Stephen Harper à la défense de la vache québécoise

La gestion de l’offre dans l’industrie des produits laitiers protège les producteurs du pays en leur permettant de vendre à prix plus élevé, mais il les prive d’un accès aux marchés mondiaux, en pleine progression.

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Photo: Tony C French/Getty Images

Blogue Economie

La question est soulevée à chaque négociation d’un traité de libre-échange entre le Canada et ses partenaires commerciaux.

Immanquablement, les autres pays nous demandent d’abolir les gigantesques tarifs douaniers de 200 % à 300 % que nous imposons sur les produits laitiers importés, quitte à abandonner la politique de gestion de l’offre qui encadre cette production chez nous.

Les négociations en vue de la création du Partenariat transpacifique, qui regroupera une douzaine de pays (allant du Chili à la Malaisie en passant par l’Australie, les États-Unis et le Viêt Nam), n’ont pas fait exception. D’autant que ce regroupement comprend aussi la Nouvelle-Zélande, le premier exportateur mondial de produits laitiers, considérée comme «l’Arabie saoudite du lait».

C’est de bonne guerre, car l’objectif premier d’un traité de libre-échange est de favoriser un accès étendu aux marchés de ses partenaires et d’éliminer le maximum de tarifs et de contraintes susceptibles d’entraver le commerce entre les différents pays.

Les Néo-Zélandais et les Américains ont exercé d’énormes pressions sur les négociateurs canadiens, mais le premier ministre Harper a réitéré, cette semaine, qu’il n’était pas dans l’intention d’Ottawa de remettre en question cette politique fédérale, qui bénéficie d’abord aux producteurs québécois plus nombreux, puis ontariens.

La gestion de l’offre plafonne la production laitière aux moyens de quotas et limite les importations pour garantir le revenu des producteurs. Le système protège les producteurs du pays en leur permettant de vendre à prix plus élevé, mais il les prive d’un accès aux marchés mondiaux, en pleine progression.

Le modèle néo-zélandais est littéralement aux antipodes. Le pays exporte 95 % de sa production dans plus d’une centaine de pays. Les exportations de produits laitiers représentent 26 % de ses exportations de biens.

Il y a autant de vaches en Nouvelle-Zélande (4,5 millions) qu’il y a de Néo-Zélandais. À titre de comparaison, le cheptel québécois était de 382 000 vaches laitières en 2012.

Les producteurs québécois ont toujours dit qu’ils ne pourraient pas concurrencer, sur le marché canadien, les producteurs américains, à cause des fortes subventions dont ces derniers bénéficient — ou les coûts de production des Néo-Zélandais sur d’autres marchés, ne serait-ce qu’en raison des conditions climatiques très favorables dans ce pays.

* * *

À propos de Pierre Duhamel

Journaliste depuis plus de 30 ans, Pierre Duhamel observe de près et commente l’actualité économique depuis 1986. Il a été rédacteur en chef et/ou éditeur de plusieurs publications, dont des magazines (Commerce, Affaires Plus, Montréal Centre-Ville) et des journaux spécialisés (Finance & Investissement, Investment Executive). Conférencier recherché, Pierre Duhamel a aussi commenté l’actualité économique sur les ondes du canal Argent, de LCN et de TVA. On peut le trouver sur Facebook et Twitter : @duhamelp.

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Vos propos sont anti-Québécois

Harper protège l’industrie canadienne du lait pas seulement l’industrie laitière du Québec.

« La gestion de l’offre dans l’industrie des produits laitiers protège les producteurs avec un prix domestique plus élevé… »(P. Duhamel)

Faux!

Ce sont les transformateurs et les détaillants qui font que les produits laitiers sont plus chers pas la gestion.

Le prix du litre de lait en 2011 pour Différents pays :

Canada : 1,45$ le litre non subventionné

Nouvelle-Zélande : 1,55$ le litre non subventionné

États Unis : 0,99$ le litre subventionné à 16% +++

France : 1,55$ le litre subventionné à 36%

Brésil : 1,10$ le litre

Chine : 1,70$ le litre

Russie : 1,07$ le litre

0,99$ le litre, presque 4$ le gallon aux USA et la petite droite et leurs instituts de désinformation essayent de nous faire croire que qu’ils l’achètent à 1$ aux USA.

« Les négociations en vue de la création du Partenariat transpacifique, qui regroupera une douzaine de pays.. »

Pas si vite M. Duhamel, le Partenariat transpacifique ne vole pas haut. C’est le libre-échange de l’Asie-Pacifique (FTAAP) qui a le vent dans les voiles.

http://www.mondialisation.ca/apec-beijing-le-canard-boiteux-regarde-passer-la-caravane-de-la-route-de-la-soie/5413907

Contrairement au mythe Québécois, le lait à la sortie du réservoir du producteur du canadien coûte moins cher que celui du producteur américain.

Est-ce que les USA en exportent beaucoup?

http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/les-leaders-croissance/infographie-le-prix-dun-verre-de-lait/

Harper veut protéger ses électeurs des hausses causées par la déréglementation comme l’alcool en Alberta et le lait en Nouvelle-Zélande. On ne lui pardonnerait pas à la grandeur du Canada.

Réplique à DE L’INSTITUT ÉCONOMIQUE DE MONTRÉAL (IEDM) :

« Une étude comparative de différents systèmes de régulation de la production laitière dans le monde2, réalisée en 2004 par le professeur Daniel-Mercier Gouin de l’Université Laval, révèle que depuis 1981 les prix à la consommation des produits laitiers ont augmenté respectivement de 230 % et de 160 % en Nouvelle-Zélande et en Australie, deux pays qui ont déréglementé la production laitière, alors que pour la même période au Canada ils n’augmentaient que de 60 %. »

http://www.google.com/search?ie=UTF-8&oe=UTF-8&sourceid=navclient&gfns=1&q=R%C3%89PLIQUE+DE+LA+F%C3%89D%C3%89RATION+DES+PRODUCTEURS+DE+LAIT+

Voir:

RÉPLIQUE DE LA FÉDÉRATION DES PRODUCTEURS DE LAIT …
.
.

Autres informations :

http://www.lait.org/fr/centre-de-documentation.php?id=105

Vous voulez faire entrer du lait au pays en nous faisant croire que l’on pourrait en exporter en Asie.

Pour qui travaillez-vous?

Certainement pas pour vos lecteurs.

Mais pourquoi toute l’intelligentsia du lait québécois refuse-t-elle net de revoir ses subventions abusives?

Que l’on ouvre nos frontières à tout le monde et on verra bien si vous avez raison.

D’une façon ou de l’autre, le consommateur québécois en sortira gagnant car il est celui qui paie son leit le PLUS CHER en Am.rique du Nord et probablement au monde.

Tu as des problèmes de de lecture ce qui t’amène à étaler ton ignorance. Mais c’est probablement que tu n’as pas lu, où la mauvaise foi.

Donc je vais t’aider:

Le lait n’est PAS SUBVENTIONNÉ au Canada.
Le lait n’est PAS subventionné au Canada.
Le lait n’est PAS subventionné au Canada ce qui inclue le Québec jusqu’à la séparation.

C’est aux USA que le lait EST SUBVENTIONNÉ à raison de 31,11$ le litre de lait.

Répète ces mots CENT fois.

Les agriculteurs Québécois produisent leur lait moins cher que les Américains.

Ce sont les entreprises privées qui font que le lait est plus cher au CANADA.

Elles se nomment Saputo, Agropur, Parmalat, , IGA, Loblaw, et Métro. Ce sont elles ces entreprises privés qui te vident les poches.

« D’une façon ou de l’autre, le consommateur québécois en sortira gagnant car il est celui qui paie son leit le PLUS CHER en Am.rique du Nord et probablement au monde. »

Ce n’est pas ce qui est arrivé en Nouvelle Zélande et tu n’as pas lu les prix un peu plus haut.

Est-ce que tu joues au troll?

« Stephen Harper à la défense de la vache québécoise »

C’est étrange ça… Je suis allé visiter la page Facebook de PKP et aucun commentaire n’a émané sur ce sujet.

Pour quelqu’un supposé être un spécialiste dans les communications…