Qui peut acheter le Canadien ?

Le Canadien trouve toujours moyen de faire parler de lui. Après les activités du centenaire, les performances misérables de l’équipe, le congédiement de son entraîneur et sa quête chevrotante pour se qualifier pour les séries éliminatoires, voici maintenant que l’équipe serait à vendre.

George Gillet considère de mettre en vente le Canadien, nous apprend en effet La Presse ce matin. Je suis sûr de deux choses : l’équipe restera à Montréal et le prochain acquéreur devra payer beaucoup plus cher que le prix payé par Gillett en 2000. Pour le reste, rien n’est joué.

L’équipe restera à Montréal parce que c’est prévu dans le contrat de vente entre Molson et Gillett, mais surtout parce que les amateurs de hockey de Montréal sont aussi nombreux que fidèles. Le Canadien fait partie de l’identité québécoise et les célébrations entourant son centenaire en constituent une preuve éclatante.

Parce que l’équipe est à ce point populaire et que ses partisans pardonnent facilement, le prix de vente sera costaud. George Gillett et Pierre Boivin ont réussi à rentabiliser l’affaire au maximum. Les droits de diffusion sont chers, les billets sont chers, la bière, les hot-dogs et les produits dérivés sont chers : rien n’a été laissé au hasard et je vois mal comment un nouvel acquéreur pourra aller chercher d’autres revenus dans ce marché.

Or, si aucun investisseur québécois n’était prêt à investir 275 millions de dollars en 2001, pourquoi les acheteurs seraient-ils plus nombreux alors que le prix de vente devrait dépasser les 400 millions de dollars ? Vous me direz que la preuve de rentabilité de l’équipe est maintenant faite et que le risque est moindre qu’il y a huit ans.

Cela n’est pas nécessairement vrai. George Gillett a obtenu l’équipe et le Centre Molson (à l’époque) à bon prix, ce qui ne sera pas le cas du prochain acquéreur. De plus, la récession fait mal à plusieurs franchises de la Ligue Nationale de hockey et les équipes rentables seront sans doute appelées à en sauver quelques-unes. La perte de sièges sociaux se poursuit (le prochain sera peut-être AbitibiBowater) et la vente des lucratives loges corporatives ne sera pas plus facile. Ultimement deux questions se posent : Montréal s’enrichit-elle et ses citoyens – ainsi que ceux de l’ensemble du Québec – sont-ils prêts à dépenser davantage pour voir évoluer une équipe qui amène déceptions après déceptions, saison après saison ?

Quant au prochain acquéreur, il s’agit de la même liste de «suspects» qui sont nommés dès qu’il existe grosse une occasion d’affaire ou un événement à sauver (comme la Formule Un). C’est une liste extrêmement courte et qui montre comment le Québec est pauvre en riches. Pour aller plus vite, éliminons de la liste ceux qui en peut-être les moyens, mais qui n’ont jamais manifesté d’intérêt pour une propriété sportive. Oublions donc la famille Desmarais, Guy Laliberté et Quebecor.

Il reste peut-être la famille Saputo déjà propriétaire de l’Impact, René Angelil et Stephen Bronfman. Pour eux, le Canadien serait une formidable acquisition, pourvu qu’ils soient capables de rentabiliser leur investissement. Mais contrairement à George Gillett, ils ne pourront pas en faire un coup d’argent ni même obtenir des profits aussi alléchants.

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« Ultimement deux questions se posent : Montréal s’enrichit-elle et ses citoyens – ainsi que ceux de l’ensemble du Québec – sont-ils prêts à dépenser davantage pour voir évoluer une équipe qui amène déceptions après déceptions, saison après saison ? »

Autrement dit y-a-t’il un bon potentiel de croissance?

Evidemment pas, puisque 1) Montréal ne s’enrichit pas et 2) le Canadien peut difficilement devenir plus populaire qu’il ne l’est présentement, le centre Bell étant déjà rempli.

Bref à moins d’obtenir un prix d’aubaine mieux vaut investir ailleurs. Nul doute que Desmarais, Laliberté et les autres auront vite compris.

En fait je serais même plus cynique:

Ailleurs que dans les services personne (et dans l’industrie « du vieux ») n’est interressé à investir au Québec a moins de recevoir une subvention ou si la géographie l’oblige (ressource naturelle ou secteur récréo-touristique).

Faudrait relire l’histoire parce qu’il y en avait des Québécois prêts à acheter dont ceux mentionnés, plus Aubut. Or, la Caisse a prêté à un Américain qui avait un passé d’affaires plutot nébuleux. Trop cave pour acheter elle-même, la Caisse a prêté à Gillett un quart de milliard avant d’en investir deux dans l’aéroport de Londres! Ayoye!

Laliberté a eu 400 millions de beau cash de Dubai. Sa fortune est passée de 1,7 à 2,5 milliards l’an passé, ce qui est rarissisme chez nos amis milliardaires. Investir 100 millions dans le CH (et emprunter 300 millions) c’est pas la fin du monde pour lui, surtout que le Centre Molson (ou Bell je ne le sais plus) lui permettrait de présenter son cirque tout l’été.
Gillett va s’en mettre plein les poches, mais faut penser ici patrimoine et avenir. Le CH et le Centre doivent redevenir propriété québécoise.

« Ailleurs que dans les services personne (et dans l’industrie “du vieux”) n’est interressé à investir au Québec a moins de recevoir une subvention » (Brasseur)

On ne lit pas souvent les journaux Monsieur.

Yvon Fleurent

Je ne parle pas de compagnies qui se font racheter par des américains (ou d’autres) mais d’investissement privés majeurs (autres qu’hyper subventionnés et ailleurs que dans les ressources ou le récréo-tourisique lesquels n’ont pas le choix de venir se débattre avec nos charmants syndicats).

Vous en connaissez?

S’il vend 400 millions, ca va lui faire 150 millions de profits sur un investissement de 35 millions. Des fois Québec inc a l’air de Pee Wee….
Faudrait vraiment refaire l’historique de cette histoire. La faute au PQ ici.

C’est bien ce que je disais M. Brasseur vous ne lisez pas souvent les journaux.

Vous ne connaissez pas Talisman, les panneaux solaires, ect on ne pale pas de 12 596$ d’investissements là, mais de milliards.

Je dois reconnaître une chose de vous M. Brasseur; c’est votre fierté en temps que Québécois de voir et surtout de faire percevoir aux vôtres, vos frères, le Québec comme quéteux pauvre et incapable de se prendre en main, alors que c’est l’endroit au monde où le IDH est le plus élevé, l’endroit ou la famille avec deux enfant à le meilleur niveau de vie en Amérique, un des endroits où les gens ont la meilleure santé, l’endroit où le taux de mortalité infantile est un des plus bas au monde, l’endroit où le taux de criminalité est le plus bas en Amérique, un des plus bas de taux de chômage en Amérique et que c’est l’endroit le moins touché par la crise en Amérique jusqu’à maintenant.

Il est clair d’après moi, qui toujours gagné ma vie avec mes entreprises, qu’avec votre philosophie, l’économie du Québec à toujours eu des bois dans les roues posés par des gens comme vous, ce qui les a toujours ralentis.

Tous les entrepreneurs du Québec doivent se battre contre des gens comme vous M. Brasseur et non contre les syndicats.

@Yvon Fleurent,
Une recherche sur Talisman dans google m’a donné ceci:
http://www.talisman-energy.com/
Une compagnie canadienne basée en Alberta qui exploite les ressources pétrolières.
Avez-vous un lien vers la compagnie dont vous parlez?

À l’époque Gillet avait dépanné Molson qui avait eu de la difficulté à trouvé un acheteur.

Ça en dit long sur le faible attrait de Montréal.

@Gagnon

Gillett a mis seulement 35 millions dans la boite: des peanuts. Il a acheté grace à notre argent, l’argent de la Caisse: 250 millions. Une honete, Il faut revisiter cette histoire. Et je ne suis pas sûr que le PQ va avoir l’air intelligent.
—-
Pour ceux qui doutent encore du déclin de l’empire américain: les Japonais viennent de gagner la Série mondiale! Devant les Coréens. Une finale toute asiatique!
Après avoir perdu les Olympiques aux mains des Chinois l’été passé, les Américains viennent de perdre leur national pastime aux mains des Japonais à qui ils ont enseigné le jeu.
Le 21e`siècle sera asiatique

Yvon Fleurent

Talisman est liée aux ressources, donc au territoire.

Comme je disais vous aurez fort à faire pour trouver un investissement majeur au Québec qui ne soit pas lourdement subventionné ou lié au territoire. Ça ne suffit pas et c’est tout à fait remarquable et symptomatique du manque flagrant de dynamisme de l’économie Québécoise et ça depuis des décennies. Il est quand à moi tout à fait clair (entre autres) que les lois hystériquement pro-syndicales du Québec constituent un repoussoir majeur pour toute forme d’investissement qui n’est pas obligé de venir ici à cause de la géographie.

Quand au faible taux de chômage sachez qu’il est en bonne partie lié au faible taux d’emploi et à la démographie déclinante, pas de quoi se péter les bretelles. En fait tout indique qu’à moins d’un revirement aussi improbable que majeur l’état Québécois se dirige prestement vers un Waterloo financier qui mettra en péril tous les programmes sociaux que vous vantez alors que les investissement faibles, le décrochage et la démographie feront le reste.

Bref mon point n’est pas de descendre le Québec mais de dénoncer une réalité pénible dans l’espoir de provoquer des changements. Mais franchement je n’y crois pas, je pense que le Québec va se péter la gueule, que c’est devenu inévitable, notamment à cause de dinosaures comme vous.

Qui peut acheter le CH…Après réflexion on pourrait sûrement faire appel à Henri-Paul Rousseau pour qu’il concocte un échange non pas sportif, mais une partie des produits toxiques qu’il a acheté contre l’acquisition des produits Gillett.
Bien sur il faudra une prime de départ pour Gillett.

Bonjour M.Duhamel,
Je suis bien d’accord avec Messieurs Garamond et Fleurent: le Ch ne vaut pas 5 cennes.
La fierté d’un peuple, d’une nation, de Montréal et de tous les Quebécois!!!! dit-on.
Bullshit….Koivu, Kovalev, Kostysin (2),Plekanec,et tous les autres, c’est ça la FIERTÉ des Québécois????
Cette semaine, un commentateur sportif a écrit que chaque fois que le CH a gagné la coupe, il y avait au moins 50% de Québécois dans l’équipe. Là, on pouvait être fiers! Des Québécois « drivaient » les Mahovlich et autres traîne-savates.
Du coeur, on en a, c’est dans nos gènes de survivants.
Deux mille piatres par « shift », c’est le salaire de Koivu!!!
Épouvantable; tous ceux payés plus de $2.5 millions devraient être mis à la porte avec un coup de pied au cul….en fait c’est ce qui va arriver cet été.
« Good riddance », adieu! veaux, vaches, cochons…..
J’attends, je vous l’annonce, la prochaine émeute à Mtl….pcq, à Mtl, « y sont fous-malades »
Bye

«Ça en dit long sur le faible attrait de Montréal.» >DGagnon

Imaginez la ville de Québec qui a perdu ses Nordiques.
Même plus d’existence. Perdu le club. Pas assez attrayante.

Gagnon croit que les transactions d’affaires sont basées sur l’émotivité attractive et le pittoresque d’une ville.

Drôle de libertarien…

« Bref mon point n’est pas de descendre le Québec mais de dénoncer une réalité pénible dans l’espoir de provoquer des changements. » (Brasseur)

Et vous récoltez exactement le contraire Monsieur.

Finalement il n’y a rien a sortir ni a conclure de votre # 15 si ce n’est qu’une opinion sans liens.

@ A.Dallaire, Québec

Je parlais à mon fils ce midi.

Tous ses amis de l’école et tous ses amis d’aujourd’hui au travail même du BC d’où il arrive ne sont rarement ou pas intéressé par le hockey le sport je veux dire pas le Canadien.

Très rares sont ceux qui ont touché au hockey et très peu de baseball. Ils ont tous fait du soccer l’été et du basket l’hiver mais jamais de hockey et cela depuis 25 ans.

Leur sport n’est pas le hockey et ils ne s’y intéressent pas.

Le hockey va mourir au Québec d’ici quelques années. Il vit simplement un soubresaut maintenant qui est surtout nationaliste. Une très petite partie des USA s’y intéresse, mais c’est la loi du nombre.

Le maudite bonne chance aux acheteurs du CH. Ils n’entreront pas dans leur fric.

Gillet veux se débarrasser avant que sa plante.

Monsieur Brasseur – votre commentaire #17 et le lien ne dit pas que le Québec subit le tiers des faillites alors qu’il a moins du quart de la population – mais puisque vous le dites – pourrait-on l’expliquer par la proportion de petites et moyennes entreprises au Québec ? Y a-t-il un plus haut pourcentage de petites entreprises au Québec qu’ailleurs au Canada ?

Pour ce qui du Canadien, comme le souligne le Globe, ça fait longtemps que le proprio de RIM se cherche une équipe de hockey.

@Loraine King

« Monsieur Brasseur – votre commentaire #17 et le lien ne dit pas que le Québec subit le tiers des faillites alors qu’il a moins du quart de la population – mais puisque vous le dites »

Pas besoin de vous fier sur moi, faite vous même le calcul avec les chiffres de l’article.

En passant, en janvier 40% des faillites des entreprises sont Québécoise.

Pauvre Brasseur de…

15 sur 100 entreprises qui valent 100 000$ = 1 500 000$ = 15%

2 sur 50 entreprises qui valent 1 000 000$ = 2 000 000$ = 4%

Mme King à bien raison.

Valeurs libertariennes ?????????????

Brasseur ton article ne parle pas du Québec mais du Canada.

Tu regardes dans le haut et c’est écrit en grosses lettres CANADA.
////

Dans leur religion les libertariens doivent faire au moins une petite passe passe par jour.

Leur BA pour le mouvement.

@ jacques noel:

C’est encore pire. Donc il n’y avait aucun québécois pour mettre 35 millions pour acheter le canadien ???

@ Raymond Campagna:

Québec a perdu les Nordique à cause de la taille de son marché. Montréal est l’un des plus grosse ville d’Amérique.

@ Loraine King:

183 faillites d’entreprise en janvier au Québec pour 448 dans tout le Canada…

Je ne vois pas comment faire le calcul puisque l’article ne cite aucun chiffre concernant le Quebec. Enfin, ceux qui aimeraient en savoir un peu plus long que ce que laisse entendre l’article cite par Monsieur Brasseur aimeront consulter le rapport pour janvier 2009 du surintendant :

http://www.ic.gc.ca/eic/site/bsf-osb.nsf/fra/br02129.html

Desolee – laptop d’un collegue – pas d’accent.

«Québec a perdu les Nordique à cause de la taille de son marché. Montréal est l’un des plus grosse ville d’Amérique.» >>DGagnon

Tout le monde sait ça depuis toujours.

Sur quoi repose donc «le manque d’attrait de Montréal» qui est l’argument central formulé par Gagnon?

« 183 faillites d’entreprise en janvier au Québec pour 448 dans tout le Canada… » (DG)

Sa ne veux rien dire ça.

Quel est le montant de ces faillites.

Combien sont commerciales et Combien en $?

Combien sont en industries et Combien en $?

Et les raisons. Combien de faillite à cause des difficultés du bois d’oeuvre ou de la manufacturation et du Huard qui remontent à 3 ans?

À vous tous qui écrivez sur ce blogue, si vous prenez le temps d’écrire sur le CH, c’est que cela vous intéresse en quelque sorte. Soyons proactif, si nous voulons un club à notre image, nous devons en faire l’aquisition à un prix raisonnable, le façonner en donnant des directives claires à l’administration qui sera en place pour favoriser le talent Québecois. Cela sera facile, puisque la grande majorité des clubs de la LNH boudent ce talent. Et la province sera derrière son club, puisqu’elle s’identifiera à celui-ci.

@ Raymond Campagna:

Sur quoi repose le manque d’attrait de Mtl ?

Entre 1990 et 2007, Montréal a perdu 20% de ses sièges sociaux. Calgary a augmenté de 61%.

http://www.antagoniste.net/?p=3904

@ Yvon Fleurent:

Ça veut surtout dire que les inducteur ne sont pas au beau fixe. Surtout quand on regarde les % de variation.

Mais tu préfères la tactique de l’autruche.

À la question posée à Gagnon sur quoi repose «le manque d’attrait» qu’il impute à Montréal, il répond par une statistique.

Encore une fois, il n’a pas compris la question ou il ne peut expliquer son affirmation.

On répète pour l’aider à comprendre:

Sur quoi repose donc «le manque d’attrait de Montréal» qui est l’argument central formulé par Gagnon?

« Ça veut surtout dire que les inducteur ne sont pas au beau fixe. Surtout quand on regarde les % de variation. » (DG)

Pas sur que Gagnon sait de quoi il parles.

@ Raymond Campagna:

Montréal c’est sale, pauvre, ça pue, c’est remplis de parcomètre volant les contribuable et les rues sont défoncées (depuis le mois de janvier une canalisation d’eau fuit sur ma rue, la ville a simplement mis des cônes).

Montréal représente seulement un attrait pour les punaises de lit…

Et pendant ce temps on a un maire qui gaspille des millions avec son quartiers des spectacles. Ils sont pas capable de ramasser les vidanges mais on devrait les laisser engouffrer des millions dans un « quartier des spectacle ».

Bon sang, ils n’ont même pas été capable de déneiger le parvis de la place des arts durant la majeur parti de l’hiver.

Pourtant, malgré l’horreur de Montréal décrite par DGagnon, il parait qu’il s’y fait de la R&D.

Un blogueur se vante même d’y travailler et d’être payé avec des bourses libres d’impôt, au lieu d’être un salarié assujetti.

« Montréal c’est sale, pauvre, ça pue…Montréal représente seulement un attrait pour les punaises de lit… » (David Gagnon)

Et tu reste là dedans toi Gagnon… ouach Moi j’aurais honte à ta place.

@ Yvon Fleurent:

Crois moi que je veux quitter l’île de Montréal pour aller vivre en banlieue. Cette été je vais prendre des vacances uniquement pour avoir le temps de planifier mon déménagement.

Je suis tannée de vivre dans une ville salle. On est incapable de ramasser les vidanges et on se fait croire qu’il nous faut des « grands projets ».