Tables et poulies le midi

« Avant, je courais surtout après mon souffle », dit Isabelle Hudon, 42 ans, présidente de l’agence de publicité Marketel et adepte, depuis quatre ans, de la musculation et de la course à pied, qu’elle pratique deux fois par semaine sur le mont Royal, hiver comme été.

Photo : Martin Laprise

« Avant, je courais surtout après mon souffle », dit Isabelle Hudon, 42 ans, présidente de l’agence de publicité Marketel et adepte, depuis quatre ans, de la musculation et de la course à pied, qu’elle pratique deux fois par semaine sur le mont Royal, hiver comme été.

Ça, c’est la nouvelle Isabelle Hudon. Car l’ancienne, qui dirigeait la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, avait des palpitations rien qu’à l’idée de courir. Tout a changé il y a cinq ans, quand son médecin lui a annoncé qu’elle devait prendre des habitudes plus saines, à commencer par l’activité physique. Un choc : « Je n’avais pas le temps et je n’aimais pas ça ! » Elle mettra un an à s’y faire. La gym ? Ouache. Le yoga ? Trop zen. « Mais la vie avait son effet sur mes chairs, alors je me suis décidée. »

Le déclic s’est fait alors qu’elle lisait, dans Châtelaine, un article sur la méthode Pilates. Ce programme thérapeutique, mis au point pendant la Première Guerre mondiale par le médecin allemand Joseph Pilates, était destiné à la réadaptation des blessés de guerre. Les exercices visent à améliorer le rendement musculaire et requièrent peu d’équipement (tables et poulies). En Europe, où Isabelle Hudon voyage beaucoup, il est très facile de trouver un entraîneur. Autre avantage : « On ne sue pas. Je peux donc en faire le midi sans avoir à prendre une douche. » Outre le Pilates, Isabelle Hudon s’est initiée à la course à pied avec un entraîneur privé et elle s’en félicite. « Je n’ai plus de problèmes de dos. De plus, ça aide pour ma concentration. »

Arrivée récemment à Marketel, Isabelle Hudon voudrait mettre en place des programmes pour encourager l’activité physique chez ses 140 employés. En facilitant l’usage du vélo en libre-service Bixi, par exemple, ou grâce à des périodes d’exercice à l’heure du dîner, ou encore en suscitant des acti­vités de groupe. Un soir de février, elle a accompagné 15 employés lors d’une sortie en raquettes sur le mont Royal, à l’occasion d’une campagne de souscription. « Excellent pour l’esprit d’équipe ! »