Québec doit suivre l’exemple d’Ottawa

Le Québec n’a pas le choix. Il doit respecter son engagement de rétablir l’équilibre budgétaire pour l’exercice 2015-2016. C’est une question de crédibilité, dit Pierre Duhamel.

Carlos Leitao (à droite) et Joe Oliver (Photo: Paul Chiasson/La Presse Canadienne)
Carlos Leitao (à gauche) et Joe Oliver (Photo: Paul Chiasson/La Presse Canadienne)

Blogue EconomieJoe Oliver, le ministre fédéral des Finances, a annoncé, mercredi, que le gouvernement fédéral retrouvera l’équilibre budgétaire dès l’exercice 2015-2016 et qu’il accumulera par la suite de copieux surplus, et ce, malgré les baisses d’impôts annoncées, la hausse des prestations universelles pour enfants et la chute du prix du pétrole.

Le gouvernement fédéral a la chance de profiter de la bonne santé relative de l’économie canadienne, et l’on sait comment le gouvernement conservateur est intraitable sur ses dépenses. Cela aura néanmoins pris sept ans à Ottawa pour rétablir les comptes et passer d’un déficit de 55,6 milliards de dollars en 2009-2010 au léger surplus prévu l’an prochain.

Le gouvernement québécois se retrouve dans une situation plus difficile. Du côté des revenus, l’économie québécoise piétine et le nombre d’emplois à temps plein diminue.

Ce n’est pas le cas dans la grande majorité des autres provinces. De plus, la nature des dépenses des provinces rend leur contrôle plus délicat.

Le Québec n’a néanmoins pas le choix. Il doit respecter son engagement de rétablir l’équilibre budgétaire pour l’exercice 2015-2016. C’est une question de crédibilité.

Pendant cinq budgets consécutifs, les différents ministres des Finances ont juré que le déficit zéro serait atteint en 2013-2014. Ce fût notamment le cas du ministre Nicolas Marceau, du Parti québécois, dans son premier budget.

À l’automne 2013, l’objectif (la cible !) a été reporté de deux ans à 2015-2016, ce qui a été reconfirmé par le gouvernement libéral, en juin dernier.

C’est sur la base de cette promesse que la cote de crédit du Québec a été maintenue à Aa2 avec une perspective stable, en juillet dernier, par l’agence de notation Moody’s.

Repousser une deuxième fois cet objectif n’est pas une bonne idée. Le Québec ne sera pas pris au sérieux quand il voudra écouler ses quelque 15 milliards de dollars par année de titres de dette sur les marchés.

«Un manque de volonté pour appliquer les mesures de son plan budgétaire pourrait retarder l’amélioration de la performance financière du Québec qui, combinée à une accumulation de la dette, pourrait appliquer de la pression (à la baisse) sur la cote», indiquait Moody’s, l’été dernier.

Une décote aurait deux conséquences.

Premièrement, le taux exigé sur les titres d’emprunt du Québec pourrait augmenter, ce qui se répercuterait sur le service de la dette et les dépenses du gouvernement. Au lieu de faire un pas en avant, nous serions pris à couper davantage de dépenses pour équilibrer les comptes.

Deuxièmement, certaines caisses de retraite et autres investisseurs institutionnels n’achètent que des titres de dette de très bonne qualité ou achètent moins de titres en deçà d’une certaine cote de crédit.

Dans les deux cas, le Québec pourrait se retrouver avec un plus petit marché de preneurs, ce qui exercerait également une pression à la hausse sur les obligations québécoises.

Le Québec est déjà en retard de deux ans sur ses propres objectifs. Repousser l’échéance d’un ou deux années supplémentaires pourrait laisser croire que nous ne sommes finalement pas très sérieux, et encore moins disciplinés.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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Les provinces ne peuvent pas voler des milliards
dans la caisse de l’assurance chomage comme le fédéral !

…et lorsque la caisse de l’Assurnce-emploi était déficitaire et comblée à coup de MILLIARDS par le fédéral…les bénéficiaires étaient-ils également des « voleurs »???

Les grosses centrales syndicales sont allés à deux reprises jusqu’en Cour suprême avec ce genre de raisonnement à deux balles et elles se sont fait rembarrer à deux reprises.

Service de la dette dans le budget du Québec en 1997: 15%
Service de la dette actuellement: 12%

Tempête dans un verre d’eau

@jack2, completement faux ou vous prenez ses sornettes! On s, en va dans le mur de facon incontestable et vous prétendez que que 12% du budget est assujeti a la dette!

Si vous vous donnez la peine d’aller voir mon commentaire si-dessous, vous verrez que l’affirmation en question est moins »gratuite » que vous ne l’affirmez. Oh…vous y trouverez également tous les graphiques et données qui soutiennent l’affirmation.

Bonne lecture.

DÉMAGOGIE totale:

http://www.lactualite.com/actualites/politique/quebec-doit-suivre-lexemple-dottawa/

Extrait:

« En 1989, le Québec était la 4e province avec le plus petit service de la dette (3,3% du PIB), devancé uniquement par la Colombie-Britannique, l’Ontario et l’Alberta. Dans les années qui ont suivi, toutes les provinces ont sensiblement réduit leur service de la dette sauf… le Québec ! En 2009, nous sommes passés au dernier rang (3,6% du PIB) ! Le Québec est la seule province qui a augmenté le service de sa dette. Honteux, tout simplement honteux… Que dire de plus… »

Fin de l’extrait.

Bien sûr, c’est l’évidence même. Mais tous les gérants d’estrade s’empresseront de dire que le gouvernement fédéral devrait transférer au Québec, sous une forme ou sous une autre, des points d’impôt, comme aux beaux temps de la révolution tranquille, afin d’éviter les sacrifices qu’imposerait une gestion responsable des deniers publics. Les conservateurs se sont engagés dans une voie qui signifie « moins de gouvernement ». Le Québec devrait faire de même dans tous ses champs de compétence sauf en éducation et en santé, qui sont les déterminants de notre croissance future, alors que la population vieillit. Mais ces deux grands champs d’intervention que sont la santé et l’éducation, comme tous les autres par ailleurs (commerce et industrie, énergie, transport) devraient faire l’objet d’une véritable révolution, par la décentralisation des services vers les municipalités (MRC) et leur mise en concurrence.
Or d’une telle révolution, les syndicats et tous les groupes corporatistes jaloux de leurs monopoles respectifs n’en veulent pas. Les gérants d’estrade, ce sont eux, allant des instances régionales (les mouches du coche) à la FTQ-CSN (emploi à vie), jusqu’à Québec Inc. (marché captif). Il ne faut pas le écouter!
Hélas, une telle révolution (comme en Suède, comme au Danemark, comme en Irlande) n’est même pas envisagées puisque la révision des programmes en cours au gouvernement du Québec ne semble pas aborder résolument cette question. On se contente de jouer avec les tarifs et la fiscalité, à lire tous ces ballons que répercutent dans la population les journalistes « bien informés ». « Il ne faut pas toucher à la fonction publique », voilà le grand mot d’ordre, cette grande vache sacrée de la révolution tranquille.
Le mythe de la révolution tranquille, qui n’était qu’une période de rattrapage économique et social, est devenu une camisole de force.

@Jacques Saint-Cyr, vous avez absolument raison! D, ailleurs la décote du gouvernement du Québec est prévisible depuis au moins 2 ans!

Comment peut-on redresser le Québec avec tous les chialeux. qui manifestent à la moindre occasion.Aussitôt qu’une proposition est faite elle est dénigrée et on monte aux barricades, pas dans ma cour.J’espère que le gouvernement va garder son objectif .Que ceux qui utilisent les services à moindre coût participent à l’effort collectif dont les garderies entre autres.

Oui! Assurons-nous que le taux de natalité reste faible .. comme ca l’avenir sera plus rose…

Pauvres vous…

AUCUNE des autres provinces qui vivent pourtant dans le même Canada que nous n’a jugé intelligent de créer les CPE à $5.00 et la plupart d’entre elles ont un taux de natalité plus élevé que le nôtre…

Vous avez bien raison Madame.

Ces chialeux même les blogeurs travaillent bien fort à la « déconstruction » du Québec contre eux finalement.

Faut pas leur pardonner et ce même s’ils ne savent pas ce qu’ils font.

Même en subissant une décote de firmes de notation dont l’objectivité est douteuse, il faudrait que Pierre Duhamel soit plus convaincant pour me démontrer que le Québec ne serait plus une valeur sûre pour des investisseurs sérieux.

J’ai pour exemple la France, qui, après une décote de Moody’s, a pu emprunter à des taux négatifs et emprunte encore à des taux presque nuls parce qu’on la considère encore comme une valeur sûre. Est-ce que l’économie québécoise serait pire que celle de la France ?

L’économie québécoise n’est pas pire que celle de la France, mais nos élites semblent s’entêter à vouloir s’inspirer du refus systématique de la société française à entreprendre des réformes du travail, du capital, de la fiscalité. Les boomers d’ici par ailleurs descendent dans la rue pour protester ici contre une soi-disant vague d’austérité, s’inspirant encore une fois des rouspéteurs français, alors que notre gouvernement tente non pas d’instaurer l’austérité, mais de sauver la mise (et la capacité d’agir des générations futures) en faisant en sorte que les dépenses ne croisent pas plus vite que les revenus! Pour voir ce qu’est vraiment ce qu’est l’austérité, il faudrait aller voir en Grèce ou en Espagne. Mais de cela, nos indignés professionnels ne parleront pas.

Pas plus tard que ce matin, on pouvait lire sur le site web de R.-C. : « Les cégeps ont appris mercredi qu’ils feront face à de nouvelles coupes de 19 millions de dollars pour l’exercice financier en cours, qui s’ajoutent aux compressions de 21 millions annoncées au printemps dans le budget Leitao. La Fédération des cégeps souligne que cette nouvelle vague s’ajoute aux cinq compressions subies au cours des quatre dernières années par les cégeps, pour un total de 109 millions. » Évidemment vous me signifierez que ce n’est pas de l’austérité, bravo pour votre clairvoyance.

L’austérité accentue les déficits, c’est ce qu’a confirmé le FMI, l’an passé avec les excuses les plus plates de son économiste en chef. Le multiplicateur budgétaire, ça ne vous dit rien ? « un large consensus émerge des derniers travaux théoriques et empiriques existants dans la littérature économique : une politique de consolidation budgétaire est préférable en période de reprise de l’activité et est pernicieuse voire inefficace lorsque l’économie est à l’arrêt; si celle-ci doit être menée en période de basse conjoncture, une augmentation des impôts serait moins néfaste à l’activité qu’une réduction des dépenses publiques … » Eric Meyer, OFCE,Une revue récente de la littérature sur les multiplicateurs budgétaires :la taille compte !

L’économie du Québec n’est pas à l’arrêt. Avec la reprise américaine et celle de l’ensemble du Canada, les taux d’intérêt sont même sur le point de repartir à la hausse. Que nos entreprises soient lentes à rejoindre les marchés en expansion aux États-Unis n’a rien à voir avec les compressions budgétaires du gouvernement actuel. Je regrette, mais le FMI ne s’adresse pas au Canada, mais aux pays d’Europe qui sont présentement menacés de déflation. On doit cesser de tout attendre du gouvernement, et jeter un oeil un peu plus critique sur notre industrie locale, qui tarde à saisir les opportunités nouvelles aux États-Unis. On doit cesser de tout attendre du gouvernement, qui n’a plus les moyens de créer de l’emploi. Il l’a fait avec succès pour sortir de la dépression de 2008, mais cela est terminé.

On calcule la force d’une économie par son PIB et celui du Québec est anémique. Une croissance d’à peine, 1,1 % en 2013 et on a appris à la fin octobre, que la Banque Nationale aurait décidé d’abaisser sa prévision de croissance pour 2014, passant de 1,9 % à 1,6 %. En juillet, le PIB a été statique, un article du Devoir de septembre titrait « L’économie du Québec fait du surplace » et vous me dites que l’économie du Québec ne serait pas à l’arrêt !

L’erreur avouée par le FMI n’était pas une erreur de prévision régionale, mais une erreur méthodologique sur la façon d’évaluer la taille et l’impact négative du multiplicateur budgétaire sur l’économie d’un pays lorsque le multiplicateur peut atteindre des niveaux de 1,5 à 2 en période de basse conjoncture. Le multiplicateur budgétaire se calcule de la même manière pour tous les pays.

Premièrement, au Québec, il n’y a pas « d’austérité » et les plans de notre gouvernement provincial sont de réduire L’AUGMENTATION DES DÉPENSES. Point!

De plus, les pays qui font face à de la VRAIE SUSTÉRITÉ le font parce qu’ils n’ont aucun choix (la Grèce en est un parfait exemple) et à long terme ils AMÉLIORERONT leur situation.

Il est totalement stupide et nul de propager l’idée qu’en augmentant indéfiniment ses dettes et ses déficits, bref, en vivant bien au-dessus de ses moyens, qu’une société puisse progresser. Une telle société est indubitablement et indéniablement condamnée à devoir vivre sous l’emprise des décisions des étrangers.

@ François 1,

S’il est vrai qu’au Québec, il n’y a pas d’austérité alors que ce qui a été déterminé, c’est de la rigueur. Le plan du gouvernement n’est pas de « réduire l’augmentation des dépenses » comme vous l’écrivez, il consiste plutôt à veiller à ce que les dépenses croissent moins vite que le taux d’inflation.

En d’autres termes, les dépenses pourraient continuer de croitre néanmoins.

Le second volet du plan, c’est de transférer plus d’argent sur les postes d’investissements. Ceux qui créent de la richesse. Si le principe est bon, c’est actuellement la manière pour réaliser cet objectif qui n’est peut-être pas adéquate, car elle consiste à réduire dans ce cas les coûts de certains programmes alors qu’on ne connait pas les impacts de ces réductions et cela consiste aussi à faire passer « vite, vite, vite » toutes sortes de hausses de tarifs ou de taxes (exemple taxe supplémentaire sur l’essence au 1er janvier).

Ce petit jeu a pour effet (disons-le clairement) d’augmenter les prélèvements de toute sorte sur la population. Bref, on nous ressort ici comme toujours les bonnes vieilles méthodes.

Hors en économie, c’est l’accroissement naturel de la richesse qui doit permettre progressivement à l’État de réduire ses coûts et l’ensemble des charges qui lui sont échues. Ce sont là des principes fondamentaux qui sont propres au libéralisme lesquels à évidence ne font pas actuellement « l’affaire » des libéraux.

Bonne réflexion.

Qu’est-ce qu’une politique d’austérité ? La définition admise majoritairement est une « politique économique restrictive, dont le but est soit de casser l’inflation, soit de réduire les déficits sociaux et/ou les déficits publics. » ( alternatives-économiques ) Que fait présentement le gouvernement Couillard ?

Ce qui est « stupide et nul », c’est de croire qu’une politique d’austérité améliore l’économie, alors que c’est l’inverse comme l’a démontré le FMI.

« … et les plans de notre gouvernement provincial sont de réduire L’AUGMENTATION DES DÉPENSES. Point! »

Et d’enrichir les GROS docteurs.

Le budget de la santé a augmenté de 30% en 5 ans de 2008 à 2013 sous le gouvernement libéral passant de 3200$ à 4200$ par personnes.

Belle réduction!

@ Marc Sauvageau le 14 novembre 2014 à 13 h 17:

Si le fait de mieux gérer nos finances publiques et de les administrer avec la rigueur d’un bon père de famille nous crée des problèmes, c’est que nous sommes tous collectivement beaucoup trop dépendants du système étatique et que ce dernier est devenu trop tentaculaire et oppressif.

Pour l’instant et avant que les agences de cotation ne nous dénotent, notre gouvernement explore toutes les avenues où il peut apporter de la lucidité et du gros bon sens. Oui, il y AURA (pour l’instant, rien n’a été coupé!!!) des remises en questions car au Québec, personne n’en a pour son argent. Nous sommes les plus taxés et le plus imposés en Amérique (et les plus corrompus!!!) et regardez les résultats épouvantables et terrifiants de ce système bolchévik qui date du siècle dernier et où une majorité de parasites vivent aux dépens d’une minorité (de plus en plus réduite…) de travailleurs acharnés.

S’il faut reculer pour mieux foncer, alors soit, faisons-le immédiatement avant que les autres ne nous forcent à le faire.

Ce n’est pas parce que l’on souhaite une société plus autonome, plus responsable qu’on est nécessairement un paria, du moins dans un monde civilisé.

Que les citoyens ne soient jamais ou presque jamais capables de se prendre en mains par eux-même sans l’aide du gouvernement ne contrevient en rien au règles d’équité et de justice social, bref être débrouillard et autonome ne devraient justement pas être exclusif au discours de la droite. Savoir que l’on doit sa réussite à autre chose qu’à son propre effort personnel devrait nous répugner largement.

Mais la logique est tout autre au Québec ……. Je paye des impôts donc tout m’est dû et cela sans avoir aucune espèce de responsabilité sur mon propre cheminement … Le gouvernement doit voir à tout, des règles de civisme, jusqu’aux bonnes mœurs de la vie en publique … Quand on est rendu à se questionner sur le port obligatoire du casque à vélo et la couleur de la margarine on à comme population un sacré problème. Quand année après année on verse des sommes à des entreprises sous la menace de faire faillite on à un sérieux problème … Quand on a un syndicats qui ne devrait avoir que pour tâche que de protéger ses membres face aux lois du travail et des pratique de l’industrie et qui commence à vouloir s’ingérer directement dans le discourt politique … nous avons une société malade .

Mais pire encore …. chaque fois qu’on s’ouvre la trappe pour dire que le gouvernement ne fait rien alors que nous-même on ne bouge pas ….c’est plus qu’être malade c’est lâche .

Évitez-moi avec ce discours libertarien éculé. Vous dites : « Savoir que l’on doit sa réussite à autre chose qu’à son propre effort personnel devrait nous répugner largement. » Je ne vous ai jamais lu affirmant que les banques ou les institutions financières vous répugnaient, parce que s’il existe une structure parasite sur la planète, c’est bien le marché financier.

Tout pays doit avoir des règles pour la bonne conduite des personnes, des institutions, de l’économie sinon, c’est la dislocation d’une société. La commission Charbonneau ne vous aura rien appris finalement.

Quant à votre assertion sur les syndicats, vous avez une vision fausse sur son rôle. Si vous lisez le Code du travail à son article 1(a) on peut lire : « … ayant pour buts l’étude, la sauvegarde et le développement des intérêts économiques, sociaux et éducatifs de ses membres », c’est bien plus que de « protéger ses membres face aux lois du travail et des pratique de l’industrie ».

Ah…ah…ah… »« … ayant pour buts l’étude, la sauvegarde et le développement des intérêts économiques, sociaux et éducatifs de ses membres ». (sic)

Vous faites dans l’humour? Rambo, le « deal » entre Pauline en Ferrari, son mari et la FTQ, Jocelyn Dupuis, et tutti quanti, c’est avoir pour but « l’étude, la sauvegarde et le développement des intérêts économiques, sociaux et éducatifs de ses membres » ça??? Hein???

Le modèle québécois qui n’a jamais, JAMAIS été imité par PERSONNE AU MONDE (si ça marchait, ça se saurait!) est en fin de vie et le plus vite son agonie s’achèvera et le mieux les citoyens québécois se porteront.

Cessez de vouloir tout généraliser. J’expliquais les buts d’une organisation syndicale qu’on ne doit pas juger en fonction de quelques individus. Doit-on discréditer en entier SNC-Lavalin à cause du comportement criminel de certains de ses dirigeants ?

Rambo, à sa manière peu subtil, défend les intérêts économiques et sociaux des travailleurs de sa région. Comme le disait un procureur de la FTQ, c’est pas un club de tricoteuses.

@ Marc Sauvageau le 18 novembre 2014 à 12 h 18:

AUCUNE excuse n’est valable lorsque l’on « défend les intérêts économiques et sociaux des travailleurs de sa région » (sic) à coups de 2 X 4, d’intimidation et de violence. Si un patron utilisait ce genre de bestialité envers ses travailleurs, vous seriez l’un des premiers à monter aux barricades.

Les grands principes syndicaux, c’est pour la galerie et pour les esprits naïfs et gobe-mouche comme le vôtre. Dans la VRAIE vie, les syndicats trafiquent avec la mafia (affirmation confirmée par l’un des avocats syndicaux), utilisent l’intimidation, la violence, le chantage, les menaces, le bluff et j’en passe pour asseoir leur hégémonie. Bref, tout l’arsenal scélérat que l’on reproche aux petits despotes des pays du tiers monde d’utiliser.

Je connais votre position sur les syndicats, cependant il me semble avoir entendu, à la commission Charbonneau, tout ce que vous venez de décrire, mais c’était chez des patrons ayant des accointances mafieuses qui paraissaient être de fins connaisseurs sur l’« art » de construire des trottoirs à Montréal.

Pour information et au bénéfice des internautes. L’analyse qui permet d’établir la cote d’évaluation du crédit, repose sur trois piliers essentiellement :

1 — Le niveau d’activité (visualisé notamment par la croissance du PIB et encore l’ensemble des activités auxquelles sont liées entre autre le taux de chômage)
2 — La qualité de la situation financière (en d’autres termes les avoirs détenus et leur qualité, comme encore la solidité des institutions financières, exemples au Québec : la CDPQ (Caisse de dépôt) et encore nos banques ou autres Caisses Desjardins)
3 — La régularité des paiements (est-ce que le Québec s’acquitte de se ses dettes « rubis sur l’ongle » ?)

À ce titre le Canada se mérite la cote AAA parce qu’il répond parfaitement à tous ces paramètres, tout particulièrement de façon constante sur une longue période de temps.

Si Moody’s a exprimé certaines réserves voici quelques temps sur la politique de monsieur Couillard, c’est simplement parce que les objectifs de croissance établis par le gouvernement risquent d’être difficiles à atteindre d’ici 2015-2016.

Hors le point faible du Québec, c’est d’abord et avant toutes choses le point #1, c’est-à-dire le niveau d’activité qui demeure insuffisant. À ce titre, la principale préoccupation de Moody’s pour le Québec, ce n’est pas son déficit public mais bien plutôt que l’argent qui est dépensé par l’État ne permet pas de satisfaire aux résultats de croissance escomptés.

En conclusion deux petites questions pour étendre notre champ de réflexion :

1 — Supposons que le Québec parvienne à l’équilibre budgétaire d’ici 2016, va-t-il se mériter automatiquement une cote de crédit AAA ?
2 — Supposons que l’équilibre soit atteint mais que sur les 5 prochaines années, le taux de croissance moyen de la Province soit inférieur à 1% et que dans le même temps le taux de chômage passe aux alentours de 10%, le Québec peut-il être sûr qu’il conserverait quoiqu’il en soit sa cote AA- ?

Voici pourquoi un déficit d’investissement contrôlé (entre 2 et 3% l’an) — s’il a un effet multiplicateur sur l’économie — vaut mieux que pas de déficit du tout, s’il dût en toute fin apparoir qu’il soit assorti d’une croissance famélique.

Le pari de monsieur Couillard est risqué car en coupant là où cela fait mal, il risque de s’annihiler pour longtemps la confiance de ses concitoyens ; il n’a aucune certitude qu’il disposera avant peu d’une marge de manœuvre supplémentaire par le transfert au budget des sommes virtuellement récupérées sur le seule poste de la gestion de la dette. Surtout en une période où la première faiblesse du Québec, c’est son déficit commercial. Il faudrait donc mettre de l’argent sur ce poste pour mieux vendre le Québec.

Perte de la confiance, pourrait engendrer décroissance… À ce chapitre notre Premier ministre devrait un peu plus écouter le message qui lui est gentiment envoyé par la population ; que celui d’experts pour qui la seule mission est de semer ici et là toutes formes de prolepses pourtant imprévisibles en économie.