Sabia : chapitre 1

Michael Sabia n’a pas tardé. Deux mois après son entrée en fonction, il effectue d’importants changements organisationnels qui traduisent les besoins de la Caisse de dépôt et tiennent compte de l’évolution des marchés. Ces changements ont aussi le mérite d’alléger la structure de la Caisse et de diminuer ses coûts d’exploitation.

Je ne sais pas si ce sont les bonnes personnes qui ont été mutées ou remerciées. Il m’apparaît néanmoins censé de miser davantage sur la gestion du risque et moins sur les fonds de couverture. La Caisse a payé assez cher pour l’apprendre.

Ceci dit, rien n’est encore fait pour relancer l’institution. Michael Sabia a toujours été bon pour faire le ménage, mais peu convaincant pour tracer les orientations qui assureront les prochains succès. Or, le monde de la finance et les marchés ont considérablement changé depuis un an. Est-ce une bonne idée de miser tant d’argent dans l’immobilier commercial alors que les consommateurs changent leurs comportements ? Ne faudrait-il pas s’investir davantage dans les obligations au moment où les gouvernements s’endettent à qui mieux mieux ?

Bref, quelle doit être la politique d’investissement qui assurera à la fois les rendements dont on a besoin, sans prendre de trop grands risques. Michael Sabia aura à répondre à cette question.

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Pourtant la responsable du portefeuille de risque a conservé sa job! Incroyable mais vrai.

Est-ce qu’on va savoir si ceux qui sont congédiés ont eu des bonis au cours des deux dernières années? (ca fait deux mois que j’attends la réponse). Qui va-t-il engager? Des gars de Toronto ou de Montréal? C’est quand même scandaleux qu’on lui ait laissé notre bas de laine. Et comme la bourse remonte il va passer pour un génie.

Le troisième paragraphe de monsieur Duhamel met en exergue la relative infirmité de tous ces spécialistes des prédictions financières à pouvoir définir ine voie qui ne sera pas soumise aux aléas du hasard de soubresauts financiers que personne ne contrôle.

Sabia et le Tarot : résultats analogues.

Il serait intéressant de connaître les dessous des transactions qui ont conduit au désastre financier qu’a subi notre bas de laine national. Quels sont les courtiers qui se sont graissés en passant avec ces transactions. Quels sont les « brokers » qui ont réussi à vendre ces véhicules
financiers pourris. Les PCAA étaient des produits toxiques n’ayant aucune garantie et les spécialistes devaient bien connaître leur valeur. Ou ceux-ci savaient qu’ils vendaient de la pourriture, ou ils ne savaient pas, et alors, ils ont joué le rôle du con de service et du faire-valoir pour des financier cupides, voleurs et chacals beaucoup plus forts qu’eux. Ces cupides s’en sont mis plein les poches en volant notre argent. Il serait pourtant facile de remonter la filière et trouver les vrais coupables… . L’intérêt public voudrait faire la lumière mais la pouvoir politique tergiverse en attendant que le bon peuple ait avalé la pilule. Mais celle-ci nous fait vraiment mal…
gl

Si nous analysons le cheminement de Mr. Sabia dans le privé ses réalisations ne feront jamais de lui un grand administrateur. Au Canadien National il n’a fait que des coupures. C’est facile quand le client est prisonnier. Le C.N. & le C.P. ne desservent pas les mêmes régions et villes. Son passage chez Bell Canada fut marqué par des coupures, des coupures et des coupures. En économie 101 nous apprenons qu’en des temps difficiles il y a deux façons de s’en sortir: La plus facile est de couper (Ca ne prend pas une grosse imagination). La deuxième méthode est de travailler à conserver ses clients en espérant que la compétition ira dans la direction facile et nous pourrons ainsi récupérer sa clientèle. Or qu’est-ce que Mr. Sabia a fait: coupures, coupures & coupures. J’ai travaillé 32 ans pour cette compagnie qui était la fierté des employée. Quand j’ai pris ma retraite, le commentaire qui circulait était celui-ci: Nous avons mis plus de 100 ans à batir la compagnie et Sabia a mis un mandat pour la détruire.
La jounée de la nomination de Mr. Sabia à la tete de la caisse j’écoutais le canal Argent et aucun économiste ou analyste ne comprenait cette nomination. La plupart ont dit qu’il n’a aucune compétence en affaire et qu’il n’est pas à sa place. Pourtant il va peut-etre passer pour un génie car il prend les rennes de la caisse alors que l’économie est dans le creux de la vague. J’espère qu’il sera jugé en comparant son rendement aux autres caisses.