Retour sur les inégalités

Je trouve que Nathalie Elgrably-Levy fait une analyse très juste sur les écarts de revenus dans sa chronique de jeudi dans le Journal de Montréal.

Elle explique pourquoi les riches peuvent s’enrichir sans que les pauvres ne s’appauvrissent et qu’il peut y avoir à la fois une croissance des inégalités ET une amélioration des conditions de vie des plus démunis.

Comparons le Québec et l’Alberta. L’écart entre les riches et les pauvres s’est creusé de 22,2 % chez nous, mais de 58,7 % chez nos compatriotes de l’Ouest. Les inégalités sont donc nettement plus criantes en Alberta qu’au Québec. Pourtant, les revenus des plus pauvres ont augmenté de 37,6 % en Alberta, contre à peine 16,1 % ici. Vu sous un autre angle, l’écart entre les Albertains les plus pauvres et les Québécois du même groupe a augmenté de 206,7 %… à l’avantage des Albertains. Là, il y a matière à indignation!

En fait, on est toujours le pauvre de quelqu’un, mais un pauvre Albertain s’en tire généralement  mieux qu’un pauvre d’un pays ou d’une juridiction moins riche. L’écart de revenu est un indicateur sans doute pertinent, mais il est forcément relatif.

C’est le danger des statistiques, car elles jettent un éclairage sur une partie de la réalité, rarement sur le tableau d’ensemble

Par exemple, certains d’entre vous ont fait remarquer, avec justesse, que le niveau d’éducation avait augmenté au fil des ans alors que les écarts de revenus s’étaient accrus. On pourrait alors se demander comment peut-on faire de l’éducation le facteur principal de la croissance des inégalités ?

C’est que les « riches » sont de plus en plus éduqués et que les pauvres sont précisément ceux n’ont pas poursuivi leurs études.

Selon Gallup, la moitié des Américains qui font partie des 1 % les plus riches ont un diplôme universitaire de deuxième cycle, contre 16 % pour le reste de la population. À l’opposé, 90 % des gens qui gagnent moins de 40 000 dollars par année n’ont pas de diplôme universitaire. Plus le niveau d’éducation augmente, plus les revenus sont élevés. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de PhD pauvre et de drop out du secondaire riche, mais ce sont des exceptions.


Cela touche un élément que Madame Elgrably-Levy et ses amis aimeront moins. L’élargissement très prononcé des écarts aux États-Unis (les 20 % plus riches gagnent 14 fois les revenus des 20 % plus pauvres, un écart plus élevé que dans la grande majorité des pays de l’OCDE) s’explique aussi par le sous-investissement public, notamment en éducation.

Selon le Forum Economique mondial, le niveau de qualité de l’ensemble des infrastructures américaines est au 24e rang mondial et les États-Unis sont au 37e rang pour la qualité de l’enseignement primaire et au 51e rang pour l’enseignement des mathématiques et des sciences. En comparaison, le Canada se situe respectivement aux 15e, 9e et 8e rang mondial. Ceci dit, l’économie américaine reste plus compétitive que celle du Canada et la glissade américaine au classement général est moins accentuée que celle du Canada.

Les Américains ne veulent pas payer pour les services publics et leurs dépenses militaires. Au classement de l’OCDE, ils sont au 27e rang sur 30 pour l’importance du fardeau fiscal en proportion de la taille de l’économie. Seuls les Chiliens et les Mexicains sont moins taxés que les Américains alors que les Danois et les Suédois sont deux fois plus taxés que nos voisins.

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

tout est une question d’offre et de demande, et le marché de l’emploi n’y échappe pas. Bien qu’une forte proportion d’emploi requiert de longues études (corporatisme professionnel oblige), plusieurs n’en demandent pas autant et paient très bien (menuisier, architecte, ferblantier)

P Duhamel dit : « s’explique aussi par le sous-investissement public, notamment en éducation »

Vous vous inclinez face à la logique blindée de N. Elgrably mais ça ne vous prend pas de temps pour retomber dans l’infantilisation et la déresponsabilisation de la population.

Ainsi si les gens sont mal formés et décrochent ce n’est pas à cause de décision qu’ils prennent, pas à cause de leur responsabilité individuelle, mais à cause de la mauvaise gestion par le gouverne-moman…

Coudonc on vas-tu en sortir de cette logique tordue un moment donné?

Les gens n’étudient pas parce qu’ils n’en ont pas besoin et qu’il peuvent trouver du travail sans cela. C’est la société du crédit et de la consommation encouragée par les banque centrales et les politique d’accès à la propriété. Beaucoup de job peu productives (donc qui nécessitent peu de formation).

Mais c’est un modèle non viable qui (au cas où vous ne l’auriez pas remarqué) est en train de foirer partout en occident.

Les économie vont se restructurer et soyez certain que sous ce nouveau modèle les gens voudront étudier (et cette demande sera adressée par les marchés), peu importe ce que fait ce qui va rester des gouverne-moman…

Théoriquement il est impossible que la concentration de la richesse ne pénalise pas ceux qui ne sont pas dans le groupe de ceux qui s’enrichisse. A ce que je sache il y a une quantité définie de valeur. J’aimerais qu’on m’explique comment ça pourrait être possible que si 80% de la richesse va dans la poche des 10%, disons, les plus riches, les 90% qui reste puissent se partager 30%, disons.

C’est un mythe de droite répandu qu’il ne faut pas s’inquiéter de la croissance des inégalités car il est possible que les revenus des plus riches croissent plus rapidement que ceux des plus pauvres mais que les revenus des pauvres augmentent quand même. C’est fait pour calmer les critiques et à première vue, ça peut paraître vrai, mais la réalité est plus complexe que ça.

Tout d’abord, l’exemple de l’Alberta est atypique, elle baigne dans les revenus pétroliers qui infusent dans son économie des sommes monumentales. Si on exclut l’Alberta et les autres provinces ou États bénéficiant de tels booms, pour se concentrer sur les États ou provinces avec une croissance plus stable, la réalité est que la croissance des revenus des plus riches s’est faite en éliminant presque entièrement la croissance des revenus des pauvres et de la classe moyenne. Les salaires stagnent pour les Américains et probablement pour plusieurs Canadiens.

Ensuite, il faut comprendre qu’une croissance des inégalités crée une situation intenable économiquement à long-terme, même si les pauvres aussi augmentent leurs revenus. La raison est simple, l’économie dépend de la consommation. Les produits et services créés par l’économie doivent être achetés par quelqu’un quelque part, sinon l’activité qui crée ces produits ou services s’arrêtera, car il ne sert à rien de produire quelque chose qui ne sera jamais consommé. Donc, pour soutenir la croissance, la consommation doit augmenter environ au même rythme.

Or, il est bien connu que les riches consomment une moins grande partie de leurs revenus que les autres, car ils n’ont tout simplement pas besoin de dépenser autant d’argent pour subvenir à leurs besoins. Donc si la croissance des revenus de la classe moyenne et des pauvres, qui sont responsables de la majorité de la consommation en bout de ligne, est inférieure à la croissance de l’activité économique, alors c’est un déséquilibre irréconciliable. On produit plus, mais les gens ne peuvent pas consommer plus, et on court vers des crises de surproduction.

À noter que parfois, afin de combler cet écart, un autre phénomène se produit, l’endettement des consommateurs. C’est encore une fois un symptôme du déséquilibre, les riches ont de l’argent qu’ils veulent investir, la classe moyenne manque d’argent pour acheter ce qu’ils veulent pour satisfaire à leur besoin. Solution: transfert d’argent des riches à la classe moyenne… sous forme de prêts et de dettes.

Ça peut marcher, pour un certain temps. Mais l’endettement n’est pas illimité, à un certain point, tous se rendent compte que la classe moyenne n’est plus en mesure d’endosser de nouvelles dettes et doit rembourser les dettes actuelles qu’ils ont. Ce qui pose un problème majeur, car pour rembourser les dettes, la classe moyenne doit cesser de consommer, ce qui provoque une crise de surproduction gigantesque, bien plus grande que celle qu’a retardé l’endettement des consommateurs.

Autre alternative, exporter la consommation, c’est-à-dire que l’économie produit beaucoup mais que les produits sont exportés et consommés dans d’autres pays. Cela permet une croissance soutenable des inégalités en même temps qu’une croissance économique importante (voir la Chine). Toutefois, cette analyse ne s’applique qu’à un pays, étudié de façon isolée. Tous les pays du monde ne peuvent pas avoir un surplus commercial et exporter plus qu’ils n’importent! Le surplus commercial de l’un, c’est le déficit commercial de l’autre.

Quant à l’argument de lemoutongris selon lequel tout est une question d’offre et de demande, je dirais ceci: cette vision est incomplète. C’est une question de rapports de force. Même si quelqu’un a des compétences très en demande, s’il est sur le point de mourir de faim, il lui sera difficile de négocier de bonnes conditions de travail quand ceux avec qui il négocie peuvent tenir le coup plus longtemps que lui. Les PDG des grosses banques américaines ne méritent pas le dixième de leurs salaires, mais ils sont payés aussi cher pour une simple raison: c’est le conseil d’administration qui décide de son salaire, et qui siège sur le conseil d’administration? Leurs partenaires de golf, leurs chums, c’est-à-dire directement ou indirectement les autres PDG de grandes entreprises.

Alors en gros, les PDG des grosses entreprises votent pour céder des gros salaires aux PDG de grandes entreprises, ce qui gonflent encore plus leur richesse, ils peuvent ainsi étendre leur contrôle sur les entreprises en achetant encore plus d’actions et ainsi se payer des salaires encore plus massifs.

Toute est une question de rapports de force, l’offre et la demande ne sont que des facteurs qui peuvent influencer ce rapport de force, mais ils ne sont pas la somme des influences, loin de là.

Entre 1995 et 2009, l’inflation a été en Alberta d’environ 44%, ce qui veut dire que le quintile le plus pauvre a perdu environ 5% de pouvoir d’achat. Au Québec l’inflation a été d’environ 29%, ce qui veut dire que le quintile le plus pauvre a perdu 13%.

Dites, M Duhamel, que Mme Elgrably-Levy fasse une analyse biaisée… bon franchement on a l’habitude. Mais ça ne vous dérange pas de tomber dans le panneau?

Frère Untel

SVP expliquez donc aux profanes que nous sommes pourquoi les pauvres d’Alberta n’immigrent pas en masse au Québec!

Pbrasseur

« …la logique blindée de N. Elgrably… »

LA logique blindé de N. Elgrably ce résume a être devant une porte blindé. On recule de quelques pas… et l’on se rends compte qu’il n’y a pas de mur tout le tour de la porte blindé!!!

Dit autrement, c’est l’arbre qui cache la forêt….

Je me demande si tout est inclu dans le revenu des pauvres? C’est à dire que souvent notre gouvernement, surtout au québec, a des programmes qui aide les pauvres mais pas les riches.

Par exemple l’assurance médicament, la taxe santé etc. Aussi la couverture dentaire et optométriste couverte pour les plus pauvres etc.

En fait s’ils reçoivent plus de services gratuit que les riches et que ça influence leur niveau de vie, il faut en tenir compte.

Mme Elgrably dit: « En revanche, il est carrément démagogique de laisser croire que la situation des pauvres s’est détériorée. »

Les organismes qui accueillent et nourrissent les plus mal pris disent que l’achalandage a explosé ces dernières années. Sans doute qu’ils ont inventés cela de toutes pièces. Une belle bande de démagogues en effet.

Un peu plus loin, elle nous dit: « …l’écart entre les Albertains les plus pauvres et les Québécois du même groupe a augmenté de 206,7 %… à l’avantage des Albertains. Là, il y a matière à indignation! »

Reprenons ses chiffres. Si en 1995 le revenu total des 20% des albertains et des québécois les plus pauvres était de 100, l’écart était alors à zéro.

En 2004, le québécois pauvre s’est enrichi à 116.6, tandis que l’albertain pauvre s’est enrichi à 137.6. L’écart entre le québécois pauvre et l’albertain pauvre s’est donc accru de 18.5%

Dans sa façon de présenter les chiffres, Mme Elgrably en arrive à la conclusion que cet écart serait en fait de 206.7%.

Heureusement que elle, elle ne fait pas dans la démagogie.

Finalement, ce que conteste Mme Elgrably est cette déclaration de l’OCDE: « À cet effet, le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, a déclaré que «la croissance des inégalités est devenue un problème universel» »

Pour elle, cela ne constitue nullement un problème. Pour elle, il est parfaitement normal que l’écart riche-pauvre aille toujours en s’accroissant. Hier, 8:1; aujourd’hui, 10:1; demain (comme aux É-U), 15:1; après-demain: sky is the limit!

Elle conclu sa chronique avec: « La richesse se crée et les uns peuvent améliorer leur sort sans rien dérober aux autres »

… Et elle ajoute: « Toutefois, est-il moral que l’État pénalise la réussite pour permettre à certains de profiter chaque jour un peu plus du labeur, des efforts et des sacrifices des autres? Moi, je dis non. Et vous? »

On ne peut donc pas blâmer les riches pour la misère des pauvres. Et, surtout, il ne faut pas demander (fiscalement) aux riches de contribuer un peu plus pour aider les pauvres.

Elle a droit à son opinion, et on commence à assez bien la connaître, merci.

S’il est vrai que la proportion de diplômés universitaires qui reçoit des revenus de plus de 150000 dollars aux Etats-Unis est significative, il n’en demeure pas moins que plus d’un nanti sur deux n’a pas de diplôme universitaire et que cette proportion est stable pour le haut du panier soit plus de 500 000 dollars. Par conséquent les diplômes universitaires ne sont pas un sésame pour la richesse, excepté certains secteurs ciblés comme la haute finance et le commerce international au sommet, tout comme les segments apparentés comme le droit et la comptabilité.

Hors dans ce cas, pour pénétrer ce cercle restreint, le fait d’appartenir dès la naissance au gratin est un plus non négligeable dont ne bénéficiera pas une personne issue du prolétariat ou des classes moyennes à moins que cette personne ne devienne la (ou le) meilleure dans une discipline recherchée et prisée. Et même si c’est le cas, cette personne devra dans sa pratique professionnelle travailler plus pour conserver sa place dans l’élite.

Prenez Christine Lagarde par exemple, qui est issue des classes moyennes de la société française, c’est une bûcheuse invétérée, elle a travaillé plus que n’importe qui pour acquérir un niveau de connaissances exceptionnel ; et encore, c’est dans le service publique qu’elle s’est distinguée, dans un bureau d’avocats et pas spécifiquement dans le secteur privé.

Il y a bien toujours qu’on le veuille ou pas une inégalité structurelle par la naissance. Qui plus est, faire des études universitaires quand on est issu d’un milieu modeste et parfois dysfontionnel demande plus d’efforts. J’ai mis deux fois plus de temps à passer mon diplôme d’architecte que mes amis qui appartenaient à l’élite. Je ne pense pas que j’étais deux fois moins intelligent, d’autant que certains même n’hésitent pas à acheter leur diplôme « clef en main »…. Le pouvoir de l’argent en quelques sortes.

Selon madame Nathalie Elgrably-Lévy, il faut se méfier de l’usage qui est fait de l’étude de L’OCDE, voilà qui est très divertissant ! En somme certains documents ne doivent pas être mis entre toutes les mains…. Qu’on se le dise, il me semble qu’on dit la même chose de WikiLeaks 🙂

– Nota : Belle démonstration de Simon V. (#4)

@P Brasseur – S’il fallait que le prix du barril de pétrole dégringole de plus de la moitié – souvenons-nous que le barril transigeait en 1986 à 35 $ pour descendre à moins de 10 $ – s’il fallait que cela arrive, vous verriez des pauvres « Albertains » sortir de la province.

Et vous verriez l’explosion d’un bulle immobilière, les Albertains étant aujourd’hui deux fois plus enclins que la moyenne canadienne à ne pas rencontrer leurs paiements d’hypothèque.

http://www.cba.ca/contents/files/statistics/stat_mortgage_db050_en.pdf

Ils sont riches en Alberta mais ils ont moins les moyens que les autres canadiens de payer leur maison…

Je partage l’opinion de M. Drouginsky sur l’avantage de naitre dans une famille riche; c’est bien documenté. Mais l’autre avantage, et un gros avantage, c’est d’être né au bon moment.

J’ai travaillé avec des milliardaires qui auraient bien pu vivre ailleurs et payer moins d’impôt. Mais vivre dans une société stable cela a une valeur. Je n’ai jamais connu un investisseur sérieux qui choisit de placer dans un pays instable politiquement, même si on leur offre de ne payer aucun impôt. Tôt ou tard, l’agrandissement de l’écart entre les riches et les pauvres mène à la révolte.

@Pierre Brasseur

J’ai écris que le quintile le plus pauvre à perdu 5% en Alberta, 13% au Québec. Un petit peu d’attention SVP 🙂

Maintenant j’imagine que vous allez me demander pourquoi les Québecois n’immigrent pas en Alberta. Mais non je suis bête: vous avez certainement déjà posé la question à Mme Elgrably-Levy. N’hésitez pas à nous rapporter sa réponse!

Le rapport de l’OCDE a examiné trois facteurs qui pourraient expliqués la croissance de l’écart constatée:

1- La mondialisation.
Certaines études appuient ce facteur, d’autres non. l’OCDE conclu: « Toutefois, les éléments dont on dispose sur le rôle de la mondialisation dans le creusement des inégalités sont ambivalents »

2- Les améliorations technologiques
Oui, le FMI en 2007 affirmait que ce facteur était plus important que celui de la mondialisation. Toutefois, l’OCDE fait cette mise en garde: « Dans la pratique, toutefois, il est très difficile de faire la distinction entre les évolutions technologiques et les caractéristiques de la mondialisation qui valorisent aussi les qualifications. Les avancées technologiques, par exemple, induisent une fragmentation des activités économiques et une délocalisation de la production. ».

3- Les réformes de la réglementation et de l’action publique.
Ici, l’OCDE dit essentiellement « on n’en sait rien ». Toutefois, elle n’a pas exprimé cette opinion de façon aussi directe. Voici leur prose: « Ils peuvent façonner l’influence de la mondialisation et du changement technologique sur la distribution des revenus. Ils peuvent aussi influencer directement cette distribution, par exemple à travers la déréglementation des marchés et des produits, les modifications des transferts sociaux, les mécanismes de fixation des salaires ou le pouvoir de négociation des travailleurs. Cependant, relier ces facteurs aux inégalités globales de revenus et aux inégalités de revenus des ménages n’est pas chose aisée, car les réformes de la réglementation et de l’action publique peuvent avoir des effets contradictoires sur l’emploi et les inégalités salariales dans le monde du travail »

Donc, le rapport de l’OCDE est tout en nuance. À la lecture, on ne peut vraiment rien conclure de solide. Toutes les interprétations demeurent possibles.

Mme Elgrably ne s’embarrasse pas de ces nuances. Elle a déniché une phrase dans le rapport qui faisait son affaire, et elle nous assène sa vérité indiscutable:
« Selon une étude du Fonds monétaire international, l’essentiel des écarts observés est attribuable aux améliorations technologiques, car ces dernières avantagent les travailleurs les plus spécialisés. Les écarts de revenus reflètent donc les écarts de compétence… comme au hockey! »

Et que tous ceux qui ne sont pas de son opinion se le tiennent pour dit: Vous n’êtes tous qu’une bande de démagogues!

Je crois quand même savoir que le coût de la vie est plus élevé ds l’ouest du pays surtout le logement…cela change-t-il quelque chose aux chiffres?

@ Benton (# 7):

Bien défoulé contre la messagère?

Ça fait du bien n’est-ce-pas?

Bon…et maintenant si vous vous attaquiez au contenu pour changer?

@ Simon V.

Raisonnement typique de la gauche. Chaque fois qu’un présente un exemple, ça ne compte pas.

Sache que le phénomène observable en Alberta l’Est aussi en Ontario. Mais je présument que l’Ontario ne compte pas non plus…

Selon les donnés de l’OCDE, les USA est le 4e pays qui dépense le plus en éducation: 10 267$/étudiant.

Luxembourg: 15 440$ per student
Switzerland: 11 129$ per student
Norway: 1 0 448$ per student
United States: 10 267$ per student
Austria: 9 910$ per student
Denmark: 9 270$ per student
Iceland: 8 877$ per student
United Kingdom: 8 306$ per student
Italy: 8 204$ per student
Sweden: 8 123$ per student

Donc il ne s’agit pas simplement de dépenser plus pour avoir de meilleurs résultats.

David, j’aimerais savoir tes sources sur l’Ontario, surtout qu’en terme de PIB par habitant, le Québec tend à avoir une croissance légèrement supérieure à l’Ontario. En 2002, le PIB par habitant du Québec était de 82,2% de celui de l’Ontario, en 2010, il était de 87,2%. Selon les données sur la pauvreté et l’inégalité sur le site cirano (http://qe.cirano.qc.ca/theme/indicateurs_sociaux/pauvrete_et_inegalites), la proportion de personnes avec des revenus sous le seuil de la pauvreté était historiquement plus élevée au Québec qu’en Ontario, mais on les a rattrapé.

Alors si tu veux nous prouver que les pauvres Ontariens s’enrichissent plus malgré un accroissement des inégalités plus rapide qu’au Québec, tu as toute une job à faire car les indices démontrent plutôt le contraire.

En passant, si tu es achalé qu’à chaque fois que tu sors un exemple, quelqu’un de gauche te prouve que ton exemple est atypique et ne prouve pas ce que tu crois qu’il prouve… Cesse d’utiliser des exemples atypiques! Si tu es incapable de trouver des exemples qui démontrent tes théories dès qu’on essaie une analyse le moindrement poussée, c’est peut-être que tes théories sont fausses.

@ Simon V.

Statistique Canada:

http://www.antagoniste.net/2010/05/31/arguing-with-idiots-liris/

De 1976 à 2007, le revenu des pauvres est resté inchangé à 12 700$. Du côté des riches, la situation n’est guère mieux: le revenu est passé de 97 000$ à 103 200$. L’écart entre les riches et les pauvres est donc resté relativement stable, il était de 85 200$ en 1976 et de 90 500$ en 2007.

Pour l’Ontario, en 1976, les pauvres avaient un revenu moyen de 12 700$ (comme au Québec), en 2007 ce montant est passé à 14 800$. Chez les riches, les gains ont aussi été importants, les revenus sont passés de 106 100$ à 137 900$. L’écart entre les riches et les pauvres était de 93 400$ en 1976 et de 123 100$ en 2007.

Mais bon, comme l’Ontario démontre le contraire de ce que la gauche pense, l’Ontario n’est sûrement pas un bon exemple.

Bien sûr qu’en Alberta les pauvres sont moins pauvres que les pauvres du Québec et ça n’a rien à voir avec les inégalités. En Alberta, il y a du PÉTROLE.

Lorsqu’il n’y a pas de pétrole qui apporte de l’argent extérieur pour tout le monde, l’argent des plus riches est de l’argent en moins pour les plus pauvres.

Que se passerait-il si nous réduisions les inégalités? Une plus grande égalité ferait plus de différence dans le bas de l’échelle sociale, mais aurait aussi quelques avantages, même au sommet!

http://socioeconomie.wordpress.com/2011/12/04/de-plus-en-plus-riches/

Christian Nadeau (# 20):

« En Alberta, il y a du PÉTROLE. » (sic)

…et au Québec, il y a de l’HYDRO-ÉLECTRICITÉ!!!

Mais, le pétrole albertain est géré et administré par le PRIVÉ alors qu’au Québec, l’hydro-électricité est ÉTATISÉ, d’où la pauvreté du Québec!

Voilà!!!

David, il faut être un peu malhonnête pour indiquer ainsi le revenu total du quintile inférieur comme preuve que le « libre marché » marche bien. En suivant la source de ton article, on remarque que Statistiques Canada fournit également les revenus du marché, c’est-à-dire les revenus issus de l’emploi et des placements.

On remarque avec cette donnée que le quintile inférieur est surtout composé de chômeurs, d’étudiants et de retraités, ce qui n’est pas surprenant étant donné que le taux d’activité est environ de 66-68%. Ça veut dire que si le revenu total des ménages du quintile inférieur est plus élevé en Ontario qu’au Québec, c’est surtout grâce aux revenus provenance d’autres sources que l’emploi, soit probablement de l’assurance-chômage ou du bien-être social, ainsi que tous les transferts gouvernementaux aux particuliers.

En chiffre, de 1976 à 2009, les revenus du marché pour les ménages québécois du quintile inférieur sont passés de 3 800 dollars à 2 100 dollars, contre 5 100 à 3 400 dollars en Ontario. Donc si ce n’était pas que l’Ontario compensait le marché par des transferts plus élevés, il n’y aurait aucune différence.

Il faut noter également un autre facteur: la taille des ménages. La taille moyenne d’un ménage au Québec est de 2,3 personnes, contre 2,6 personnes en Ontario*. Toute autre chose étant égale, puisque le ménage moyen ontarien contient plus de personnes que que le ménage moyen québécois, il est normal que le revenu total soit plus élevé.
*http://www40.statcan.ca/l02/cst01/famil53b-fra.htm

D’ailleurs, Statistiques Canada comprend ça et publie les données des revenus par individu ajustés selon la taille du ménage pour tenir compte des économies d’échelle. Ces données dressent un portrait vraiment différent du site vers lequel tu as fait un lien. En 1976, l’individu moyen du quintile inférieur avait un revenu de 12 300 dollars contre 13 200 en Ontario. En 2009, c’est 15 500 au Québec et 15 600 en Ontario. Ainsi, si les deux ont vu leurs revenus progresser, la progression au Québec était bien plus rapide.*
*http://www5.statcan.gc.ca/cansim/pick-choisir?lang=fra&id=2020707&pattern=2020707&searchTypeByValue=1

Entre temps, on peut noter entre autres que le Québec a comblé son retard avec l’Ontario au niveau de la proportion de personnes vivant dans des ménages sous le seuil du faible revenu (notamment grâce à un effet plus fort du système fiscal)*. Également, une moins grande proportion de ménages québécois dépensent plus de la moitié de leurs revenus à payer soit leur loyer, soit les « dépenses principales » de leur propriété.**
*http://www5.statcan.gc.ca/cansim/pick-choisir?lang=fra&id=2020802&pattern=2020802&searchTypeByValue=1
**http://www40.statcan.ca/l02/cst01/famil65b-fra.htm

Encore une fois, si tu es écoeuré de voir tes exemples déchirés en lambeaux à chaque fois, il faut faire plus attention de prendre des exemples représentatifs de la réalité. Ou tu peux choisir de geindre sur le fait qu’on rejette tes chiffres, ignorant le fait qu’on t’explique à chaque fois POURQUOI on les rejette et que tu es incapable de défendre leur utilisation, et prétendre que c’est parce qu’on refuse de voir la « vérité ».

@David

Il faut un certain culot de référer Statistique Canada via un site d’épuration et de réinterprétation!

Il y a des limites a recycler les données de Statistique Canada… pour leur donner une autre vie!

Pour le reste, vous venez de m’apprendre que je suis à quelques milliers de dollars de la richesse!!!

François 1, j’ai rarement vu un argument aussi complètement et évidemment faux.

Tout d’abord, l’électricité ne vaut pas tant que ça. On paie 7,5 cents le kWh, on produit environ 220 TWh par année, ce qui revient à 16,5 milliards. Ceci est une surévaluation de la valeur de la production québécoise car j’utilise les prix pour le consommateur en bout de ligne.

En Alberta, ils produisent environ 1,5 millions de barils par jour, à environ 100 dollars le baril, ça fait 150 millions de dollars par jour, donc presque 55 milliards par année. C’est le triple de la valeur de l’hydro-électricité pour une population deux fois moindre. Ensuite, il faut comprendre que l’Alberta, si elle consomme le pétrole au pro rata de la population, consomme environ 0,22 million de baril par jour, contre une production de 1,5 million. Ça veut dire que la consommation albertaine ne représente que 15% de la production albertaine. Au Québec, nous produisons presque 220 TWh, mais nous en consommons environ 193 TWh, donc 87,8% de l’électricité que l’on génère.

Conséquemment, la réalité est que l’Alberta peut exporter presque tout son pétrole, ce qui est une injection d’argent étranger qui gonfle son économie. Alors que le Québec vend la majeure partie de son électricité à des Québécois, ce qui n’a pas le même effet économique et ne peut pas l’avoir. La comparaison est donc absurde.

Si le Québec voulait exporter plus de son électricité, il faudrait diminuer la consommation, ce qui est possible… mais cela se ferait en important du gaz naturel ou d’autres sources d’énergie pour remplacer les usages de l’électricité. C’est comme changer 4 trente sous pour une piasse. En vendant l’électricité à l’étranger, on injecterait de l’argent dans notre économie, mais en important plus de carburants fossiles, on enlèverait de l’argent de notre économie. Résultat nul.

Finalement, je mentionnerai que la Norvège aussi a du pétrole et que celui-ci est complètement « étatisé » et la Norvège baigne dans l’argent comme l’Alberta. La Norvège est pratiquement le pays le plus riche au monde, sauf quelques cité-États comme Singapore ou le Luxembourg et quelques sultanats plein de pétrole comme le Qatar. Ce qui prouve que le mode de propriété du pétrole compte bien peu, l’important est la présence du pétrole.

@ Simon V.

Personne ne parle de marché ici. C’est toi qui invente ça pour te trouver un angle pour t’obstiner.

On parle que le revenus des plus pauvres peu augmenté dans une province ou les inégalité ont plus augmenté qu’au Québec i.e. que l’augmentation du revenu des plus pauvre n’est pas lieu aux inégalités. C’est tout.

Et ça reste vrai même avec le revenus par individu ajustés selon la taille du ménage.

Bref, j’attends encore le jour ou tu sera capable de « déchirés en lambeaux mes exemples »… Car ce que je vois c’est que tu as décidé de changer le sujet du débat pour te trouver une porte de sortie.

@ Simon V.

Il y a de l’énergie fossile au Québec mais nous sommes trop bête, comparativement aux albertains, pour l’exploiter.

Donc encore une fois ton argument ne tient pas la route.

Débat stérile qui tourne en rond sur les inégalité.

Ce dont on a besoin au Québec, un besoin urgent, c’est de la croissance. Et de la vraie croissance, pas des feux de paille créés avec l’endettement effréné du secteur public et des ménages.

Après ça, si on obtient de la croissance (et on en est TRÈS loin) alors vous pourrez vous préoccuper d’inégalité.

David, j’applaudis ta… solidarité… avec François 1 quant à ta tentative de défense de ce qu’il a dit, mais le fait est que tu ne sembles pas l’avoir lu, et que tu as conséquemment manqué la cible complètement.

Il n’a pas parlé des énergies fossiles du Québec, mais il a plutôt comparé directement le pétrole albertain à l’hydroélectricité québécoise en présumant que les deux pouvaient générer autant de richesse et que c’est simplement car l’hydroélectricité est « étatisée » que nous ne sommes pas aussi riche que les Albertains. Mentionner que le Québec a des énergies fossiles non exploitées n’a aucun rapport avec l’argument de François 1. Meilleure chance la prochaine fois.

Quant aux énergies fossiles du Québec, s’il y en avait vraiment en quantité, elles seraient déjà exploitées. Mais voilà, il ne suffit pas d’en avoir, il faut qu’il y en ait assez et qu’elles soient suffisamment faciles d’exploitation pour justifier leur exploitation aux cours actuels de ces ressources. Le pétrole au Québec, on suppose qu’il y en a dans le golfe du Saint-Laurent, mais il n’a pas encore été trouvé et son exploitation serait difficile. Le gaz naturel est surtout compris dans des formations géologiques, le « gaz de schiste » dont l’exploitation est coûteuse et problématique. À ma connaissance, le Québec n’a pas vraiment de gisements de charbon. On a un projet de mine d’uranium par contre, mais encore là, on n’accote pas les producteurs mondiaux d’uranium.

Alors, quelle énergie fossile possédons-nous au Québec en quantité et dans des gisements relativement faciles d’exploitation?

Quant à ton argument sur la distribution de la richesse et l’effet des inégalités sur les revenus des pauvres, je crois que tu ne sais plus quel est le débat à la source de tout ça. Jamais personne n’a affirmé qu’une croissance des inégalités voulait dire que les revenus des plus pauvres devaient nécessairement diminuer. Ce que l’on conteste, c’est l’idée que non seulement la croissance des inégalités est neutre quant à la croissance des revenus pour les plus pauvres, mais qu’elle peut même avoir un effet positif sur celle-ci. C’est l’argument que la droite utilise pour affirmer que les tentatives pour obtenir une meilleure distribution des richesses sont contre-productives: que si on s’attaque aux inégalités, en fin de compte les pauvres seront plus pauvres.

Or, ce n’est pas ce qui est observé empiriquement. Le Québec fait plus d’efforts pour égaliser les revenus et les pauvres s’enrichissent plus ici qu’en Ontario où les inégalités sont plus importantes et croissent plus vite.

@David

La question est « Comment peut-on déchirer en lambeaux ce qui est déjà en lambeaux dès le départ ? »

Comment peut-on argumenter sur les inégalités alors que vous occultez tout ce qui n’entre pas dans votre ligne de pensée ? (Dogmatisme, quand tu nous tiens!)

@ Simon V (# 24):

Votre ignorance des choses économiques est presque délirante.

La Norvège n’a PAS nationalisé tout son pétrole. Que 51%. Le reste est demeuré au PRIVÉ.

Pour ce qui est d’Hydro-Québec, cette société est une vraie farce et un nid de patronnage.

Bien sûr, on vend notre électricité moins cher aux Québécois mais ça décourage les investissements, ça encourage le gaspillage et la performance d’Hydro-Québec est catastrophique orsque comparée à des comparables.

De plus, bien qu’elle « nous appartienne », NOTRE Solliciteur Général n’a pas le droit d’y enquêter. je vous laisse imaginer les squelettes dans les placards.

Pour ce qui est de comparer la Norvège au Québec, allez voir ce petit bijou dont je vous copie ici un extrait:

« Donc si nos nationalo-socialistes veulent absolument copier le modèle norvégien, je n’ai aucun problème avec ça, du moment qu’on copie intégralement le modèle norvégien et pas seulement les éléments qui plaisent aux nationalo-socialistes. Concrètement, ça signifie une privatisation de 49% des actifs d’Hydro-Québec ! De plus, comme en Norvège, on va vendre le pétrole, le gaz et surtout l’électricité au prix du marché: fini le bloc patrimonial. À titre indicatif, le tarif résidentiel au Québec est de 6,88¢/kWh contre 8,17¢/kWh en Norvège. »

http://www.antagoniste.net/2011/03/04/le-modele-norvegien-nationaliser-pour-mieux-privatiser/

Elle a acheté des actions des compagnies pétrolières.

«la moitié des Américains qui font partie des 1 % les plus riches ont un diplôme universitaire de deuxième cycle, contre 16 % pour le reste de la population. À l’opposé, 90 % des gens qui gagnent moins de 40 000 dollars par année n’ont pas de diplôme universitaire»

Avez-vous idée du nombre de monde qui ont un diplome universitaire et gagnent moins de 40k?
C’est juste 10% vous direz, mais 10% de combien?
De 100 millions? Ca fait 10 millions. Dix millions d’universitaires qui gagnent moins de 40k

Par opposition aux 1% de riches qui sont des universitaires? Ca fait moins de 3 millions de personnes.

« La Norvège n’a PAS nationalisé tout son pétrole. Que 51%. Le reste est demeuré au PRIVÉ. »

Ici: http://www.statoil.com/en/InvestorCentre/Share/Shareholders/Pages/default.aspx

On apprend que la Norvège détient 67% des parts de Statoil. Un autre 9.5% appartient à des fonds et particuliers norvégiens.

Il serait intéressant de comparer les revenus que la Norvège retire de son pétrole avec ceux du Canada (incluant l’Alberta). Ainsi, on pourrait déterminer si la privatisation à 100% est vraiment le meilleur modèle.

François 1, je vois que tu évites d’en rajouter sur ta comparaison ridicule entre le pétrole albertain et l’hydroélectricité québécoise. Je vais prendre ça comme une admission que tu avais tort sur toute la ligne.

Quant au pétrole en Norvège, ton argumentaire est assez hilarant en fait. Dans une compagnie à actions, si un actionnaire possède 50% plus 1 des parts, ça veut dire qu’il contrôle la compagnie. Les autres actionnaires n’ont aucune influence sur celle-ci, ils ne font qu’en tirer les dividendes sur les actions. Il est donc marrant de croire que STAToil est une compagnie privée comme une autre, c’est une compagnie appartenant au gouvernement norvégien.

Pourquoi alors permettre la propriété privée des actions de la compagnie? Je crois que c’était une manière de lever des capitaux privés en échange d’une part des profits de la compagnie, et possiblement une manière de mieux permettre à la compagnie d’agir à l’extérieur de la Norvège à cause des accords commerciaux.

Si on faisait la même chose avec Hydro-Québec, tu sais ce qui changerait? Rien du tout. Le gouvernement serait toujours en position de contrôler Hydro-Québec dans les moindres détails, simplement qu’une partie des profits irait aux investisseurs privés ayant acheté des actions. En d’autres mots, Hydro-Québec est comme une compagnie dont 100% des actions appartiendraient au gouvernement du Québec. Vaut-il mieux lever des capitaux sur le marché en cédant une partie des profits d’Hydro à ces investisseurs? C’est un débat qui peut se faire, mais ça n’effleure en rien la gestion d’Hydro-Québec.

Quant aux comparaisons des prix du Québec avec la Norvège, ça s’explique surtout par une différence des coûts de production de l’électricité entre le Québec et la Norvège. On pourrait augmenter les tarifs au Québec, Hydro étant en position de monopole, mais comme je l’ai dit, cela serait surtout une taxe sur la consommation car la grande majorité de l’électricité produite est consommée par des Québécois. On pourrait diminuer la consommation d’électricité au Québec, mais cela se ferait surtout en remplaçant l’électricité par d’autres sources d’énergie, pas en diminuant la consommation énergétique. Le résultat est qu’il faudrait importer beaucoup plus d’énergie fossile, ce qui compenserait pratiquement tout les profits additionnels de l’exportation d’électricité accrue et ce qui nous rendrait plus vulnérable aux aléas des marchés internationaux de l’énergie.

Alors que tous les pays du monde tentent de diminuer leur dépendance face aux énergies fossiles, vous voudriez augmenter la nôtre?

En plus, vous affirmez qu’au Québec, on gaspille l’énergie à cause des prix trop bas… mais est-ce vraiment le cas? Oui, on consomme plus d’électricité, mais si on considère toutes les formes d’énergie?

Selon Wikipedia, la consommation moyenne d’énergie est de 8,17 tep (tonne équivalente de pétrole) par habitant.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ressources_et_consommation_%C3%A9nerg%C3%A9tiques_mondiales

Selon le site du MRNF, nous consommons au total environ 39 millions de tep et nous sommes environ 8 millions, ça revient à un peu moins de 5 tep par habitant. Donc nous sommes beaucoup plus économe en énergie que le Canadien moyen. J’aimerais un portrait par province, mais je ne trouve pas les données.
http://www.mrnf.gouv.qc.ca/energie/statistiques/statistiques-consommation-forme.jsp

Bon, un autre mythe qui prend le bord.

Re: http://eiti.org/files/2011-11-28_Extracting_Data.pdf

Ce rapport indique que la Norvège a retiré $71G en 2008, et $42G en 2009, en revenu pétroliers (oil & gas). Malheureusement le Canada ne fait pas parti de l’EITI. Il faudra donc chercher ailleurs pour déterminer ses revenus pétroliers.

Pour 2008, ainsi qu’en 2009, la Norvège aurait produit 2.6 Mbpj (http://www.indexmundi.com/fr/norvege/production_petroliere.html).

Pour ce qui est du Canada, je ne trouve vraiment rien de bien solide. Si qqun a des chiffres à proposer, ils seront bienvenus.

J’ai vu quelques textes qui disent que les redevances pétrolières de l’Alberta seraient autour d’une douzaine de milliards. Mais cela ne constitue pas la totalité des revenus que retire Ottawa et Calgary.

Pour la production, elle se situerait autour de 3.5 Mbpj.

Il faudrait sans doute aussi tenir compte des subventions que les gouvernements fédéral et provincial accordent à l’industrie.

C’est donc loin d’être évident de faire un bilan complet de cette industrie.

@ Simon V.

Moi je te parle de l’énergie fossile que le Québec, contrairement à l’Alberta refuse d’exploiter. Ne change pas le sujet.

@ Benton

Le dogmatisme vient plutôt des gens qui considèrent que les chiffres sur les inégalités sont utile alors que c’est une stats sans la moindre importance et sans la moindre signification.

Sauf pour les gens jaloux.

David, j’ai répondu à ton propos sur les énergies fossiles que selon toi le Québec refuse d’exploiter. J’ai fait l’inventaire des principales ressources (pétrole, gaz naturel, charbon, uranium) et dans aucun cas à ma connaissance le Québec n’a de gisements de taille importante facilement accessibles et exploitables. Je t’ai invité à m’indiquer quelle énergie fossile à ton avis nous pourrions exploiter tout de suite si on voulait et qui ramènerait des bénéfices significatifs comparés à ceux de l’Alberta.

Qu’est-ce que ça change que ça soit coter en bourse ou non? Cela n’a aucune importance pour nous, l’achat et la vente d’actions sur les bourses, à New York ou ailleurs, n’a aucun impact sur le fonctionnement. Il faudrait que tu expliques pourquoi tu crois que ce serait une bonne chose que de voir l’action d’Hydro-Québec cotée en bourse.

Quant à la dette. Honnêtement, la dette n’est pas l’outil ultime de comparaison. La réalité est aussi que l’énergie fossile est exploitée depuis plus d’un siècle en Alberta, qui exporte aussi beaucoup de blé, alors que les réserves pétrolières de la Norvège n’ont été découvertes que dans les années 60s et leur exploitation a commencé significativement qu’au milieu des années 70. De plus, on doit ajouter la dette fédérale à la dette de l’Alberta, car l’Alberta bénéficie des déficits fédéraux pour stimuler l’économie en crise. Ça donne une dette entre 35 et 40% du PIB.

Toi et les commentateurs de droite n’hésitez jamais à additionner la dette fédérale à la dette provinciale quand vous voulez parler du niveau d’endettement du Québec, pourquoi vous ne faites pas de même avec l’Alberta?

@ Simon V. (# 33):

« si un actionnaire possède 50% plus 1 des parts, ça veut dire qu’il contrôle la compagnie. » (sic)

FAUX! Vous oubliez les actions à votes multiples (voire Québécor entre autres).

« Si on faisait la même chose avec Hydro-Québec, tu sais ce qui changerait? Rien du tout. » (sic)

FAUX! Hydro-Québec deviendrait une société PUBLIQUE et devrait, entre autres, rendre ses résultats publics et répondre annuellement aux questions des actionnaires, aussi petits soient-ils. La haute direction aurait à comparaître devant eux et devant les caméras. Ça forcerait Hydro-Québec à être plus efficace et plus transparente. Fini la piliticaillerie et l’opacité et même les prix dangereusement bas.

« On pourrait diminuer la consommation d’électricité au Québec, mais cela se ferait surtout en remplaçant l’électricité par d’autres sources d’énergie, pas en diminuant la consommation énergétique. Le résultat est qu’il faudrait importer beaucoup plus d’énergie fossile, ce qui compenserait pratiquement tout les profits additionnels de l’exportation d’électricité accrue et ce qui nous rendrait plus vulnérable aux aléas des marchés internationaux de l’énergie. » (sic)

FAUX! Le gaspillage d’électricité au Québec est épouvantable et la politique du bloc patrimonial (responsable de ce fléau) profite SURTOUT AUX RICHES qui possèdent d’immenses demeures et des piscines chauffées à l’électricité, etc. alors que les pauvres demeurent dans des petits 3 1/2 pièces (ironique non de voir la go-goche vouloir à tout prix protéger les riches?).

Plutôt que de vous fier à Wikipedia comme source d’information (?!&*), allez lire « Le mythe du Québec vert » et ça vous mettra les yeux en face des trous.

@David:
« Tu veux qu’on compare la dette de l’Alberta et de la Norvège ?. »

Euh, pas vraiment. Je crois que François 1 et Simon V. ont déjà fait le tour de cette question

Non, ce qui m’a interpellé, c’est l’affirmation que tu fais sur Antagoniste.net (lien fourni par François 1 au #29). Soit:

« N’en reste pas moins que le modèle albertain, entièrement privatisé, reste de loin supérieur au modèle norvégien: »

Les indicateurs que tu utilises, quoique qu’ils puissent être vrais, ne soutiennent en rien la conclusion que tu en tires.

Je prétend que de comparer les revenus (en $ par baril) que tire la Norvège du pétrole avec ceux que le Canada engrange, serait un bien meilleur indicateur pour déterminer quel modèle est le plus performant.

Je t’avoue que je n’arrive pas à déterminer avec une certitude acceptable les revenus et la production pétrolière du Canada. Je ne peux donc pas compléter cette comparaison.

Peut-être que d’autres intervenants sur ce blogue pourront prendre la relève.

P.S: Je présume que tu es le même David qui publie ses analyses sur Antagoniste.net. Corrige-moi, si je me trompe.

« FAUX! Vous oubliez les actions à votes multiples (voire Québécor entre autres). »

Ça, c’est un détail insignifiant (et illégal dans certains pays). Un autre détail insignifiant est qu’il existe des actions sans droit de vote. J’ai ignoré ces détails pour une question de clarté, car le fond de mon commentaire est véridique`un actionnaire détenant 50% plus 1 des votes totaux liés aux actions contrôlent effectivement la compagnie.

« FAUX! Hydro-Québec deviendrait une société PUBLIQUE et devrait, entre autres, rendre ses résultats publics et répondre annuellement aux questions des actionnaires, aussi petits soient-ils. La haute direction aurait à comparaître devant eux et devant les caméras. Ça forcerait Hydro-Québec à être plus efficace et plus transparente. Fini la piliticaillerie et l’opacité et même les prix dangereusement bas. »

Les sociétés publiques sont passées maîtres dans l’art de cacher les informations importantes dans des rapports présentés aux actionnaires. Je ne suis pas complètement au fait des lois sur les sociétés publiques au Canada, mais je ne suis pas sûr que les entreprises soient forcées de tenir des assemblées publiques de leurs actionnaires.

En passant, Hydro-Québec est déjà une société à actions, toutes détenues par le gouvernement du Québec et ce, depuis 1981. Les rapports annuels sont mis sur le site internet, accessible à tous.

Une plus grande ouverture chez Hydro-Québec peut être faite sans aucune privatisation. Cet argument ne tient donc pas la route. Tout parti en mesure de faire la privatisation d’Hydro serait en mesure d’adopter des règles plus strictes de transparence.

« FAUX! Le gaspillage d’électricité au Québec est épouvantable et la politique du bloc patrimonial (responsable de ce fléau) profite SURTOUT AUX RICHES qui possèdent d’immenses demeures et des piscines chauffées à l’électricité, etc. alors que les pauvres demeurent dans des petits 3 1/2 pièces (ironique non de voir la go-goche vouloir à tout prix protéger les riches?). »

L’idée que le bloc patrimonial bénéficie surtout aux riches est ridicule. Le tarif plus bas ne s’applique que sur les premiers 30 kWh d’une journée, or une maison québécoise moyenne consomme environ 75 kWh par jour. Les plus riches avec des grosses maisons paient donc la majorité de leur électricité au prix plus élevé. Les plus pauvres avec des petites maisons ou des petits appartements paient une plus grande part de leur électricité du tarif le plus bas.

« Plutôt que de vous fier à Wikipedia comme source d’information (?!&*), allez lire “Le mythe du Québec vert” et ça vous mettra les yeux en face des trous. »

Je vais directement aux sources, et Wikipedia requiert que les sources soient publiées. Je n’ai pas besoin de me fier à des livres d’opinion.

@ Simon V.

Le gaz de shale n’est pas accessibles et/ou exploitables ?

LOL !

Ça change quoi qu’une entreprise soit côté en bourse… Une toute petite chose: imputabilité et transparence (pas comme HQ qui est un état dans l’état).

La dette n’est pas importante en Alberta? Drôle, elle a été éliminé quand l>’exploitation des sables bitumineux est devenu commercialement possible.

Mais si tu n’aime pas la dette, on peut comparé le revenu disponible par habitant (en PPA). Tu vas tomber en bas de ta chaise !

@ GastonDeGatineau

Je m’en fou pas mal des revenus tirés par le gouvernement via le pétrole.

Même que je te dirais que moins l’État a de revenu pétrolier, plus l’économie se portera mieux.

Et la réalité c’est que les Albertains sont plus riches que les norvégiens, beaucoup plus riches.

Et oui c’est moi.

Ah, comme ça il suffit qu’une compagnie soit cotée en bourse pour en assurer l’imputabilité et la transparence? Dites ça aux investisseurs d’Enron ou de Bre-x.

Le fait est que beaucoup d’organismes publics sont plus transparents que les compagnies privées, qui ne sont notamment pas soumises aux demandes d’information. Donc la cotation en bourse n’est pas du tout essentiel. Toute personne en position pour privatiser complètement ou partiellement Hydro-Québec serait également en position d’adopter des réformes axées sur la transparence tout en gardant Hydro-Québec public. Ton argument ressemble à de la pensée magique, le Marché est Magique et donc il suffit de mettre n’importe quoi en contact avec Lui et hop! Tout devient pour le mieux dans le meilleur des mondes.

C’est facile pour les Albertains d’être riches quand ils nagent dans l’argent du pétrole. Les Norvégiens ont également un PIB par capital d’environ 55 000 $ (PPA), et ce même si économiquement à part le pétrole, la Norvège n’a pas tous les avantages de l’Alberta (beaucoup de sols arables, beaucoup de ressources minières, proximité des marchés, etc…). L’Alberta est aussi en train de construire beaucoup de logements et d’infrastructure pour accommoder leur boom pétrolier, alors que le boom est fini pour la Norvège dont la population est stable et la production pétrolière est en déclin parce que les gisements de pétrole se vident.

Je ne vois pas pourquoi vous (toi, François et autre) continuez de nous rabattre les oreilles avec l’Alberta. L’Alberta n’est PAS un modèle copiable, il repose uniquement sur la présence de vastes quantités de pétrole dans le sous-sol. C’est tout.

C’est comme si un islamiste essayait de vendre le « modèle » de la monarchie absolue musulmane en nous disant que le Qatar est le pays le plus riche au monde et qu’il est dirigé par un émir détenant le pouvoir absolu.

@David – qui écrit « Et la réalité c’est que les Albertains sont plus riches que les norvégiens, beaucoup plus riches. »

Mais alors comment se fait-il que les Albertains sont deux fois plus enclons à ne pas rencontrer leurs paiements hypothécaires que la moyenne canadienne ? Depuis quand l’incapacité de rencontrer ses obligations financières est-il un signe de richesse ?

Je remets les stats de l’association des banquiers canadiens concernant la délinquance des paiements hypothécaires :

1. http://www.cba.ca/contents/files/statistics/stat_mortgage_db050_en.pdf

@ Simon V.

Bien sûr, HQ est beaucoup plus transparent que Statoil et ce même si le vérificateur général n’a pas accès à leur livre.

Merci pour avoir fait cette précision.
Je remarque que pour l’Alberta tu as encore recours a une méthode d’argument classique des gauchistes. Quand on montre un exemple qui ne font pas leur affaire alors ils décident de l’ignorer.

@ loraine King

Pourquoi, selon toi, le prix des maison augmente en Alberta ?

Et si je me fit à ton raisonnement, les provinces de l’Atlantique sont plus riches que l’Alberta. Assez ridicule tu en conviendra. Comme si la Nouvelle-Écosse devait payer de la péréquation à l’Alberta…

Franchement, faudrait être un peu plus sérieux.

@David – selon mon expérience, concrète d’ailleurs, du marché immobilier albertain, les prix des maisons augmentent par spéculation et par une forte demande. Ton explication est fondée sur une fausseté : le prix des maisons en Alberta n’augmente pas, au contraire…

http://calgaryrealestate.ca/news/2011/09/housing-market-alberta-calgary/

Le prix des maisons, à Calgary par exemple, est plus bas que la moyenne canadienne :

RBC calculated the RBC Housing Affordability Measure; the higher the measure, the more difficult it is to afford a house. Calgary’s measures were 37.1 per cent for a detached bungalow, 38.5 per cent for a standard two-storey, and 23.0 per cent for a standard condominium in the second quarter — all three numbers much lower than Canada’s average.

Les mesures de la ‘richesse’, les stats etc., ne sont peut-être pas les seules mesures de l’égalité et des inégalités. Et vous me fournissez aucune explication sérieuse sauf vos injures habituelles qui ne sont pas sérieuses du tout. Pourquoi, avec des salaires beaucoup plus élevés que la moyenne canadienne, avec des taux d’imposition provinciaux relativement bas, pourquoi donc ces Albertains sont deux fois plus enclins que la moyenne canadienne à ne pas rencontrer leurs paiements hypothécaires ?

Ce n’est pas un raisonnement que je soumets, c’est un questionnement.

Oups – j’aurais du écrire que le prix d’une maison à Calgary est plus abordable que la moyenne ailleurs au Canada.

David, l’augmentation fulgurante du prix moyen d’une maison depuis 2002 n’est pas unique à Calgary. Le Centre for Urban Economics (UBC) dresse un tableau historique (depuis 1975) du prix moyen des maisons dans les grandes villes canadiennes.

Le prix des maisons 2002 vs dernier trimestre 2010 en milliers de dollars: (2002, 2010, % augmentation) :

Vancouver 386 772.6 50%
Calgary 216.22 417.05 52%
Toronnto 260.15 437.17 60%
Montreal 165.9 286.5 58%

Le prix des maisons a augmenté encore plus à Toronto et Montréal qu’à Calgary. En fait, le prix nominal d’une maison moyenne à Toronto et Vancouver est plus élevé que ce prix à Calgary – et les salaires en Alberta sont les plus élevés au Canada, les taxes provinciales et de ventes les moins élevées.

Ce que je vous présente et que vous ne pouvez expliquer c’est que malgré le fait que les maisons soient plus abordables pour les Albertains que pour la moyenne des Canadiens des autres grandes villes, les Albertains demeurent deux fois plus enclins à ne pas rencontrer leurs obligations hypothécaires que la moyenne canadienne. Je ne peux que conclure que vous ne pouvez me fournir une explication qui vaille.

http://cuer.sauder.ubc.ca/cma/index.html

««onglet Housing prices nominal -Excel

@ Simon V. (# 44):

Contrairement à Hydro-Québec, dont toutes les actions sont détenues par notre gouvernement (merci pour la transparence!) et qui vend son électricité moins cher aux Québécois faisant ainsi profiter les riches de ses largesses tout en s’assurant que notre Vérificateur Général ne puisse y enquêter, l’Alberta, ELLE, ne vend pas son pétrole moins cher à ses concitoyens qu’aux autres.

Or,l’Alberta est plus, beaucoup PLUS, riche que le Québec, BS de la péréquation Canadienne.

Z’avez une petite idée du pourquoi Simon?

@ Loraine King

J’ai dit que c’était unique ?

Non, simplement que c’était parmi les plus grosse augmentation au Canada !

Et pour ta comparaison Montréal Calgary on parle d’un indice de 140 vs 180. C’est pas avec des commentaires si peu crédible de ta part que tu aides ta cause.

Quelle cause ?!?

Comme toujours que des insultes de votre part quand vous êtes incapable d’expliquer quelque chose. Le fait demeure : les Albertains sont deux fois plus enclins à ne pas renconter leurs paiements hypothécaires que la moyenne canadienne malgré le fait que le prix des maisons est beaucoup plus abordable en Alberta qu’ailleurs au Canada. Je chercherai une explication d’une personne crédible et moins antagoniste que vous. Puisqu’ils sont plus riches que les autres Canadiens et que le prix nominal est moindre qu’à Toronto et beaucoupp inférieur au prix d’une maison à Vancouver, une explication serait peut-être que les Albertains sont moins honnêtes ! Il faudrait aller chercher des stats sur la fraude, que sais-je, mais il y a certainement une explication à ce phénomène.

@ Loraine King

Calgary à des maisons abordables…

Allons, un peu de sérieux…

Indice du prix des maisons (indice Teranet):

Winnipeg: 178.69
Vancouver: 170.71
Edmonton: 164.74
Québec: 165.48
Calgary: 158.73
Victoria: 144.04
Montréal: 143.99
Ottawa-Gatineau: 138.53
Toronto: 137.74
Halifax: 131.90
Hamilton: 130.66

http://www.housepriceindex.ca/Default.aspx

Désolé mais il existe beaucoup de ville avec des maison pas mal moins cher que Calgary.

Si tu veux que je te prennes au sérieux, essayes d’avoir des commentaire mieux documenté.