Révolution dans vos souliers

ERGORESEARCH

Domaine d’activité : conception, fabrication et distribution d’orthèses sur mesure

Nombre d’employés en 2010 : 53 (+ 17 à temps partiel)

Siège social : Laval

Chiffre d’affaires en 2010 : 6,6 millions

Leaders de la croissance 2011 - Ergoresearch
Photo : J. Lafrenière

ERGORESEARCH

Domaine d’activité : conception, fabrication et distribution d’orthèses sur mesure

Nombre d’employés en 2010 : 53 (+ 17 à temps partiel)

Siège social : Laval

Chiffre d’affaires en 2010 : 6,6 millions

Croissance 2005-2010 : 654 %

 

Lorsque Sylvain Boucher a pris les commandes d’Ergoresearch, en 2005, l’entre­prise était près du naufrage. « Elle avait assez d’argent pour survivre 15 jours », raconte-t-il. Beaucoup n’auraient vu là qu’une épave. Sylvain Boucher, lui, savait qu’il tenait un butin : un fabricant d’orthèses plantaires sur mesure, apte à révolutionner le marché grâce à sa technologie unique au monde.

Sa sœur Danielle, orthésiste, se servait déjà des produits d’Ergoresearch pour ses patients, et elle ne pouvait plus s’en passer. Pas question de laisser couler le bateau. La sœur et le frère (alors vice-président d’Iris, un réseau de cliniques de soins oculaires) se sont donc portés acquéreurs de près de 50 % de la société, un investissement de 1,3 million de dollars. Et ils ont donné un sérieux coup de barre.

Le trésor, c’est un système breveté appelé Expert-Fit. À la clinique, le patient prend place sur un « tapis capteur » en mousse, qui enregistre une empreinte informatisée de ses pieds en 3D. On ne relève pas seulement leur forme, mais aussi le « champ de pression », c’est-à-dire la répartition du poids – davantage sur le pied droit que sur le gauche, ou un peu trop sur les talons, par exemple. « À l’aide de ces données, un logiciel établit la forme optimale de l’orthèse qui pourra le mieux supporter le poids de la personne, décharger les points de pression, corriger l’alignement des jambes », explique l’entrepreneur de 40 ans. Puis, à partir du moule numérique ainsi obtenu, la semelle est fabriquée par un robot à Laval.

La clientèle potentielle est vaste : personnes qui ont mal aux pieds, aux genoux, au dos, patients atteints d’arthrose ou d’obésité. « Notre but est d’être le numéro un de l’industrie de l’orthèse au Canada d’ici trois ans », dit Sylvain Boucher.

En plus de concevoir et de fabriquer les semelles, la société exploite ses propres cliniques d’orthèses (sous les enseignes Clinique du pied Équilibre et Orthoconcept). Elle veut maintenant mettre le grappin sur d’autres laboratoires orthopédiques partout au pays. L’entreprise vient aussi d’ouvrir un centre spécialisé dans le traitement de l’arthrose du genou, à Laval. Et elle compte percer le marché international avec l’aide de Proteor, multinationale française qui distribue déjà ses produits en France.

En avant toute ! L’ancienne naufragée a le vent dans les voiles.

 

 

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