Qu’est-ce qui fait stresser les voyageurs d’affaires?

Un des géants mondiaux du tourisme, a effectué un sondage auprès de 7300 voyageurs d’affaires, ce qui a permis de dégager une série de 33 éléments déclencheurs de stress.

C’est une lapalissade: pour bien des gens, voyager est une source de stress en soi. Que ce soit le taxi pour l’aéroport coincé dans un bouchon, l’avion qui risque de ne pas arriver à temps pour une correspondance ou l’interminable attente au carrousel à bagages, nombreux sont les irritants qui peuvent scier les nerfs du voyageur. A fortiori s’il se déplace par affaires et qu’il a donc des comptes à rendre.

En 2012, le groupe Carlson Wagonlit Travel (CWT), un des géants mondiaux du tourisme, a effectué un sondage auprès de 7300 voyageurs d’affaires, ce qui a permis de dégager une série de 33 éléments déclencheurs de stress, lors de leurs déplacements professionnels.

Les cinq premiers éléments soulignés sont les bagages perdus ou en retard; l’absence ou la faiblesse de l’accès Internet; voyager en classe économique sur des vols moyens ou longs-courrier; les retards en général; et les heures de départ et d’arrivée inopportunes (en pleine nuit, par exemple).

Parmi les autres sources de stress, soulignons les hôtels mal situés, les demandes de voyages à la dernière minute ou durant les week-ends, les vols avec escales (et non pas directs), les points de contrôle dans les aéroports, le contexte politique ou la méconnaissance totale d’une destination…

 

stress1
Les 33 déclencheurs de stress, selon l’importance de leur impact.

Mais il y a plus. On s’en doute, toutes ces sources de stress affectent la productivité des voyageurs d’affaires, estiment les analystes de CWT. À partir du sondage de 2012, ceux-ci ont donc tenté de quantifier ces pertes en développant tout récemment un outil baptisé TSI (Travel Stress Index).

Après avoir passé en revue une série de neuf sources de données – dont 15 millions de transactions aériennes, les statistiques du sondage ou celles sur les retards de livraison de bagages, etc. -, le TSI (qui est en fait un algorithme) a permis de déterminer que le « coût caché » du stress correspond à 662 $ en moyenne (soit 6,9 heures de travail), lors d’un déplacement d’affaires.

Même si plusieurs sources de stress ne peuvent être éliminées, il est néanmoins possible de les tempérer, estime CWT. Comment? En mettant en place des politiques de gestion des voyages d’affaires efficaces et qui tiennent compte de ces sources néfastes. Selon CWT, il serait même possible, dès lors, d’améliorer la productivité des employés de 32 %, dans le meilleur des cas.

Évidemment, chaque cas est un cas d’espèce… qui demande à être analysé par les experts de CWT. Mais il reste qu’en se fiant sur les résultats du sondage, le voyageur d’affaires averti pourra déjà trouver quelques pistes de solutions.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=dNYMp-Gt4vs

Pour consulter le sondage, cliquez ici.

Pour me suivre sur Twitter, c’est par là.

 

Laisser un commentaire