Quebecor World à la dérive

Dure semaine pour Brian Mulroney. Je laisse à d’autres le loisir de mesurer l’impact de son témoignage d’hier aux Communes, mais chose certaine sa crédibilité d’hommes d’affaires est entachée. Pire, Quebecor World, dont il est le président du conseil d’administration, est malmenée sur les marchés et certains analystes croient même qu’elle devra déclarer faillite.

Quebecor World, c’est un géant mondial de l’impression commerciale avec quelque 30 000 employés et plus d’une centaine d’usines. Elle représente environ 70 % des revenus de Quebecor.

Or, ça va mal. Sa dette est élevée, ses pertes augmentent et les liquidités se font rares. L’entreprise a perdu 374 millions $ au cours des neuf premiers mois de l’exercice en cours, le titre a perdu 86 % de sa valeur depuis le début de l’année, elle a été incapable d’obtenir un financement de 750 millions $ il y a quelques semaines et la transaction qui devait amener à la cession de ses actifs européens à un groupe néerlandais a échoué.

Alors que le titre perdait près de 17 % de sa valeur en Bourse après l’annonce de l’échec de la transaction européenne, son président du conseil était en train d’expliquer aux députés de l’opposition qu’il accumulait des billets de 1 000 dollars dans des coffres-forts à New York et à sa résidence montréalaise. Surréaliste.

Ceci dit, il y a une véritable crise de l’imprimerie. Après la crise de la forêt et celle des papetières, il semble que ce soit maintenant au tour des imprimeurs de subir l’onde de choc des changements technologiques, de la mondialisation et des changements d’habitude des consommateurs.

Les journaux peinent à maintenir leur tirage. Certains des annonceurs (notamment les petites annonces) migrent vers internet et c’est sur le web que la jeune génération apprend ce qui se passe. Sans compter que la Chine s’avère là aussi un féroce concurrent, surtout en ce qui concerne l’impression des livres.

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Cliss que le bonhomme là-haut doit en sacrer un coup!

Bourassa à l’époque avait sauvé Lavallin. C’est devenu la plus grande firme de génie au monde

Lévesque avait sauvé le Cirque du Soleil. C’est devenu le plus grand cirque au monde

Y’a pas quelqu’un qui pourrait dire à Jean Charest de se grouiller le c… comme dirait Bourgeault!

J’espère que le gouvernement ne vas pas utiliser mes taxes pour encore une fois faire de l’interventionnisme…

À étudier,

L’imprimerie est à observer c’est un médiat de communication. Il faut tenir compte du cas de Québécor ici, ils sont en train de révolutionner le monde de l’imprimerie et des communications.

La même chose est possible aux USA pour un des plus grands imprimeurs au monde.

Il serait dommage de laisser aller une entreprise dans les mains d’un étranger (autre qu’en Amérique) parce qu’elle a manqué de quelque sous de liquidités.

L’imprimerie a connu son heure de gloire au XXe siècle; elle est maintenant sur son déclin à cause de l’Internet, des Blackberry, des livres électroniques, des cellulaires, des transactions bancaires par ordinateurs, etc. etc.
Doit-on continuer à financer ce genre d’industrie qui ne sait pas évoluer ?
À mon avis, non…

@Lucky Luke

La radio a été inventée au début du 20e. Sa-t’y fermé?

Si les journaux sont en mutation (Gesca est rendu à produire ses éditos en vidéos!), les livres ne vont pas disparaitre surtout que le nombre de gens qui savent lire sur la planète ne cesse d’augmenter chaque jour.

Je ne sais pas ce qu’il faudrait faire pour les imprimeries de Québécor mais faudrait au moins regarder ce qu’on peut faire plutot que de le laisser agoniser sous nos yeux.
Or le mentra chez les Libéraux de Charest c’est le même que celui de Gagnon: on n’intervient plus! On laisse le marché décider! A ce compte-là Lavallin et le Cirque du Soleil seraient morts depuis longtemps.

On a dit que l’invention de l’imprimerie allait mener le monde à la folie et à la damnation, que le téléphone allait tuer la communication, que la radio allait modifier les sociétés, que le cinéma allait tuer la radio, que la vidéo allait tuer le cinéma, que l’internet allait tuer et l’imprimerie et le téléphone et la radio et le cinéma.

Vieux refrains de prophètes d’estrade.

Ils sont tous morts et tous ces média leur ont survécu et nous survivront…

Ce qu’on voit dans l’imprimerie c’est simplement un processus de destruction créatrice. Un principe décrit par l’économiste Joseph Schumpeter.

La destruction créatrice désigne le remplacement d’activités économiques vieillissantes par de nouvelles activités plus novatrices. Cette innovation est à la fois source de croissance et de crise. Les crises ne sont pas de simples ratés de la machine économique; elles sont salutaires et nécessaires au progrès.

Je suis d’accord avec M. Campagna. Le problème, chez Quebecor, est très simple : PKP n’est pas à la hauteur de la tâche que lui a laissée son père…Si Quebecor World faisait faillite, ce ne serait pas la fin des imprimeurs, non !
Mais de là à financer sa mauvaise administration avec l’argent de mes taxes, une minute svp !

Il seras tres difficile pour Quebecor de se relever.
Il m’est difficile a comprendre qu’ils ne reussissent pas a vendre quelques imprimeries .

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