Super huard

Il se peut que les Canadiens aillent passer leurs vacances en Floride l’hiver prochain… pour économiser ! En effet, rien ne semble arrêter la progression du dollar canadien qui atteint aujourd’hui les 98 cents américain. Les économistes s’attendent à ce qu’il atteigne sous peu la parité avec le dollar américain et certains prédisent même qu’il le dépassera au cours des prochains mois.

Je me réjouis à l’idée de voir un dollar canadien plus fort que le billet vert. Voilà une jolie revanche pour toutes les fois qu’un voyage outre frontières nous a coûté la peau des fesses en raison d’un taux de change défavorable.

L’autre avantage est plus concret pour la majorité d’entre nous. Le prix du baril de pétrole – qui explique en partie la remontée du huard – atteint des records absolus à 81 dollars. Mais le prix à la pompe n’augmente que très lentement grâce à la force de ce même huard. Imaginez la facture énergétique si le dollar canadien était demeuré à 61 cents américains.

Mais ma réjouissance est de courte durée. La pression sur les manufacturiers est déjà considérable. Ils ont des difficultés à faire aussi bien que leurs concurrents américains. Un dollar canadien plus fort les obligera à faire mieux qu’eux. Cela ne sera pas facile.

Le gouvernement pourrait-il faire un effort supplémentaire pour aider les entreprises ? Je n’aime pas les subventions directes, trop souvent injustes, coûteuses et inefficaces. Par contre, ce serait un temps idéal pour diminuer encore plus les taxes sur la masse salariale. Ces taxes sont ridicules car elles pénalisent l’investissement et l’emploi. Ce sont les profits qu’il faut taxer et non pas le seul fait d’être en affaires.

Allégeons donc le fardeau fiscal des entreprises pour les inciter à investir davantage en machinerie et en équipement. Le temps est propice avec la force du dollar canadien.

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La piasse à Harpeur monte parce que son pétrole monte. Rien d’autre. La piasse monte en us mais pas en euro. Va pour les vacances en Floride mais y’a rien de changé sous les ponts de Paris.
Pour le Québec c’est un désastre. D’abord on en retire absolument rien (sauf théoriquement pour les importations, mais comme j’ai souvent dit on se fait arnaquer par les importateurs qui encaissent le taux de change).
Ensuite on paie le baril le même prix que le reste du monde: résultat notre balance commerciale est maintenant dans le rouge.
Enfin, c’est un désastre pour nos PME qui exportent aux USA
Bref, le pire des mondes.
Mais les abrutis du Bloc et du PQ sont incapables d’expliquer ça aux Québécois

Monsieur Duhamel,
Puisque notre balance commerciale est négative au Québec, comme nous le faisait remarquer M. Claude Picher*, cela ne devrait-il pas être très bénéfique pour notre économie que le huard monte? En théorie, tous les produits qui nous viennent des US devraient coûter de moins en moins cher.

Exemple: Microsoft charge 60 US$ ou 64 CDN$ pour sa suite bureautique.

C’est le temps d’acheter des logiciels et de l’équipement ou d’embaucher des joueurs de hockey autonomes!

Quant à vous monsieur Noël, vous me faites rire avec votre vie perçue à travers des lunettes grises. Vous devriez lire Candide: « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! » 😉

* http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20070917/LAINFORMER0202/709150566/5930/LAINFORMER02

« Vous devriez lire Candide: « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! » (F. Gosselin)

Si vous avez lu Candide, vous savez que ses lunettes roses lui cachaient les horreurs de la vérité.

Il s’appelait « Candide », dans le sens « d’un bel innocent »!

Le hausse du dollar c’est un « wake-up » call pour une certaine industrie qui était devenue paresseuse…

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