St-Hubert, une proie des plus appétissantes

On aura le réflexe de placer l’achat de St-Hubert par Cara dans le même panier que Rona, Provigo, Alcan, Astral ou le Cirque du Soleil. Pourtant, d’un point de vue financier, c’est très différent.

Photo: Facebook/St-Hubert
Photo: Facebook/St-Hubert

La vente des rôtisseries St-Hubert pour 537 millions de dollars au groupe ontarien Cara a suscité une réaction instantanée sur les réseaux sociaux. Quoi? Un autre fleuron québécois qui part? Qui ose faire main basse sur notre sauce BBQ?

On aura le réflexe de placer l’achat de St-Hubert par Cara dans le même panier que Rona, Provigo, Alcan, Astral ou le Cirque du Soleil. Pourtant, d’un point de vue financier, c’est très différent.

D’une part, il n’est pas question d’intérêts étrangers qui profitent d’un dollar canadien faible. Ni d’une offre appelée à faire caracoler la valeur d’une action à des sommets. St-Hubert n’est pas en bourse, c’est une entreprise à capital privé.

D’autre part, cela fait cinq ans que St-Hubert cherchait un acheteur. Jean-Pierre Léger a 70 ans. Ses enfants ne souhaitaient pas poursuivre l’aventure familiale lancée par leurs grands-parents Hélène et René Léger en 1951, ce qui est leur droit le plus légitime.


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La tentative d’effectuer transition avec l’arrivée de Robert Dépatie comme PDG, l’an dernier, n’aura duré que quatre mois, avant qu’il démissionne.

M. Léger dit qu’il a cherché des entreprises au Québec qui pourraient poursuivre son développement, en vain. Il dit avoir lui-même songé à faire l’acquisition de Chalet Suisse, dont le menu s’apparente à celui de St-Hubert.

Il a choisi Cara pour continuer à «livrer du bonheur», dit-il. Et pour permettre à son entreprise de croître en dehors du seul marché québécois. «Swiss Chalet ne viendra pas au Québec. On n’en veut pas!» a-t-il blagué.

Pour Cara, l’occasion était trop belle. L’entreprise est spécialisée en restauration familiale: l’acquisition de St-Hubert lui permet non seulement de prendre le contrôle d’un concurrent, mais d’étendre sa toile sur le territoire québécois, qui lui échappait.

Mais surtout, contrairement aux restaurants du groupe Cara, St-Hubert possède ses propres usines de transformation alimentaire et chaînes d’approvisionnement. Celles-ci pourraient devenir fournisseurs des autres enseignes. En plus de la division des produits en épicerie, qui est en plein essor.

Les dirigeants de Cara promettent d’ores et déjà une augmentation de 100 millions de dollars du chiffre d’affaires. Sur le plan de la croissance d’entreprise, la décision de St-Hubert est compréhensible.

En matière d’emploi, Cara assure qu’il y aura des emplois créés, et non pas abolis. Il faut comprendre que St-Hubert fonctionne sur le modèle de franchises. C’est donc la rentabilité des succursales qui assure leur maintien.

Symbole et craintes justifiées

Mais au-delà des questions d’affaires, voir l’une des enseignes les plus emblématiques du Québec passer à des intérêts ontariens a valeur de symbole..

Après RONA, Alcan, Molson, Cambior, Sico, Bauer, Bourse de Montréal, Domtar, Vachon, Van Houtte, AbitibiConsolidated et Provigo, c’est un autre fleuron qui s’ajoute. Qui sera le prochain? Métro, Dollarama, SNC-Lavalin, Bombardier?

Cara promet le maintien du siège social à Laval, comme celui de Keg, une autre de ses proies, est resté à Vancouver. Il est dans leur intérêt de le faire pour la compréhension du marché québécois, et pour une simple question d’image.

Mais les grandes orientations stratégiques se prendront quand même en Ontario. L’exemple de Rio Tinto Alcan, qui n’a de siège social à Montréal que le nom, est parlant.

Et les promesses de Cara ne sont que cela, des promesses, nullement contraignantes.

Contrairement à St-Hubert, Cara est à la bourse de Toronto (son action a d’ailleurs gagné près de 15 % après l’annonce). Depuis l’an dernier, la majorité des actions de Cara sont détenues par Fairfax, un fonds d’investissement de Toronto. Ce type de propriétaire cherche généralement à accroître la valeur de son investissement en vue de le revendre.

St-Hubert n’a aucune garantie que le groupe Cara ne tombera pas éventuellement entre les mains d’un grand groupe étranger. Et si ça devait arriver, Ottawa serait bien mal pris de tenter de bloquer la transaction.

Empêcher la vente ou le déménagement d’entreprise est illusoire. Aux États-Unis, la durée de vie moyenne d’une entreprise était de 65 ans en 1920, selon Standard and Poors. Elle n’est plus que de 10 ans de nos jours.

Des fleurons qui existent depuis 65 ans sont de plus en plus rares dans une économie ouverte et mouvante. Il ne faut pas se surprendre lorsque ceux qui existent toujours sont avalés par des concurrents.

Le problème se situe ailleurs. À mesure que les entreprises passent entre d’autres mains, le Québec est-il encore capable de développer de nouveaux fleurons?

St-Hubert
Entreprise fondée en 1951 par Hélène et René Léger
Chiffre d’affaires: 620 millions de dollars
117 restaurants, dont 108 au Québec
10 000 employés
Deux usines de transformation alimentaire
Deux centres de distribution
28 propriétés immobilières

Cara
Entreprise fondée en 1883, dont le siège social est à Vaughan, Ontario
Chiffre d’affaires de 1,7 milliard de dollars
Propriétaire des enseignes Harvey’s, Swiss Chalet, Casey’s, Milestones, Montana’s, Kelsey’s, East Side Mario’s, Bier Markt et d’autres
1010 restaurants, dont 973 au Canada, les deux tiers en Ontario
26 000 employés
88 % des succursales sont exploitées par des franchisés

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Dommage de constater cela, Sico, Bourse de Montréal, Rona, Alcan, Labatt, Molson, tous les fleurons partent les uns après les autres. Le plus dommage est que des spécialistes en développement des affaires les ont contacté pour développer leurs ventes mais qu’ils sont passé avec des incompétents ou leurs services internes qui ne sont pas compétitifs.
Voici pourtant quelques modèles qui marchent:
http://www.challenge-action.com/conseils-de-developpement-des-ventes/
http://www.challenge-action.com/formation/vente/

…et nos deux hommes « d’affaires » qui veulent nationaliser le poulet, la sauce brune et la crémeuse après les 2 x 4…

Imaginez l’image que projettent ces deux énergumènes bornés ailleurs dans le monde. Devraient déménager au Venezuela ou en Corée-du Nord qui semblent être des endroits mieux adaptés à leur philosophie économique.

Quand je pense qu’il y en a qui s’inquiètent du fait que Monsieur Couillard parle Anglais à l’international. Misère…

» ces deux énergumènes bornés »
Lire :
» ces deux individus avec lesquels je ne suis pas d’accord.
Mais qui ont quand même droit à leur opinion et à un minimum de respect ». «

Bien des gens ne connaissent pas l’importance d’un siège social.
Le siège social décide des politiques qui seront suivies, des fournisseurs qui seront privilégiés, des politiques d’embauche. Ses décisions n’affectent pas seulement les employés de son complexe mais aussi les employés de tous ses fournisseurs de biens et de services. Et, éventuellement, toute la société dans laquelle l’entreprise évolue.
La Caisse de dépôt avait comme vocation de protéger nos sièges sociaux. Charest et maintenant Couillard ont changé cette vocation. C’est un changement tellement important qu’il aurait dû faire l’objet d’un débat public avant d’être fait. Le PLQ est à démanteler le Québec. C’est triste quand on pense que c’est justement le PLQ-Lesage qui nous avait permis de mettre sur pied cet outil extraordinaire.

Pour les sièges sociaux, vous avez raison et je me souviens très bien de l’attitude agressive contre ces mêmes sièges sociaux (surtout les anglos…) qu’avait le Parti québécois lors de sa première accession au pouvoir en 1976: « Veulent partir? Qu’ils foutent le camp! ».

On a alors perdu des milliers d’emplois stables et bien rémunérés avec les relations d’affaires qui vont avec ce genre de chose. On en est toujours pas remis… Toronto en est sorti horriblement gagnant.

Pour ce qui est de la Caisse, à chaque fois où elle a été impliquée dans un dossier politique (Québécor, Montréal-Mode, Steinberg, etc…), ça a tourné au cauchemar économique et ça nous a coûté une fortune. Suite à ces nombreuses catastrophes, la vocation de la caisse a été changée AVANT Charest. Henri-Paul Rousseau, nommé sous le gouvernement péquiste de l’ineffable Bernard Landry, avait exigé comme condition d’emploi que le gouvernement n’ait plus d’influence dans les dossiers de la Caisse. Il est demeuré en poste sous les Libéraux jusqu’en 2008.

Si la vente d’une organisation qui fait dans le poulet altère votre fierté d’être Québécois, vous avez la fierté bien basse; d’ailleurs, où étiez-vous lorsque Couche-Tard (ou toute autre organisation québécoise qui oeuvre a l’international comme Lavalin, CGI et autres…) a acheté les acquisitions à l’extérieur du Québec? Hein? Pourtant, des « fleurons » d’ailleurs ont alors été « contaminés » par un « étrange ».

L’achat de St.-Hub est ce dont cette organisation avait besoin pour pouvoir progresser et Cara est une excellente organisation qui a un bon « mix » avec St.-Hub.

Excellente analyse! St Hubert est le succes d’une famille et cette famille n’a jamais quêté d’aide gouvernemental comme Quebecor par exemple dont la dette envers les québécois n’est toujours pas remboursée!
La famille Léger aurait aussi pu décider de fermer ses portes?! Ils ont trouvés un acquéreur prête à poursuivre l’aventure St Hubert avec nous tous et peut-être la faire vivre ailleurs au Canada!
Qualifier les acquéreurs d' »étrangers » dénote une étroitesse d’esprit. Messieurs Peladeau et Legault, vous devriez avoir honte de vos propos d’enfants gâtés et insécures en l’avenir.

Merci à la famille Léger pour cet héritage que nous chérirons toujours… les petits poulets St- Hubert accompagnés d’une crémeuse ou d’une classique!

Bien sûr, on n’entend pas dans le concert des lamentations des commentaires à propos des achats de Couche-Tard à l’étranger, de l’expansion de Bombardier en Europe et en Asie, de la croissance de Molson-Coors en Amérique, de la croissance de Van Houtte depuis que l’entreprise a été achetée par Green Mountain (Keurig), ainsi de suite.
Le libre-échange, c’est cela, on en perd et on en gagne.

Pensez-vous vraiment que, même si le siège social demeure au Québec, on continuera d’y travailler en français? Il sera d’abord bilingue, puis unilingue, puis… il déménagera en Ontario. Effet collatéral ou tendance?

Comme c’est souvent le cas dans ce genre d’affaires, c’est le montage financier qui devient intéressant. Ainsi le nouvel opérateur Cara est contrôlé — comme le précise en effet Jean-Philippe Cipriani –, par Fairfax Financial Holdings Ltd., compagnie financière basée à Toronto dont le Président directeur général est Prem Watsa qui est souvent comparé au Warren Buffet du Canada, ce qui bien sûr est un compliment….

Sauf que le métier de base de Fairfax Financial c’est plutôt les assurances et les réassurances, sa division investissement est plus agressive — ainsi lorsque la Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation Dominique Anglade parlait hier de « prédateurs » -, elle ne croyait pas si bien dire….

Tout repose comme cela est fort justement écrit sur : « des promesses, nullement contraignantes »

La division d’investissement de Fairfax Financial se penche plutôt sur les aspects financiers (après tout c’est leur métier) des entités dont elle prend le contrôle. Cela se traduit souvent par toutes sortes de dégraissages (donc des pertes d’emplois) ; la problématique des franchises, c’est qu’elles le sont toujours pour une durée limitée. Il est toujours possible de mettre fin à une franchise considérée comme insuffisamment rentable de diverses façons.

D’autre part, Saint-Hubert repose sur deux divisions principales : la restauration et la production et distribution de produits alimentaires qui représente déjà aujourd’hui les 2/3 du chiffre d’affaire du groupe.

Dans la nouvelle entité, ces deux activités pourront très facilement être scindées. Un certain nombre de produits alimentaires pourront très bien être produits ailleurs qu’au Québec. Incluant la sauce emblématique de Saint-Hubert. Même la volaille pourrait avoir diverses provenances.

Dans un tel schéma d’affaire, l’une ou l’autre des entités pourrait très bien être cédée dans un délai raisonnable (entre 5 ou 7 ans) avec de belles plus-values à la clef. Comme le pense d’ailleurs Jean-Pierre Léger, les revenus du Groupe Saint-Hubert Inc. devraient probablement doubler d’ici 5 ans.

Alors pourquoi vendre une compagnie qui marche si bien, quand une alliance stratégique aurait pu permettre à ce groupe d’assurer son plein potentiel de développement ?

Monsieur Léger aurait dû chercher un repreneur et la relève au sein de la grande famille Saint-Hubert qui ne doit pas être dépourvue de multiples talents. Mais peut-être en une telle occurrence que l’attrait purement monétaire pour ses proches aurait été moins attirant.

À noter que cette transaction ne se fait pas en argent sonnant et trébuchant, plutôt sur la base d’une facilité de crédit accordée à Cara de 700 millions de Can$, quand ce qui revient au groupe de monsieur Léger, c’est seulement 537 millions. Donc, on peut en déduire que malgré la valeur de cette transaction, le groupe est vendu à un prix légèrement inférieur à sa valeur prévisionnelle.

Fairfax Financial Holdings Ltd. a vu son action (FFH.TO) pratiquement doubler en quelques 5 ans, elle se négociait 362 Can$, elle en vaut aujourd’hui 726.20 Can$ à la bourse de Toronto.

— Alors on peut se poser de sérieuses questions quant au réel bienfondé d’une telle transaction. Surtout quand on s’accorde qu’un tel groupe aurait pu doubler sa valeur en quelques 5 ans.

Les politiciens chialent mais c’ est pas grave ! Le fameux modèle québecois de la sociale démocratie est que tout doit être régie par le gouvernemamant ! M Léger a tenté de vendre à des intérêts québecois mais personne ne rencontrait les critères du vendeurs! Oui bien sûr il y a eu la CDPQ et Investissement Québec qui ont bien voulu se tremper la grosse orteil la dedans mais ils ne sont pas des entrepreneurs , pas plus que le fond de solidarité de la FTQ !

Alors pourquoi vouloir garder au Québec des fleurons québecois juste pour le principe que c’ est québecois ? M. Léger ne doit rien à personne car il a toujours payé ces impôts et à donner de l’ ouvrage à des milliers de travailleurs depuis son ouverture en 1951. Donc on devrait lui donner une médaille et le remercier chaleureusement pour son implication économique depuis 65 ans !!!
Si le gouvernemamant se décide un jour à cesser de vouloir tout contrôler et laisser les entrepreneurs faire leur jobs et créer des emplois ; il y aura sans doute de gros entrepreneurs dans l’ avenir qui pourront acheter des St_Hubert ! Rappelez-vous pour acheter un fleuron québecois ça prend de l’ argent et surtout des ENTREPRENEURS libres de faire certains choix administratifs pour grossir leurs avoirs. Ça ne prend pas des lobbys syndicaux accrochés à la sécurité d’ emplois et des invétébrés dirigeants gouvernemamantaux qui disent OUI à toutes demandes sociales!

En plus l’ acheteur est un voisin d’ à côté de quelques kilomètres de distance et du même pays !! C’ est pas beau cela ! Les entreprises du Québec n’ appartiennent pas aux citoyens et à la province ; ils appartiennent aux propriétaires actionnaires! Cessons de faire nos gérants d’ estrade et mettons-nous à l’ ouvrage et nous réussirons; allez oups !!!

La caricature du fleuron québécois surmonté de la feuille d’érable « ontarienne » publiée dans Le Devoir de ce matin, est très parlante. C’est l’histoire d’une petite entreprise familiale qui s’est bâtie une réputation par la biais d’une clientèle « aux petits moyens » et qui est devenu presque, malgré elle, un symbole de réussite québécoise. Oui, un lieu mythique, un lieu qui faisait en quelque sorte partie de la parenté et qu’on fréquentait toujours en famille. Voilà ce que le Québec a perdu avec la vente de St-Hub, un autre symbole de sa spécificité, comme Rona ou Alcan. Une constante mais lente dilution de son identité.

Eh ! Oui , c’ est comme les gateaux Vachon en Beauce ! Uni Brou ect… Mais;les acquisitions bof! C’ est la nostalgie!

Votre identité est affaiblie par la vente de poulet et de 2 X 4?

Plutôt faiblarde votre identité… Vous avez pensé à consulter?

Vu ton super complexe envers les Québécois, tu dois connaitre de très bonnes adresse de consultations, (complexe du colonisé)

La question identitaire, encore et toujours. La capitalisme financier étend sans cesse ses tentacules et broie les identités nationales. La faible fécondité associée à la forte immigration modifient aussi l’identité québécoise.

Si des entreprises privées faisant partie de notre quotidien ne participent plus à notre identité, peut-on tout simplement les délaisser et changer de restaurant. De nouveaux entrepreneurs québécois peuvent apprendre à faire cuire du poulet !

La question plus philosophique est: Devant la mondialisation économique et la financiarisation désincarnée de l’économie, faut-il développer d’autres institutions, non économiques, pour mieux définir et cultiver notre identité ? Revisiter la dimension religieuse par exemple ?

Terminé pour moi St-Hubert,
Cou Cou, Couillard, OÙ EST LE PREMIER MINISTRE?
Est-ce que quelqu’un le sait?

Donc terminé les quelques milliers d’ emploies dans les restaurants et terminé le profit et la richesse économique des franchisés St_ Hubert !! Qu’ est- ce que le premier ministre vient faire la-dedans ? Cou Cou allo la terre !!

J’imagine, terminé également Réno-Dépot, Rona, la plupart des chaînes d’épicerie, l’aluminium, l’essence et autres possessions de nos « fleurons » par des « z’étranges »???

Ça limite les choix non?

La majorité des acquéreurs d’entreprises sont elles même coté en bourse, donc des entreprises ouvertes. Au lieu de faire des psychodrames, nous n’avons qu’à acheter les actions de ces sociétés et prendre avantage de la plus value et des dividendes, le cas échéant.
Le problème au Québec c’est que nous n’avons pas un marché de capital suffisannent important et expérimenter pour payer la valeur des entreprises matures que les entrepreneurs du Québec ont créé.
Barvo et merci à la famille Léger et longue vie à la marque St-Hubert.
L’action de Cara est à 29.15$.