Retour en Grèce

Ce n’était qu’une illusion, certains parleraient d’une rémission. Non, la crise financière qui secoue les économies occidentales et particulièrement européennes n’est pas terminée.

Le résultat des élections grecques nous replongent au cœur des tourments qui ont fait craindre le pire. Les Grecs refusent l’austérité. Le pays est ingouvernable et aucune coalition gouvernementale ne semble envisageable à partir des résultats de dimanche.

La Grèce sera à cours de liquidités dès juin et ses partenaires européens refusent de financer le chaos. Leur bienveillance toute relative était justement conditionnelle à l’acceptation d’une nouvelle série de compressions budgétaires se chiffrant à 11 milliards d’euros.

La Grèce devra faire défaut et quitter la zone euro. Cela semble inévitable. Elle devra aussi retourner aux urnes. Les Grecs doivent se donner un gouvernement… et une monnaie.

Que feront les pays membres de la zone euro pour éviter la contagion dont on a tant peur ? Les socialistes français et les chrétiens-démocrates allemands sont condamnés à s’entendre pour assurer la stabilité de leur devise.

Entre-temps, les conservateurs espagnols se résignent à sauver les banques espagnoles, l’économie allemande stagne, le prix des matières premières reculent, l’économie américaine crée moins d’emplois que prévu et les marchés financiers virevoltent.

Cela fait tellement 2010 et 2011…

16 commentaires
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L’on ne peut discipliner la désinvolture institutionnalisée.

Dans le monde d’aujourd’hui, ça l’air qu’il faut demeurer positif et voir le bon côté des choses, alors les croisières dans les iles grecs vont finir par nous être offert à un prix dérisoire avec une monnaie fantoche du style de l’ancienne Lire italienne.

Sur un air connu: «acropolis, adieu…»

J’ai une idée! Nous pourrions proposer à tous ces pays d’abandonner leur souveraineté pour devenir de simples provinces. Il paraît que l’avenir est au provincialisme…

Pour le quotidien britannique « The Guardian », la nomination du nouveau premier ministre Alexis Tsipras, marque un changement politique largement nécessaire. Si le nouveau gouvernement d’alliance nationale devrait probablement retourner à la table de négociation pour réviser les plans d’austérité imposés par l’Union européenne et le FMI, lesquelles n’ont jamais été réellement approuvés par la population. Il parait encore un peu prématuré de considérer que ce pays sorte de la zone Euro, puis… qu’il retourne à sa bonne vieille drachme de sitôt.

Ce qui est envisagé plus spécifiquement, c’est un moratoire sur la dette, ce qui permettrait à l’État de reporter en partie ou en totalité ses remboursements ou d’adapter à tout le moins ses paiements progressivement au redressement économique réel du pays. Quoiqu’il en soit, s’il devait apparoir qu’aucun gouvernement durable ne puisse être formulé, la Constitution grecque prévoit l’organisation prompte de nouvelles élections.

Le message qui est envoyé actuellement par le milieu financier n’est pas directement spécifique, Il est global puisque nombre de pays dans le monde sont loin d’avoir redressé la situation, notamment en matière de création d’emploi. Cette tension est d’autant plus palpable qu’aucun prévisionniste à date n’est capable d’établir un échéancier pour satisfaire à une sortie honorable de la crise des finances mondiale. Qui n’en est pas une fondamentalement alors que les capitaux sont là, lorsque ceux-ci connaissent ici et là les souffrances de la rétention.

C’est pourquoi seulement une solution globale et non pas la dictature de la spécificité, permettra d’envisager une embellie durable. Le facteur temps reste encore largement sous exploité, on cherche à sortir trop vite du marasme financier lorsqu’il n’y a encore aucune solution efficiente alternative à offrir ou à proposer. La définition de la solution permettrait d’envisager des issues de financement durables, solides, équitables et équilibrées.

Il aurait fallut les laisser faire faillite dès le départ. On a gaspiller beaucoup d’argent pour maintenir a flot un pays qui n’était pas assez mature pour réaliser à quel point il était dans la merde.

« Ce qui est envisagé plus spécifiquement, c’est un moratoire sur la dette »

Wow, on croirait entendre nos étudiants.

« La définition de la solution permettrait d’envisager des issues de financement durables, solides, équitables et équilibrées. »

Tous des mots qui sont innaplicables comme d`habitudes. Quoi ? L`Allemagne qui s`efforce d`avoir une discipline budgétaire va devoir payer pour les Grecs encore ? Voyons-donc.

La réalité, c`est que les stimulus économique, ça marche pas, ça crée toujours plus de dette. Le Portugal, un autre, en a fait la mauvaise expérience :

http://dealbook.nytimes.com/2012/04/23/portugals-finance-minister-we-tried-stimulus-and-it-didnt-work/

On va voir aussi en 2013 comment vont se débrouiller les Américains avec leur quasiment 16 000 milliards de dette et leur déficit de 1000 milliards et plus par année.

L`Histoire se répète encore une fois. Et pour plusieurs pays d`aujourd`hui :

« Les finances publiques doivent être saine. Le budget doit être équilibré. La dette publique doit être réduite. L`arrogance de l`administration doit être combattu et contrôlé et l`aide aux pays étrangers doit être diminué de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l`aide publique »

Cicéron en l`an 55 Avant Jésus-Christ.

Possiblement que le retour au drachme serait accompagné d’une hyperinflation = faire payer les citoyens par un autre moyen que des coupes. Avant de faire avaler politiquement des coupes, il faudra que certains politiciens et certains banquiers pourrissent en prison!

http://www.iol.co.za/business/business-news/goldman-sachs-role-in-greece-a-real-scandal-1.1258930

Ce qui n’augure rien de bon pour la survie de la zone euro sur le long terme en raison du manque d’union fiscale.

Avez-vous déjà regardé attentivement un billet de 5 ou 10 euros?

C’est écrit EURO et en bas EURO avec un E epsilon (désolé je ne peux le faire avec mon ordi)

Les Grecs, qui sont à peine 10 millions, qui sont les BS de l’Europe, ont réussi à imposer leur langue sur tous les billets de 300 millions d’Européens! Sont forts! Mais ca achève.Ils vont bientot retrouver leurs vieux dragmes qu’ils n’auraient jamais dû abandonner.

Monsieur « jackwood » # 5

– Comme vous me faites l’insigne honneur de me citer sans mentionner mon nom, permettez-moi de répondre à vos propos :

L’Allemagne est le pays le plus endetté d’Europe. Le coût très élevé de sa réunification a été en grande partie réalisé grâce à diverses aides européennes, auxquelles ont participé pour le bien commun d’ailleurs tout les pays membres de l’Union européenne. Plus de 60% des exportations de l’Allemagne se font à l’intérieur de l’Union et la Grèce est un bon client de l’Allemagne, d’ailleurs il y a une grande communauté grecque qui travaille en Allemagne. Ce même pays profite aussi justement grâce à l’Europe d’une main-d’œuvre plutôt bon marché en provenance des pays plus pauvres de l’Union, ce qui contribue à maintenir un prix raisonnable pour leur production industrielle de par la modération certaine des salaires.

Ainsi, si on devait vous croire, le modèle à suivre devrait être celui de la République Fédérale d’Allemagne et il conviendrait de réduire ces mauvais payeurs que sont la grecs, quitte à broyer et à affamer 90% de sa population tout en préservant les intérêts de ceux qui ont su avec perspicacité transférer leurs biens dans des paradis fiscaux tout en fraudant joyeusement et allègrement leur propre fisc très précisément. Si on souhaite permettre à la Grèce de reprendre son souffle puis de déployer une politique économique responsable, il faut d’abord mettre un terme à la corruption endémique qui ravage ce pays depuis des décennies et mettre s’il y a lieu sous les verrous les personnes qui ont fraudé le système en toute impunité.

Cela prend du temps et c’est le prix à payer pour une redressement durable. Seuls des politiciens propres peuvent compléter cette tâche ingrate tout en adoptant une politique de rigueur budgétaire qui permet de préserver les acquis quand une politique d’austérité anarchique dictée par le milieu des affaires sans l’approbation de la population ne pourra conduire qu’au ressentiment et produire le chaos.

Si vous cherchez des modèles à suivre, regardez plutôt du côté de la Lettonie ou de l’Estonie. Ces pays solidaires n’ont pour ainsi dire pas la moindre dette, pas plus qu’ils ne cultivent les déficits chroniques exponentiellement comme d’autres cultivent aussi bien des patates.

La solution n’est pas dans le remboursement hypothétique de la dette – elle se trouve ailleurs – entre autre dans la capacité de financer ses dettes par l’élaboration d’investissements productifs qui génèrent par le truchement d’une gestion saine, des rendements positifs à long terme.

C’était un plaisir Monsieur « jackwood » que de pouvoir vous apporter ces éclaircissements.

@ SensCommunRugueux (# 1);

« L’on ne peut discipliner la désinvolture institutionnalisée. » (sic)

Comme par exemple, celle affiché ces dernières semaines par les étudiants anarcho-communistes affichant leur petit bout de chiffon rouge…

J’imagine que vous avez tous remarqué que les pays qui sont présentement au bord du gouffre financier font tous partie des états obèses, tentaculaires, opressifs et surtout, remplis à ras bord de parasites fon-fons surpayés, syndiqués mur-à-mur, surprotégés et ayant des privilèges marginaux et des fonds de pension scandaleux auxquels personne parmi ceux qui les paient n’ont accès…

Z’auront pas le choix que de nettoyer et de dégraisser leur fonction publique aussi inutile qu’improductive.

By the way, la même chose attend le Québec…

Ça bien l`air que l`Allemagne est pas aussi endetté que la Grèce, car l`Allemagne n`a pas de problème présentement à financer sa dette. Mais ça pourrait venir si elle continue à financer des pays sans aucune discipline budgétaire.

Et regarder se qu`offre à un Président sortant un pays sans discipline budgétaire, la France. Pays continuellement en déficit depuis 29 ans. Pauvre France, aucune discipline budgétaire. Même bourrée de dette. La faillite s`en vient pour eux aussi.

Jean Lapierre a partir de 7 min. 10 sec :

http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=132926

François 1: c’est bizarre: l’Islande a voulu jouer à la capitaliste et s’est brulée les doigts… Actuellement, c’est assez intéressant ce qui se passe là-bas mais on en parle très peu. Des solutions trop dérangeantes…

Monsieur « jackwood » #15 :

La dette de l’Allemagne pour 2011 est évaluée à 2000 milliards d’euros soit 2600 milliards de dollars. Ce qui représente 83% de son PIB. À titre de comparaison, la dette grecque représente 186% de son PIB, si ce n’est que son PIB est moindre (environ 300 milliards de dollars).

Comme les pays du monde n’adoptent pas tous des règles comptables identiques, les dépenses prévues pour les retraites, l’assurance maladie et diverses autres formes de dépenses gouvernementales ne sont pas comptabilisées ; certains économistes considèrent que la dette réelle de l’Allemagne serait plutôt de l’ordre de 7000 milliards d’euros. Ce qui veut dire qu’elle s’équivaut en proportion de PIB à la dette de la Grèce.

On vante toujours la discipline budgétaire de l’Allemagne ; pourtant, selon l’économiste en chef du journal « Handelsblatt », madame Merkel depuis 2005 (année de son entrée en fonction) a créé pour son pays autant de dettes que tous les chanceliers réunis au cours des 4 dernières décennies.

J’espère que les baby-boomers vont bien expliquer à leurs petits-enfants en colère que la crise qui s’en vient n’a pas été causé par TOUS les baby-boomers. Seulement par une petite clique de GAUCHEUX profiteurs dont les syndicalistes et les « solidaires » sont les principaux propagandistes.
‘Vivre du travail des autres’ et ‘faisons payer les futures générations’ symbolisent le crédo de ces petits bourgeois qui emmerdent les travailleurs depuis 40 ans.

J’aime bien vous lire M. Duhamel, mais comptez-vous rester dans ce magazine? C’est carrément rendu La Pravda.