Toujours plus gros

Dès qu’il se lance en affaires, l’entrepreneur sait qu’il devra se distinguer et accaparer des parts de marché. S’il ne le fait pas, il est condamné à fermer ou à vendre à un autre.

Sobeys (IGA) mange Safeway, Loblaw achète Shoppers/Pharmaprix, la Baie d’Hudson met la main sur le détaillant américain Saks, et Publics et Omnicom se marient, créant la plus importante agence de publicité au monde. Voilà quatre méga fusions qui ont chacune leur histoire, mais dont l’annonce à quelques jours d’intervalle n’est pas qu’un hasard.

Il y a d’abord ce principe fondamental du capitalisme: il faut grossir pour dominer les concurrents ou leur résister. Il n’y a pas de surplace ni de repos en affaires et le statu quo se traduit inexorablement par un recul relatif face aux adversaires. Dès qu’il se lance en affaires, l’entrepreneur sait qu’il devra se distinguer et accaparer des parts de marché. S’il ne le fait pas, il est condamné à fermer ou à vendre à un autre.

Voilà pourquoi plusieurs entrepreneurs renoncent en cours de route et sont achetés par un consolidateur local, régional, québécois, canadien, nord-américain ou mondial.

Ce processus ne se termine jamais et n’a pas de répit. Chaque année on voit disparaître des entreprises de toutes tailles, y compris de véritables géants, qui sont dévorées par des prédateurs encore plus voraces. En 2008, par exemple, 90 658 sociétés ont cessé leurs activités au Canada.

Malgré les apparences, la société en bénéficie au final, car ce sont les entreprises les plus dynamiques, les plus efficaces ou les plus avancées technologiquement qui se démarquent et subsistent. Les entreprises à bout de souffle disparaissent et laissent place aux entreprises les plus performantes et à celles qui promeuvent des idées nouvelles. Toujours en 2008, 108 217 entreprises naissaient au Canada, dont certaines deviendront les leaders des prochaines décennies.

Le phénomène de la concentration existe depuis toujours, mais il serait plus juste de parler d’une roue qui tourne sans cesse. Karl Marx avait observé le phénomène il y a 150 ans, sauf qu’il n’avait pas pu observer que les prédateurs d’aujourd’hui deviendront les proies de demain, qui périront à leur tour face à des entreprises qui n’existent peut-être même pas aujourd’hui.

Dans les quatre grandes fusions des derniers jours, on trouve ce besoin primordial d’accroître des parts de marché. Sobeys veut s’étendre à travers le pays, pour rester numéro un dans l’épicerie, Loblaw veut dominer la pharmacie. La Baie d’Hudson met la patte sur un détaillant de produits de luxe qui ajoute à son arsenal et la rend plus solide face à un Holt Renfrew au Canada ou un Nordstrom aux États-Unis et bientôt au Canada.

Publicis et Omnicom veulent s’allier pour combattre sur un terrain qui n’existait pas il y a quelques années à peine et qui est dominé par une entreprise née il y a 15 ans, en l’occurence Google.

Un jour viendra où ce même Google sera absorbé, dominé ou marié à l’un de ses adversaires d’aujourd’hui. Cela aussi est inexorable.




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Marcel Bleustein-Blanchet le fondateur de Publicis était un ami d’enfance de mon père. Aussi, j’ai toujours regardé le développement de cette boîte de pub, d’un œil tout-à-fait particulier. C’est un peu comme si cela faisait en quelques sortes parti de la famille élargie.

Quoiqu’il en soit, je suis toujours coi face à ces mégafusions, lorsque je n’y vois que des avantages éphémères. Comme petit actionnaire du groupe Vivendi, je me suis toujours interrogé sur l’opportunité pour cette société qui dominait entre autre le bâtiment et les travaux-publics, de prendre le contrôle d’Universal. De même je me suis interrogé lorsque la famille Bronfman qui pour compléter cette opération avec Vivendi, dût se départir de Seagram, si elle s’était vraiment engagée dans la bonne direction.

Le PDG de l’époque Jean-Marie Messier était volontiers comparé à Napoléon pour son génie et peut-être aussi pour sa mégalomanie. Il prétendit qu’on l’avait trahi. Se peut-il qu’il ait été surtout trahi par sa propre déraison ?

Le quotidien Le Monde présente ce mariage Puplicis-Omnicom plutôt sous l’œil de la succession. Maurice Levy qui était aussi le gendre de Bleustein-Blanchet est à 71 ans rendu pour son remplacement. Si ce n’est qu’on n’avait pas trouvé de digne successeur pour lui succéder. Désormais le dauphin désigné sera John Wren le boss d’Omnicom. Et Maurice Levy tirera effectivement sa révérence de ce nouveau mastodonte en 2019 seulement à 77 ans, bouclant une vie bien remplie. Ainsi sa propension à occuper les sommets sera-t-elle comblée. Pas sûr qu’au terme de l’exercice, Publicis n’y perde définitivement son âme et sa sensibilité bien française.

Je ne verrais rien de bien surprenant nonobstant, si l’une ou l’autre de ces transactions ici mentionnées ne finissent tôt ou tard par foirer. On verra !

— Dans la mythologie grecque, les dieux détestent la vanité des hommes qui leurs ont volé le feu par l’entremise des titans. Ce sont les dieux qui engagent les hommes sur le chemin de la démesure, lorsqu’ils ne manquent jamais de temps à autre de rappeler que sans eux nous ne sommes rien. L’élévation et la hauteur n’est que passagère, cela ne sert jamais qu’à retarder la chute.

Karl Marx l’avait prédit: à la fin il ne restera qu’un seul capitaliste

En principe c’est la seule possibilité et cette tendance fait son chemin rapidement.

Mais en pratique quand il en restera trois ou quatre, ils se détruiront mutuellement et les parasites feront le reste.

Alors, la société c’est-à-dire les gens en souffriront énormément.

On a pu constater avec l’effondrement du communisme avec quel brio la théorie de ce Marx a été appliquée…

N’importe quoi…

Karl Marx ce n’est pas le communisme, il était allemand.

« On a pu constater avec l’effondrement du communisme… »

Le communisme de la Chine populaire.

« Karl Marx ce n’est pas le communisme, il était allemand. » (sic)

!?!?!?…Misère…

@ François 1 :

Voici une petite citation qui devrait vous rendre service :
« C’est la théorie qui décide de ce que nous pouvons observer. »
Albert Einstein

«… quel brio la théorie de ce Marx a été appliquée… ». Dois-je conclure que vous avez lu et compris les trois imposants volumes sur le Capital, ainsi que le Manifeste du Parti Communiste ?

J’ai des yeux pour voir et un cerveau pour comprendre et je m’informe adéquatement de façon objective et impartiale et je constate que, dans l’histoire, que les endroits qui ont appliqué la sombre théorie dirigiste du Marx en question ont TOUS reculé (et ça leur a coûté des millions de morts!!!) par rapport à ceux qui ont respecté la volonté des citoyens et ont plutôt utilisé le mode capitaliste.

Pire, ces pays communistes ont ou sont en train de faire marche arrière après des décennies de totalitarisme…

À moins que vous n’ayez des exemples concrets et avérés que votre théorie collectiviste, coercitive et oppressive fonctionne, je continuerai à croire en la LIBERTÉ individuelle plutôt qu’à l’asservissement collectif envers une théorie vaseuse qui a fait, malheureusement pour les gens qui y ont cru, ses « preuves » irréfutables…

Pour porter un jugement sur « la sombre théorie dirigiste du Marx en question » encore faut-il connaître ses idées. S’informer ne suffit pas, il faut avoir lu et étudié Marx. Comme vous ne connaissez pas le marxisme votre opinion est fausse.

“…J’ai des yeux pour voir et un cerveau pour comprendre et je m’informe…” “…je continuerai à croire…” (François 1)

Continuez à croire c’est le meilleur pour rendre aveugle pour ne pas comprendre. Moi je ne crois pas, ni à rien ni à personne. Ce sont les faits qui comptent.

Vous essayez par tous les moyens de détourner l’attention et de désinformer.

Alors je vais faire un rappel dans le sans du billet.

Parlant de faits, la Chine encore communiste, avec son état tentaculaire interventionniste est le pays qui a le plus grand succès économique, (surtout d’affaires) de la planète tandis que le capitalisme est dans la dèche depuis plus de 5 ans.

Je ne fais pas de propagande comme vous, je raconte un fait vérifiable et écrit dans l’histoire et je vous le pose en pleine figure.

Difficile vérité à accepter pour l’extrême droite des libertariens qui préfèrent croire plutôt que regarder.

Tant qu’au communisme actuel dans le monde, dans les faits c’est de la dictature et sur ce plan la Chine n’est absolument pas prête de lâcher le morceau.

M. Duhamel,

Si vous mettiez des chiffres en rapport à la concentration.

Exemple: Quelle est la valeur que possèdent 15% des entreprises les plus grosses en 1930, 1970 et en 2013.

Sinon votre texte est non vérifiable et sans valeur chiffrable pour faire une évaluation.

Parlant des prédateurs les plus raffinés, donc la concentration, la Chine toujours communiste prépare son jeu lentement mais sûrement pour prendre le contrôle de l’occident. N’en déplaise aux ultra conservateurs, c’est majoritairement avec l’état qu’elle le fait et avec succès.

http://www.youtube.com/watch?v=Y-OEqXZecH8

Le capitalisme n’est rien sans la société. La société ce sont les gens, et les entreprises ont besoin des gens pour survivre.

« …la Chine toujours communiste… » (sic)

On croit rêver…

Où étiez-vous depuis les 15 dernières années??? Dans un placard???

Devinez grâce à qui la Chine « communiste » prospère ainsi? La Corée-du-Nord? Cuba?

Non! Grâce à son commerce avec les États-Unis d’Amérique, pays capitaliste s’il en et un!

La Chine « communiste » a entamé son virage capitaliste il y a plusieurs années pour se sortir de la misère dans laquelle l’avait plongé justement le socialisme.

L’État chinois est de moins en moins présent et je vais vous faire une prédiction: d’ici 20 ans, l’État chinois aura été remplacé par un système beaucoup plus démocratique et ouvert à la démocratie. Les évènements de la Place Tiananmen n’ont été que le début de leur libération des chaînes assujettissantes et infantilisantes du communisme. Il leur arrivera la même chose qu’à un autre pays « communiste », la Russie, mais peut-être de façon plus calme.

Autre prédiction: à la mort de Fidel Castro, Cuba se tournera également vers le capitalisme des USA pour se sortir de la misère et de la déchéance dans lesquels le communisme l’a entraîné.

@ François 1 :

Avez-vous déjà entendu parler du : « Syndrome de Stockholm » ?

Donc si je vous comprends bien, les otages qui naguère se sont libérés du joug de l’un, se tourneraient à nouveau vers son geôlier qui deviendrait en quelques sortes son sauveur ! Lorsqu’il serait tellement plus simple de suivre sa voie sans se préoccuper des doctrines passées.

« J’observe avec horreur un futur antérieur dont la mort est l’enjeu. »
Roland Barthes

Être communiste ne signifie pas être replié sur soi-même. Des années avant la chute officielle du communisme dans l’URSS, cette dernière avait des échanges commerciaux lourds avec les plus importants pays capitalistes du monde. Rien de tellement différent d’avec ce qui se passe avec la Chine. Mais pour vous il semble qu’un pays communiste ne puisse pas avoir des échanges commerciaux extérieurs. Quelle absurdité ! Vous seriez bien avisé d’un jour enfin entreprendre votre propre éducation en économie. Vous démontrez sans cesse vos immenses lacunes dans ce domaine comme dans bien d’autres.

En effet affirmer sans rire que la Chine n’est pas un pays communiste est une lourde bêtise. Lancé dans votre propre logique, un jour vous essaierez de nous convaincre que puisqu’elles ne volent pas les autruches ne sont pas des oiseaux. Continuez comme elles de vous cacher la tête dans le sable mon cher. Ce qui reste à notre vue est sans doute ce qu’il y a de plus intéressant.

«C’est la marque d’un esprit cultivé qu’être capable de nourrir une pensée sans la cautionner pour autant.»
[Aristote]

« Être communiste ne signifie pas être replié sur soi-même. » (sic)

Avant que le communisme fasse la faillite retentissante que l’on connaît, il était extrêmement difficile d’entrer en URSS et en Chine et même pire, il était littéralement impossible pour ses citoyens d’en sortir. Pourquoi???

Z’avez déjà entendu parler du « Mur de Berlin »??? Qui l’a érigé? Contre qui a-t-il été dressé? Quelles en ont été les victimes? Que voulait-on restreindre?

Vos propos sont tellement remplis de bêtises que l’on se demande à quel abreuvoir ou machine à café vous prenez vos informations… Dire que l’ex-URSS avait des échanges commerciaux « lourds » avec les pays capitalistes… faut le faire.

Les plus grands échanges commerciaux entre l’ex-URSS et les pays capitalistes ont pris place lors de la Deuxième Guerre Mondiale alors que les USA livraient à votre vénéré Staline des armes à profusion pour l’aider à faire face à l’envahisseur allemand car voyez-vous, le Staline en question avait purgé sa propre armée de ses forces vives (exécuté ses principaux généraux!) et il n’avait plus aucune armée digne de ce nom ni armes modernes pour faire face aux Allemands.

Tant qu’à la Chine, vos propos sont exactement de la même eau: on peut aujourd’hui visiter ce pays alors qu’il n’y a pas 20 ans, c’était impossible d’y entrer. Les échanges commerciaux sont maintenant rétablis avec la plupart des pays, après que les dirigeants de ce pays eurent enfin compris leur immense erreur qui a malheureusement entraîné pour le peuple chinois des dizaines de millions de morts. Grâce à son ouverture au capitalisme, la Chine se sort progressivement de la misère et la richesse frappe enfin à sa porte.

Les libertaniens (en fait se sont des conservateurs fondamentalistes) nous raconte leur éternelles fables issues de leur dogme.

Je ne veux rien savoir de votre propagande habituelle pro capitaliste et anti-corée, anti-Cuba, anti-Québec, anti-Québécois et anti-tout ce qui ne fait pas votre affaire.

Je vais parler de « toujours plus gros »

« On croit rêver… » Ho Oui vous rêvez.

Mon point n’était pas de « m’astiner » avec vous pour vous dire que le communisme est plus fort que ton père, mais de mettre en pleine face du libertarien le pays qui intervient le plus dans l’économie sur la planète et qui a le plus grand succès, contrairement aux États-Unis d’Amérique qui stagnent depuis six ans. Comme quoi l’état peut être aussi efficace que les financiers et même plus et c’est un fait maintenant écrit d’ans l’histoire.

Ce pays c’est la Chine et il se prépare à être le plus gros, le plus gros gouvernement et le plus puissant de la planète.

La Chine est toujours communiste, c’est ce que l’on enseignait tout récemment à l’université et ce même si ça ne fait pas votre affaire de propagandiste.

Et devinez quoi? La Chine a probablement eu ses expériences de capitalisme avant les États-Unis d’Amérique. Encore aujourd’hui elle applique une forme de capitalisme qui est la sienne.

Parlant de toujours plus gros, en Chine c’est l’état en général qui possède le capital, des sommes colossales de liquide et donc qui peut intervenir puissamment dans l’économie, même sur le dollar US ce qui choque les américains.

Vous dites que c’est grâce aux USA que la Chine est prospère. Les USA ne représentent qu’environ 30% du marché de la Chine. Ils ce sont plutôt servi de ce marché pour acheter en partie les USA. Ils le font partout sur la planète.

À ce sujet, vous n’avez pas écouté le lien que j’ai soumis et le commentaire à Serge Drouginsky 30 juillet à 11 :34 “Les Québécois sont-ils riches?” Évidemment c’est bien trop long de s’instruire.

Le Diable, le Lucifer des libertariens « L’ÉTAT » des chinois se sert de son levier financier et économique et de sa population pour faire une guerre froide afin d’étendre son hégémonie. L’état fait entrer des devises étrangères et s’accapare de la technologie en achetant des entreprises comme Volvo de Ford pour ses carrosseries et McCORMICK pour ses transmissions. C’est un contraste avec GM aux USA qui a mise SAAB en faillite pour ne pas la vendre à la Chine. L’usine sert maintenant aux chinois pour fabriquer des autos électriques.

Oui, le tigre de la chine avalera le gros boeuf américain.

« L’État chinois est de moins en moins présent … »

Dans quoi? Dans l’économie? Faites en la preuve.
Un autre rêve?

L’aversion qu’a François 1 pour les sciences « molles », l’empêche de discerner ce qui sépare un système politique d’un système économique. Effectivement, la Chine est communiste (politiquement) à cause du parti unique. Par contre, sur le plan économique et le mode de production, la Chine tout comme les autres pays communistes ou ex pays communistes ont eu et ont, un système économique totalement capitaliste.

Les deux caractéristiques essentielles au capitaliste sont premièrement l’accumulation du capital, qu’il soit par des moyens de propriété privé de production comme ici, ou par l’intervention de l’État comme la Chine (capitalisme d’État). Deuxièmement, l’organisation hiérarchique du travail, i.e. le contrôle par le capitaliste du travail, ou diviser pour régner. Sans le contrôle de l’organisation de son personnel, du mode de production, des matières, le chef d’entreprise capitaliste ne peut subsister.

Il y a effectivement des entreprises qui grossissent via les acquisitions des compétiteurs et/ou via la conquête de parts de marché mais cela n’empêche nullement les plus petites entreprises de croître.

Prenez le domaine des brasseries par exemple. Les Molson et Labatt de ce monde sont depuis longtemps des gros joueurs dans le marché québécois et canadien mais ceci n’a jamais empêché de plus petites brasseries dites artisanales d’être crées et de toujours exister. Au contraire, on les a vu se multiplier et grandir au cours de 25 dernières années.

De plus, certaines acquisitions entre gros joueurs ont été funestes (ou presque…) pour certains. Tout dépend de la qualité des gestionnaires en place.

Souvenez-vous de Robert Campeau qui avait acquis Allied Stores, Fédérâtes Department Stores et Bloomingdale’s… Faillite.

Et que dire de l’acquisition de Steinberg par Socanav… Un autre désastre.

Bref, ce n’est pas parce que les gros grossissent que les petits (ou moyens) cessent d’exister. Au contraire, cela leur laisse plus de champ libre pour exploiter les faiblesses de ces gros noms.

Même GM a frôlé la faillite!

GM a été sauvé grâce à l’argent des citoyens américains. Si l’État n’avait pas été là GM n’existerait plus, des milliers d’emplois seraient disparus et avec eux, l’accès au soins de santé des travailleurs, les fonds de pension en auraient nécessairement extrêmement souffert, etc. etc.

Bref vous le libertariens venez nous dire que l’État ne devrait se mêler de ces situations ? Vous êtes encore une fois en pleine contradiction.

«L’idéologie, c’est ce qui pense à votre place.»
[Jean-François Revel]

@ François 1 :

Le Trésor Public de l’état socialiste des États-Unis d’Amérique a renfloué GM a hauteur de 420 milliards de dollars (qui sont effectivement récupérés actuellement à hauteur de 95%), le syndicat « gauchiste » UAW (United Automobile Workers) a aussi fait sa part financièrement en prélevant sur ses fonds de pensions pour ce renflouement, sans compter de nombreuses concessions au chapitre des conventions collectives, même notre gouvernement Conservateur révéré (surtout au Québec) a dû également piger dans la poche des contribuables pour sauver la branche canadienne de GM. Autrement ? Bin y’aurait pu de GM ! Mon avis que GM aurait fait plus frôler la faillite sans le concours de tous les partenaires sociaux.

— Vous faites bien de mentionner GM, car l’exemple est absolument pertinent et emblématique des beautés du capitalisme florissant ! Privatiser les gains pour mieux socialiser les pertes. Mais… tout ça c’est pas grave, la société… c’est bin faite pour payer 🙂

Bin y’aurait pu de GM !

Mon avis est que encore une fois c’est le plus gros qui aurait ramassé et payé cash!

La Chine attend sa proie et elle est tellement patiente.

Ce qui est malheureux, est que tout le monde y est indiférent.

Je suis CONTRE toute subvention aux entreprises. je l’ai écrit à multe reprises, alors votre commentaire est nul et non avenu.

Les subventions (aide…) aux sociétés sont le fruit de VOTRE système socialiste et non de capitalisme.

Ne vous en prenez qu’à vous-même!!!

Dans l’article on mentionne : « Il y a d’abord ce principe fondamental du capitalisme: il faut grossir pour dominer les concurrents ou leur résister. Il n’y a pas de surplace ni de repos en affaires et le statu quo se traduit inexorablement par un recul relatif face aux adversaires. ».

Si vous admettez que cet énoncé est vrai, pouvez-vous nous expliquer comment une petite entreprise aura le « champ libre pour exploiter les faiblesses de ces gros noms » ?

« Même GM a frôlé la faillite! »

Les actionnaires se sont fait mettre à la porte. Ils ont tout perdu surtout des personnes pas riches avec leur fond de pension.

GM a été sauvé par le méchant état tantaculaire et en partie par les syndicats tant détestés par le libertarien.

Voir mes réponses précédentes.

C’est VOTRE système socialisto-interventioniste qui a « sauvé » GM.

Personnellement, je l’aurais laissé faire faillite comme la ville de Détroit s’apprête à le faire…

J’ai de plus en plus l’impression que notre société, comme toutes les autres sociétés occidentales d’ailleurs, est comme un train sur ses rails ; impossibilité d’aller ailleurs que où les rails la mènent. Je suis de plus enclin à croire que ces rails ont été mises en place pour amener les citoyens consommateurs là où les conglomérats industriels, commerciaux et financiers veulent bien les amener. La destination étant définie pour satisfaire la cupidité débridée de ces derniers. La dernière crise financière, qui se résorbe très lentement et momentanément, nous l’a dramatiquement démontré. Ni Wall Street et ses spéculateurs, ni les Gouvernements occidentaux n’ont d’ailleurs la volonté de changer quoi que se soit. Ils tiennent à maintenir ce cap complètement fou vers un mur.

On aura donc beau essayer de trouver toutes sortes de solutions qui ménagent la chèvre et le chou, il m’apparait de plus en plus évident que l’Économie doit changer de paradigme en s’appuyant essentiellement sur la personne et non la finance. Au profit de quels groupes des traités comme l’ALÉNA ou encore l’OMC ont été créés et mis en force ? Qui sont les groupes de personnes réellement lésés par ce néo libéralisme?

Aussi, l’idée même d’une croissance continue est absurde et s’apparente d’une façon évidente à la vente pyramidale. Il en résulte un cancer: la surconsommation et un endettement galopant qui ne profite qu’à quelques hyper-spéculateurs qui ont créés des instruments financiers hyper complexes visant essentiellement et uniquement leur propre enrichissement.

Mais existe-t-il un antidote à cette continuelle volonté de croissance, résultat de la recherche continuelle de plus de profits ? D’une façon absolue, je ne le crois pas. Mais si nous orientions notre économie en favorisant plus les entreprises d’économie sociale, plus spécifiquement les entreprises basées sur le modèle coopératif, par exemple les coopératives de travailleurs, cette tendance effrénée vers l’accumulation perpétuelle de profits pourrait être au moins freinée.

Les entreprises coopératives où tous les actionnaires, les coopérants membres, n’ont droit qu’à un seul vote, tiennent en compte essentiellement, mais pas uniquement évidemment, les intérêts des membres sont de nature à serrer la bride au capitalisme prédateur que nous nous connaissons bien. De plus, étant beaucoup moins dépendantes des activités essentiellement spéculatives des monstres comme Wall Sreet, les entreprises coopératives sont beaucoup moins sujettes aux tendances perturbatrices des marchés qui n’ont rien à voir avec l’économie réelle. D’ailleurs les analystes financiers ont bien noté que les entreprises régies par le modèle coopératif ont beaucoup mieux résisté à la dernière grande crise économique.

Il est grandement urgent que nos sociétés civiles se mettent à l’abri du changement de valeur qui affirme fortement que nous ne sommes plus régis par les valeurs démocratiques issues de la noble idée de une personne, un vote, remplacée perfidement par un dollar, un vote.

«Ce n’est pas en perfectionnant la bougie que l’on a découvert l’électricité.»
[L. Schorderet]

@ cher François 1 :

– En réponse à quelques-unes de vos interventions. Pas toutes… il y en a tant !

Vous êtes merveilleux ! Aucun argument n’est susceptible de vous ébranler ! Vous êtes une véritable « force tranquille » ! Comme le fut en son temps François Mitterrand (un autre François comme vous), François Hollande (un autre François comme vous) est aussi inébranlable que vous….

Éclairez ma lanterne (s’il vous plait), car la mémoire vive de mon ordinateur vient à manquer subitement…. Si je ne m’abuse… euh ! Le plan de sauvetage de GM a été concocté sous l’administration de George W Bush. Donc si je vous suis bien, l’administration américaine de Bush était pour m’approprier vos mots : conforme à « MON (pas le vôtre bien sûr) système socialisto-interventioniste » (sic) et donc j’en conclus (est-ce que vous me suivez ?) que mon système socialo-interventionniste est aussi celui de l’administration des États-Unis.

Pour votre gouverne, je dirais que les « libertaires sérieux », n’étaient pas opposés à la sauvegarde de GM, ce sont les mécanismes ou les dispositifs mis-en-place qui ne correspondaient pas à la pensée libertaire inspirée d’économistes très sérieux, comme Friedrich Hayek que vous avez lu certainement comme tout autant ce Karl Marx et son co-auteur Friedrich Engels avec leur théorie communiste… que vous abhorrez copieusement.

Dans la pensée libertaire, ce n’était pas à l’État de racheter les actions de GM (nationalisation partielle ou totale, d’où interventionnisme de l’État), le rôle échu à l’État aurait été d’injecter suffisamment de liquidités pour permettre la reprise de GM à crédit par un groupe de nouveaux actionnaires qui profiteraient des difficultés de la compagnie pour s’en porter acquéreur à meilleur prix.

Dans la pratique l’administration de Bush a fait un peu les deux, ce qui a d’ailleurs été suivi par l’administration Obama. Il a été injecté de l’argent pour soutenir l’économie (avec plus ou moins de succès) et au lieu de prêter plus aux banques (dont certaines d’ailleurs à ce moment-là étaient aussi mal en point) pour qu’elles offrent plus de crédits à des investisseurs plus ou moins solvables. On a préféré garantir l’argent investi par une prise de position majoritaire dans la nouvelle entité. Le nom de GM est resté, mais dans les faits, il s’agit juridiquement d’une nouvelle compagnie. Une fois la balance financière rétablie. l’État a dénationalisé, cédant progressivement au privé et aux particuliers les actions qu’il avait acquises.

Rien n’indique dans ce cas que la solution libertaire si elle avait été appliquée, qu’elle aurait porté les fruits escomptés. Alors bien sûr, on peut toujours spéculer ! Quand ce sont vos propos qui manquent d’objectivité ; établissant par plusieurs aspects la frivolité de vos connaissances tant en histoire qu’en économie.

— Encore un petit détail :
Voici plus de 20 ans que la Chine est accessible au gens avec un passeport valide et un visa, il y avait déjà des missions commerciales dans les années 60 (et peut-être même avant), quant à l’ex-URSS, il en allait de même. Les relations est-ouest se sont beaucoup détendues après la mort de Staline. Et oui ! Il y avait des échanges commerciaux entre l’URSS et nombre de pays d’occident. Ce qui freinait ces échanges était plutôt dû au manque de devises échangeables, notamment les dollars dont les soviétiques ne disposaient qu’en quantité très limité, le rouble n’ayant de valeur marchande que dans un nombre de pays restreint. D’où une économie de troc qui a permis d’ailleurs l’émergence de plusieurs milliardaires en Russie soviétique plus connus ici sous le terme d’oligarques puisque ces riches étaient aussi des éminences influentes du Parti Communiste.

Mais toutes ces choses-là bien sûr ne sont que les cendres du passé.

Les Libertariens sont CONTRE toute intervention étatique dans l’économie. Est-ce suffisamment clair?

W. est d’ailleurs l’un des présidents américains les plus interventionnistes de l’histoire des USA: Après les événements du 11 septembre, il fit adopter en catastrophe toute une série de mesures dont le Patriot Act qui a fait reculer considérablement les libertés individuelles des citoyens. Sur le plan intérieur, il n’hésite pas à utiliser le bras de l’État pour tenter d’imposer une définition traditionnelle du mariage, empêcher l’avortement, le suicide assisté ou encore imposer la prière dans les écoles. Au niveau international, il utilise la force de l’État pour multiplier les interventions militaires attisant la haine et la violence. Il faut également souligner que malgré les beaux discours d’ouverture du marché du président Bush, son pays est extrêmement protectionniste, incapable d’accepter la libre concurrence en provenance du Canada (bois d’oeuvre), de la Chine (textile) ou encore de l’Afrique (coton). En bout de ligne, cette fameuse constitution américaine pourtant très libertarienne ressemble à un vieux chiffon.

C’est clair aussi qu’une économie libertarienne ne fonctionnera pas non plus. Comme il est écrit dans l’article, les gros mangent les petits. S’il n’y a pas l’intervention de l’état, il ne restera à la fin de cette concurrence impitoyable, qu’un gros ou quelques gros qui contrôleront le marché. Pour empêcher ces situations monopolistiques, il faudra d’une façon ou l’autre, l’intervention de l’état ce qui est contraire à la philosophie libertarienne, d’où l’impossibilité de voir une économie libertarienne réussir.

Et comment croyez-vous que les grosses entreprises (G.E., Microsoft, Apple, etc…) ont débuté? Avec 10,000 employés???

Il y aura TOUJOURS de la place pour les petites entreprises. TOUJOURS! Et le passé l’a prouvé à multe reprises. Les catastrophistes se sont ENCORE trompés.

Par exemple, lorsque Wal-Mart a décidé de s’implanter au Québec il y a quelques années, les illettrés économiques de la go-goche nous prédisaient des catastrophes nationales épouvantables. Le Québec en entier devait tomber inexorablement dans la besace du gros méchant Mal-Mart capitaliste et tous nos petits commerces devaient totalement disparaître.

Or, on attend toujours la catastrophe annoncée…

Nos petits commerces existent toujours et le Québec peut toujours acheter ses gogosses ailleurs que chez Wal-Mart.

« Dès qu’il se lance en affaires, l’entrepreneur sait qu’il devra se distinguer et accaparer des parts de marché. S’il ne le fait pas, il est condamné à fermer ou à vendre à un autre. ». Des exemples que vous mentionnez Microsoft et Apple se sont « distingu[és] », accaparant des parts de marché en étant des précurseurs dans leur domaine. Ils sont arrivés dans un marché qui n’existait pas encore, ils avaient peux d’obstacles devant eux pour les empêcher de grossir. Maintenant ce sont eux qui « avalent » la concurrence.

Les petites entreprises continuent d’exister dans des domaines de niches peux exploités là où la concurrence est faible et où les grosses entreprises ne veulent pas s’aventurer à cause de la petite taille du marché. Ce qui n’empêche pas de voir de temps en temps une grosse entreprise mettre la main sur ces petites entreprises spécifiques.

Si vous pensez qu’un Wallmart ne tue pas la concurrence, je vous conseille (comme je vous ai déjà mentionné dans un commentaire précédent) d’ouvrir une boutique (par exemple de petits appareils électroménagers) à côté d’un Wallmart et on verra combien de temps vous résisterez. Et comment surtout vous arriverez à défier les prix ultra-compétitif de ce géant.

@ François 1 :
Merci pour vos commentaires,

Ce que je comprends des libertaires ou des libertariens (si vous préférez), c’est qu’ils ne forment pas un groupe homogène. Certains sont plus radicaux que d’autres (anarcho-capitalistes) et voudraient la disparition pure et simple de l’État. Certains sont des idéologues qui sont plus tournés vers le propagandisme. Lorsque d’autres plus modérés s’inscrivent dans un mouvement plus économique que politique. Les « think tanks » libertariens, tel le « Adam Smith Institute », ne sont pas opposés à toute forme d’intervention de l’État. Cela est remarquable notamment pour ce qui relève de l’émission de la monnaie, quand il revient à l’État (Banque centrale) d’alimenter le marché suivant le besoin en liquidités pour fin de faciliter les échanges. Ou bien en cas de crise (fin de cycle), pour maintenir le volume des échanges, permettant aux banques de continuer de servir du crédit. Ou bien toujours en établissant le Taux directeur.

Néanmoins dès lors qu’un État dispose de quel qu’avantage que ce soit ; notamment d’opérer et/ou de diriger les Banques centrales ; celui de constituer des réserves et encore d’injecter des liquidités sous diverses formes ; ceci reste une prérogative, même si dans ce cas les privilèges qui reviennent à l’État restent limités. Il y aurait une formule d’équilibre qui reste à trouver (ou à inventer) qui relève plus de la sociologie et de l’organisation des sociétés humaines que strictement de l’économie politique. Il en va tout autant de la Sécurité nationale et de la protection des citoyens et des intérêts, ce qui le plus souvent relève directement de la compétence des États, ce qui pour se simple fait justifie de toutes les formes d’interventions que vous mentionniez. Incluant toutes formes de privation ou de réduction des libertés.

Quant à la Constitution des États-Unis, ce n’est pas exactement une constitution libertarienne comme vous le dites ; c’est un document qui a été bâti suivant des principes qui relèvent de la franc-maçonnerie, laquelle répond fondamentalement aux valeurs humanistes et égalitaires qui prévalaient dans le dernier tiers du 18ième siècle. C’était un document inspiré et précurseur guidé par la philosophie des lumières qui dans la pratique avait été conçu pour sceller l’indépendance des 13 colonies et non pour ce vaste complexe militaro-industriel que sont devenus les États-Unis d’Amérique d’aujourd’hui.

Vous commencez à saisir… Bravo!

Il y a de l’espoir donc.

Il y a plusieurs écoles de pensée libertarienne mais elles se rejoignent toutes dans le fait de réduire (notez que je n’ai pas écrit « éliminer ») le rôle de l’état à un minimum et ainsi permettre aux citoyens de s’épanouir et de se responsabiliser individuellement plutôt que de subir l’asservissement infantilisant de la tyrannie étatique (i.e.: en fait, celle des politiciens, des syndicats et des groupes de pression qui ne défendent que LEURS intérêts).

@ Marc Sauvageau le 5 août 2013 à 13 h 15 min:

Les Wal-Mart ne sont pas installés dans le milieu du désert à ce que je sache.

Ils sont tous entourés de commerces, petits et gros, qui fleurissent.

Votre fanatisme vous aveugle…