Remplacer un gouvernement par un guichet automatique

La crise économique touchera tous les secteurs de l’économie, sauf les agences de recouvrement, les huissiers et les liquidateurs de faillite. Toutes (enfin presque toutes) les entreprises seront touchées, certaines plus durement que d’autres. Les appels à l’aide seront nombreux car plusieurs entreprises se retrouveront dans une situation inextricable. Les gouvernements doivent-ils pour autant répondre à toutes les requêtes, sauver toutes les compagnies vulnérables et tenter de relancer tous les secteurs en péril ? La question se pose encore plus avec la création d’un gouvernement de coalition assemblé autour d’une seule mission, la stimulation à tout prix de l’économie canadienne.

Ce gouvernement de fortune promet d’être généreux. Il veut accélérer les investissements prévus dans le cadre du programme d’infrastructures, ce qui est le moins pire élément de leur programme. Il va investir dans les secteurs manufacturier, forestier et de l’automobile « pour rendre nos industries rentables et durables ». Sans compter le soutien à la culture, la hausse des subventions agricoles, l’augmentation des prestations pour enfants et des prestations pour les chômeurs.

Pas question évidemment de limiter les augmentations de salaire des fonctionnaires fédéraux, même si une étude de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante révèle aujourd’hui que ces derniers gagnent 17,3 % de plus que les employés du secteur privé occupant un emploi équivalent. Cette différence atteint 41,7 % en tenant compte des pensions et des bénéfices marginaux.

Selon les nouveaux partenaires, tout cela devrait remédier à la crise actuelle. Vraiment ? C’est drôle, mais je me rappelle que le déficit fédéral a presque triplé entre 1981 et 1982, ce qui n’a pas empêché la dernière grande crise économique qu’a connue le Canada. C’est là que nous avons complètement perdu le contrôle des finances publiques pour une quinzaine d’années et accumulé une dette bien dodue.

Deux questions se posent donc. D’abord, combien tout cela va-t-il coûter ? Je veux bien qu’on réhabilite les déficits publics, mais il serait tout de même plus prudent de fixer un plafond. Les partis d’opposition promettent un bar ouvert et le NPD et le Bloc aiment beaucoup ce principe. Le problème, c’est que nous allons tout simplement refiler la facture aux générations futures.

L’autre question est encore plus fondamentale. Faut-il sauver des secteurs qui ne sont plus compétitifs ? Peut-on vraiment sauver des secteurs où nous ne sommes plus compétitifs grâce à l’investissement public ? Peut-on concurrencer les pays émergents dans des secteurs où les coûts de main-d’œuvre sont déterminants ? Que peut-on faire de plus dans le secteur forestier quand nous nous battons avec des pays où les arbres prennent 24 heures à pousser ?

Les gouvernements occidentaux viennent de redécouvrir Keynes et les vertus de l’endettement. Ne faudrait-il pas être cependant se montrer plus prudent que le joyeux équipage qui revendique la confiance de Madame la gouverneure générale ?

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J’ai tellement peur que tout le système fouère à cause des gouvernements qui « sauvent » nos industries.

C’est comme si on gardait artificiellement en vie quelqu’un de cliniquement mort en espèrant un miracle de Dieu.

J’espère que le parlement va être proroger et que les Conservateurs vont continuer à regarder les choses aller sans trop s’en mêler et s’emmêler.

Il faut faire travailler les Québécois pour qu’ils survivent.

Tant mieux si les compagnies y font un profit raisonnable.

En attendant, elles gémissent, quêtent et ne font rien pour faire travailler ceux avec la sueur desquels elles se s’ont enrichies.

Si les investissements en infrastructures sont le moyen privilégié par les USA, la Chine, l’Europe et d’autres pour relancer l’économie, je me sens plus en confiance avec les gouvernements qu’avec les gamblers de la finance qui sont responsables du marasme actuel.

Rien qu’à voir, on voit bien!

Les tres amigos vont se payer un beau party de 30 milliards au bas mot. L’appui à la souveraineté va augmenter dans l’ouest et baisser au Québec, gracieuseté du soi-disant indépendantiste Ducepper. Attaboy!

« ces derniers gagnent 17,3 % de plus que les employés du secteur privé occupant un emploi équivalent. Cette différence atteint 41,7 % en tenant compte des pensions et des bénéfices marginaux. »

N’est-ce pas la preuve que le privé abuse des travailleurs et que le secteur public est le seul à offrir une rénumération équitable et juste à la population? Ne serait-il pas donc souhaitable que les salaires soient normalisés à cette valeur pour augmenter la prospérité sociale et stimuler l’économie par ces revenus aux gens (puisqu’un revenu dépensé stimule l’économie)?

Très bon billet. En effet cette orgie de dépenses envisagée par la coalition fantoche est très inquiétante. On cite en exemple des états déjà en quasi faillite (France, Italie, UK…) qui garrochent des milliards qu’ils n’ont pas pour enrayer cette crise et on rêve de les imiter.

C’est d’autant plus absurde que la situation actuelle du Canada ne le justifie pas.

Les crises économiques font partie des cycles normaux de l’économie mais il semble que (malgré tous nos filets sociaux) la perspective d’une récession soit devenue tellement insupportable pour les chefs d’état qu’ils sont prêt à hypothéquer l’avenir dix fois pour contrer toute éventuelle récession.

Comment en sommes nous arrivé là?

La réponse repose dans le fait que l’état providence est au bout du rouleau et le moindre ralentissement économique devient pour lui une grave menace.

Si vous n’êtes pas convaincu écoutez un peu les nouvelles: les pénuries en santé, les infrastructures qui tombent, les écoles qui échouent, etc, etc… L’édifice de l’état providence craque de partout et cela même en période de croissance, alors imaginez une récession!

La solution des politiciens? Après avoir acheté la croissance en encourageant le crédit facile (et que cette voie est saturée et en crise) ils se lancent eux-même dans les emprunts pour continuer la fuite en avant.

C’est là la vraie raison d’être de cette coalition socialiste: Fuir un peu plus loin par devant.

Mais devinez quoi, l’état providence (le socialisme) EST UNE UTOPIE et tôt ou tard comme s’est le cas pour toutes les utopies nous aurons rendez-vous avec la réalité. Si elle entre en fonction la coalition socialiste ne fera que rapprocher et aggraver ce jour.

Le NPD, près des syndicats de l’auto, va avoir les deux mains dans la grosse caisse! Avez-vs idée de la facture pour nous contribuables québécois, nous qui n’avons pas d’industrie d’automobiles.

Note: « D’abord, comment tout cela va-t-il coûter ». Combien peut-être?

Quand l’Économie va bien, les grands patrons ne veulent surtout pas voir les gouvernements venir leur dire quoi faire… Pas d’interventions de l’État ! clament-ils…
Mais dès que ça va mal, ils accourent aux parlements et poussent de grands cris : Aidez-nous ! on va faire faillite ! ce sera un désastre pour la Nation…
Branchez-vous les gars! En voulez-vous de l’intervention ou bedon vous n’en voulez pas….

« Le NPD, près des syndicats de l’auto, va avoir les deux mains dans la grosse caisse! »

Ca vous pouvez en être certain. C’est le but de cette coalition socialiste non?

« N’est-ce pas la preuve que le privé abuse des travailleurs » (Kevin)

« Comment en sommes nous arrivé là? » (PB)

Paroles, Paroles, Paroles, …Paroles, Paroles, Paroles, ..rien que des mots.

« Jacques Lamarre, chef de la direction de SNC-Lavalin, recommande aux gouvernements d’investir dans les infrastructures. »

On se demande bien pourquoi….

Aux partisans aveugles de Harper et lecteur du Western Standard – Cette orgie de dépenses serait moindre que celle bien réelle des Conservateurs qui ont augmenté les dépenses de 25 pourcent depuis leur arrivée au pouvoir.

De l’aveu du ministre des finances il y a quelques jours, ces augmentations des dépenses avaient pour but de stimuler l’économie.

Pourquoi ne vous plaignez-vous pas du fait que le gouvernement Harper ait dépensé plus de 40 milliards pour stimuler l’économie ?

Oh j’ai même pas de réactions au commentaire #5… vous n’êtes pas drôles 🙁

J’crois que vous avez compris le pattern quand j’utilise des grandes phrases naïves avec des beaux termes émotifs au lieu d’être rationnel 😉

« Quand l’Économie va bien, les grands patrons ne veulent surtout pas voir les gouvernements venir leur dire quoi faire… Pas d’interventions de l’État ! clament-ils…
Mais dès que ça va mal, ils accourent aux parlements et poussent de grands cris : Aidez-nous ! on va faire faillite ! ce sera un désastre pour la Nation…
Branchez-vous les gars! En voulez-vous de l’intervention ou bedon vous n’en voulez pas…. » – Garamond

Bah qu’est-ce que vous croyez!! Les subventions représentent des revenu facile et une possibilité de se déresponsabiliser, tout le monde voudrait avoir le beurre et l’argent du beurre, le problème c’est qu’on leur donne la possibilité de quêter et qu’ils y consacrent leur énergie au lieu d’améliorer leur productivité et de réduire le gaspillage. Moi aussi être un entrepreneur, je voudrais payer le moins d’impôt possible et avoir le plus possible de retour sur les impôts des autres!!

@ Loraine King

Effectivement, les conservateurs ne sont pas beaucoup moins interventionnistes que les autres parti… c’est vraiment décourageant…

“Jacques Lamarre, chef de la direction de SNC-Lavalin, recommande aux gouvernements d’investir dans les infrastructures.”

On se demande bien pourquoi…. – P. Brasseur

J’allais dire exactement la même chose..

@ Pierre Brasseur

Ben oui pour vous les droitistes libertariens et libéralistes la désinformation est de mise pour faire passer les dogmes de votre religion.

Vous vous inquiétez des futures supposées dépenses hypothétiques de la coalition qui selon vous passeront comme du beurre, alors que se sera comme une roche dans la poile, et vous êtes incapables de voir les 40 milliards facilement flambés de Hardpeur qui finalement nous mènent d’un surplus des libéraux dont Dion est le chef et celui de la coalition à un déficit des conservateurs.

C’est donc beau la religion.

Avec cette religion, on peut croire qu’elle est la droitiste salvatrice, pendant que le diable gauchiste nous sort du trou.

Pauvre Kevin il va falloir que tu te quête des cours de chasse et de pêche et d’arnaque pour être plus responsable.

Nos chroniqueurs politiques et économiques sont tous contre la coalition (séparatissss)

Bizarre qu’ils soient tous contre pour une stabilité d’au moins 18 mois.

Ben oui M. Duhamel, les viaducs tombent à terre et il faut les réparer.

Méchante découverte de Keynes!

M. Duhamel

À mon humble avis je crois que vous avez fait erreur en écrivant « Remplacer un gouvernement par un guichet automatique ».

Vous auriez dû écrire selon moi « Remplacer un guichet automatique par un gouvernement ».

Kevin a la belle naïveté de ceux qui ont lu un ti peu et qui s’imaginent que personne avant eux n’a entendu, vu, lu, expérimenté ces dogmes d’évangiles économiques.

C’est la foi des catéchumènes qui leur sert de gaz.

« Quand l’Économie va bien, les grands patrons ne veulent surtout pas voir les gouvernements venir leur dire quoi faire… Pas d’interventions de l’État ! clament-ils…
Mais dès que ça va mal, ils accourent aux parlements et poussent de grands cris : Aidez-nous ! on va faire faillite ! ce sera un désastre pour la Nation…
Branchez-vous les gars! En voulez-vous de l’intervention ou bedon vous n’en voulez pas…. »

Le plus comique c’est que les politiciens ont une argumentation semblable. Quand ça va bien, c’est grâce à leurs bonnes politiques et leur excellente gestion et quand ça va mal c’est à cause de facteurs hors de leur contrôle comme des crises internationales.

Kevin : Avec tout ce qui se passe à Ottawa, certaines nouvelles passent inapperçues mais celle-ci a retenue mon attention. L’investisseur Stephen Jarislowsky pense que « Stephen Harper commet une «erreur» en ne lançant pas un programme massif d’investissements pour aider à relancer l’économie canadienne ». Pensez-vous qu’il s’agit de l’opinion d’un autre extrémiste de gauche, communiste et socialiste qui ne comprend rien aux affaires ?

Allez lire la nouvelle sur Cyberpresse et portez attention à la dernière phrase.

Oups, Kevin! Je viens de lire dans Le Devoir de ce matin le compte-rendu de l’allocation et de la conférence de presse de Stephen Jarislowsky tenues hier à Montréal. Je vous le recommande chaudement.

http://www.ledevoir.com/2008/12/04/220781.html

Je sais, cela và à l’encontre de ce l’on enseigne dans les universités ces jours-ci mais tentez de garder un esprit ouvert aux arguments des qui ne pensent pas comme vous. Impossible d’avoir toujours raison à 100 pourcent !

Un autre renforcement qui va dans le sens des dépenses gouvernementales dans les infrastructures.

De Clément Gignac, économiste en chef de la Banque Nationale. Le stratège qui a vu venir la crise, poussera bientôt à la roue pour relancer la machine…

«Quand le crédit est gelé, les consommateurs et les entreprises sont forcés de restreindre leurs dépenses. L’État doit prendre le relais, comme un écureuil qui aurait accumulé des noisettes, illustre M. Gignac. Lorsqu’il fait -30 degrés, au mois de janvier, c’est le temps pour lui de manger ses réserves, pas de se laisser geler avec les autres, dit-il.

«Si le ministre me demande mon avis, je vais lui dire de ne pas se gêner pour adopter une politique budgétaire expansionniste, pour s’assurer que le pays ne s’enlisera pas dans une récession longue et profonde», affirme M. Gignac.

Des investissements en infrastructure pour stimuler la productivité, un programme de formation de la main-d’oeuvre, ce sont toutes des bonnes mesures, croit M. Gignac. «Le gouvernement ne doit pas hésiter à afficher un déficit, sans tomber dans des déficits structurels», ajoute-t-il.»

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20081204/LAINFORMER/812041124/-1/LAINFORMER01

????? Pitié…. les université enseignent justement qu’il faut intervenir dans l’économie… Anyway je ne vais même pas à l’université.

Donc il faudrait que le gouvernement Harper (ou la coalition, w/e) investisse de façon massive dans l’économie pour la stimuler. Donc pour contrer les effets de l’excès d’endettement personnel, il faut un endettement public?

« Il en veut particulièrement à la politique du laisser-faire du président George W. Bush » – Bush a été le plus gros dépensier et le plus interventionniste depuis une éternité…

« Plusieurs banques seraient nationalisées » – Bof la création d’argent et le contrôle des taux d’intérêts a déjà été nationalisé, c’est un petit pas qu’il reste à faire.

« Pensez-vous qu’il s’agit de l’opinion d’un autre extrémiste de gauche, communiste et socialiste qui ne comprend rien aux affaires ? » – Les affaires et l’économie sont deux chose totalement différentes, beaucoup de personnes dites de droite ne comprennent absolument pas l’économie et des monétaristes ou des interventionnistes.

Au fait Mme King… vous croyez sincèrement que l’école d’économie autrichienne est enseignée dans les université et que le keynésianisme y est honni???????

Au fait la logique des dépenses publiques vient de la théorie que la consommation tire la production… on peut argumenter sur cette façon de voir les choses?

Non, Kevin, je ne crois pas que l’école d’économie autrichienne est enseignée dans les université et que Keynes y est honni. Je ne crois pas que les dépenses des gouvernements sont des complots socialistes non plus. J’ai travaillé auprès d’un grand nombre de gens d’affaires, dont la fortune dépassait de beaucoup celle de Jarislowsky, et j’ai toujours trouvé la même attitude : la stabilité politique est leur première préoccupation. La paix sociale s’achète peut-être ! Et les plus riches milliardaires gèrent toujours leurs affaires en regardant vers l’avenir – toujours bâtir pour le futur. Jarislowky met un doigt sur un des bobos en questionnant l’éthique du marché libre. Personne dans une société n’est entièrement libre, nous avons tous à respecter des lois.

« Les affaires et l’économie sont deux chose totalement différentes,… »
Rhétorique typiquement droitiste où la crédibilité du messager est fonction de la concordance du message avec le dogme.
Quand les gens d’affaires disent « Moins d’impôt, moins d’intervention de l’état, plus de laisser-faire » Yeah right on! Il faut les écouter, ce sont eux qui font rouler l’économie et bla-bla-bla.
Si c’est même gens d’affaires réclament une intervention massive en période de ralentissement, on se retrouve avec cette affirmation ridicule, qui, d’ailleurs, revient à dire que les arbres et la forêt sont 2 choses différentes…

@ Mme King

Ah mais c’est certain, l’interventionnisme n’est pas nécessairement socialiste, je n’ai pas plus de respect pour les interventionnistes de droite comme Bush par exemple.

« Personne dans une société n’est entièrement libre, nous avons tous à respecter des lois. »

Les loi justes sont celles qui protègent l’intégrité des gens et punis les agressions (vol/viol/meurtre/agression physique/fraude). En dehors de ça toute personne devrait être libre de faire ce qu’elle veut avec son corps et sa propriété.

Au fait, dire qu’une personne dit les vrai affaires par son titre (c’est juste un investisseur, un nobody qui a de l’argent et qui le place judicieusement), c’est un sophisme d’autorité. Au moyen-âge, les scientifiques (pour sque c’était) croyaient que la terre était plate et on aurait pu s’appuyer sur leurs noms de scientifiques pour dire que c’est vrai…

En gros, dans un débat, se référer à une autorité n’est pas un argument.

@ Francis

« Quand les gens d’affaires disent « Moins d’impôt, moins d’intervention de l’état, plus de laisser-faire » Yeah right on! Il faut les écouter, ce sont eux qui font rouler l’économie et bla-bla-bla.
Si c’est même gens d’affaires réclament une intervention massive en période de ralentissement, on se retrouve avec cette affirmation ridicule, qui, d’ailleurs, revient à dire que les arbres et la forêt sont 2 choses différentes… »

Vous essayez de simplifier au maximum pour ne pas avoir à comprendre quoi que ce soit. Je n’appuierai pas une personne qui veut réduire la taille de l’état parce que c’est un investisseur, je n’en ai rien à foutre de son nom, son titre ou sa profession, je m’intéresse à ce qu’il dit point. De la même façon, n’importe qui, même le plus sage des sage peux dire une connerie.

Les affaires et l’économie n’est pas la même chose dutout, pas besoin de comprendre l’économie en détail pour investir, pas besoin de comprendre les incitatifs, il suffit de faire les bon choix au bon moment et d’évaluer une tendance pour placer de l’argent dans des milieu stratégique. Au fait, les investissements remontent temporairement la confiance dans les investisseurs et ça fais remonter certaines valeurs… dans son cas je n’ai pas de difficulté à imaginer pourquoi il demande au gouvernement de dépenser….

« Yeah right on! Il faut les écouter, ce sont eux qui font rouler l’économie et bla-bla-bla. » Autre sophisme d’autorité, je n’ai jamais dit ça, au lieu de me connaître vous voulez m’associer à un pattern préfabriqué……..

Kevin – j’espère ne pas vous offenser par ce que je vais écrire – mais se passer de règlementation c’est comme se passer de contraceptifs oraux et opter pour la ‘roulette du Vatican’. Disons qu’on augmente grandement le risque. Se fier sur l’éthique des êtres humains c’est peu les connaitre – malheureusement.

« En gros, dans un débat, se référer à une autorité n’est pas un argument. »
Je vais me l’encadrer celle-là, car c’est la façon continuelle « d’argumenter » de votre collègue gagnon : des copier-coller d’opinions de supposées « autorités ».

« … au lieu de me connaître vous voulez m’associer à un pattern préfabriqué… »
Tout votre discours procède d’un pattern préfabriqué : d’où vous viennent vos merveilleux principes libertariens utopiques, de votre réflexion personnelle peut-être?…

P.S. « Sophisme » c’est le buzzword à la mode chez les libertariens?? (ref expression favorite de gagnon)…

@ Loraine King

«la roulette du Vatican»

Il y a longtemps que je l’avais entendue, celle-là. 🙂

Quant à se fier sur le sens éthique d’assoiffés de profits, on voit où ça nous a menés…surtout quand leur principe philosophique est basé sur «Greed is good!», il faut avoir une belle naïveté pour croire à ça.

Non un sophisme est un argument creux qui veut donner une apparence de vérité, c’est très important de les détecter dans un débat pour éviter de tomber dans la démagogie.

« Je vais me l’encadrer celle-là, car c’est la façon continuelle “d’argumenter” de votre collègue gagnon : des copier-coller d’opinions de supposées “autorités”. » – Bof je ne suis pas M. Gagnon non plus, why do I care? De toute manière, comparer des opinions et déterminer la part de vérité là dedans n’est pas une mauvaise chose, ce qui est un sophisme (le sophisme d’autorité précédemment mentionné) c’est d’assumer la véracité des propos d’une personne sur la base de son titre, sa profession ou sa réputation.

« “… au lieu de me connaître vous voulez m’associer à un pattern préfabriqué…”
Tout votre discours procède d’un pattern préfabriqué : d’où vous viennent vos merveilleux principes libertariens utopiques, de votre réflexion personnelle peut-être?… »

Absolument aucun rapport, ce que je dis c’est que vous avez une image de la droite, avec ses façon de penser, ses défauts, whatever else et que vous m’associez à cette image, vous dites justement :

« Quand les gens d’affaires disent « Moins d’impôt, moins d’intervention de l’état, plus de laisser-faire » Yeah right on! Il faut les écouter, ce sont eux qui font rouler l’économie et bla-bla-bla. »

Mais je n’ai jamais dis qu’il faut écouter les gens d’affaire parce qu’ils font rouler l’économie ou whatever else, vous m’associez cette idée par la simple supposition que je fais partie de votre pattern.

Ma structure d’analyse a bien évidemment été empruntée à d’autres, c’est une synthèse de mon apprentissage (qui a commencé par la sociologie et la psychologie) tout comme n’importe quoi d’autre en fait puisqu’on apprend toujours de quelqu’un d’autre (ou de ses propres erreurs). Pourtant la synthèse que j’en ai fait m’appartient et je ne suis pas toujours d’accord avec d’autres libertariens.

Un robineux qui serait pour la liberté (et la responsabilité) individuelle, en condamnant l’interventionnisme a beaucoup plus de mon respect qu’un entrepreneur prospère qui demande l’aide des gouvernements par des subventions ou des réglementations.

« P.S. “Sophisme” c’est le buzzword à la mode chez les libertariens?? (ref expression favorite de gagnon)… »

David a longtemps cru en beaucoup de sophisme et M. Masse a détruit la plupart de ceux-ci il y a quelques années sur le « blogue du ql ». Depuis, il a appris à avoir un esprit beaucoup plus critique et se méfie des sophismes, c’est pourquoi il les mentionne plus souvent. Je ne sais même pas s’il se considère libertarien lui même, de toute façon, le terme représente tellement une dimension large de la philosophie néoclassique. Encore une fois, vous essayez de créer un pattern précis et d’embarquer les gens dans celui-ci.

« Kevin – j’espère ne pas vous offenser par ce que je vais écrire – mais se passer de règlementation c’est comme se passer de contraceptifs oraux et opter pour la ‘roulette du Vatican’. Disons qu’on augmente grandement le risque. Se fier sur l’éthique des êtres humains c’est peu les connaitre – malheureusement. »

🙂 Vous ne m’offenserez jamais tant que vous resterez polie et désirez discuter. Comme je vous ai dit, en autant qu’une personne n’agresse personne d’autre, elle est libre de faire ce qu’elle veut. Au contraire de ce que vous semblez dire, je connais très bien l’humain, nous réagissons tous à peu près de la même façon à chaque situation et c’est exactement ce qui me fait avoir confiance en l’économie de marché au détriment de l’économie planifiée.

Dans un système économique, chaque acteur agit pour son bénéfice personnel, autant les employeurs que les employé, les entrepreneurs que les investisseurs, les consommateurs que les commerçants. Parce que chaque acteur est responsablee ses décisions (et donc en assume les conséquences…), chacun agit de la manière la plus raisonnable possible mais aussi la plus juste. Le fait que chaque groupe soit interdépendant permet l’émergence de ce qu’on appelle l’ordre spontané.

Les guerres n’ont pas été faites par des entreprises mais par des états, l’état qui base sa légitimité sur la force et la majorité. Chaque intervention de l’état dans des systèmes indépendant comme un marché viens créer des distortions. Les subvention, la taxation et les réglementations viennent fausser les messages des mécanisme de marché. Par exemple, si le prix du pain augmente, la demande vas diminuer et se restructurer dans d’autres domaines plus avantageux, par la suite le prix vas se réajuster pour s’équilibrer entre la demande et l’offre et donc avoir un système le plus efficace possible. Si l’état décide dans sa bienveillance de subventionner l’achat de pain pour aider les pauvres, les incitatifs ne changeront pas et nous allons progressivement nous retrouver avec une pénurie. À grande échelle, ça finit par créer un système monstrueusement complexe et des milliers de messages différents s’échangent entre les acteurs sans que personne ne dirige le tout comme un chef d’orchestre. C’est magnifique de voir à quel point la société s’équilibre par elle même.

Les législations ne servent qu’à éliminer les rapports de force entre les individu (ce qui veut dire les agressions comme le vol/viol/meurtre/fraude/etc.), punir ceux-ci et faire respecter la légitimité des contrats. C’est ce qu’on appelle un système minarchiste.

«C’est ce qu’on appelle un système minarchiste.» >Kevin

J’aimerais visiter un pays qui fonctionne sous ce système et rend ses citoyens heureux.

Une référence?

En fait non ça existe de manière partielle un peu partout. Par exemple ici il est légal d’ouvrir un commerce alors que dans d’autre pays non. Ici nous avons le droit de léguer de l’argent ou des biens à nos successeurs à notre décès alors qu’en France il faut payer de l’impôt dessu (on appelle ça les droits de succession)(tant qu’à ça pourquoi ne pas taxer les cadeaux de noel qu’on se donne…..)(l’argent que j’ai gagné et que je lègue, j’ai déjà payé de l’impôt et en plus pour le dépenser il faut payer des taxes…).

Ici il est illégal de vendre son blé sans passer par l’agence gouvernementale, il est illégal de produire du lait sans avoir de quotas.

C’est vraiment si difficile de prendre un peu de tout ça et d’appliquer une législation sur la base du principe de non-agression et, par le biais d’une constitution par exemple, empêcher d’avoir des homme d’état qui imposent des loi stupide. Vous saviez qu’il est aussi illégal de recevoir des ondes satellites directement de compagnies étrangères? Il n’y a que deux fournisseur légaux d’accès à la télévision satellite au Canada.

« Les guerres n’ont pas été faites par des entreprises » (Kevin)

He hum he hum hehumheumhehum He Hum.