Serrons la vis et ouvrons les coffres !

Il y en a pour tous les goûts dans le discours du Trône prononcé mercredi. On promet davantage de rigueur dans la gestion des dépenses publiques et une intervention musclée pour limiter les dégâts dans des secteurs industriels malmenés. Et vous savez quoi ? Je me sens très à l’aise avec une telle démarche.

En apparence, on dirait que le gouvernement conservateur est devenu schizophrène. Parce que les temps sont durs, il devra peut-être couper ses dépenses, geler le salaire des fonctionnaires et privatiser des sociétés de la couronne. Et en même temps, il participera au sauvetage de l’industrie automobile, il donnera un coup de main à l’industrie aéronautique et il n’exclut pas un déficit budgétaire. Bref, le gouvernement conservateur ne se cantonne pas dans une position dogmatique et il est prêt à faire face aux difficultés.

Il est facile de s’objecter par principe à toutes les interventions de l’État et de traiter « d’illettrés économiques » tous ceux qui ne sont pas d’accord. Il est plus difficile de diriger un pays soumis à la plus grande tempête économique depuis des décennies.

Prenons l’exemple de l’industrie automobile. Que risque-t-il d’arriver si le gouvernement américain adopte un plan de sauvetage de plusieurs milliards de dollars et que le gouvernement canadien refuse de bouger au nom de beaux principes philosophiques ? La réponse n’est pas difficile à imaginer : le développement des nouveaux modèles plus efficaces au niveau énergétique serait vraisemblablement concentré aux États-Unis et les usines américaines seraient davantage épargnées que les installations canadiennes. Résultat : un gros A pour nos principes, une belle catastrophe pour l’économie ontarienne.

Il en va de même avec l’aéronautique, une industrie dominante au Québec. On a beau se scandaliser des subventions octroyées à Bombardier ou à Pratt & Whitney, mais il est impossible aujourd’hui d’implanter une usine dans ce secteur sans un coup de pouce des gouvernements. On peut faire la fine bouche et excommunier tous ceux qui se résignent à la situation, mais c’est la réalité. En bout de piste, le choix est simple : être dans ce secteur ou ne pas y être.

Stephen Harper est devenu beaucoup plus pragmatique au fil des ans. Rien de tel qu’un contact avec la réalité des choses pour recentrer un discours économique.

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« On promet davantage de rigueur dans la gestion des dépenses publiques »

Harper dirige depuis trois ans un gouvernement qui a totalement perdu le contrôle des dépenses publiques, avec des augmentations qui sont toujours deux, voire trois, fois plus importantes que prévu. Ce n’est pas la crise actuelle qui a font fondre les excédents budgétaires du gouvernement canadien : c’est l’incompétence du gouvernement Harper qui en est le plus grand responsable. Harper aura beau promettre, les faits démontrent qu’il n’a pas les compétences pour gérer le Canada.

Le discours parle aussi de cette horreur que certains commentateurs mal avertis nomment la Réforme du Sénat. Soyons clairs : on ne votera pas pour élire des Sénateurs. On dépensera des centaines de millions pour offrir des suggestions de nominations au Sénat à un premier ministre qui pourrait accepter ou rejeter les choix des électeurs. Harper nous avertit dans ce discours qu’il a surtout l’intention de continuer à jeter l’argent des contribuables par les fenêtres.

L’abolition de 2% de TPS pour jouer le populisme montre l’absence de vision de ce petit gérant qui n’a pas su prévoir.

Le gouvernement a perdu 11 milliards dans la TPS. Combien sont vraiment allés aux consommateurs? On leur a dit de donner le 11 milliards en coupures d’impot aux travailleurs.De l’argent direct dans les poches du peuple. Z’ont rien voulu savoir. Fallait aider leurs chums qui ont des business…
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On résume: le Québec qui n’a jamais profité de l’industrie de l’automobile et qui en consomme pour 8 milliards par année qui enrichissent l’Ontario, va maintenant payer avec ses taxes une partie de l’aide à l’Ontario sous-prétexte qu’Ottawa aide l’aéronautique au Québec! Avez-vous des chiffres? Avez-vous sorti tout ce qu’ottawa a donné aux constructeurs ontariens depuis 30 ans mettons?

Le baril vient de chuter à 50$. On va-ti subventionner les sables bitumineux itou? Déjà qu’il va falloir payer la note de Kyoto. Jamais le fédéralisme n’aura été aussi peu avantageux pour le Québec.Pourtant on s’achemine vers un autre 4 ans de Charest.

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Les coupures d’augmentation de salaire ne changent pas grand chose. Alors qu’au Québec, les salaires c,est 50% du budget à Ottawa c’est juste 10%. Ottawa c’est une machine à chèques: chèques aux vieux, chèques aux chomeurs, chèques aux Indiens, chèques aux anciens combattants.
On pourrait tout ramener ca en une fin de semaine et faire l’indépendance.

Selon La Presse…
« La disparition de la marge de manoeuvre financière à Ottawa n’est pas uniquement attribuable aux piètres conditions économiques. M. Page laisse entendre que le gouvernement Harper aurait pu maintenir l’équilibre budgétaire s’il n’avait pas réduit d’un autre point de pourcentage la TPS en octobre 2007. La baisse d’un point de pourcentage de la TPS prive le trésor fédéral de près de six milliards de dollars en revenu par année. »

Kevin Page est directeur parlementaire du budget à Ottawa.

De plus, on ne peut passer sous silence le manque de rigueur du gouvernement qui a toujours sous-estimé, et de beaucoup, ses dépenses dans leurs budgets des trois dernières années.

Rien ne sert de taxer ou d’endetter induement le contibuable, au contraire. Laissez faire la « main invisible », par exemple: aucune mesure gouvernementale ne pourrait battre la baisse des prix du carburant et autres commodités.

Pourquoi les Québécois, ou les albertains, ou les Néo-écossait devraient sauver l’industrie automobile ontarienne.

En voulant sauver cette industrie moribonde, le gouvernement prend aux gens qui réussissent pour donner à ceux qui ne réussissent pas (et qui ne pourront probablement jamais plus réussir).

Comment peut-on penser que ce genre de politique est durable.

Ben voyons Monsieur Noel – les exploitants des sables bitumineux ont déjà et longtemps reçu des subventions!

« L’équilibre budgétaire des cinq premiers mois de l’exercice financier est le moins élevé des dernières années, en grande partie en raison des décisions politiques antérieures plutôt que de l’affaiblissement de l’économie. »

Page V – Rapport du Directeur parlementaire du budget. – À lire.

@ Jacques Noel
Selon vous, Ottawa est une machine à chèques mais il y a des fonds de dsponibles tandis que
dans l’hypothétique république de banane vous n’iriez pas loin avec la monnaie nationale de la bourgade: le parizéro.

@roger

En 2000, les Québécois ont envoyé 39,493 milliards à Ottawa et n’ont reçu que 30,524 milliards pour un vol de 8,960 milliards

En 2001, les Québécois ont envoyé 38,184 milliards à Ottawa et n’ont reçu que 32,109 milliards, pour un vol de 6,075 milliards

En 2002, les Québécois ont envoyé 38,093 milliards à Ottawa et n’ont reçu que 32,579 milliards, pour un vol de 5,514 milliards

En 2003, les Québécois ont envoyé 39,709 milliards à Ottawa et n’ont reçu que 34,762 milliards, pour un vol de 4,947 milliards

En 2004, les Québécois ont envoyé 41,127 milliards à Ottawa et n’ont reçu que 34,512 milliards, pour un vol de 6,615 milliards

En 2005, les Québécois ont envoyé 43,428 milliards à Ottawa et n’ont reçu que 39,249 milliards pour un vol de 4,179 milliards

Entre 2000 et 2005, le Canada nous a volé 36,299 milliards. C’est deux Baie James, payées cash.

http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/pdf/chap13.pdf

Pour ce qui est de la monnaie, ca fait longtemps que je dis qu’on devrait adopter la monnaie américaine. Ca nous épargnerait tout le bordel actuel où l’on passe de 61 cennes à 1,10 à 0,77 en quelques années. Mais essayez donc d’expliquer ça à quelqu’un qui tripe sur le Canada, les Rocheuses et la Reine su’a piasse?

@ jacques noel

Tu pourrais faire ton petit exercice du commentaire #10 pour toute les provinces ?

Je fais l’exercice pour l’Alberta et le Québec pour 2005:

Alberta:
Vers Ottawa: 9 316$/habitant
De Ottawa: 4 293$/habitant
Balance: -5 023$/habitant

Québec:
Vers Ottawa: 5 763$/habitant
De Ottawa: 5 208$/habitant
Balance: -555$/habitant

Le Québec a une position très enviable par rapport à l’Alberta.

Je trouve aussi étrange ton désir de voir le Québec adopté la monnaie américaine. Quand le dollars canadien est venu à parité avec le dollars américains, les manufacturiers dis que c’était la fin du monde.

@gagnon

Je me fous de l’Alberta, je me fous du Canada. Je pense en fonction de ma gang, les Québécois. Le discours de nos colonisés, savamment relayé par Gesca, c’est qu’on est une gang de pauvres, de très pauvres, qui vit sur le bras du Canada. La réalité des chiffres est tout autre.

Quant au dollar américain, regarde ce qu’ils ont fait en Europe. Ils se sont doté d’une seule monnaie, du moins pour 11 pays. Ca élimine tout le casse-tete des taux de change et toutes les pertes du taux de change.
Notre seul client c’est les USA; plus des 3/4 de nos exportations. Le jeu de yoyo fait mal. Te rends-tu compte que sur chaque orange qui rentre au Québec chaque jour les banques encaissent leur cut sur le taux de change, une cut de 2% en moyenne! Idem pour chaque concombre qui part vers le sud.
Une seule monnaie commune en finirait avec tous ces intermédiaires.
On est en campagne électorale mais personne en parle. On parle des maudites garderies et des maudits lits d’hopitaux. Pu capable.

@ jacques noel:

C’est vrai qu’on vit sur le bras du Canada, on est même pas capable de contribuer à la même hauteur que l’Alberta qui doit envoyer de l’argent au Québec.

Pour la monnaie, donc tu considère que l’industrie manufacturière n’avaient pas de raison de se plaindre quand nous avons obtenu la parité avec le dollars américains ?

Si oui, alors toi et moi sommes du même avis.

« C’est vrai qu’on vit sur le bras du Canada, on est même pas capable de contribuer à la même hauteur que l’Alberta qui doit envoyer de l’argent au Québec. » > dgagnon

Notre héros n’a qu’à envoyer un chèque à Ottawa pour se faire pardonner d’être un téteux qui dit aimer le Québec et être fier d’y vivre.

Crédibilité.

@ Raymond Campagna

Envoyer un chèque à Ottawa ?

Envoyer un chèque à des politiciens ?

Non, par contre j’aimerais bien que prenne fin le programme de péréquation.

@gagnon

Au contraire ils avaient raison de se plaindre, le jeu de yoyo étant beaucoup trop brusque. C’est pour ça qu’il faut adopter le USD, pour en finir avec le yoyo et pour sauver les frais de 2% à la frontière.

Il rentre un milliard par jour de produits américains au Canada. A 2%, les banques encaissent 20 millions par jour, 7,3 milliards par année soit 221 piasses par Canadien, juste en frais de taux de change! C’est l’une des raisons pour laquelle les Européens sont passés à l’euro.

M. Noel vous avez parfaitement raison.

Par expérience, c’est d’ouvrage en tarbn… de surveiller constament le maudit yoyo us vs can.

C’est plus d’ouvrage que de produire au meilleur marché possible.

Les profits dépendent plus des fluctuations que de la productivité.

@ jacques noel:

Ils avaient raison de se plaindre de la parité mais il faudrait s’assurer de cette dernière ?

C’est pas le « yoyo » le problème, le problème c’est que nos entreprises sont non compétitive, non productive. Le seul moyen qu’ils ont pour vendre aux USA c’est d’avoir un dollar faible pour compenser pour leur médiocrité.

En passant, avec la FED qui imprime des dollar jour et nuit pour payer les bailouts, moi je ne toucherais pas au dollar US même avec une pôle de 10 pieds.

« En passant, avec la FED qui imprime des dollar jour et nuit pour payer les bailouts, moi je ne toucherais pas au dollar US même avec une pôle de 10 pieds.(DG)

Tiens tiens le grand savant qui nous dit depuis des mois que tout va pour le mieux aux USA, que son économie en PIB est bonne, qu’il n’y a pas d’inflation, nous fait le message qu’il faut se tenir loin du dollar us.

Y comprend pas ou y a pas compris.

@ Yvon Fleurent:

Tout allait pour le mieux avant les bailouts.

Encore une fois tu déformes mes propos pour essayer d’avoir le dernier mot.

Ça ne marchera pas.

« Encore une fois tu déformes mes propos pour essayer d’avoir le dernier mot.
Ça ne marchera pas. » >dgagnon (à Y Fleurent)

Projection.

Le très «socialiste gauchiste» journal The Globe and Mail recommande aux gouvernements d’investir dans les infrastructures pour relancer l’économie.

En effet, les consommateurs ralentissent leur consommation pour épargner et payer leurs dettes plutôt. Ce qui signifie que des réductions de taxes ou d’impôt n’auraient pas nécessairement d’effet d’entraînement et de relance.

Le Canada doit se résigner à admettre equ’il ne peut non plus stimuler l’économie américaine.

Il reste donc une voie d’action:

«Instead, governments should activate construction projects that are already on the drawing-boards, and have been waiting for funding. Canada’s infrastructure suffered much depreciation during the fiscal restraint of the 1990s, and did not catch up in the balanced-budget period. The wear and tear are showing.

Setting infrastructure projects in motion will not immediately lead to rising payrolls and busier cash registers, but that is all the more reason why the time to get going is now – to put contracts out for tender that will before long begin to bear fruit in wages and salaries.»

http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/RTGAM.20081124.weStimulus25/BNStory/specialComment/home

« Encore une fois tu déformes mes propos pour essayer d’avoir le dernier mot. » (DG)

Non Gagnon et très non. Tu as écrit et réécris jusqu’à ces derniers jours, depuis des mois qu’il n’y avait pas de oroblèmes avec l’économie des USA que son PIB se portait plutôt bien.

Attention il n’y a pas que toi qui est capable de faire des copiés collés.

@ Raymond Campagna,

Évidemment nos libérasismeux et nos libertariens ne sont pas capables de sentir le gouvernement.

Actuellement ils jouissent jusqu’à l’orgasme de l’état de décrépitude des infrastructures accusant le gouvernement d’être totalement incapable d’être responsable.

Mais voilà que les gouvernements québécois, canadien et étasunien prennent la responsabilité de remettre en ordre les infrastructures désuètes tout en créant de l’emploi.

C’est un cauchemar pour eux de voir leurs principales argumentations qui sont, l’irresponsabilité du gouvernement et son impossibilité à créer de l’emploi s’envoler en fumée.

@ Raymond Campagna

Tu viens de découvrir que le Globe est à gauche ?

Méchante surprise !

Vois-tu, admettons que les théorie de Keynes fonctionnent.

Keynes disait qu’en période de croissance on devait dégager un surplus en prévision des période de récession.

Donc même su le kynésianisme fonctionnait, on ne pourrait pas appliquer cette théorie car nous n’avons pas engranger de surplus lors de la période de croissance.