Montreal, Maine & Atlantic Railway: le degré zéro de la communication

L’image de compagnie de broches à foin désorganisée et insensible est cristallisée dans la tête des résidents de la ville, du Québec et probablement de toute l’Amérique du Nord.

Photo: Sûreté du Québec
Photo: Sûreté du Québec

Ed Burkhardt, le président de Rail World, la société propriétaire de la Montreal, Maine & Atlantic Railway, est à Lac-Mégantic aujourd’hui. Ce qu’il va dire et ce qu’il va faire n’a plus aucune importance, car l’image de compagnie de broches à foin désorganisée et insensible est cristallisée dans la tête des résidents de la ville, du Québec et probablement de toute l’Amérique du Nord.

«L’entreprise a projeté dans ses communications une telle désorganisation et une telle incompétence qu’on ne peut pas faire autrement de croire qu’elle est aussi inepte dans ses opérations», me dit François Ducharme, un spécialiste des communications. Le chef de l’exploitation et associé principal de TACT Intelligence-Conseil accorde à l’entreprise un gros 0 sur 10 pour l’emphatie, 0 sur 10 pour au moins donner l’impression d’assumer ses responsabilités et 0 sur 10 pour la présence sur les lieux du drame.

«Peut-on imaginer, dit-il, un incident causant des morts impliquant Hydro-Québec sans une conférence de presse et la présence sur place, le jour même, de son président?», dit-il. Ed Burkhardt aurait dû être sur les lieux du drame dès dimanche pour exprimer de l’empathie envers les victimes, les familles et la communauté et faire preuve d’une grande humilité.

Au lieu de chercher à blâmer les autres (les pompiers de Nantes), il aurait fallu qu’il dise que son entreprise mettait à la disposition des enquêteurs tous les documents nécessaires à leur travail et faciliterait leurs rencontres avec les employés. L’entreprise aurait dû participer aux points de presse et ses employés participer en grand nombre aux secours.

«On n’a jamais senti qu’Ed Burkhardt était pro-actif. La population a plutôt eu l’impression que la compagnie s’en lavait les mains et fuyait ses responsabilités», dit François Ducharme. Il n’y avait aucune stratégie de communications et tous les porte-paroles improvisés… improvisaient, chacun d’entre eux émettant une hypothèse différente. «Ça ne coûte pas cher de dire que l’entreprise est prête à assumer sa responsabilité si l’enquête montre qu’elle est fautive», dit-il. Que dire également de ces communiqués écrits dans un français si pitoyable qu’ils en devenaient loufoques.

François Ducharme accorde par contre de très bonnes notes au chef du service des incendies de Lac Mégantic, à sa mairesse et à l’ensemble des représentants des corps publics qui ont été extrêmement performants et sensibles.

MMA_7.7.2013_Press.Release_French.pdf

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Même si le nom de « Rail World » peut sembler donner à cette compagnie une dimension planétaire, la réalité est que cette firme quoiqu’elle opère des lignes de chemin de fer dans plusieurs pays du monde, notamment dans plusieurs anciennes républiques de l’ère soviétique parmi lesquels la Lettonie, la Pologne et je croix L’Estonie, qu’elle n’en demeure pas moins un nain dans la corporation des compagnies de chemin de fer qui opèrent partout sur la planète.

Ce qui a permis à Rail World d’exister, c’est le segment du marché sur lequel elle s’est positionnée ; ce qui signifie la reprise de petites lignes déficitaires, le plus souvent technologiquement dépassées. Pour rentabiliser leurs opérations, on peut miser bien sûr sur l’accroissement naturel de la demande pour le transport par fer, mais dans la pratique, il n’est d’autre planche de salut que la rationalisation (cost kill) de l’ensemble des coûts.

Comme Rail Word est une compagnie aux capitaux fermés. Il est pratiquement impossible de connaître la structure financière de l’entreprise, ni même la composition de l’actionnariat, il est difficile de connaître son ratio d’endettement, moins encore son ratio de bénéfice et les marges qui sont tirées de leurs opérations.

De prime abord et à première vue on pourrait dire en faisant un « mauvais jeu de mot » qu’elle ne roule pas vraiment sur l’or. Peut-on laisser et doit-on laisser le transport de matières premières combustibles et inflammables à des canards boiteux, sous prétexte qu’il faut respecter la loi des marchés ? Est-il possible que la réglementation canadienne manque de dents pour assurer un transport parfaitement sécuritaire des matières dangereuses, lorsque pour des raisons idéologiques, on ne souhaite pas non plus étrangler le marché ? N’est-il pas temps de travailler sur des projets globaux ? Notamment en matière énergétique qui réunissent vraiment tout le monde ; qu’on adopte enfin des politiques énergétiques pancanadiennes et encore toutes politiques de transports ; sans omettre de travailler d’arrachepied à moderniser les infrastructures.

Dans une période où la recherche du déficit le plus petit possible reste à l’ordre du jour, Je conçois que pour observer de réels changements dans le paysage canadien, il nous faudrait rien de moins qu’une intervention divine. En attendant qu’elle se produise, on devra souffrir encore… — et pour certains du côté de l’Estrie, aujourd’hui beaucoup plus que d’autres — … des MMA de ce monde. Les acronymes changent, les têtes changent parfois, la liste des actionnaires aussi, la seule chose qui ne change pas, c’est un ensemble de pratiques contingentes dont il faudra bien un jour ou l’autre se débarrasser.

Vous avez raison monsieur Drouginsky. Le problème vient du laxisme des gouvernements accros à une idéologie qui met le profit au sommet des objectifs des nations et des États.

Pendant que les grands bonzes de Wall Street empochaient des primes extraordinaires, les petits citoyens américains perdaient leurs maisons et leurs emplois. On récompensait avec l’argent de l’État Américain les comportements criminels de toute cette fripouille et de tous ces requins. Montreal, Maine & Atlantic Railway n’a sans doute transgressé aucune loi et a fait ce qu’elle avait le droit de faire.

Dire que les libertariens exigent que l’État renonce à intervenir dans les affaires des entreprises privées. Pouvons-nous seulement imaginer ce qui en serait si aucune loi ni aucune règlementation venait baliser de telles activités ? Je n’ose imaginer la loi de la jungle qui résulterait d’une absence gouvernementale.

J’espère que nos tribunaux identifieront les responsabilités et séviront en conséquence avec la plus grande rigueur et la plus grande fermeté. J’espère aussi que les citoyens exigeront de nos gouvernements de prendre en compte la réelle protection des citoyens avant de protéger les intérêts financiers des corporations surtout celles détenues par des étrangers.

«Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus. Quelquefois les deux en même temps, le même jour. »
[Woody Allen]

L’état a intervene massivement dans les affaires de cette entreprise – à coups de dizaines de millions de subventions ! Sans l’état, cette compagnie n’existerait pas.

« Dans une période où la recherche du déficit le plus petit possible reste à l’ordre du jour, Je conçois que pour observer de réels changements dans le paysage canadien, il nous faudrait rien de moins qu’une intervention divine.». Où est-ce donc, cet endroit, où l’on peut lire cette jolie maxime « In God We Trust » ? 😉

Ed Burkhardt, le président de Rail World, dit évidemment des grossièretés. Nous savons tous que beaucoup d’entreprises privées se soucient que fort peu des conséquences de leurs décisions en autant que les profits s’accroissent. Et c’est un fait bien connu que cette attitude caractéristique d’un capitalisme sauvage est encore plus présent au USA, chez puissants nos voisins.

Alors, nous devons tourner notre regard vers nous-mêmes afin de réellement évaluer l’ensemble du tableau et établir les réelles responsabilités de cette catastrophe. Qui permet à des personnes comme Ed Burkhardt, le président de Rail World de faire passer ses wagons remplis de matières dangereuses à travers nos villes et villages ? Qui sont les personnes qui, sous la pression des lobbys de telles entreprises, ont abdiqués à faire les représentations nécessaires à adopter de nouvelles lois et de nouveaux règlements pour empêcher de tels convois de passer à travers de nos villes et villages ?

Nos politiciens vont verser des larmes en souhaitant qu’elles puissent faciliter leurs réélections. Mais ce sont des larmes de crocodiles. Le fédéral est directement responsable de la gestion du transport ferroviaire. Ces personnes auraient dû se poser des questions avant que la catastrophe ne se produise.

Si ni le fédéral et ni le provincial, ne veulent prendre leurs responsabilités, peut-être que les autorités municipales devraient ériger des barrières sur les voies ferrées qui traversent leur villes et exiger de prendre connaissance des manifestes indiquant clairement le contenu des convois, tant ferroviaires que routiers. Passeraient uniquement ceux ne représentant pas un danger à leurs yeux.

«Être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles.»
[Georges Bernanos]

François Desjardins dans Le Devoir ce matin (La MMA a bénéficié de l’aide des gouvernements) dresse un excellent tableau du financement gouvernemental obtenu par cette entreprise. Compagnie de broche à fouin, sans doute, mais ‘corporate welfare bum’ me semble encore plus juste.

Il semble bien en effet que la MMA soit réellement un ‘corporate welfare bum’. À l’évidence, les libertariens sont beaucoup moins rapides sur la gachette quand les entreprises privées reçoivent des subventions de la part des gouvernements. Leurs anathèmes sont alors beaucoup plus silencieux.

Si la MMA est une compagnie de broche à fouin, je ne peux que questionnner le laxisme quasi criminel des gouvernements qui laissent ces «compagnies de broche à fouin» opérer à leur guise en tuant littéralement les citoyens et détruisant l’environnement.

Aucune matière dangereuse ne devrait être autorisée à transiter à travers nos villes et nos villages.

«La tragédie de l’homme, c’est que quand il peut faire quelque chose, il finit toujours par le faire.»
[Jacques Attali]

Monsieur Drouin, notre « ami libertarien » , va répliquer que c’est la faute aux monopoles d’État dirigé par de dangereux gauchistes-marxistes-trotkistes et que si on laissait la concurrence libre d’entrave tout ce serait autorégulé.

« À l’évidence, les libertariens sont beaucoup moins rapides sur la gachette quand les entreprises privées reçoivent des subventions de la part des gouvernements. »

Et ils sont sont absents quand la main invisible de l’autorégulation subit un échec ou sous enquête.

Ils reviendront le dénouement de l’affaire sera connu pour savoir comment critiquer.

Pour compléter le tableau, on pourra ajouter que la Caisse de dépôt et placement du Québec. Oui, la CDPQ ! Est actionnaire à hauteur de 7 millions de dollars de Montréal Maine & Atlantic railway. Un investissement très profitable en effet. À se demander parfois ce que font nos experts en placements.

Exact, ce qui fait de nous des gens partiellement responsables de cette tragédie.

Si, comme les Libertariens le préconisent, la Caisse de Dépôt n’existait pas, elle n’aurait jamais investi là-dedans et peut-être que cette tragédie ne serait jamais arrivée…

P.S.: La Caisse a investi dans cette société en 2003 alors qu’elle était sous l’emprise de Henri-Paul Rousseau placé là par les péquistes…

Je suggère à tous d’effectuer ce test: copiez et collez le communiqué anglais dans Google Translator et commandez une traduction en français. Vous découvrirez le coupable, ou plutôt deux coupables: 1. Google ou un traducteur automatique du même genre est le responsable du mauvais français du communique, 2. MMAR qui manifeste à nouveau son mépris pour la population éprouvée en ne prenant pas soin de recourir à un traducteur professionnel. Vite fait, mal fait, tel est leur devise.
Serge Lusignan

Vous avez bien raison M. Lusignan. Et dire que nous laissons, sur notre territoire, ces cowboys se promener partout et avec n’importe quoi . Pitoyable !

« Avec de l’argent, on plie bien des consciences. »
[Laurent Barré]

Hydro-Québec doit entretenir des relations avec le public quotidiennement. C’est pourquoi elle dispose d’un service de communications et de relations publiques. À la crise du verglas, le relationniste extraordinaire Stephen Flanagan était de bon conseil auprès d’André Caillé, président-directeur général, qui avait du flair, pour donner l’heure juste.

Les relations que doit entretenir la Montréal, Maine & Atlantic sont essentiellement avec ses clients. Ses contacts avec le public sont rares. Étant un nain dans le monde ferroviaire comme le souligne monsieur Drouginsky, on peut parier que la MM & A n’a pas de relationniste pour conseiller ses dirigeants comment, dans les 24 heures suivantes, expliquer clairement ce qui est arrivé et ce qu’on entend prendre comme mesures correctives, et le dire bien sincèrement et directement auprès du public.

Par ailleurs, si la MM & A n’avait aucune stratégie de communications (le dirigeant de l’entreprise Edward Burkhardt aurait pu faire bien pire s’il n’avait dit mot) et que son communiqué était tout croche, cela ne signifie pas nécessairement qu’elle est inepte dans ses opérations : c’est l’enquête qui déterminera cela ou non. C’est plutôt que les relations publiques ne figurent pas dans son organigramme. D’ailleurs, ce sont fréquemment les communications qu’une entreprise coupe pour réduire ses dépenses, avec les risques que cela comporte.

Encore une fois François 1 nous montre sa mauvaise foi. Écrire que si «la Caisse de Dépôt n’existait pas, elle n’aurait jamais investi là-dedans et peut-être que cette tragédie ne serait jamais arrivée », nous montre bien à quel point la défense de cette idéologie libertarienne s’appuie sur la malhonnêteté intellectuelle ou au moins sur l’absence de jugement.

Son affirmation revient à affirmer que les actionnaires des grandes banques sont responsables des holdups qui s’y produisent. Ou encore que les actionnaires des grandes compagnies d’aviation sont responsables des morts qui surviennent lors d’un crash.

Être aveuglé à ce point en dit long sur les bases de l’idéologie libertarienne. En plus notre homme s’empresse avec une remarquable bassesse d’introduire dans la réflexion sur cette tragédie humaine une composante politique partisane méprisante. Quelle bassesse !

Réponse à Denis Drouin :

Bien que vos propos soient plus spécifiquement adressés à François 1, j’aimerais ajouter quelques précisions, puisque ses commentaires faisaient références aux miens ; quant au fait que j’ai fait remarquer que la CDPQ avait investi une somme non négligeable (environ 7 millions de dollars) dans MMA, quand cette compagnie ne vaut plus rien désormais, d’où virtuellement une perte à comptabiliser tôt ou tard pour la Caisse.

La fin de mes propos n’étaient en rien de lancer ou de relancer une polémique sur les vertus d’un ordre économique versus un autre ordre économique car des investisseurs privés ont aussi investi dans MMA, qui se trouvent de ce fait confrontés au même risque que la CDPQ de devoir comptabiliser prochainement des pertes à la hauteur de leurs investissements.

Ce que je déplorais plutôt, c’est le défaut d’analyse de plusieurs professionnels de l’investissement qui ne prennent pas en compte tous les paramètres pour apprécier le juste niveau des risques qu’ils prennent dans la recherche de rentabilité. Si c’était votre propre argent, est-ce que vous en mettriez autant dans une compagnie de transports ferroviaires qui ne dispose pas des moyens de se moderniser et qui n’est pas capable à tout le moins de prendre toutes les précautions pour assurer la sécurité ?

J’entends bien que le « libertarianisme » n’a pas sa place dans ce débat, lorsque tous n’ont pas assimilé les concepts d’économistes qu’ils citent en référence. Je pense notamment à Friedrich von Hayek (école autrichienne) dont ils ne retiennent (comme des enfants) que ce qui les arrange à savoir en résumant à l’extrême : pas de socialisme et pas d’États.

De plus il faut établir une distinction entre déréglementer de manière anachronique pour supporter les affaires et se doter d’une réglementation bien faite. Entre pratiquer le laxisme par appât du gain ou l’éthique pour le bien-être et le bénéfice de tous. Pour moi, l’éthique a bien meilleur goût et la beauté de la chose c’est qu’elle n’est foncièrement incompatible avec aucune école ou tendance de l’économie.

Vous vous y connaissez manifestement pas en responsabilité des actionnaires Denis…

Renseignez-vous adéquatement SVP. Les actionnaires des grandes banques américaines ont payé leur part (et même plus!!!) des dommages causés par l’interférence étatique dans leurs affaires en voyant la valeur de leurs actions diminuer de 90%. Si, à l’époque, l’État n’était pas intervenu dans le système de l’offre et de la demande dans le domaine de l’immobilier, rien de toute cette catastrophe ne serait arrivé mais ici, on s’égare…

Dans le présent dossier, si le « libéralisme » est responsable du drame comme certains exaltés le laissent entendre, qu’en est-il des catastrophes ferroviaires lorsque l’État était seul propriétaire des trains et des voies ferrées?

http://www.antagoniste.net/2013/07/14/les-catastrophes-ferroviaires-et-lanti-liberalisme/

Extrait:

« …Ajoutons à ces quelques rappels que les chemins de fer britanniques, même du temps où ils appartenaient à l’État, étaient réputés dans toute l’Europe pour leur médiocre fonctionnement.
Enfin, leur privatisation ne s’est achevée qu’en 1997 ! Comment la déficience des infrastructures et du matériel roulant se serait-elle produite de façon aussi soudaine et rapide en moins de deux ans ? En réalité, British Railways a légué aux compagnies privées un réseau et des machines profondément dégradés, qui mettaient en péril la sécurité depuis plusieurs décennies. La mise en accusation du libéralisme dans cette tragédie relève plus de l’idée fixe que du raisonnement…

Il faut pousser l’obsession antilibérale jusqu’à l’aveuglement complet pour prétendre ou sous-entendre qu’il n’y aurait jamais eu d’accident que dans les transports privés. Les trente morts dus à la collision entre deux trains de la Compagnie nationale norvégienne, le 4 janvier 2000, furent-ils victimes du libéralisme ? »

Réponse à François 1 :

Ce que Jean-François Revel écrit dans le texte que vous citez, c’est que les Chemins de fer britanniques n’avaient pas bonne réputation bien avant la collision de Paddington, ce qui est exact. Les trains anglais accusaient souvent du retard et allaient plutôt lentement, en revanche leurs vieux wagons et leur aménagement avaient un charme désuet et un confort que je trouvais plutôt agréable.

Il est tout à fait juste que le réseau ferroviaire britannique ne s’est pas dégradé en seulement deux ans après sa privatisation. En ce sens, Jean-François Revel aurait tout-à-fait raison ; si ce n’est que ce que ne nous dit pas l’auteur de ce texte, c’est pourquoi des actionnaires privés se portent acquéreurs de réseaux « broche-à-foin » lorsque précisément les coûts de maintenance ou de modernisation sont nécessairement élevés.

Un aperçu de la réponse à ma question se trouve dans la tarification. Lorsque le prix du billet de chemin de fer avant la nationalisation était relativement raisonnable. Sur plusieurs lignes, le prix du billet de chemin de fer a pratiquement doublé, ce dont se plaignaient une majorité d’usagers.

Voici entre autre pourquoi, le réseau ferré britannique a trouvé des acheteurs privés malgré sa vétusté, simplement parce que dans l’optique du « néo-libéralisme » économique, ce qui importe c’est ce qu’il est possible de retirer du marché. Lorsqu’on peut opérer un marché déjà existant de manière monopolistique, on peut aussi utiliser le levier des prix pour accroitre sa marge de profit et ce quelquefois au dépend de la sécurité des usagers.

Malgré ces augmentations de tarif d’ailleurs, suivies ensuite en raison des abus par une réglementation tarifaire imposée par l’État, – les études faites – montrent que le coût élevé des opérations et l’accroissement du nombre des usagers n’ont pas permis d’accroitre très sensiblement les profits générés lorsque initialement « British Rail » la compagnie nationale, n’était ni mieux, ni moins bien gérée que par le privé.

Ce que ne dit pas Jean-François Revel dans son texte, c’est que c’est sous un gouvernement Travailliste que les privatisations ont été finalisées. Ce qu’il ne dit pas non plus (peut-être que son livre avait été achevé avant), c’est que l’accident de Hatfield survenu le 17 octobre 2000 a sonné le glas de la compagnie « Railtrack » qui s’est enfoncée dans un gouffre financier, entrainant de ce fait la création d’une nouvelle compagnie d’État : « Network Rail » qui est toujours en opération.

— Pour conclure avec la tragédie de Lac-Mégantic, il appert que le transport d’hydrocarbures était l’activité la plus rentable de cette compagnie, que le tarif de ce type de transport a augmenté de 30% ces récentes années en même temps que le volume et la fréquence des déplacements. Alors que la configuration et la vétusté de ce réseau n’était pas conçue au départ pour supporter des convois lourds. Quel intérêt objectivement y a-t-il à investir dans de tels canards boiteux ? Si ce n’est qu’on dispose ici d’une clientèle captive qui ne dispose d’aucune autre alternative pour faire transporter leurs produits et autres matières premières. Cette manière d’opérer est précisément aux antipodes de ce qui définit le libéralisme économique.

On est en plein festival Juste Pour Rire ici même. Faut-il rappeler à notre humoriste François 1, que l’époque dépeinte par l’auteur (Jean-François Revel) est celle de cette chère Margaret Thatcher, la reine du libéralisme, dont François 1 nous vantait tant les mérites il n’y a pas si longtemps de ça. Le « dégraissage » a un coût et des impacts, à quoi ce simpliste de Revel n’a pas fait de remarques, en parlant de la dégradation du chemin de fer britannique.

Et le pont de la Concorde qui s’est effondré…c’est Thatcher?

Et le terrible accident des Éboulements dû à un entretient boiteux de nos routes…c’est Thatcher? (Suite à cet accident, l’État a refait la route!!! Pourquoi diable???)

Ces deux exemples pris parmi plusieurs autres nous démontrent que les infrastructures ÉTATIQUES QUÉBÉCOISES.

Et en plus, on est corrompus…(soupir)

N’importe quoi…

@ François un

« Et le pont de la Concorde qui s’est effondré…c’est Thatcher? »

Bien sûr que non!

Mais c’est sa philosophie libertarienne qui en est responsable.

Que voulez-vous c’est la concurrence et la compétition des libertariens et des dretteux.

On s’écarte des trains, mais ce sont deux mauvais exemples. Aux Éboulements la faute est essentiellement due au mauvais état de l’autocar (privé) et d’un chauffeur extrêmement fatigué. On a refait la route pour la rendre plus sécuritaire, l’État a pris ici ses responsabilités. Quant au viaduc de la Concorde, les blâmes les plus sévères ont été décernés aux constructeurs privés « … le travail a été mal fait, extraordinairement mal fait. » P.M. Johnson.

Restons dans les trains, l’auteur cité ci-haut mentionne l’accident de Lyon en 1988. Suite à cet accident, la SNCF (monopole étatique) a pris des mesures à fort prix pour empêcher la répétition de ce drame. À l’opposé la société anglaise (privée) qui gère les chemins de fer s’est contentée du laisser-faire. En conséquence, les accidents ont augmenté tout comme les profits. Bien sûr, les accidents arrivent même sous un monopole d’État, mais en revanche, on met le prix pour que ces accidents ne se reproduisent plus.

Le libertarien doit mentir et désinformer pour défendre son dogme, sa reigion et surtout détourner l’attention.

Le libertarien québécois est conservateur et le gouvernement de Harper est conservateur. Donc le libertarien se doit de couvrir ce gouvernement parce que les conservateurs et libertariens ont comme but la déréglementation, un échec retentissant au sujet du Lac-Mégantic tant pour la privatisation que pour la main invisible.

Quand est mal pris à ce point qu’on donne une référence d’un personnage qui ne sait pas écrire en dit long sur la crédibilité du libertarien.

Ils sont faciles à prédire.

Essayer de faire oublier ou d’excuser la tragédie du Lac-Mégantic pour protéger le dogme du privé en faisant le troll, il faut le faire.

Ce dame est dû à la philosophie liberaliste des conservateurs que les libertariens promulguent.

Et si, pour faire changement, au lieu de critiquer le messager, vous nous donniez votre opinion sur les accidents de train qui ont eu lieu lorsque l’État était propriétaire de dits trains et des voies ferrées hein?

Les morts et les dommages seraient-ils alors totalement attribuables à l’étatisme socialiste?

Et qui plus est, je ne me souviens pas avoir lu quiconque ici sur les pseudo-dangers du transports des hydrocarbures par train par le privé AVANT cet accident…
`
Mais où étiez-vous tous???

« Et si, pour faire changement, au lieu de critiquer le messager, vous nous donniez votre opinion sur les accidents de train qui ont eu lieu lorsque l’État était propriétaire…”

À sa majesté François Premier, une seconde critique du messager :

Vous êtes obligé de reculer 60 ou 80 voir 100 ans en arrière pour faire la démonstration que des accident arrivaient dans le passé que ce soit du privé ou de l’état et dont les libertariens s’engraissent.

Bravo!

Vous essayez de camoufler, ce qu’est que le pire accident fait par le privé au Québec, malgré les normes de sécurité avancées d’aujourd’hui et la technologie de pointe avancée pour prévenir ce genre d’accident : Devinez quoi?

C’est le très privé d’une entreprise privée contrôlée par la main invisible du grand Dieu des libertariens qui l’a causé. C’est cause de la déréglementation que votre Dieu c’est trompé.

Votre problème c’est le grand échec de l’auto réglementation des entreprises qui n’est que seulement un rêve libertarien.

«… je ne me souviens pas avoir lu quiconque ici sur les pseudo-dangers du transports des hydrocarbures par train par le privé AVANT cet accident »

C’est bien d’avouer François premier de confirmer que vous n’en avez pas parlé.

Contrairement à ce que certains concluent un peu facilement la vétusté du système ferroviaire n’est probablement pas la cause directe de cet accident, pas si par exemple les procédures prescrites n’ont pas été suivies. Des voies ou des wagons en meilleur état n’auraient pas changé grand chose sans freins… L’enquête dira ce qu’il en est.

Toutefois cet évènement nous a quand même mis au fait de la vétusté du système ferroviaire qui est clairement un problème à plusieurs endroits et même un problème très épineux. Parce que remettre à niveau voies et wagons coûte cher et il est loin d’être certain que les investisseurs vont se bousculer au portillon pour venir corriger le problème.

D’un autre côté si on restreint le trafic l’économie va en souffrir et beaucoup de marchandises, y compris les matières dangereuses, voyageront par camions (sur nos belles routes très bien entretenues…).

(En passant la France vit un problème similaire, l’accident récent près de Paris a aussi permis d’exposer la réalité d’un réseau très détérioré et en sévère manque d’entretien…)

La France a quand même dépensée quelques modestes 260 millions d’Euro en 2012 pour l’entretien de son « réseau très détérioré » comme vous dites. Vous sortez votre argumentation du discours de la CGT (Confédération Génrale du Travail) affiliée au Parti Communiste français. Excellentes références ! Bravo ! Continuez !

Pour fin de compléter plus précisément mes propos, j’ai sous les yeux un rapport récent de la Cour des comptes de la république française qui précise que suite à l’audit sur le réseau ferroviaire publié en 2005, l’État a pris la pleine mesure de consolider l’effort de renouvellement du réseau. À cette fin, ce sont 7,3 milliards d’Euros qui ont été alloués sur la période comprise entre 2006 et 2011, en 2012 l’effort a été maintenu et en 2013, ce sont 1,4 milliards qui devraient être dépensés dans cet exercice. Les dépenses de renouvellement des infrastructures devraient se poursuivre jusqu’en 2020, année à partir de laquelle compte-tenu de l’avancement des travaux, elles pourraient commencer à décroitre.

Relativement au déraillement de Bretigny-sur-Orge, les derniers développements sur la cause de l’accident sont attribués au fait qu’une éclisse (patte métallique qui permet d’attacher deux rails contigus) aurait perdue 3 de ses boulons sur 4 (un fait excessivement rare), se serait finalement détachée pour se loger dans un aiguillage. L’éclisse en question avait été contrôlée et ajustée le 4 juillet dernier. Si la thèse de l’usure des boulons est prise toujours en compte dans l’enquête préalable, Radio France Internationale indique qu’on a trouvé également dans cet aiguillage des canettes d’aluminium compressées (en principe des déchets). Bien que les autorités refusent pour le moment d’évoquer la thèse d’un sabotage, cela n’en reste pas moins une hypothèse qui sera examinée.

À titre de comparaison, le gouvernement du Canada, malgré son programme d’infrastructures, ne subventionne usuellement pas à plus de 30% la remise en état des lignes de chemin de fer. Si MMA pouvait avoir accès aux subventions fédérales et provinciales, elle n’a pas les moyens d’avancer la contrepartie des sommes nécessaires à sa modernisation. Un réseau désuet qui sur certains segments à près de 100 ans. C’est un exercice périlleux que de comparer la vétusté du réseau de MMA avec la vétusté du réseau français qui n’est moins bien entretenu que depuis 30 ans (ce qui ne signifie pas non plus qu’il soit complètement livré à l’abandon).

@ Marc Sauvageau le 16 juillet 2013 à 22 h 52 min:

Dans les deux cas, les accidents se sont produits sur des infrastructures PUBLIQUES, qui ont dû être refaites au complet (et on ne parle pas ici de toutes les autres infrastructures qui ont été reconstruites sans qu’il n’y ait eu de victimes comme l’effondrement des paralumes, etc…). On se demande bien pourquoi si le système public était si exemplaire…

Qui examinait le travail? Qui approuvait les plans et devis? Qui acceptait la qualité? Le PUBLIC!!!

De plus, à la Commission Charbonneau, on voit défiler des « publics » à la pelle qui avouent TOUS nous avoir arnaqués depuis des lustres et vous continuez à défendre ce système pourri???

Eh ben…

Personne n’a affirmé ici que l’État était parfait, loin de là. Par contre l’État est plus prompt à réagir face à un désastre que le privé comme le démontre l’exemple du chemin de fer anglais.

Croyez-vous un instant qu’on aurait refait tous les viaducs du type Concorde, s’ils avaient été la propriété du privé ? Ne soyons pas naïfs, les wagon-citernes de modèle DOT-111 vont continuer à circuler sur nos rails, à moins qu’un règlement sévère ne l’interdise.

On ne de doit pas voir la même commission Charbonneau. Moi, je vois des bandits à cravate, qui une fois ont comparu devant la Commision, démissionnent de leur poste parmi eux R. Sauriol ainsi que son frère J.P. Sauriol dont l’entreprise a été sévèrement critiquée à propos du viaduc de la Concorde (quel drôle de hasard !). « Elle [la commission d’enquête] blâme enfin la firme de génie-conseil Desjardins, Sauriol & associés (DSA), et ses dirigeants responsables du chantier, ainsi que l’ingénieur Marcel Dubois pour avoir failli à leurs obligations légales et contractuelles d’assurer une surveillance complète des travaux. » (Le Devoir) « Qui examinait le travail? » (François 1) Vous avez maintenant la réponse.

Je vois que nous voulons tous un transport plus sécuritaire des hydrocarbures et une solution existe: les oléoducs.

Encourageons tous Enbridge et Trans-Canada dans leurs projets d’oléoducs qui sont de loin plus à l’abri des accidents majeurs et mortels que le train.

http://www.iedm.org/fr/node/45259

En réalité LA solution serait de nous débarrasser le plus possible du pétrole comme source d’énergie. Des alternatives existent mais le lobby pétrolier s’emploi très efficacement à couler ces alternatives.

Des milliards de dollars de profit sont en jeu. Les libertariens et les gouvernements qui sont à leur solde ne cesseront de défendre cette industrie nuisible, voire même criminelle, tant et aussi longtemps qu’il y aura une goutte de pétrole à soutirer de nos sous-sols. Ils défendent essentiellement leurs propres intérêts et non pas l’intérêt des citoyens et de la société. En plus, une partie très importante des profits de ces sociétés pétrolières, comme c’est le cas de la majorité des grandes compagnies, est acheminé vers les paradis fiscaux avec encore une fois la bénédiction de la classe politique qui y trouve évidemment son compte.

« Que peuvent les lois, là où seul l’argent est roi. »
[Pétrone]

Oh…j’allais oublier…

Non que cela me réjouisse mais à tous ceux qui prétendent ici qu’un système de sécurité public et supérieur à un système privé, j’ai UN mot:

TCHERNOBYL !!!

I rest my case…

@ Francois 1

« Non que cela me réjouisse mais à tous ceux qui prétendent ici qu’un système de sécurité public et supérieur à un système privé, j’ai UN mot:
TCHERNOBYL !!! »

J’ai peine à croire que vous ne vous vous réjouissiez pas d’avoir trouvé une réponse défavorable à l’état. Vous jouez à mon pa est plus fort que le tien pour défendre vos fantasmes.

Enfantin!

Bon pour jouer avec vous des catastrophes causés par le privé:

-Fukushima Daiichi!!!

-Catastrophe de Courrières. 1090 morts par négligence du privé.
-Naufrage du Titanic par négligence.
-Naufrage de l’Empress of Ireland 1477 morts par négligence du privé.
-Oppau, exploité par BASF 2000 victimes.
-Centrale nucléaire de Three Mile Island Babcock and Wilcox
-La rupture d’un oléoduc provoque un incendie à Cubatão (Brésil), qui fait 508 morts en 1984 par négligence du privé.
-Fuite de 40 tonnes de gaz toxiques de l’usine de pesticides d’Union Carbide à Bhopal (Inde), fait plus de 20 000 en près de vingt ans par négligence du privé..
-Naufrage du pétrolier Exxon Valdez sur la côte sud de l’Alaska. 40 000 tonnes de pétrole se répandent sur 1 700 km de côtes. par négligence du privé. En plus de centaines de pétroliers privés coulés qui ont coûtés des centaines de milliards de dollars à nous et les libertariens.
-L’explosion de l’usine chimique AZF à Toulouse (France) fait 30 morts et plus de 2 500 blessés tout en causant des destructions importantes dans tout le sud-ouest de la ville par négligence du privé.
-L’explosion d’un important gazoduc à Ghislenghien (Belgique), fait 24 morts et 132 blessés par négligence du privé.
-À Fukui, à 320 km au nord-ouest de Tōkyō (Japon), un accident dans la centrale nucléaire de Mihama par négligence du privé.
-Fuite dans un oléoduc de la Société du Pipeline Sud-Européen (SPSE) qui a entraîné le déversement de 4 000 m3 de brut, contaminant une surface d’environ 5 ha dans la réserve naturelle de la plaine de la Crau par négligence du privé.
-La plateforme pétrolière Deepwater Horizon coule dans le golfe du Mexique au large de la Louisiane, provoquant l’une des marées noires les plus graves depuis la catastrophe de l’Exxon Valdez par négligence du privé.
-L’effondrement d’un immeuble à Dacca, la capitale du Bangladesh26, parfois appelé « catastrophe de Dacca » par les médias, a provoqué au moins 1 000 morts par négligence du privé.

Et des milliers d’autres.

— C’est Metropolitan Edison Company aujourd’hui FirstEnergy Corp. qui contrôlait en 1979 le site de la centrale de nucléaire tristement célèbre de Three Mile Island. En 2006, FirstEnergy se voyait décerner le titre « enviable… » d’être une des dix pires compagnies aux États-Unis. Cette même compagnie devrait en 2016 fermer par décision de justice, son site de Little Blue Run Lake, d’entreposage de déchets de ses centrales électriques au charbon, à la frontière de la Pennsylvanie et de l’Ouest-Virginie (Comté de Fayette) en raison de son non-respect des normes environnementales qui empoisonnent le bassin versant. Aimeriez-vous boire de l’eau avec d’importantes concentrations d’arsenic et d’acide sulfurique ? Elle devra qui plus est payer une amende de 800 mille dollars et s’engager à approvisionner en eau pure les riverains.

— Poursuivons : Tepco le concessionnaire et opérateur privé de l’aussi tristement célèbre centrale de Fukushima Dai-ichi dont trois réacteurs nucléaires sur quatre ont vu fondre leurs cœurs, produisant une catastrophe à tout le moins comparable à celle de Tchernobyl suite au séisme de 2011. Cette Centrale en 2013, n’est toujours pas sous contrôle et est encore confrontée à des fuites d’eau très radioactive. Bien que le séisme et le tsunami qui ont précédé aient accéléré la décrépitude de cette centrale, on n’en a pas moins pointé du doigt certains défauts d’entretiens des enceintes, tout comme un manque de précautions pour le pré stockage des déchets de combustibles radioactifs. Tepco comme opérateur privé est sous respirateur artificiel et maintenu à flot puisque virtuellement en faillite grâce à l’argent des contribuables japonais qui se résignent faute de mieux.

Ben… disons que si la fonction public ne fait pas toujours bonne figure… disons que l’entreprise privée ne fait guère mieux et qu’elle se tourne un peu trop souvent vers l’État quand il s’agit de réparer les pots cassés. Ben moi, j’ai plutôt appris que la prévention a bien meilleur goût. Et je suis contre la privatisation et des bénéfices versus la socialisation des pertes. Et cela dit, la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie continuent d’investir de l’argent et maintenir des ressources humaines pour s’assurer que la défunte centrale de Tchernobyl reste hors de danger pour que dans cette région du monde, de telles catastrophes soient définitivement des choses du passé.

En d’autres mots, le monde se subdivise entre ceux qui apprennent de leurs erreurs et ceux qui nient envers et contre tout qu’ils commettent des fautes.

Allez donc vanter Tepco aux japonnais(e)s sur la sécurité de leurs réacteurs. Vous faites bien de vous d’arrêter ici, vos commentaires sont de plus en plus absurdes.

Nous présenter Tchernobyle comme un exemple de service public est complètement ridicule.
La Russie de 1986 était déjà en décrépitude et on voyait déjà poindre un pays d’oligarques et du nouveau Tsar, Poutine.

Stiglitz, prix Nobel de la finance, explique très bien dans son dernier livre Le Prix de l’Inégalité, les mécanismes complexes par lesquels le 1% dominant réussi toujours à tirer les marrons du feu à son propre profit mais au détriment particulièrement des plus pauvres de la société. Il parle d’un capitalisme prédateur. L’évidence est que pour arriver à leurs fins ceux qui font parti de ce 1% doivent nécessairement compter sur l’appui de l’État pour y arriver.

«Le capitalisme ne donne pas ce qu’il a promis et donne ce qu’il n’a pas promis : la pollution, le chômage et – c’est le plus important – la dégradation des valeurs jusqu’au niveau où tout est acceptable et où personne n’est responsable»
[Joseph E. Stiglitz; Le Prix de l’Inégalité]

« Je vois que nous voulons tous un transport plus sécuritaire des hydrocarbures et une solution existe: les oléoducs.
Encourageons tous Enbridge et Trans-Canada dans leurs projets d’oléoducs qui sont de loin plus à l’abri des accidents majeurs et mortels que le train. »

Les CHATS sortent du sac.
Le libertarien connaît IEDM, et les grands financiers du Québec, et en plus il essaye de nous convaincre d’accepter de faire passer au Québec les pipelines vers la compagnie IRVING au Nouveau Brunswick.

Ces pipelines ne donneront aucun avantage au Québec, mais feront prendre au Québec les risques que la Colombie Britanique et les USA ne veulent pas prendre. PAS un quart de CENNE noire du litre ne sera économisé pour le consommateur pour ces risques que nous allons endosser. C’est normal pour quelqu’un qui est constamment en train de mépriser la population du Québec.

On à déjà endossée un compagnie de chemins de fer qui passe à Lac-Mégantic pour IRVING et on nous demande d’endosser un pipeline qui ne servira à rien pour le Québec et les perroquets libertariens et la tit droite conservatrice rétrograde nous le répètent constamment.

Voici les risques associés aux pipelines qui ne RAPORTERONT RIEN au Québec :

Enbridge :

« Une fuite dans un autre pipeline d’Enbridge, en juillet 2010, dans l’État américain du Michigan, a envoyé 3 millions de litres dans la rivière Kalamazoo. Le pire désastre environnemental de l’histoire de cette région, qui fut alors estompé dans les médias par la crise qui frappait au même moment le Golfe du Mexique. »

« Fuite le 29 avril dans le Nord de l’Alberta : quatre millions et demi de litres (l’équivalent de deux piscines olympiques), ce qui en fait la plus grosse fuite en Alberta en 35 ans. »

En août 2010 une amende de 3,25 millions$ pour 10 fuites de pétrole survenues dans quatre États du sud, et 41 millions$ pour « mettre à jour » son réseau vieillissant de pipelines.

Et le pipeline d’Enbridge transportera du pétrole abrasif des sables. Combien il va tenir de temps?

« Enbridge, qui vise inverser le flux d’un de ses pipelines vers Montréal, tentait toujours lundi de contenir et de nettoyer un déversement de pétrole brut synthétique survenu ce week-end dans un milieu humide et un petit lac situés dans le nord de l’Alberta. » (Le Devoir 24-06-2013)

« …même si Enbridge exploite son oléoduc entre Montréal et Sarnia depuis 37 ans, elle n’a jamais partagé ses plans d’urgence avec les autorités municipale » (Le Devoir)

« Enbridge essaie de minimiser l’impact d’une fuite de pétrole en Alberta » (Radio Ccan 24 juin 2013)

« Dont celui qui a donné à Interprovincial Pipe Line, l’ancêtre d’Enbridge, le droit de faire passer la conduite sur leurs terres, il y a presque 40 ans. »
« On a changé les règles du contrat, dit Jean-Claude Charette. Ce n’est plus telle quantité et tel produit. Est-ce qu’on a le droit de faire ça sans nous consulter ? »
« Enbridge veut renverser le flot de son pipeline qui transporte actuellement du pétrole importé vers Montréal et Sarnia, en Ontario. Le tuyau pourra transporter du brut plus lourd en provenance des sables bitumineux de l’Alberta. En même temps, l’entreprise a décidé d’augmenter de 25% le volume de pétrole qui voyagera par son conduit.” (Vigil.net)

« La société Enbridge, propriétaire du pipeline, affirme avoir trouvé deux sites contaminés le long du pipeline, à l’ouest de Fort Simpson dans les Territoires du Nord-Ouest le mois dernier. »

TransCanada :

« La compagnie Keystone est également derrière le pipeline TransCanada, celui qui a fui au Dakota du Nord.
TransCanada en serait à sa 12e fuite depuis son ouverture en juin 2010. »

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“Il y a deux semaines, un pipeline qui fuit en Alberta. La semaine dernière, la station de pompage d’un pipeline de l’Alberta qui fuit au Dakota. Et ainsi de suite. Jusqu’à peut-être 300 fuites, et plus, par année.”

« Tout cela fait combien de fuites et combien de pétrole? Le site militant Desmogblog titre sur « 5000 fuites du pétrole de l’Alberta ». Ce titre s’appuie sur un rapport de 2007 du Bureau de l’énergie de l’Alberta, qui a recensé 5000 fuites de « liquides d’hydrocarbure » entre 1990 et 2005 — ce qui veut pratiquement dire une fuite par jour.” (Pascal Lapointe)

L’explosion d’un important gazoduc à Ghislenghien (Belgique), fait 24 morts et 132 blessés par négligence du privé.

Fuite dans un oléoduc de la Société du Pipeline Sud-Européen (SPSE) qui a entraîné le déversement de 4 000 m3 de brut, contaminant une surface d’environ 5 ha dans la réserve naturelle de la plaine de la Crau par négligence du privé.

Keystone XL
Les américains n’en veulent pas.
Déversement par Exxon Mobil de notre monoc démaras « Des milliers de barils de pétrole brut se sont répandus près de la ville de Mayflower, dans l’Arkansas, après la rupture d’un oléoduc, vendredi 29 mars. Cette pollution, qualifiée de « déversement majeur » par l’Agence américaine de protection de l’environnement…”(le Monde)

6 Juin 2013 Radio can pipeline d’Enbridge Saint-André-d’Argenteuil

“Néanmoins, un sous-traitant d’Enbridge a annoncé à Claire Durocher qu’il avait découvert six points névralgiques dans l’oléoduc et qu’il faudrait peut-être creuser pour les réparer.”

« Ce qui nous préoccupe, c’est la capacité de l’entreprise à gérer les cas de déversements et les risques associés à cela », explique Agnès Grondin, conseillère en environnement à la MRC d’Argenteuil.

Il y a trois ans, un autre pipeline d’Enbridge a déversé près de 4 millions de litres de pétrole dans la rivière Kalamazoo, au Michigan.

La frace :
Les déversements de pipelines sont très rares. (Communiqués de presse DE L’ASSOCIATION CANADIENNE de PIPELINES d’ENERGIE)

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Imaginez que par accident un pipeline casse à proximité du fleuve Saint-Laurent ou dans le fleuve et c’est un risque minime mais un risque, ce serait la catastrophe mondiale du siècle.

PLUS d’eau à Montréal.

Les entreprises de ces pipelines mettront des millions de dollars pour séduire les Québécois qui n’auront pas leur fromage. Les renards ce sont eux.

Après avoir leur fait lire mon billet, essayez de convainque les gens de Lac-Mégantic qu’il faudrait que le pipeline passe chez-eux parce que c’est sécuritaire.

Rien, absolument RIEN n’est sécuritaire à 100%. Même dans votre système public, des dizaines de patients meurent sur des listes d’attente des hôpitaux publics faute d’organisation intelligente… Des viaducs et des structures publiques s’écroulent comme des châteaux de carte faute d’entretient adéquat… Des nids de poule et autres faiblesses causent des accidents graves…

Dans le dossier du transport des hydrocarbures, les oléoducs sont statistiquement parlant plus sécuritaires que les trains, les bateaux ou les camions citernes. Pourquoi s’en passer? Pourquoi vous acharner à nier l’évidence? Par fanatisme? Par pure bêtise? Allez savoir…

Comme nous ne pourrons nous passer de pétrole dans un avenir prévisible, nous serions plus intelligents d’utiliser le meilleur système disponible plutôt que de faire du pelletage de nuages et de s’enfouir la tête dans la vase par pur idéologisme entêté.

— Réponse à François 1 :
Lorsque vous affirmez que dans notre système public, tout droit hérité soit dit en passant du modèle britannique que : « des dizaines de patients meurent sur des listes d’attente des hôpitaux » (sic) vous faites dans le sensationnalisme. Si une personne par exemple meurt faute de donneurs pour un greffe d’organe, faut-il mettre cela sur le système ou sur la pénurie du nombre de donneurs ?

Malgré les imperfections du système de santé, on ne laisse pas sans soin une personne malade ou blessée qui se trouve dans le besoin. Avez-vous signé votre carte de don d’organe ? Ou bien estimez-vous qu’il soit plus adéquat moyennant finance, d’acheter les organes manquants auprès de donneurs misérables qui croupissent dans le tiers monde ? C’est ce que font pourtant des citoyens peu scrupuleux issus de milieux fortunés. Pour les compagnies d’assurances —vous le saviez peut-être— la valeur d’une vie varie en fonction des pays. Au Bangladesh une vie : pas chère. On verra tôt ou tard ce que vaut une victime de Lac Mégantic.

Lorsque pour des familles éplorées par la douleur, il y a des pertes qui n’ont pas de prix.

Les pipelines ne permettent que de transporter du gaz liquéfié ou bien du pétrole. Les chemins de fer au contraire permettent de transporter toutes sortes de commodités. Si vous construisez un oléoduc, cela ne dispense pas d’édifier des chemins de fer. De plus, compte-tenu du coût de revient d’un pipeline, pensez-vous qu’il y ait le moindre avantage à en construire un pour des contrats de gré à gré qui visent à approvisionner une seule raffinerie de pétrole au Nouveau-Brunswick, laquelle est quoiqu’il en soit approvisionnée par du pétrole d’autres provenance notamment des plates-formes de Terre-Neuve, lorsque quoiqu’il en soit la capacité de raffinage de la pétrolière Irving est intentionnellement limitée pour ne pas casser ses marges-bénéficiaires ?

Avec des idées comme les vôtres (que partagent quelquefois avec vous certains gauchistes ignorants), c’est en un rien de temps qu’on mettrait en faillite le capitalisme en multipliant toutes sortes d’investissements n’importe comment.

@ François premier

« Même dans votre système public,…”

Premièrement, c’est le vôtre aussi alors on écrit _nous_.
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« …des dizaines de patients meurent sur des listes d’attente des hôpitaux publics …»

Deuxièmement, c’est faux, par contre aux USA pays idole des libertariens et de la tite droite dont ils n’osent plus parler des MILLIERS de gens meurent chaque année faute d’accesibilité de soins.
Au moins les blessés de Lac-Mégantic ont pas été abandonnés et eu les meilleurs soins.
+++
« …les oléoducs sont statistiquement parlant plus sécuritaires… »

Troisièmement, c’est vrai, mais il faut compter que les entreprises nous cachent bien des fuites et il arrive de gros accidents causés par des gens qui se foutent de vous.

« Pourquoi vous acharner à nier l’évidence?… »

Encore une fois vous écrivez une fausseté. Je n’ai jamais nié ni infirmé quoi que ce soit sur la supériorité ou l’infériorité des oléoducs. Encore une fois vous faites de la désinformation sur ma personne, c’est pratiquement le se seul argument des libertariens.
+++

« Pourquoi s’en passer?” (des oléoducs)

Quatrièmement, c’est bien simple, c’est parce que nous n’en avons absolument pas besoin nous avons tout ce qu’il faut et même plus.

Vous faites de la propagande auprès des québécois pour les grands financiers de ce monde qui se foutent complètement de vous et qui vous écraseraient comme une mouche s’ils en avaient besoin.

La seule utilité de ces pipelines sera de livrer du pétrole abrasif au N.B. pour livrer outre-mer, pour la Chine et pour Irving, parce que la Colombie-Britannique refuse ce passage sur son territoire.

Ce pétrole passera tout droit au Québec. Allez donc faire votre propagande auprès des USA du centre et de la côte est et de la Colombie-Britannique, c’est la voie normale.
+++
« Comme nous ne pourrons nous passer de pétrole dans un avenir prévisible, nous serions plus intelligents d’utiliser le meilleur système disponible plutôt que de faire du pelletage de nuages et de s’enfouir la tête dans la vase par pur idéologisme entêté. »

Ils n’en veulent pas les USA et la C.B le passage sur leur terre.

Est-ce qu’ils pensent que on peut se passer de pétrole?
Est-ce qu’ils manque d’intelligence?
Est-ce qu’ils pellettent des nuages?
Est-ce qu’ils s’enfuissent la tête dans la vase?
Est-ce qu’ils ne veulent pas des meilleurs systèmes?
Est-ce qu’ils refusent par pure idéologie?

Certainement pas.
Eux ils ne veulent pas risquer de se faire salir pour les autres et vous, vous y tenez mordicus à vous faire salir.

De plus le pétrole qui à tué les gens et dévasté Lac-Mégantic proviens du Dakota aux USA pour livrer au port de mer chez Irving. Et des USA disent qu’ils veulent être indépendants. Il y a un marché aux USA plus bien plus près que le N.B. donc moins de risques.

La compétition des entreprises est stupide et coûteuse et salissante. Pourquoi passer par le chemin le plus court quand on peut passer pas le chemin le plus long dépenser plus et salir plus.

C’est la même chose pour le pétrole de l’Alberta, la Californie, le Texas et le sud est des états sont plus près. Pour livrer au port de mer c’est évidemment le C.B. province voisine qui est le plus près, moins 800 km, pour livrer à la Chine, mais les entreprises choisissent le plus long, des milliers de km.

Les entreprises mieux gérés que l’état et près des consommateurs? Mon œil.