Steve Jobs 1955-2011

Steve Jobs est mort. Son nom sera désormais cité avec ceux des Ford, Edison, Carnegie, Kroc ou Walton, ces géants qui ont bâti des empires gigantesques, transformé leur secteur économique et changé nos vies.

Steve Jobs se battait depuis 2004 contre une forme rare du cancer du pancréas, il a du subir une transplantation du foie en 2009 et il était en congé de maladie depuis le début de l’année, même s’il est apparu à deux événements de lancement, en mars et en juin.

Il a lancé le premier PC en 1977 et il a assuré sa popularité grâce à la souris et à l’interface graphique en 1984 avec le MacIntosh. À la tête des studios Pixar, il a rendu possible  le premier long-métrage en image de synthèse (Toy Story) en 1995. Il a bouleversé l’industrie de la musique avec la combinaison iPod-iTunes en 2001 et transformé la téléphonie mobile avec le iPhone  en 2007.

L’an dernier, le iPad a redéfini l’informatique personnelle et donné un terrible coup de vieux au PC et aux médias. Un seul de ces faits d’arme suffirait à en faire un acteur important de l’histoire du monde des affaires.

Son histoire personnelle est aussi éclatante. Il brise le coeur de sa famille d’adoption en ne terminant pas ses études universitaires, mais ses moments d’égarement sur le campus le familiarise avec la calligraphie qui aura un impact décisif sur les futurs ordinateurs. Il fabrique le premier PC dans un garage avec Steve Wozniak et Mike Markkula en 1976. Il co-fonde Apple Computers dont il sera congédié en 1985.

Il fonde alors NeXT dont le système d’exploitation reste le base des produits Apple. L’année suivante, il achète le studio d’animation Pixar qui sera racheté par Disney en 2006 et qui fera de Steve Jobs le principal actionnaire, et un membre du conseil, de Walt Disney Company.

La mort de Steve Jobs survient à un moment où Apple et Exxon s’échangent le titre de l’entreprise au monde avec la plus forte valeur boursière, après un trimestre où les ventes d’Apple ont crû de 82 % comparativement à la même période l’an dernier et ou H-P annonce qu’elle renonce à la tablette numérique et met en vente sa division d’informatique personnelle, même si c’est le premier fabricant de PC au monde.  « By the way, Apple has won », titrait un site spécialisé en août dernier.

Voici une vidéo de Steve Jobs à la remise des diplômes à l’Université Stanford en 2005. Si  vous comprenez l’anglais, écoutez-le, vous ne le regrettez pas.

« Votre temps est limité, ne le gâcher pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre », disait-il aux nouveaux diplômés.

Mais ce n’est pas ma citation favorite de Steve Jobs. Celle-ci me fait rire et réfléchir à tout coup : « It’s more fun to be a pirate than to join the navy ».

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Steve Jobs est un pur produit du capitalisme américain.

S’il avait été Québécois, notre lourdeur bureaucratique et notre épaisseur étatique aurait tôt fait d’étouffer dans l’oeuf ce génie.

On a eu de la chance qu’il soit AMÉRICAIN et non Québécois!!!

Lourdeur bureaucratique ?! Cette «lourdeur bureaucratique» et «épaisseur étatique» a bien servi à l’industrie du jeu vidéo et du cinéma québécois pourtant !

Non, ce qui tue l’initiative entrepreneurial d’un Steve Jobs, ce sont les commentaires dépressionnistes disant que les Québécois sont poches, paresseux, «étatiques», bref les commentaires du style de François 1.

J’avais prédit sa mort sur votre blogue, il y a quelques semaines.
A noter qu’il a été plus transparent que Jack Layton.

@francois premier (un beau nom royal, celui qui a envoyé JC au Canada)

Jobs a au moins une chose en commun avec un grand inventeur québécois: il a commencé dans un garage.
Armand Bombardier a changé notre facon de traverser l’hiver, surtout dans les régions isolées.

@ rod (# 4):

Bombardier est l’un des pires exemples que vous pouviez nous envoyer car c’est l’entreprise qui utilise le plus les subventions autant au fédéral qu’au provincial.

En fait, elle est l’une des pires « corporates bums » que je connaisse.