Scènes d’une crise pas comme les autres

Il faudrait que j’écrive au moins cinq billets par jour… La crise s’avère plus féroce et plus dramatique que prévu et les bouleversements en cours marqueront l’histoire de l’économie mondiale.

Un analyste de Standard & Poor’s écrit ce matin que General Motors et Ford pourraient faire faillite. L’action de GM a perdu hier le tiers de sa valeur et se retrouve à son niveau le plus bas depuis 1958. Le titre a continué de dégringoler ce matin en Bourse.


On se demande aujourd’hui si l’Islande fera faillite. On croyait que les pays étaient insubmersibles, il semble que cela soit moins vrai. Le gouvernement de ce petit pays, l’un des plus riches au monde, a stoppé hier les activités de sa Bourse et a pris le contrôle de la dernière grande banque indépendante. La monnaie nationale s’écroule et le pays a demandé de toute urgence un prêt… à la Russie.

Le Forum économique mondial estime que les banques canadiennes sont les plus solides au monde, mais le gouvernement fédéral a décidé d’injecter 25 milliards de dollars dans le marché hypothécaire pour assurer que les Canadiens aient encore accès à des crédits hypothécaires.

Dans tout ce tourment, Statistique Canada annonce que 107 000 emplois ont été créés au pays en septembre, soit 10 fois plus que ce que les experts prévoyaient. Il s’est créé 32 000 nouveaux emplois au Québec et le taux de chômage a diminué de 0,4 point de pourcentage à 7,3 %. Il n’y a rien à comprendre. Et que dire du plongeon en piqué du huard qui est sous les 83 cents américains aujourd’hui.

Les tentations d’aller en élection se feront grandes pour Jean Charest. Quant à Stephen Harper, les chiffres de ce matin, l’annonce de son ministre des Finances sur les crédits hypothécaires et la bourde hier soir de Stéphane Dion sur CTV devraient lui permettre de demeurer au pouvoir. Majoritaire ? Je ne le crois pas, mais nous aurons la réponse très rapidement.

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Vs vs souvenez de « ce qui est bon pour GM est bon pour les ÉU. Et l’inverse » On vit sous nos yeux le déclin de l’Empire américain.
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La crise est essentiellement américaine.
On imprime des dollars à la tonne
Le déficit atteint les 500 milliards
On a dû changer l’horloge de la dette parce qu’on vient d’atteindre les 10 trillions
On baisse les taux d’intéret
Tout ca devrait tuer le dollar américain. Eh ben non. La bête remonte! Et pas à peu près!
Y’a-t-il un économiste dans la salle?


Oubliez la majorité pour Harper! Il va avoir moins de sièges
que les Lib-NPD ce qui risque de soulever tout un débat constitutionnel

Dion perd des points car il ne semble pas savoir quoi faire.
Harper en gagne car il ne fait rien ! Les économistes ne semblent plus comprendre la situation et ne savent pas quelle mesure serait la plus adéquate pour contrôler la dégringolade. Rien pour rassurer l’électeur…

GM sur le bord de la faillite et IBM qui a une performance au delà des attentes.

Destruction créatrice !

GM et Ford nous offrent le meilleur exemple que le tournant vert est inévitable. L’époque des mammouths énergivores est révolue.

Ce que j’observe dans mon environnement de travail c’est que le capital privé (private equity) est loin d’être mort. Ceux qui ont de l’argent – et il y a en beaucoup encore – redéfinissent l’image de l’écologiste barbu, granola. L’écologiste d’aujourd’hui porte un complet et vit sur Bay Street. Son but n’est pas de sauver la planète mais de rentabiliser ses investissements et de rencontrer la demande.

GM va fusionner avec Chrysler… Pas de quoi m’encourager à acheter une voiture américaine !
La crise touche surtout ceux et celles assez riches pour avoir un porte-feuille d’actions qui souffrent (peut-être) de la crise.
Dans un an, on en reparlera au passé. Gardez votre calme !

C’est en effet la destruction du capitalisme à la Reagan et de Friedman et ses dogmatiques Chicago boys.

Place au capitalisme respectueux de l’humain et de l’environnement!

Personne a encore parlé de la Caisse de Dépot? Ayoye que ca va faire mal docteur! On parle d’un 10 à 15 milliards, envolés cette année (les Québécois mettent seulement 4 milliards par année dans le bas de laine, faites le calcul!)
Pierre-Paul a-ti parti à temps??

Ce qui va sauver la Caisse un peu c’est la baisse de la piasse. Les investissements aux États-Unis vont être gonflés artificiellement de 10 à 15%. En autant bien sûr qu’ils n’ont joué la piasse à la hausse parce que là…

C’est la dépression de l’administration néocon. de Bush.

«The Bush depression».

Son legs.

@ Raymond Campagna:

Cette crise est arrivé justement parce qu’on a été à l’encontre du capitalisme « à la Friedman ».

Quand l’état oblige les banque à faire du subprime (comme ce fut le cas aux USA), on réalise que l’interventionnisme est un mal qu’il faudra éliminer.

Les grands responsables de cette crise sont les banques centrales qui ont imprimé de l’argent (confetti) sans retenu et l’ont rendu disponible aux banques à des taux ridiculement bas. Ce comportement a eu lieu à divers degrés partout sur la planète et à donné lieu à une crise de crédit planétaire. Les problèmes ont commencé aux USA avec les subprimes (le tip de l’iceberg) mais sont bien plus profonds que cela.

Les gouvernements se trouvent maintenant dans l’obligation de sauver les banques menacées de faillites (et même des pays…). Ce n’est pas si surprenant étant donné que c’est l’état via ses banques centrales qui a répandu le crédit facile partout. L’état doit racheter les mauvaise créances qu’il a provoqués avec ses politiques interventionnistes irresponsables.

Cette crise comporte donc deux étapes:

Étape 1: La crise financière causée par l’asphyxie du secteur immobilier et l’inévitable baisse des la valeurs des actifs qui garantissent tous ces prêts. Toutes ces mauvaises dettes doivent être assumées, absorbées, réorganisées. Les gouvernements tentent de hâter ce processus car pendant ce temps tout le secteur financier est pratiquement paralysé et menace l’économie.

Étape 2: La crise économique causée par un inévitable resserrement du crédit, les banques centrales auront beau encore jouer la carte les taux d’intérêt alléchants, les banques échaudées seront dorénavant plus prudentes et accorderont moins facilement des prêts. C’est une très bonne chose qui forcera plus de gens à vivre selon leurs moyens mais le ralentissement des dépenses des foyers provoquera certainement un ralentissement économique à l’échelle mondiale.

Bref cette crise ressemble à une gigantesque gueule de bois, une indigestion planétaire et la question est de savoir combien de temps elle durera.

Ca je ne le sais pas. Mais je suis certain qu’elle passera. Comme disait Ayn Rand libérez les humains et (grace à leur intelligence) ils créeront l’abondance, c’est l’essence même du capitalisme. Or crise ou pas, sur la planète globalement, l’humain n’a jamais été aussi libre. Tant que cela durera je ne serai pas inquiet.

« Quand l’état oblige les banque à faire du subprime (comme ce fut le cas aux USA), on réalise que l’interventionnisme est un mal qu’il faudra éliminer. » >dgagnon

En natonalisant des banques, dit le néocon Paulson!!!

« La crise est essentiellement américaine », le néocon Bush, le néocon Paulson etc etc. Dites moi, vous ne regardez pas les nouvelles européennes? Pas de Bush, pas de Reagan, pratiquement que des gouvernements plus ou moins de gauche, du moins majoritairement depuis la 2e guerre. Et pourtant, combien de gouvernements se lance à la rescousse d’une de leur banque qui pourtant sont pratiquement sans compétition. Combien de banque au USA? 8500! Comment voulez vous « contrôler » les prêts, surtout quand les banques vous courent toute après pour prêter de l’argent.
Vous, avez vous achetez vos meubles avec paiement dans 36 mois, sans intérêt. Non? Eh bien, dépêchez vous parce que j’ai l’impression que ces folies achèvent.

« Paulson n’a rien d’un néoconservateur. » > dgagnon

C’est vrai. C’est un socialiste.

Krugman reçoit le Nobel d’économie pour ses traveaux pro-mondialisation.

Du temps où il écrivait:

In Praise of Cheap Labor
Bad jobs at bad wages are better than no jobs at all.

http://www.slate.com/id/1918

Du temps ou Krugman était un économiste et pas un « pundit socialiste ».

@ Raymond Campagna

Ça doit être bien pratique de toujours accuser les « néo-cons » pour tous les maux de la terre.

Sauf que c’est creux comme argumentation.

Ce ne sont pas des gens eux même ou même une idéologie qui ont causé la crise actuelle mais bien des politiques (ou bien l’absence de politiques) bien précises.

Êtes vous capable d’identifier précisément ces politiques et d’expliquer comment elles sont responsables de la crise financière?

Si vous croyez que les soit-disant déréglementations des « néo-cons » ont causé cette crise, alors lesquelles et comment?

Pouvez vous nous expliquer à nous « méchants droitistes » comment les politiques interventionnistes de la Fed (taux très bas) et les politiques interventionnistes de soutient à l’immobilier du gouvernement fédéral (hypothèques déductibles d’impôt, soutient de Freddie & Fannie, etc…) ne sont PAS conjointement responsables de la bulle de crédit immobilier qui a débouché sur la présente crise?

Ces politiques interventionnistes ne sont-elles pas à l’antipode des prétendues déréglementations que vous dénoncez?

Oseriez vous affirmer que ces mesures étatiques bien connues n’ont pas causé la crise alors que des déréglementations que vous ne pouvez même pas identifier l’auraient fait?

Bref êtes vous capable de répondre à ces questions et mettre de la substance derrière votre anti-américanisme primaire d’adolescent?

@pbrasseur

Le prix Nobel Krugman a tout vu venir de la crise et l’a expliqué.

Consultez son blogue dans le New-York Times.

Vos yeux enfin se dessilleront.

@pbrasseur

Lisez aussi les accusations de McCain sur les « gamblers » de Wall Street.

Est-il lui aussi un anti-américain primaire?

@ Raymond Campagna

Incapable de répondre je vois, sinon avec encore du « name dropping », si c’est pas les « néo-cons » alors c’est Krugman.

En passant il fut un bon économiste mais c’était il y a longtemps, aujourd’hui il n’est plaus qu’un chroniqueur ultra partisant, mais au moins pour le Nobel il est en bonne compagnie avec Arafat et Carter. Manque plus que Michael Moore!

http://www.realclearmarkets.com/articles/2008/10/krugman_and_the_politicization.html

Brasseur confirme cette profonde vérité:

Dans le fond, c’est pas compliqué: c’est toujours la faute de ceux qui ne sont pas au pouvoir. 😉

@ Raymond Campagna:

Les républicains aussi avait venu venir la crise.

Et ce qu’on dit c’est que justement c’est de la faute de ceux qui étaient au pouvoir et qui sont intervenus dans l’économie.

« Et ce qu’on dit c’est que justement c’est de la faute de ceux qui étaient au pouvoir et qui sont intervenus dans l’économie. » >dgagnon

Et ils étaient néocons…

CQFD

Un peu de « name-dropping »…

«Par un de ces hasards dont l’histoire a le secret, le prix Nobel d’économie a été accordé hier à Paul Krugman, professeur à Princeton et chroniqueur au New York Times. Et alors? Dans son dernier essai, L’Amérique que nous voulons, par ailleurs remarquable, Krugman explique que l’un de ses sujets d’étude part du constat formulé en 1936 par Franklin Delanoe Roosevelt: «Ils [NDLR: les financiers responsables de la Grande Dépression] avaient commencé à considérer le gouvernement des États-Unis comme un simple appendice à leurs affaires privées. Nous savons maintenant qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé.» On ne saurait évidemment mieux dire.»

http://www.ledevoir.com/2008/10/14/210496.html

@ Raymond Campagna:

Les démocrates sont des néo-cons ?

C’est leur interventionnisme qui a causé la crise…

C’est le non interventionnisme qui a causé cette crise, oui le laisser aller causé par la droite au nom de la libre entreprise et du libre marché qui règle tout au mieux (pour celui qui ramasse le fric).

Les banques n’étaient pas obligées de faire un prêt sous peine d’amande ou d’emprisonnement.

C’est la dépression qui passera à l’Histoire pour avoir été causée par 8 années d’administration de Bush et de ses néocons.