S’envoler en classe affaires pollue jusqu’à trois fois plus

On savait déjà que les voyages en avion sont responsables de 3 % des émissions de gaz à effet de serre émis sur la planète (et de 13 % dans les transports), mais il semble que voyager en classe affaires équivaudrait à polluer deux à trois fois plus qu’en classe économique.

C’est du moins ce qui ressort d’une étude que la Banque mondiale a commandée pour réduire sa propre empreinte carbone, rapporte Quartz. Selon celle-ci, un transporteur consomme plus de carburant par passager assis en classe affaires, compte tenu de tout l’espace occupé par son siège-lit.

En outre, les passagers qui voyagent dans cette classe transportent généralement plus de bagages, ce qui augmente le poids de l’appareil et, conséquemment, leur empreinte carbone.

Mais il y a pire: en première classe, cette même empreinte serait de six à neuf fois plus importante qu’en classe économique, selon le type d’appareil (monocouloir ou très gros porteur), toujours d’après l’étude. Encore une fois, tant l’espace occupé par l’imposant siège-lit – voire la mini-suite – que l’excédent de poids des bagages expliquent ces résultats.

Après avoir cessé de faire voyager ses cadres et employés en première classe, la Banque mondiale estime avoir ainsi réduit de 20 000 tonnes ses émissions de gaz à effet de serre, entre 2009 et 2012.

Pour le commun des voyageurs d’affaires qui utilise déjà la classe économique, d’autres moyens permettent de réduire son empreinte carbone: regrouper ses activités et rendez-vous à destination pour minimiser le nombre de vols par année; prendre un vol de jour (les vols de nuit ont un plus grand impact climatique); voyager le plus légèrement possible; etc.

Ceux qui veulent pousser plus loin leur démarche peuvent aussi se procurer des crédits compensatoires auprès d’organismes reconnus: la Fondation David Suzuki explique ici la marche à suivre et fournit une liste d’entreprises dignes de confiance ici.

Pour lire l’intégrale de l’étude commandée par la Banque mondiale, cliquez ici (PDF).

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