reprendre mot à mot, cela pourrait prendre beaucoup de temps.

Mais au fait, que cherchiez-vous exactement à démontrer par vos multiples argumentations ? Je me perds un peu dans tout ce dédale plutôt inutile fait uniquement d’affirmations.

@Serge Drouginsky
Vous confirmez mon commentaire précédent. Vous utilisez votre propre méthodologie. La définition d’effectif régulier et occasionnel est définie dans les notes méthodologiques. Elle ne correspond pas à la vôtre puisqu’on y trouve dans l’effectif régulier des travailleurs temporaires, mais aucun travailleur à statut temporaire dans l’effectif occasionnel.

Pondération ou moyenne, l’explication est fallacieuse. Les notes méthodologiques sont sans équivoques. L’équivalence à temps complet n’est pas une pondération ou une moyenne, mais un rapport « entre la rémunération réellement versée à une personne par l’employeur au cours d’un exercice financier et le traitement annuel prévu à son classement ». Calculer la différence entre l’effectif de 2017 et celui de 2012 n’est qu’une soustraction.

Ce que je recherchais était simple, il me semble, c’est durant la gouverne de Philippe Couillard que l’effectif de la fonction publique a été réduit. Je ne suis pas responsable, si vous avez décidé d’argumenter sur une période plus longue qui ne correspondait pas à mes affirmations et j’ai dû rectifier.

Si vous aviez regardé les chiffres de chaque année (selon votre période d’observation) au lieu de vous en tenir à des faits saillants qui ne détaillent rien, vous auriez constaté la même chose que moi.

@ Marc Sauvageau,
Vos commentaires du 7 décembre 2018, 17 h 45 min :

Non ! Je n’utilise pas ma propre méthodologie et je n’ajouterai rien là-dessus.

Je n’ai pas, je vous cite : « Calculer la différence entre l’effectif de 2017 et celui de 2012 n’est qu’une soustraction. » ; je me suis abstenu de produire quelque calcul qui soit de moi. Ni sommes. Ni soustractions.

Ma seule référence, c’est ce qui est apporté par les statisticiens du secrétariat Conseil du trésor, je me fie donc à leur méthodologie. Si vous ne comprenez pas, même le document original, il va de soi que vous ne pouvez piger ce que j’ai écrit.

Vous écrivez ceci : « Ce que je recherchais était simple, il me semble, c’est durant la gouverne de Philippe Couillard que l’effectif de la fonction publique a été réduit. »

Si vous aviez saisi mes commentaires, vous vous seriez aperçu que je ne vous donnais pas tort. Ce qui explique ma démarche à regarder la période comprise entre 2012 et 2017. Nonobstant, je ne comprends toujours pas pourquoi vous m’avez opposé la période 2009 à 2014 alors que monsieur Couillard n’était pas Premier ministre.

Dans mes tous premiers commentaires, j’écrivis ceci : « Toutes catégories confondues, les effectifs de la fonction publique ont baissé de 2012 à 2017 inclusivement de 4,4%. Et non spécifiquement de 2014 à 2017. »

Alors que vous arguez dans vos premiers commentaires : « On peut s’interroger aussi « pour cette excellente performance » quand pendant les années 2014 à 2017, l’effectif de la fonction publique n’a cessé de diminuer et, de ce fait, n’a pu participer à « cette hausse impressionnante du taux d’emploi ». »

Vous devriez maintenant vous rendre compte que la baisse des effectifs n’a pas commencée en 2014 comme vous l’écriviez, mais bien avant. Il y a donc une érosion faible mais constante pour le personnel occasionnel principalement depuis plus longtemps que cela.

Vous concluez par ceci : « Si vous aviez regardé les chiffres de chaque année (selon votre période d’observation) au lieu de vous en tenir à des faits saillants qui ne détaillent rien, vous auriez constaté la même chose que moi. »

Précisément, c’est plutôt à vous-même que vous devriez faire cette réflexion, car ce n’est pas du tout ce que vous exprimiez dans vos tous premiers commentaires. Alors que j’avais observé cela. Je n’étais nullement tenu de détailler quoique ce soit. Vos propres détails sont sommaires.

Ne me remerciez pas pour vous avoir incité à regarder les vrais chiffres que vous n’aviez pas initialement consultés. C’était la moindre des choses. Usuellement j’apporte des arguments plutôt que je n’en retranche. Merci pour cet échange, il était fort stimulant.

J’aimerais mieux, si cela ne vous dérange pas trop, que nous en restions-là. Je pense que nous avons largement fait le tour de la question.

Pour en finir une fois pour toute avec vos niaiseries.
Ensemble de l’effectif de la fonction publique avant 2012 et après 2009 :

2009-2010

Nombre : 58 544 (ETC)

2010-2011

Nombre : 58 209 (ETC)

2011-2012

Nombre : 58 282 (ETC)

2011-2012 :

Nombre : 59 038 (ETC)

Ce qui donne en ajoutant les années 2012-2013 et 2013-2014 une augmentation de (60 249 – 58 544) = 1 705 ou

(1 705 ÷ 58544) x 100 = 2,91 ou 3 %.

Ensemble de l’effectif de la fonction publique après 2012 :

2012-2013
Nombre : 59 048 (ETC)

2013-2014
Nombre : 60 249 (ETC)

2014-2015
Nombre : 59 264 (ETC)

2015-2016
Nombre : 57 004 (ETC)

2016-2017
Nombre : 56 464 (ETC)

59 048 – 56 464 = 2 584.

Ce qui donne une diminution de : (2 584 ÷ 59 048) x 100 = 4,38 ou 4,4 %.

On constate facilement que c’est à partir de 2014-2015 (arrivée du gouvernement Couillard) que l’effectif a diminué.

@ Marc Sauvageau,

Alléluia !

Relisez mon texte du 28 novembre 2018, 1 h 58 min : « Toutes catégories confondues, les effectifs de la fonction publique ont baissé de 2012 à 2017 inclusivement de 4,4%. » Vos relevés concordent finalement. Vous auriez pu préciser, pendant que nous y sommes que c’était le personnel occasionnel qui avait été principalement touché, lorsque les effectifs permanents ont été essentiellement préservés.

Avais-je jamais prétendu le contraire ? Bravo pour votre bel effort de compréhension.

Votre démonstration est désormais pertinente, bien différente du contenu du 27 novembre 2018, 13 h 44 min. Tant mieux.