Shawinigan

La Belgo fermera ses portes à la fin du mois de mars, après plus de 100 ans d’activité. Les employés passent le dernier mois à faire le ménage. « Il faut laisser l’équipement dans le meilleur état possible, pour qu’il soit intéressant pour un nouvel acquéreur », dit Pierre Choquette, directeur des affaires publiques pour le Québec chez AbitibiBowater.

Qu’est-ce qui se discute en ce moment pour l’avenir de l’usine Belgo ?

La compagnie analyse les possibilités. Le 26 février, nous avons rencontré le syndicat des employés qui nous a présenté un projet où on garderait la partie de l’usine où on fait la pâte et celle-ci servirait à l’usine Laurentide à Grand-Mère. C’est un projet parmi d’autres. Pour l’instant, on ne peut pas dire vers quoi on s’en va. La décision sera prise après le 24 mars, jour de la fermeture de l’usine.

La compagnie discute aussi avec les différents paliers de gouvernement, mais on ne peut pas dire ce qui ressort de ces discussions.

Quand on parle de « faire le ménage » dans l’usine, c’est au sens propre ou au sens figuré ?

C’est du vrai ménage qui se fait. D’ici au 24 mars, date de leur départ, les employés font des travaux de maintenance. Même quand les machines ne fonctionnent pas, il y a de l’entretien à faire pour les conserver en état. Il faut laisser l’équipement dans le meilleur état possible, pour qu’il soit intéressant pour un nouvel acquéreur, si jamais il y a un intérêt pour ces machines.

L’usine Belgo a 104 ans, qu’en est-il de la valeur patrimoniale, est-ce que les bâtiments ont une valeur historique ?

En fait, c’est entre 107 et 104 ans, personne ne s’accorde vraiment là-dessus. Oui, l’usine a une valeur patrimoniale. Il y a d’ailleurs un intérêt de la ville parce que c’est un site historique. Nous avons déjà été approchés à ce propos, mais c’est une discussion que nous auront quand les employés seront partis.