Sauver l’État et appauvrir les ménages

On oublie les répercussions sur les ménages des politiques monétaires des États. C’est à cet exercice que s’est livré le bureau de consultation international McKinsey & Company dans un document publié la semaine dernière.

On le sait trop bien, la charge fiscale totale des citoyens augmente. On sait aussi que le déficit actuariel des régimes de retraite du secteur public exercera une grande pression sur les finances publiques au cours des prochaines décennies.

On oublie cependant les répercussions sur les ménages des politiques monétaires des États. C’est à cet exercice que s’est livré le bureau de consultation international McKinsey & Company dans un document publié la semaine dernière.

En 2007 et en 2008, les différentes banques centrales ont utilisé plusieurs moyens pour empêcher l’effondrement des marchés financiers. Certaines banques centrales comme celles des États-Unis, du Royaume-Uni, de la zone euro et du Japon ont injecté des fonds considérables pour maintenir les liquidités.

Plus de cinq ans plus tard, la Fed américaine achète encore pour 85 milliards d’actifs financiers par mois.

Plutôt que d’acheter des actifs, la Banque du Canada a opté pour une stratégie de «forward guidance», qui consiste à donner des indications claires sur ses politiques monétaires à court et à moyen terme. Dans tous les cas, il s’agit de faire baisser — et de maintenir à un niveau plancher — les taux d’intérêt.

Des taux d’intérêt bas facilitent le crédit et soutiennent la consommation et l’investissement. Ils soulagent aussi les gouvernements très endettés et les consommateurs. Ils sont aussi responsables de la hausse des prix des maisons, car ils maintiennent l’accessibilité à un niveau acceptable malgré l’appréciation des résidences.

Les bas taux d’intérêt apparaissent comme le médicament miracle quand l’économie a la grippe.

Pour les gouvernements américains, britanniques, japonais et ceux de la zone euro, cette diminution des taux d’intérêt s’est traduite par une économie totale de 1 600 milliards sur les services de la dette publique, de 2007 à 2012. Le taux moyen payé par le gouvernement américain sur sa dette est passé de 4,8 % au début de 2007 à 2,4 % à la fin de 2012.

Le même phénomène s’est observé au Canada et au Québec : l’endettement a augmenté de façon significative, mais le service de la dette est demeuré relativement stable grâce à la baisse du coût d’emprunt.

Mais il y a un côté sombre à ces taux d’intérêt faméliques.

McKinsey a calculé que les ménages américains, britanniques, japonais et des pays de la zone euro ont perdu, pendant la même période, 630 milliards de dollars en paiement d’intérêts sur leurs épargnes. Les faibles taux d’intérêt ont aussi miné la performance des caisses de retraite et des assureurs-vie qui ont au total subi un manque à gagner de 460 milliards de dollars. C’est sans compter les 710 milliards de moins perçus par ceux qui ont prêté de l’argent aux gouvernements de la zone euro, des États-Unis, du Royaume-Uni et du Japon.

Pour sauver à court terme la situation budgétaire des États et stimuler l’économie, on est en train de piéger l’avenir. L’épargne est faible et les rendements misérables. Ceux qui ont un peu d’argent misent davantage sur le marché boursier — plus risqué — que sur le marché obligataire pour obtenir un rendement décent.

Le marché immobilier est-il étiré comme un élastique, comme certains le prétendent ? Les montants attendus à la retraite seront-ils au rendez-vous?  Comment va-t-on arbitrer l’immense casse-tête du déficit des régimes de pension du secteur public ?

Ces angoisses et ces interrogations sont en partie causées par cette politique des bas taux d’intérêt, si douce aux emprunteurs… mais cruelle pour les épargnants.

 

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Vous entrouvrez le couvercle d’une sorte de boîte de Pandore qui dans les faits était une amphore. Dans ce cas, il vaut mieux refermer la boîte sur le champ si on ne veut pas que tous les maux de la terre et du ciel nous tombent sur la tête. Quoiqu’il en soit… Restera toujours l’espérance.

Plaisanterie mise-à-part. Il est patent que l’épargne devrait être rémunéré à un taux minimum de 5%, lorsque l’inflation devrait être si possible toujours maintenue en dessous de la barre de 2%. Si ce n’est que le crédit pour les particuliers s’est structuré autour de l’immobilier et pas seulement pour les particuliers, caisse de retraites, banques, compagnies, etc…

L’étalon monétaire, c’est l’immobilier, c’est la valeur et la plus-value potentielle de ces objets qui sont les véritables baromètres de l’économie. Incluant les écarts au niveau des économies provinciales et/ ou régionales.

Cette course à l’immeuble, y compris de prestige pour les grandes fortunes est mondiale avec ses produits dérivés qui marquent le tempo. On achète des immeubles comme on achète des œuvres d’art. On constitue des collections dont la valeur globale potentiellement pourrait encore grimper. Plus les immeubles ont du prestige, plus ils valent cher et plus on tire l’ensemble de marché immobilier vers le haut.

Un effondrement des marchés immobiliers plus accentué encore que celui de 2008 n’est pas impossible. Tous les dangers ne sont pas écartés. Le Canada jusque-là semble bien s’être sorti du jeu ; les mesures plus conservatrices initiées par le ministre des finances du Canada Jim Flaherty semblent avoir jusqu’à présent plutôt avoir bien fonctionnées. Jusqu’à quand et pour combien de temps ?

Les objectifs recherchés par nos financiers sont ceux de l’atterrissage en douceur pour prévenir les impacts terribles d’un ouragan parfait. Le marché immobilier déclinera (fin de cycle) lorsque d’autres marchés porteurs et/ ou en formation émergeront, seront créateurs de nouveaux emplois, produiront richesse, plus-values et avec un peu de chance si le cycle est plus long (25-40 ans), il y aura transfert des masses monétaires vers ce type d’activités. Progressivement les taux d’intérêts pourront augmenter. Lorsque les masses salariales devraient s’élever, favorisant un retour à l’épargne populaire.

Restons clairs cependant. Il faudra nécessairement considérer que l’État providence est un mythe, tout comme cette boîte de Pandore. Si ce n’est que les mythes ont la vie dure ! Alors, n’est-ce pas plus facile d’appauvrir les ménages ? Quand on est pauvre de toute façon on peut le rester. Et puis même qu’on peut dire par après que c’est la faute de ces méchants gouvernements qui nous ont précédé.

— Toute manière, quand t’es cassé, t’es cassé !

On ne peut vivre indéfiniment au dessus de ses moyens et à la fin il faut bien que quelqu’un paye. Vous ne vous attendez tout de même pas à ce que ça soit les politiciens et leurs fonctionnaires qui se serrent la ceinture et qui paient!

Non, en fait ce sont surtout les prêteurs qui vont payer, en obtenant des rendements minables, souvent inférieur à l’inflation (même si celle ci est faible).

Les prêteurs ce sont tous les rentiers, pensionnés et épargnants qui placent leur argent dans des véhicules soit-disant sécuritaires comme les obligations gouvernementales et les certificats de placement garantis. Pour tous ces gens c’est l’appauvrissement garantis (comme dit l’annonce de placement Québec « votre argent est garanti » oui c’est vrai garanti de vous appauvrir!)

L’autre façon de payer c’est d’en donner de moins en moins pour l’argent des taxes, attendez vous donc à recevoir des services de plus en plus rationnés et médiocres. De fait si votre avenir en est un de dépendance envers l’état vous vous enlignez vers des problèmes…

A l’avenir il est probable que l’inflation augmente un peu mais comptez sur les banques centrales pour laisser courir et garder les taux relativement bas. L’inflation est une taxe cachée et le plus grand voleur qui soit.

Rien de tout cela n’est surprenant, je le vois venir depuis 2008, et ça ne fait que commencer.

Pour compenser cette tendance des gouvernements à nous appauvrir par le monétarisme (l’inflation) il faut investir dans des choses résistent bien à l’inflation.

Jusqu’ici il faut reconnaitre que l’immobilier a fait le travail. Mais un des problèmes avec l’immobilier est que sa valeur repose sur l’endettement et que l’endettement a ses limites. Or au Canada (même si le party a duré beaucoup plus longtemps que je ne l’aurai cru) il est probable qu’on ne puisse beaucoup compter sur l’immobilier à l’avenir, au contraire, comme investissement c’est devenu plutôt risqué.

L’or tout comme les commodités est très spéculatif, cyclique et dangereux pour l’investisseur, de plus ces choses ne paient aucun revenu, mieux vaut ne pas trop miser là dessus.

Le mieux reste de miser sur des activités productives (les gouvernements en mal de productivité auront tendance à les épargner), ce sont elles qui sont le plus susceptible de résister à l’inflation et de permettre de s’enrichir. Les actions de bonnes entreprises donc et bien sûr continuer à travailler le mieux et le plus longtemps possible permettrons d’éviter l’appauvrissement.

« Mais un des problèmes avec l’immobilier est que sa valeur repose sur l’endettement… »

Vous nous faites la preuve que vous ne connaissez rien à l’immobilier.

Allez donc voir si la valeur du cartier DIX 30 repose sur l’endettement ou sur la demande comme diraient les libertariens.

Pour les deux derniers commentaires vous nous faites la preuve que vous ne connaissez rien aux valeurs et à l’économie.

« Le mieux reste de miser sur des activités productives… »

Des références!

« ce sont elles qui sont le plus susceptible de résister à l’inflation et de permettre de s’enrichir. »

Des références!

« Les actions de bonnes entreprises donc et bien sûr continuer à travailler le mieux et le plus longtemps possible permettrons d’éviter l’appauvrissement. »

Des références!

Les entreprises, et j’en ai eu plusieurs, vous ne connaissez absolument rien, mais absolument rien là-dedans.

Les entreprises sont vulnérables et ont absolument, mais absolument besoin des consommateurs.

Alors c’est de la bulshite votre affaire.

@youlle

L’immobilier repose sur l’endettement, allez voir les chiffres au lieu de dire des niaiseries!

Je vous ai demandé une preuve et non pas de nous répéter et de me dire que je dis des niaiseries.

La valeur de l’immobilier repose sur la demande ou la valeur du revenu de ce dernier peu importe les dettes.

Suffit que votre voisin soit un mafiosi ou un tapageur reconnu et même un voisin ou règne le désordre et la malpropreté.

Tous les agents d’immeubles vous diront exactement la même chose.

Vous ne connaissez rien à l’immeuble.

Une preuve est que vous nous prédisez la même catastrophe qu’aux USA depuis 5 ou six ans, mais l’immeuble se porte très bien.

Montrez-nous la preuve.

Bien oui vous en êtes incapable.

Rares sont ceux qui paient leur maison comptant.

Acheter une maison n’est pas comme acheter une pizza que l’on peut payer en un versement et comptant. La plupart des gens contractent une hypothèque à long terme pour cette acquisition (une dette!) et celle-ci peut s’avérer un lourd boulet si certaines circonstances sont réunies (taux d’intérêt élevés, chômage élevé, perte d’emploi, rétrécissement de la demande, etc…) comme ce fut le cas aux USA récemment et au Canada au début des années ’90 et ’80. L’endettement est alors devenu si lourd que plusieurs ménages remettaient les clés de leur immeuble aux banques qui ne savaient plus quoi en faire. Les prix ont diminué de plus de 25% à 30% à l’époque.

Oui, l’endettement fait intégralement partie de l’immobilier.

Au Québec, il y a beaucoup trop de monde qui dépendent de ceux qui produisent de la vrai richesse. On est surgouverné(à Ottawa aussi), on a beaucoup trop de politiciens pour rien, incluant les villes. On a beaucoup trop d`organismes, de conseils, de tables, etc… Imaginé, on a un ministère de la condition féminine, on a la fédération des femmes du Québec, le conseil du statut de la femme et j`en oublis sûrement. Ça pas de bon sens. Beaucoup trop de monde improductif(qui crée aucune richesse) mais qui sont des dépenses. Et Marie Malavoy qui s`en va dire aux commissions scolaires de fusionner leurs services pour sauver de l`argent et ainsi détaxer les contribuables… Que les politiciens donnent l`exemple eux-autres même.

Ça fait 60 ans qu`on se trompe au Québec :

http://www.youtube.com/watch?v=MxYQb-WmB3g