Sport et richesse

Depuis hier à HEC-Montréal se tient une conférence intitulée [email protected]éal. Des experts des deux villes tentent d’expliquer pourquoi ces deux villes sont si créatives et attirent chez elles des entreprises d’avant-garde. Voilà en effet deux villes qui ont sensiblement la même taille, dotées de plusieurs universités, d’une forte identité et très cosmopolite. Les deux villes ont aussi chacune une équipe sportive mythique, le Canadien et le Barça (FC Barcelona).

Le succès des équipes sportives est un assez fidèle indicateur du dynamisme d’une ville. Malgré l’appui de ses supporters, le marché de Québec n’a pas su garder les Nordiques. Québec ne comptait pas assez de grandes entreprises pour financer un nouvel aréna et acheter les loges si nécessaires aux revenus d’une équipe professionnelle. C’est une fois rendue au Colorado que l’équipe a eu les budgets pour signer les quelques éléments qui lui manquaient pour devenir une équipe championne. Les exemples de Green Bay, dans la NFL, et de Saskatchewan dans la CFL, sont des exemples atypiques.

À ces quelques rares exceptions, l’argent explique les gagnants. Les revenus du FC Barcelone sont trois plus fois plus élevés que ceux de l’Olympique de Marseille, ce qui permet à l’équipe catalane d’embaucher des vedettes comme Ronaldinho (23 millions d’Euros en incluant les commandites !) ou le meilleur joueur français, Thierry Henry. Barcelone a remporté la Ligue des Champions en 2006. Son ennemi juré, le FC Madrid, a remporté trois autres championnats européens depuis dix ans, ce qui est un puissant témoignage de la vitalité économique espagnole.

Au baseball, le championnat devrait se disputer cette année entre les Red Sox, les Yankees, les Tigers et les Mets, les quatre équipes qui ont la plus forte masse salariale. Le fait que Boston compte autant d’équipes gagnantes (Red Sox, Patriots et Celtics) est aussi une preuve de sa richesse.

Et le Canadien dans tout ça ? C’est la vigueur de l’économie canadienne et la remontée du dollar canadien qui ont permis à Bob Gainey d’aligner une équipe compétitive. La masse salariale du Canadien est passée de 33 millions de dollars en 2005-06 à 42 millions cette année, ce qui est dans la moyenne de la Ligue Nationale.

Le reste, c’est le flair du directeur gérant. En effet, certains des plus beaux joueurs de l’équipe débutent leur carrière et n’ont pas accès aux forts salaires des vétérans. L’embauche à rabais de Christopher Higgins, des frères Kostitsyn ou de Carey Price, permet de payer les salaires des Koivu, Kovalev et Markov. Si l’équipe va loin en série, la masse salariale va grimper plus vite que le thermomètre et il va falloir toutes les prouesses du département de marketing de l’équipe pour soutirer des dollars supplémentaires aux fans, presque toujours consentants.

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Chaque semaine un logue sort une nouvelle théorie. Lorsque ça mord fort, il en fait un livre et une tournée de conférences…

Bien sûr qu’on peut trouver une corrélation entre la richesse d’une ville et des équipes professionnelles gagnantes. Mais de là à prendre ça comme un mentra!

D’autres facteurs entrent en jeu: la qualité du management, le marketing, la passion dans la ville pour ledit sport (je le répère Montréal est loin d’être la ville sportive qu’on s’imagine).

Les Nordiques rivalisaient avec le CH avant que Pierre Pagé en prennent le controle…Et si l’Avalanche a gagné au Colorado dès la première année ce n’est pas du tout à cause du fric mais grâce à l’arrivée de Roy. Un gars de Québec, un cadeau du Canadien….(en passant le Colisée était plein avec 15,000 spectateurs et l’équipe était RENTABLE lors de la vente, Aubut et cie ont baisé les Québécois. C’est l’histoire de notre peuple: de petites élites qui f.. le peuple)

Toujours est-il que les trois villes de la NHL qui attirent le plus de spectateurs sont…Montréal…Toronto…et Ottawa. Et celle qui attire le moins? Les Islanders de NY!
On est loin de la théorie du fric..

Si le fric faisait foi de tout, les Yankees gagneraient à chaque année puisque leur masse salariale pète tous les records. Or ils n’ont pas gagné depuis 2000

Boston a des équipes-gagnantes parce qu’elle a un joyaux mixte de fric, de population (3,5 millions) et d’amateurs de sports style cols bleus (beaucoup d’irlandais, d’italiens et de noirs)

La rivalité entre le Real (qui était allé chercher Beckman) et le FC reflète tout simplement la rivalité entre les deux plus grandes villes d’Espagne comme ici le CH et les Leafs ou l’Inter et le Napoli en Italie ou l’Arsenal et le Liverpool en Angleterre. Un classique universel

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Bombardier continue son lobbying. Les gouvernements vont encore financer la grosse BS de Valcourt…

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080408/LAINFORMER/80408132/5891/LAINFORMER01

Même s’il n’est pas prêt à augmenter son soutien financier à Bombardier (BBD.B) pour la série C, le gouvernement conservateur se montre flexible sur les modalités de versement de son aide.

Intéressante théorie, mais comment expliquez vous alors l’insuccès chronique des Maple Leafs, l’équipe la plus riche de ligue qui évolue dans la ville la plus riche au pays?

Ca va mieux à Montréal qu’à Barcelone…

http://blogues.cyberpresse.ca/soccer/?p=286

Après une année décevante, le FC Barcelone a déjà commencé son ménage en vue de la saison prochaine. Après avoir fixé un prix au départ de Thierry Henry mardi, l’équipe catalane a indiqué à l’agent de Ronaldinho que son client «pouvait d’ores et déjà chercher un autre club».

À quelques heures d’un match crucial en Ligue des champions, le moment était peut-être mal choisi pour dire au monde entier que Thierry Henry n’est pas intouchable. Une source proche du club a indiqué au Daily Star que «s’ils reçoivent une offre, ils en aviseraient le joueur. Nous n’avons pas ouvert la porte mais nous ne la laissons pas fermer non plus».

Le prix pour ouvrir la porte ? 32 millions $ CAN. Ce n’est pas énorme quand on sait que le Barça l’a acquis pour 39 millions $ l’été dernier. Parmi les clubs intéressés: Chelsea, Manchester City, Newcastle United, Tottenham Hotspur, West Ham et Seattle…

Si Henry fait du sur place, Ronaldinho fait marche arrière. À tel point que les rumeurs de départ se sont, sans grande surprise, confirmées mercredi. Le Brésilien, via son agent, s’est gentiment fait demander de trouver un autre employeur.

Peu utilisé, souvent blessé, en retard aux entraînements, «Ronnie» a vu sa valeur baisser autour de 30 millions $. Voilà qui peut faire les affaires de l’AC Milan, probable club du Brésilien l’an prochain, et qui espère un retour en grâce de l’ancien ballon d’or.

Une autre preuve que votre théorie ne marche pas. Imaginez si une équipe de Longueuil se rendait à la Coupe Stanley!

Guillaume Dumas

Le Soleil

Québec

Toute l’Espagne ou presque ne parle que d’un seul club depuis quelques semaines. Cette équipe, basée à Madrid, traverse une période si faste sur la scène européenne que les Ibères bombent le torse à la moindre évocation de son nom. Real ou Atletico? Non, pensez plutôt à… Getafe!

Pendant que les deux plus grands clubs de la capitale espagnole bril­lent par leur absence en Ligue des champions ou en coupe de l’UEFA, l’oublié de la banlieue sud, lui, rajoute sans cesse des pages à son incroyable histoire et attire toujours plus d’attention. Promu dans l’élite pour la première fois en 2004, le Getafe FC n’a ensuite mis que quel­ques années pour passer de l’om­bre à la lumière.

Les projecteurs se sont vraiment braqués sur les Azulones la semaine dernière en coupe de l’UEFA quand, à la surprise générale, ils ont arraché à Munich un verdict nul de 1-1 au Bayern dans les derniers instants du match. Déjà que de survivre à la phase de groupes avait été impressionnant, que d’éliminer ensuite l’AEK Athènes et le Benfica avait été surprenant, arracher un score nul au favori au match aller tenait donc presque du miracle!

Getafe, banlieue-dortoir de Madrid, ne compte que 160 000 habitants. Son stade, le Coliseum Alfonso-Perez, et ses 14 400 sièges ne peu­vent se comparer aux autres grandes enceintes comme le Camp Nou de Barcelone (98 787 places) ou le Santiago Bernabeu de ses voisins (85 000 places). Qui dit moins de supporteurs aux tourniquets dit forcément budget plus limité. Ses plus modestes moyens, même s’ils deviennent handicapants dans la démesure du soccer moderne, auront au moins eu le mérite de stimuler l’audace de la direction