Sandy: a-t-on un coupable ?

Deux grands magazines américains (Time et Bloomberg BusinessWeek) attribuent au réchauffement de la planète l’ampleur de la tempête qui a balayé la côte Est américaine.

Les eaux de l’Atlantique Nord sont plus chaudes et contribuent à alimenter les tempêtes qui y prennent naissance. Un professeur cité par Bloomberg BusinessWeek parle de « tempêtes sur stéroïdes ». Une étude de la compagnie de réassurance allemande Munich Re affirme que les incidents climatiques ont causé cinq fois plus de dégâts en Amérique du Nord pendant les 30 dernières années que pendant la décennies précédentes.

Facteur aggravant, il y a 33 millions d’Américains de plus qui vivent sur les côtes qu’en 1980.

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Historical Global Tropical Cyclone Landfalls
Journal of Climate

In recent decades, economic damage from tropical cyclones (TCs) around the world has increased dramatically. Scientific literature published to date finds that the increase in losses can be explained entirely by societal changes (such as increasing wealth, structures, population, etc.) in locations prone to tropical cyclone landfalls, rather than by changes in annual storm frequency or intensity. However, no homogenized dataset of global tropical cyclone landfalls has been created that might serve as a consistency check for such economic normalization studies. Using currently available historical TC best-track records, a global database focused on hurricane-force strength landfalls was constructed. The analysis does not indicate significant long-period global or individual basin trends in the frequency or intensity of landfalling TCs of minor or major hurricane strength. The evidence in this study provides strong support for the conclusion that increasing damage around the world during the past several decades can be explained entirely by increasing wealth in locations prone to TC landfalls, which adds confidence to the fidelity of economic normalization analyses.

http://journals.ametsoc.org/doi/abs/10.1175/JCLI-D-11-00719.1?journalCode=clim

33 million de plus d’américains veut nécessairement dire plus de maison, plus de voiture et plus de dégat.

Oui et non.
Oui, dans le sens où le niveau de la mer augmente. Ce niveau augmente depuis 12 000 ans, soit dit en passant, mais il augmente plus rapidement maintenant. Le niveau de l’océan a monté d’environ 6 cm par siècle entre il y a 8 000 ans et 1900, mais il monte de 20 cm par siècle depuis 1900. Cet excès d’augmentation peut avec bonnes raisons être attribué au réchauffement climatique d’origine humaine. Il ne serait pas surprenant que le niveau de l’océan monte de 30 cm entre 2000 et 2100.

Le niveau de l’océan au port de New York est donc maintenant 20 cm plus élevé qu’en 1900 et près de 40 cm plus élevé qu’en 1600.

Non, dans le sens où on ne peut percevoir une augmentation significative de l’intensité et de la fréquence des ouragans tropicaux au cours des années 1970 – 2011. Cela ne veut pas dire qu’une augmentation n’existe pas, ou ne sera pas perceptible quand on en ferait une sur les années 1970 – 2170, par exemple, mais elle ne n’est pas détectable présentement

En effet, une analyse de l’intensité et de la fréquence des ouragans tropicaux au cours des années 1970- 2011 démontre qu’il n’y a eu AUCUNE augmentation d’intensité et de fréquence des ouragans tropicaux pendant les 40 dernières années (1), même s’il y a eu augmentation de la température moyenne. Je cite:

“Using currently available historical TC best-track records, a global database focused on hurricane-force strength landfalls was constructed. The analysis does not indicate significant long-period global or individual basin trends in the frequency or intensity of landfalling TCs of minor or major hurricane strength.”

Morale globale: il est stupide de se construire 2 ou 3 pieds (60 ou 90 cm) au-dessus du niveau de l’océan: vous ne serez alors plus qu’au niveau de la mer 2 ou 3 siècles plus tard…

(1) Weinkle et al. dans le numéro de Juillet 2012 du Journal of Climate. http://journals.ametsoc.org/doi/pdf/10.1175/JCLI-D-11-00719.1

Je ne connais rien à l’écologie mais le réchauffement de l’eau de l’Atlantique me semble être quelque chose de mesurable sur une longue période.

Ce que je sais c’est que ceux qui investissent dans l’immobilier en Floride ces temps-ci (et malgré ce que M. Brasseur et autres peuvent en penser, ces investissements reprennent avec beaucoup de vigueur), ces investisseurs donc demeurent inquiets des effets du réchauffement climatique, fut-il ou non causé par l’activité humaine et en tiennent compte dans leurs calculs.

http://www.forbes.com/sites/realtorcom/2012/10/30/real-estate-rebounds-different-california-florida/

Notez que c’est grâce à antagoniste.net que j’ai pris conscience de l’article du Geophysical Research Letters. Etant foncièrement juste et transparent, j’ai tenté de donner l’hyperlien du billet d’antagoniste.net. Mais le tout est disparu dans les limbes de l’Actualité dès que j’ai pesé sur « envoyer ».

L’Actualité se met le doigt dans l’oeil si elle considère que antagoniste.net est du spam à éviter. Cette grave erreur de la part de l’Actualité devrait être corrigée. Nous ne vivons tout de même pas en Chine…

Notez que c’est grâce à an ta go ni ste . net que j’ai pris conscience de l’article du Geophysical Research Letters. Etant foncièrement juste et transparent, j’ai tenté de donner l’hyperlien du billet d’an ta go ni ste.net. Mais le tout est disparu dans les limbes de l’Actualité dès que j’ai pesé sur « envoyer ». (Incluant celui-ci quand je ne mettais pas les espaces additionnels!)

L’Actualité se met le doigt dans l’oeil si elle considère que an ta go ni ste.net est du spam à éviter. Cette grave erreur de la part de l’Actualité devrait être corrigée. Nous ne vivons tout de même pas en Chine…

Evidemment que celà coûte plus cher quand il y a plus de gens qui vivent sur cette côte et que les valeurs sont plus élevées. Mais ce dont on parle avec Sandy c’est du diamètre qui produit des vents entre 39 et 73 miles à l’heures

– Sandy : 943 miles
– Isaac (2012): 450 miles
– Ike (2008): 485 miles
– Katrina (2005): 435 miles
– Isabel (2003): 575 miles

La taille de Sandy est remarquable en photo. Évidemment que les assureurs estiment que les risque de dégâts augmentent quand la taille du diamètre où l’on enregistre des vents de cette vitesse est presque le double de ce qu’on a déjà connu.

http://www.weather.com/news/weather-hurricanes/sandy-another-giant-storm-20121027

Comme c’est un fait dont on a peu parlé, j’aimerais ajouter que « Sandy » a touché les côtes du New-Jersey et de l’État de New-York simultanément à la formation de la pleine Lune. Lors de la pleine Lune on assiste à un phénomène naturel de « grandes marées » ; en temps normal ce n’est pas trop problématique si ce n’est que l’action du vent s’est déchaînée lorsque presque concurremment se produisait la rencontre d’un système assez gros apportant de l’air froid descendant de l’arctique avec l’air plus chaud provenant des tropiques. Celui-ci a poussé les vents vers le haut, entrainant de ce fait dans sa course l’eau de mer très proche du littoral, générant ces vagues colossales qui produisirent les destructions qui s’en sont suivies.

Ici, l’action de la pluie abondante aurait été quasiment négligeable, s’il n’y avait pas eu ce qui précède.

Dans ce cas, le réchauffement climatique n’est qu’une cause annexe de la catastrophe proprement dite. – Quoiqu’il en soit, l’augmentation de la masse des océans associée à une sensible augmentation de la température, accroit de facto la taille des systèmes.

Toutefois, pour que ces systèmes entraînent des destructions plus significatives, il faut qu’un ensemble de facteurs soient mis en corrélations. Il convient pourtant de dire que malgré la valeur foncière considérable de nombre des maisons détruites dans ce secteur, la qualité technologique de ces constructions est, reste et demeure encore très rudimentaire, il en résulte une résistance aux intempéries et aussi à l’usure du temps qui sont réduites. Certains facteurs liés à la piètre qualité de la construction, particulièrement domiciliaire sont des facteurs aggravants en cas de sinistres et/ou de catastrophes naturelles.

Ce genre de causes : urbanisme inadéquat, constructions mal faites et aussi absence ou destruction de la végétation naturelle, sont autant d’éléments qui contribuent à accroitre la facture qui suit toutes les catastrophes naturelles.