S.O.S. Soudeurs

Les usines québécoises manquent de travailleurs spécialisés. Le problème est jugé important ou très important par 68 % des répondants du secteur manufacturier dans un sondage récent mentionné dans l’étude de Deloitte dont je vous parlais la semaine dernière.

40 % de ces répondants estiment que ce problème constitue dès maintenant un frein à leur croissance.

Dans un texte publié sur le site frère Affaires sans frontières, Kathy Noël raconte comment Acier Hason, une PME de Lanoraie qui a le vent dans les voiles, fait face au problème :

Pour comprendre la pénurie d’ouvriers spécialisés au Québec, il faut visiter cette entreprise de Lanoraie. Depuis deux ans, Hason est allée recruter une vingtaine de soudeurs au Costa Rica, et une douzaine en Tunisie. L’entreprise entend d’ailleurs répéter l’expérience en 2012.

Question de survie, car les soudeurs ne courent pas les rues au Québec. Dans cette PME de Lanoraie, une personne s’affaire à temps plein à gérer visas, passeports, intégration des nouveaux employés, cours de français… Et en plus de les aider à se vêtir adéquatement l’hiver, Hason organise des activités sociales et sportives pour les intégrer à la communauté.

Selon Denis Blain, ces employés sont soumis aux mêmes conditions salariales (14 $ de l’heure en commençant) que n’importe quel soudeur qui débute chez Hason, avec les mêmes avantages.

Cette usine fabrique d’énormes pièces pour les raffineries de pétrole dans une grande usine toute neuve de  96 000 pieds carrés, soit  presqu’aussi grande que la superficie moyenne d’un Wal-Mart.

Pendant ce temps, 81 % des étudiants québécois se disent peu ou pas intéressés à suivre des cours pour travailler plus tard dans une usine, selon un sondage CROP réalisé pour Les Affaires.

En janvier, 92 900 jeunes québécois de 15 à 24 ans étaient en chômage.

 

 

12 commentaires
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Au risque de me répéter:

Le salut est dans les études.

L’avenir de nos sociétés occidentales se trouve dans l’économie du savoir.

Les études et le savoir ne se limite pas à l’université.

Je possède quatre diplômes universitaires et il y a des machinistes spécialisés (formation professionnelle dans le réseau des polyvalentes publiques) ou des titulaires de formations techniques (CEGEP) qui obtienne une rémunération bien supérieure à la mienne.

Alors, peut importe la formation, c’est la valeur ajoutée à l’individu et la demande qui détermine la rétribution et la stabilité en emploi.

Comme le dit l’adage: «y’a pas de sot métier!»

C’est un peu étonnant qu’un métier en si grande demande ne mérite pas plus que de $14./heure.

Ben drole les étudiants sont prêts a perdre leur session pour que les riches continuent de payer des bas frais de scolarité. Que le gouvernement charge ce que ça coute vraiement et qu’il fasse des programmes coops avec stage payé pour permettre a ceux qui ont besoins dargent pour payer leursfrais de scolarité davoir les moyens de les payer en faisant quelque chose de plus probant pour leurs études que de travailler dans des commerces qui exigent un grand nombre dheures et mettent en péril la réussite de leurs études. Les satages seront payé par les emplyeurs qui en bout de ligne assumeront une partie de leurs responsabilités sociales pour bénéficier d’une main d’oeuvre qualifiée

$14.00 de l’heure pour un ouvrier spécialisé , c’est ridicule . Allez voir les tarifs demandés des »shops » de soudure pour des réparations , près de $100. de l’heure .

M. Duhamel,

Si vous croyez que c`est une si belle `job` à
14$ de l`heure vous n`avez qu`a appliquer….

14$ de l`heure est tout simplement ridicule
en 2012….j`ai 60 ans et je comprend les jeunes
de bouder ce genre de job sous payer pour le
travail accompli….

Quelle mentalité de déresponsabilisation. Pas de responsabilité en matière de conduite automobile, on dédomage tout le monde y compris les négligeant et les criminel et empêche ainsi les poursuites criminels contre les responsables. On assume pour les négligeant et les gaspilleux les programmes de retraites et de pensions, les soins de santés pour ceux qui se détruisent sans conditions pour les obliger a adopter des comportement responsables. Ce sont aux parents d’assumer les couts des études de leurs enfants. En passant la facture aux étudiants on leur met un poid sur les épaules ce qui motive un bon nombre d,entre-eux a travailler trop d’heures et abandonner. Ce sont aux parents a assumer et a l’état d’aider les parents qui ont moins de moyens. Mais les frais de garde bas pour tout le monde, le fait de ne pas limiter le nombre d,enfants subventionnés encourage du monde qui n’ont pas les moyens qui sont démunis aussi intellectuellement qui n’assumeront pas leurs responsabilités face a l’éducation des enfants pour les encourager et les soutenir dans le développement de leur potentiel et leur accomplissement. En ayant des programmes coops et des prêts aux parents dans un compte dont les seuls paiement possibles sont à l,université pour les frais de scolarité, les manuels, effets scolaires, activité parascolaires, transports en commun et frais de résidences. L’irresponsabilité amène le détachement face à la politique qui doit lutter contre le crime organiser qui gangrenne notre système juridique, notre liberté de presse, notre industries de la corruption généralisé aux grands secteurs syndiqués. On doit changer de cap et lutter contre le crime, protéger nos enfants, rendre les citoyens responsable et assumer collectivement pour les vrais démunis et le soutient au développement de l’économie coopérative pour se réapproprier notre richesse. Interdire l,exploitation par des cies qui ne sont pas reliés a des personnes comme des coopérative qui seront responsables et tributaires de leurs actes. On doit interdire l’exportation de ressources brutes et prendre nos responsabilités.

Le salaire de soudeur débutant est 14$-16$. Le taux de placement des étudiants en soudure est de 83,5% en 2010 en baisse (89,3 en 2009).

Mais alors pourquoi pourquoi les étudiants ne se placent pas tous?

Souvent ces usines qui tout d’un coup ramassent un gros contrat se cherchent du jour au lendemain des gens expérimentés. S’ils en trouvent, une fois le contrat fini ils les mettent à la porte s’il y en a pas d’autres. Ti coune débutant ou expert lui doit encaisser.

Mais de toute façon le manque de soudeurs n’est pas nouveau. J’ai entendu dire toute ma vie qu’il manquait de soudeurs.

Le métier de soudeur est un métier très dur et ennuyant. Rien de surprenant qu’il n’y ait pas de candidats à 4 piasses de plus que le salaire minimum. 18% des soudeurs ont moins de 30 ans, 65% des soudeurs ont entre 30 et 54 ans et 17% ont plus de 55 ans.

On lâche vite la patate dans ce métier et nos manufacturiers en sont tous surpris et pleurent. Alors, ils mentent et mettent leur problèmes sur le dos de la société ou ne connaissent pas leurs affaires.

Une bonne connaissance soudeur, en a su en profiter de ce problème des entreprises. Il était dans le top expérimenté et a laissé sa job. Il a alors commencé à appliquer partout et constamment. Il s’est fait ainsi une réputation et il ne ramassait que le plus payant, toujours plus que les salaires les plus cher. À partir de ce temps à 40 ans il travaillait environ 1 200 heures par année avec le même salaire tout en faisant des jobbines.
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L’intervention de Doc me fait penser à comment se fait-il que sur un demi million d’immigrants, il n’y ait pas une couple de mille soudeurs? Ce n’est que 0,05% de cette main d’oeuvre. C’est vrai qu’ici au Québec, pour le Canada, noyer les francophone est plus important que la main d’oeuvre des entreprises.

Ce qu’Hason semble chercher, c’est du cheap labour… Tant mieux si elle le trouve en Tunisie ou ailleurs, mais elle le garde combien de temps ensuite?

Pour ma part, diplômé universitaire, je fais facilement plus du double du tarif horaire de ce qu’elle offre pour un soudeur.

Par contre un de mes amis d’enfance — soudeur spécialisé, donc avec deux ou trois cours de certification professionnelle après le secondaire — fait facilement le triple de mon salaire horaire. (Le fait que le lieu où il travaille se compare ou non à un magasin de grande surface à rabais ne me semble pas particulièrement pertinent?)

Et si je me permets un rapide calcul à partir de la facture que m’a remis le plombier la dernière fois que ma locataire a bouché un drain, un plombier doit bien gagner environ 24 fois ce que je gagne de l’heure (du moins pour les travaux payés par chèque avec facture, s’il fait autant d’heures que moi dans sa semaine).

C’est comme une certaine entreprise, manufacturière de ma région qui se plaignait il y a quelques années qu’elle n’arrivait pas à combler une centaine de postes disponibles alors que selon les données publiques, on comptait 800 assistés sociaux aptes au travail à l’intérieur des limites de la municipalité. Elle offrait généreusement le salaire et les normes minimales prévues au Code du travail… Dans un bâtiment, qui, maintenant que j’y pense, a effectivement à peu près les mêmes dimensions qu’un magasin à rabais grande surface…

S’il y a véritablement pénurie de main-d’oeuvre, et que l’emploi se comporte vraiment comme un « marché » de l’emploi, alors les entreprises devraient comprendre que leur offre ne répond pas aux demandes, non? S’ils ne parviennent pas à combler leur demande, c’est qu’ils n’offrent pas assez, c’est la loi du marché non?

Quand au fait que beaucoup de gens ne désirent pas travailler en usine; n’est-ce pas également votre cas, Monsieur le blogueur? Si je me souviens de mes emplois étudiants, il y a de très bonne raisons pour lesquelles j’appartiens également à ce groupe. À plus de 100 $ l’heure, je ne dis pas, mais aller m’abrutir dans une shop pour même pas un multiple du salaire minimum…

@ Youlle (# 8) & @ Ben (# 5) & @ guy de la beauce (# 6):

Pas de soudeurs = usines qui s’en vont où il y en a (i.e.: à l’étranger).

$14.00 de l’heure (PLUS les bénifices marginaux!!!) pour un DÉBUTANT est très raisonnable. Le salaire ira en augmentant à mesure que le candidat prendra de l’expérience et de la productivité et que son niveau de gâche réduira. Vous devriez savoir ça!

Vous voudriez que nos soudeurs gagnent $100.00 l’heure au Québec? Good luck!

Encore une ressemblance, « normale », entre le Québec et la France, où l’enseignement dissuade les élèves d’apprendre un métier manuel, préférant les voir échouer et quitter l’école sans diplôme. Le travail manuel, c’est pour les cancres et les débiles. Ces derniers peuvent-ils devenir de bons manuels? Hélas non.
D’un autre côté, les industries, exposées à la concurrence, ne peuvent donner des salaires calculés uniquement en fonction de la rareté. Tout dépend de la part d’un travail dans le prix final.

Ils seraient intéressant de solliciter nos décrocheurs et leur offrir des formations adéquates en entreprises rénumérées (stage-étude) qui pourrait débouchés sur des diplômes après un nombre X d’heures et les examens adéquats.
Pour beaucoup de décrocheurs, l’argent est le facteur principal de non-retour aux études même pour des études de niveau secondaire. Souvent, ils travaillent aux salaire minimum et on une famille à faire vivre.
Une autre raison qui fait que plusieurs usines ont des difficultés à trouver des employés, surtout en région, est le manque de transport collectif.
Je connais certaines entreprises aux USA qui ont un autobus qui fait une route afin de ramasser les employés.
Voici un peu de travail pour les RH