Tous des filous ?

Le gouvernement libéral n’a pas la cote. L’image d’un gouvernement corrompu ne s’efface pas. L’adoption de lois plus contraignantes, la formations de deux  escouades de police et la création – trop tard – d’une commission d’enquête n’ont pas changé la perception des Québécois. Même ceux qui vont voter pour les libéraux sont mal à l’aise avec le parfum de corruption qui colle à la peau du gouvernement.

Les enquêtes policières et la commission Charbonneau nous permettront d’en savoir plus, de comprendre mieux et d’inculper ceux qui le méritent.

Il n’empêche que les Québécois aiment de débarasser d’un gouvernement en faisant passer ses membres pour des filous. Notre histoire est marquée par des scandales qui ont ébranlé ou chassé les équipes au pouvoir pour les remplacer par d’autres personnes qui, du rôle de justiciers, se sont retrouvés dans le rôle des accusés à la fin de leur mandat.

Qui se souvient de Gédéon Ouimet, de Joseph Adophe-Chapleau ou de Honoré Mercier ? Les gouvernements de ces trois anciens premiers ministres du Québec ont été accusés de corruption et ont dû quitter leur fonction avant la fin de leur mandat. Tous les trois ont été lavés de tous soupçons… une fois qu’ils n’étaient plus au pouvoir.

La gouvernement de Lomer Gouin a été éclaboussé par un scandale en 1914. Maurice Duplessis a pourfendu la corruption du gouvernement de Louis-Alexandre Taschereau avant d’être lui-même violemment accusé par ses adversaires. En 1960, la corruption et le favoritisme du très bref gouvernement d’Antonio Barrette (le scandale du gaz naturel) a favorisé l’élection des libéraux de Jean Lesage.

Le Parti Québécois a pris le pouvoir pour la première fois en 1976 en incarnant le besoin de changement après le dépassement des coûts des jeux olympiques et des scandales qui ont marqué les années Bourassa. L’histoire d’Oxygène 9, une firme qui a touché des sommes importantes pour avoir agi comme intermédiaires lors de l’octroi de subventions, avait montré les liens étroits existants entre le gouvernement péquiste et certains lobbyistes associés de près au Parti Québécois et contribuera à la chute du gouvernement Landry. Y a-t-il des partis plus blancs que blancs ? Sous le Parti Québécois, on a aussi fait état des liens entre le grand collecteur de fonds du PQ, Marcel Mélançon, et Tony Accurso qui avaient fondé ensemble la société Marton (MARcel et TONy).

Le gouvernement Charest est-il « le plus corrompu » de l’histoire du Québec ? L’histoire, justement, nous le dira.

Cette idée de « tous des pourris » est quand même dangereuse.

D’abord, parce qu’elle mine la confiance envers les politiciens et envers les institutions.

On voudrait aussi faire croire aux Québécois que la différence entre la réalisation de tous leurs désirs et la pénurie budgétaire réside essentiellement dans la corruption érigée en système dans l’appareil gouvernemental. Les milliards ainsi confisqués empêcheraient l’État de régler tous les problèmes de la société. Facile, très facile…

Il y a sans doute de la corruption et elle coûte cher. J’ai hâte de lire le rapport de la commission Charbonneau, spécialement les pages qui toucheront à la gestion des fonds publics. Nous connaîtrons alors  l’ampleur et le coût des malversations. Une chose est néanmoins sûre, ce n’est pas la corruption et les dépassements de coût au ministère des Transports et aux voiries municipales qui sont responsables de la dette du secteur public québécois qui dépasse les 252 milliards de dollars.

Le niveau de vie au Québec est de 15 % moins élevé que dans l’ensemble canadien. (C’est l’estimation de Pierre Fortin) Nous avons pourtant décidé de nous offrir des programmes et services plus nombreux et plus chers que les autres. Si le Québec offrait à ses citoyens le panier de service financé publiquement par l’Ontario, il réduirait ses dépenses de 17,5 milliards de dollars.

Ces services gouvernementaux sont payés par un endettement et une taxation plus élevés. Toujours selon Pierre Fortin, la proportion totale des revenus des Québécois qui va à l’impôt était de 39% en 2010. Elle est de 32 % en Ontario et de 34 % dans la moyenne des pays de l’OCDE (24 % aux États-Unis).

Cette situation précaire impose des restrictions et une discipline de tous les instants. Les fonds publics pourraient-ils être mieux gérés ? Sans doute, mais une gestion plus rigoureuse ne changera pas les choses pour l’essentiel, car le Québec dépense beaucoup compte tenu de ses moyens. Les quatre chefs de parti présents au débat hier ne semblaient pas prêts à renoncer à ce train de vie, bien au contraire.

 

Laisser un commentaire

Si vous voulez avoir moins de corruption(impossible d`éliminer la corruption-collusion totalement), c`est d`avoir des petits gouvernements qui s`occupent vraiment des choses ESSENTIELS, et non de tout comme aujourd`hui. En laissant le plus d`argent possible dans les poches des gens.

Et aussi un vrai système de justice punitif qui fait parti des choses ESSENTIELS.

On a de la misère à mettre du monde en dedans pour des meurtres. Des pédophiles font des sentences ridicules. Imaginez des crimes non-violents comme de la corruption-collusion. Ils sont morts de rire.¸

Continuez à voter pour du monde qui vous promettent la vie facile avec de gros gouvernements et vous continuerai à avoir les même problèmes d`endettement à outrance et de la corruption-collusion.

Et je viens justement de lire que la Marois veut le gel des tarifs d`Hydro- Québec, Hahaha ! Ça fait dur pas à peu près.

Sur le blogue de votre collègue Alec Castonguay, j’écrivais aujourd’hui même sur la question des services à la population des propos assez similaires aux vôtres. On peut les lire ici (commentaire # 3) :
http://www2.lactualite.com/alec-castonguay/2012/08/20/debat-pas-de-vainqueur-mais-des-perdants/

Pour moi, le coût élevé des dépenses en infrastructures n’est pas issu uniquement de la corruption, il est issu plutôt d’un manque de planification et du fait que le béton et l’asphalte est d’un contenu hautement politique lorsque ce devrait être plutôt une affaire de spécialistes. Encore faudrait-il s’assurer qu’on ait bien toute l’expertise notamment au ministère.

L’effondrement des paralumes l’an passé notamment, révèle qu’on n’a pas au ministère des transports des personnes qui sachent réviser en détail les plans. J’ai étudié assez exhaustivement le dossier. Y avait-il quelqu’un sur place pour suivre la progression des travaux ?

Quand on sait que beaucoup de décisions se prennent sur le chantier, incluant des surcoûts de travaux éventuels, on comprend bien que le principe actuel des appels d’offre n’apporte aucune garantie d’obtenir la livraison du meilleur produit au meilleur prix. Que ce prix est aussi lié à la conception et au temps finalement alloué à la réalisation des ouvrages.

Un gestion approximative de l’ensemble des services offerts par l’état, qui sont en très grand nombre ne peut qu’entraîner des dépenses additionnelles qui sont difficiles à chiffrer et d’autant plus difficiles à maîtriser.

Hélas, le gouvernement du PLQ s’est montré adroit pour signer des contrats mais pas assez avare pour en tirer le maximum pour un minimum. Un nouveau Parti des pingres, des radins, des chiches et des avaricieux a-t-il la moindre chance de pouvoir prendre le pouvoir ici de si tôt ? 🙂

La corruption et la collusion viennent du privé, pas de l’État!

Solution: un gouvernement citoyen plutôt qu’un gouvernement cravaté financé par d’autres cravatés à qui il doit une cravate !

Le problème du Québec ce n’est pas vraiment la corruption, c’est un système où l’état a son nez absolument partout, évidement ça débouche sur un immense réseau de copinage et de favoritisme, c’est naturel, c’est comme ça que l’être humain fonctionne. Le problème est aussi aggravé par des lois sur le financement trop restrictives (angélisme de René Levesque…) qui poussent les partis (et les parties) vers l’illégalité.

Aucun des partis politique ne remet actuellement ce modèle en question, pire, le PQ et la CAQ veulent en rajouter une couche en utilisant la Caisse comme levier économique, alors pour ce qui est de « faire le ménage » oubliez ça, aucun des partis n’est en mesure de faire ça, c’est strictement impossible car aucun ne met réellement le modèle en Question.

Avant il y avait l’ADQ (et encore…) qui mettait le modèle en question mais c’est fini maintenant, seul les libéraux ont cette tendance mais elle est rapidement étouffée par ses penchants clientélistes et électoralistes.

Si cette élection montre une chose c’est à quel point le Québec est engagé dans un cul de sac. A tout prendre il vaudrait beaucoup mieux laisser le PLQ au pouvoir, au moins avec eux notre déclin est moins rapide et ils se gardent une petite gène avant de tuer complètement la poule aux œufs d’or.

A lire (an anglais) par tous les gens un peu ou beaucoup a gauche:

http://www.amazon.com/dp/030795157X/ref=cm_sw_r_fa_dp_JK5mqb09WV42V

In Freedom Manifesto, Forbes and Ames offer a new twist on this historic debate. Today’s bloated and bureau­cratic government, they argue, is anything but a force for compassion. Instead of assuring fairness, it promotes favoritism. Instead of furthering opportunity, it stifles economic growth. Instead of unleashing innovation and material abundance, its regulations and price controls create rigidity and scarcity. Not only are Big Govern­ment’s inefficient and ever-expanding bureaucracies ill-equipped to deliver on their promises—they are often guilty of the very greed, excess, and corruption routinely ascribed to the private sector.

The only way to a truly fair and moral society, the authors say, is through economic freedom—free people and free markets. Throughout history, open markets have helped the poor and everyone else by unleashing unprecedented creativity, generating wealth, and raising living standards. Promoting trust, generosity, and de­mocracy, economic freedom has been a more powerful force for individual rights, self-determination—and hu­manity—than any government bureaucracy.

Quand la corruption est érigée en système, le premier ministre n’a pas besoin se s’impliquer directement, sa garde rapprochée (ou le parti) s’en charge, il n’a qu’a laisser faire.

Exemple de système:
Le premier ministre établit une politique que chaque ministre dit amener $100 000 à la caisse du parti. Pas trop morale mais entière légal.
Un ministre dit alors: Ce n’est pas facile de réunir $100 000 et cela demande beaucoup de temps. Un proche du parti le contacte et propose, disons, un soupe bénéfique comme financement qu’un tel va organiser, clé en main.

Le premier ministre ne se mouille pas, le ministre non plus, il n’a seulement a a voir une bonne mémoire car l’on ne mords pas la main qui nourrit le parti, pardon, qui nous nourrit!

À moins que le premier ministre soit assez stupide pour laisser des écrits ou de enregistrements, (Nixon est un cas d’espèce) il sera blanchit dans n’importe quel tribunal….

Solutionner les inefficacités économiques par des prétendues panacées des années 1980. Votre pensée économique semble s’être figée au 20e siècle, M. Duhamel.

Permettez-moi d’être critique, car l’on s’attend de gens qui occupent votre position d’être à jour.

En 2012, les pays scandinaves, les plus taxés et là où l’État prend le plus d’espace, se dressent lentement, mais sûrement comme modèles à suivre pour le début du 21e siècle. Êtes-vous en mesure d’expliquer pourquoi le monde a les yeux rivés sur ces pays, qui pourtant font exactement le contraire de ce que vous suggérez?

Comme la corruption latente et endémique est généralisée en affaire comme en politique, incluant la flopée d’avocats qui font des gros sous avec les « commissions» il serait étonnant qu’on trouve un partenaire de magouillage responsable, on s’arroserait soi-même !!
Ce qui a changé c’est la communication immédiate des faits et gestes comme des conséquences de cette pollution des moeurs par les médiats sociaux.

Par exemple pourquoi je paye au Québec le double du prix du lait qu’au Vermont qui a le même climat, mais pas l’UPA qui s’arrange pour avoir le prix le plus haut possible pour ses syndiqués qui sont en fait eux égorgés par les banques, en saignant à blanc les consommateurs obligé de payer le prix fort… Y a pas un gouvernement qui s’attaquera à cette «vache à lait» des banques qui finances les partis qui ….

C’est bien certain que les chefs et la direction d’une organisation n’est pas au courant de tout ce que font ses employés et partenaires. C’est impossible. Il y aura toujours de la corruption.

Cependant, des actions peuvent être prises pour la limiter. Je juge très mal les partis qui ne font pas le nécessaire de transparence pour limiter la corruption.

Que cela soit l’un ou l’autre, dans n’importe quel parti, la corruption existe et il serait temps, lors d’élections et débats, d’avouer qu’il y a eu des lacunes et de nous présenter le futur, mais pas toujours parler des erreurs de chacun dans le passé..On le sait tout cela, on l’a vécu, mais pourrait-on aller de l’avant avec des choses concrètes et réalisables ?????

Attention, cette fois-ci, la MAFIA ses infiltrée dans le financement du parti libéral. Nous l’avons bien vue à l’émission ENQUÊTE de Radio Canada, nous avons vu souvent Mr Chanrest asister à des soirées de collecte de fonds et cotôyer des personnages louches. Nous avons vu des personne près de la mafia parler de Jean Charest en utilisant que son prénom, Jean m’a dit…ect.
J’ai 77 ans d’observation de la vie politique au Québec, que la mafia soit si proche du parti libéral, c’est la première fois que nous le voyons

Pour moi la solution passe par la séparation des produits:
Les services à la population sont aux publiques et les produits sont aux privées.
Les subventions pour les entreprises qui produisent des produits nuisent à la bonne marche du libre marché. Celui qui reçoit la subvention à un avantage sur l’entreprise qui applique une bonne gestion, alors que l’autre lui soutirera le projet avec un prix en bas du prix coutant mettant l’entreprise modèle en danger économiquement.
De là l’embauche de lobbyistes à fort prix.
6 milliards de subventions annuellement?

La fiscalité… C’est encore pire.

DEPUIS AU MOINS 10 ANS IL NPOS EN COUTE DE PLUS EN PLUS CHER,ON NOUS FAIT ACCROIRE DES BAISSES D,IMPOTS ET ON VIEN EN CHERCHER DANS TOUS LES DOMAINES, HAUSSE PAR DESSUS HAUSSE, ET CA N,ARETTE PAS. IL FAUT QUE CA CHANGE.

comment se fait-il qu’ aucun commentateur de l’actualité ne réclame pas que ces argents volés aux contribuables soit remboursés par les coupables.

De la corruption existe en politique et existera toujours. Il faut savoir la doser correctement et assurer un flot continu de changements. Le systeme americain nous donne un bon exemple en imposasnt au maximum 2 mandats pour un meme president.

Il y a deja longtemps dans les annees 70s le Quebec etait percue comme la province la plus innovatrice: nouvelle assurance auto, un paquet de programmes pour les femmes, les CLSC pour desengorger nos hopitaux, etc.

Il est clair que nous avions le vent dans les voiles. Aujourd’hui dans les annees 2010 le Quebec est une des provinces les plus pauvres du Canada. Nous avons encore de nombreux programmes qui nous coutent enormement chers et rapportent tres peu. Malgre tout nous ne faisons rien pour les arreter ou les eliminer. Si nous n’avons pas l’argent on devrait revoir notre budget et ajuster nos depenser en consequence. Aussi on devrait demander de plus en plus au prive de nos aider. Cela repartirait la charge financiere et creerait de l’innovation pour la province. Il suffirait de garder un controle etroit et obliger le changement de fournisseurs regulierement. je suis certain que cela aiderait a reduire les filous en pollitque et ameliorerait l’avenir du Quebec.

A suivre!

M. Roy, à77 ans vous n’avez jamais vu cela, oû viviez-vous? Il y a toujours eu de la corruption et si vous regardez l’histoire du Qc, il n’y a rien maintenant.
Vous ne vous rappellez-pas de M Duplessis?
Réveillez-vous?

Isa a raison. Mais je veux ajouter que l’on peut faire un ménage dans les dépenses publiques sans pour autant faire un paquet de promesses plus ou moins réalisables. Les trois principaux partis qui se déhanchent pour gagner l’élection du 4 septembre pourraient se contenter d’un grand ménage ce qui allégerait le fardeau fiscal des québécois.

Dans la dette de 252 milliards, il faudrait décortiquer la dette reliée aux dépenses de l’état, la dette (hypothèque) reliée aux infrastructures et celle d’Hydro-Québec. J’aimerais connaître ces nuances.

La question est de savoir si économiquement une compagnie d’utilité publique comme l’Hydro peut supporter sa part de la dette. J’aimerais que l’on nous réponde à cette question. C’est quoi sa dette en fonction de son revenu.

Le gouvernement actuel cède des blocs d’électricité aux entreprises grandes consommatrices d’électricité à des taux de 4.5¢. Mais on oublie de dire sciemment qu’après impôts parce que les coûts d’électricité entrent dans leurs dépenses, si la compagnie est dans une braquette de 30%, le coût réel est de 3.2¢ par kilowatt. Pourquoi le Québec subventionne-t-il indirectement des entreprises alors que le citoyen ordinaire a un coût moyen de 7¢! Je n’y comprend rien. Veuillez oublier le bloc patrimonial. Le coût moyen inclut aussi le bloc patrimonial, j’ai fait les calculs sur mes propres comptes.

L’Hydro est en train d’investir 45 milliards dans le plan nord. Dette que tous les Québécois devront supporter. Et on va encore nous rabacher les oreilles avec la dette. En plus on va céder cette électricité à 4.5¢ alors que les coûts de productions sont au minimum 10¢. Est-ce que le plan nord est si payant que cela!

M. Duhamel, malgré tous les raisonnements que vous faites, vous ne me ferez jamais voter pour un gouvernement corrompu. Vous dites que le trop demandé ne remplacera jamais la dette, mais si sur les 60 milliards investis les coûts en trop ont été de 20%, c’est 12 milliards, 10% = 6 milliards. Cela c’est sans compter qu’Hydro aussi donne des contrats ainsi que les municipalités.

Quand vous parlez des gouvernements corrompus du passé, veuillez mentionner les partis en cause comme le parti libéral fédéral dans le cas des commandites, l’union nationale de Duplessis.

La corruption c’est comme la mafia, elle gangrène l’économie. Elle empêche justement l’économie de fonctionner en fonction du sacro-saint principe de l’offre et de la demande dans lequel se drappent les néolibéraux . Sacro-saint principe enseigné dans toutes les écoles de gestion dans le monde. Sacro-saint principe qui ne fonctionne plus avec la mafia.

Le citoyen Duhamel écrit: « Cette idée de « tous des pourris » est quand même dangereuse. »

Même plus que juste un peu dangereuse. Moi qui suis si régulièrement en désaccord avec M. Duhamel (tout en étant hélas, la plupart du temps en tout cas, ni assez intelligent ni assez articulé pour réfuter ses positions libéristes qu’il prend pour libérales), là je dois dire que je le félicite d’aborder de front ce thème.

Dans le riche vocabulaire politique italien, on appelle « qualunquismo » cette attitude qui consiste à renvoyer toutes les options politiques dos à dos en clamant « tous pourris ». Et le qualunquismo est très mal vu là-bas parce que c’est une des antichambres au fascismo et à son slogan bien connu « Ni droite, ni gauche » – eh oui, rien de moins.

Cela dit il est important de savoir que le ‘qualunquismo’ existe en deux variantes : une d’extrême-droite et l’autre d’extrême-gauche. Ainsi M. Duhamel trouvera en date du 17 août deux articles, un par l’homme de droite Pierre Simard dans La Presse (« Voter n’est pas un devoir ! »), l’autre par deux types de gauche Jean-François Cadrin et Alexandre Côté dans Le Devoir (« Nous n’irons pas voter », qui prennent fait et cause contre la démocratie électorale. Voilà deux exemples de ‘qualunquisme’ bien de chez nous, l’un venant d’une certaine droite (qui n’est pas toute la droite) et l’autre d’une certaine gauche (qui n’est pas toute la gauche). Évidemment je ne traite ni le premier ni les seconds de « fascisses », car pour cela il faudrait qu’ils remplissent toutes les conditions de ce qu’on appelle le minimum fasciste: or nous en sommes ici relativement loin, car comme dit le proverbe, un ptérodactyle ne fait pas le printemps.

« Tous pourris », rappelons aussi c’est la deuxième marotte la plus martelée par le Front national en France après la haine des arabes.

La corruption est la pour rester car je suis sure que si vous étiez quiconque au pouvoir vous auriez un amis qui viendrais sonner a votre porte c’est pour cela que la politique que ce soit ici ou dans un autre pays je compare a un gros baril de magouille et venu au élection ont change seulement le brasseur.Pour les services public que nous avons est-ce qu’il y a une personne qui en voudrais moin j’en suis pas sure!!!!

BONJOUR M. Duhamel.

Tous des filous, si aujourd’hui les citoyens du Québec le pense,les coupables sont les médias et journaistes pour vendre soit leur journal ou une revu comme l’Actualité.

Cela est la pensé de plusieurs de mes voisins.

Bonne journée.

Je sais qu’il va y avoir des élections quand les activistes partent leurs rumeurs, créent des tempêtes dans un verre d’eau et médisent en situation préélectoral afin de bien ”imbiber” les éponges d’information que nous sommes de rumeures et de demi-vérités. Malheureusement, les médias de tous crins qui colportent cette désinformation ont également une part de responsabilité.
Actuellement, il semble que beaucoup d’entre nous aient gobés les propos à l’effet que la corruption et PLQ sont synonymes, et que les autres partis n’y ont jamais pris part… Désolé, mais tous les partis qui ont un minimum d’historique ont des gens qui ont les mains sales, même le PQ… Est-ce que cela veut dire que tous les membres influents d’un parti ou d’un gouvernement sont corrompus à l’os… ben voyons. Des innocents, des magouilleurs, des maquilleurs de vérité, des profiteurs et des malhonnêtes il y en a toujours eu, quelle que soit leur allégeance politique.
Il faut mettre en place des mécanismes qui découragent de telles pratiques… la transparence du financement des partis, la transparence budgétaire du gouvernement(une utopie?), un dispositif de vérification de l’octroi des contrats, un mécanisme incorruptible de validation de la qualité des travaux selon les normes avec garantie pour la durée de vie estimée, des amendes et des peines sévères pour des personnes/organismes/entreprises coupables de collusion (il y a d’autres domaines que la construction qui y ont recours…), réduction de l’influence des lobbyistes, possibilité de destitué et de poursuivre un élu basé sur des preuves tangibles (pas des ouie dire multiplié par 1000)…
Oui, nous sommes les plus taxés et imposés, mais il faut aussi regarder les choses en face: est-on réaliste en exigeant la gratuité de tout pour tous à nos élus? Mais en période électorale, chacun devient magicien/magicienne, certain(e)s veulent même nous faire croire qu’on peut faire plus sans coupure, sans irriter les associations syndicales, sans changement de structure, sans mettre de l’eau dans notre vin, en faisant plaisir à tout le monde, simplement en modifiant notre utilisation d’outils financiers. Allons donc, si c’était si simple, le gouvernement en place l’aurait fait. Désolé, mais il faudra tout cela et plus! Il faudra que les administrateurs, les ministres, les centrales syndicales se serrent également la ceinture et travaillent ensemble, même aux détriments de certains groupes. Il faudra que nous tous citoyens serrions notre ceinture et cessions d’exiger l’impossible que d’autres doivent ou devront payer.
Pour n’en citer qu’une, les fonds de retraite des employés municipaux, des policiers et pompiers. Il n’est pas question ici de priver d’honnêtes citoyens d’une retraite décente, mais d’empêcher un système pyramidale (quelquefois mis en place à coup de grèves) de siphonner les poches de milliers d’autres pour le bénéfice de quelques uns. À chaque fois, les politiques ont choisis la paix sociale en donnant l’impossible… Exception faites du printemps dernier s’entend. Va-t-on faire la même chose avec les carrés rouge? Plier l’échine devant les revendications de n’importe quel groupe de pression le moindrement organisé? Oui pour une éducation aussi gratuite que nous pouvons nous le permettre; non seulement au niveau de l’idéologie sociale mais également en fonction de nos réalités économiques!!
Et pour cela, n’en déplaise à certains tenants du gouvernemaman, il faudra du courage, réduire le débit des biberons et faire le ménage à tous les niveaux afin d’améliorer notre situation économique vs le contexte de globalisation mondial! Après, chacun pourra rêver…

Je voudrais bien avoir la conviction que les journalistes ont fait un travail de fond au-delà des éclats des émissions pour les cotes d’écoute. On sait que la corruption est très répandue dans les municipalités. Pourquoi Charest en serait-il plus responsable? Jean Charest ne contrôle pas les Vaillancourt de tout acabit et que dire des maires péquistes comme Robert Poirier à Blainville qui ont dû démissionner il y a plusieurs années. J’ai bien connu ce dernier que j’estimais beaucoup, mais il n’était pas plus propre parce qu’il était péquiste. Le Québec de 2012 n’est pas plus sale que le Québec de 2003 que nous a laissé le Parti Québécois. Quand à Legault, il recrute ses amis dans les mêmes officines que les autres partis. Chose certaine, Legault est un homme qui veut devenir premier ministre depuis qu’il est entré en politique que le moyen pour y parvenir soit un parti rouge, bleu, vert ou jaune. C’est ça que veut dire le logo multicolore de la CAQ. L’homme politique le plus propre que j’ai connu est André Boisclair et regardez la job de bras qu’on lui a fait, tous partis confondus y compris Bernard Landry et Pauline Marois, ses «propres» collègues.

Évidemment, c’est plutôt Boisbriand que je voulais dire. Robert Poirier était le maire de Boisbriand et non de Blainville.

Beaucoup de dictons existent en ce qui a trait aux politiens vs les citoyens votant, comme: « on a les gouvernements qu`on mérite », »ne pense pas a ce que ton pays peut faire pour toi, mais pense à ce que tu peux faire pour ton pays », le gars qui a dit cela s`est fait tirer une balle dans la tête…Je me souviens les débuts des années 60 où l`économie était florissante et le dicton était » j`ai une maudite bonne « job » pis je fais rien », ben quand tu fais rien, ton pays s`en va a
à rien et en plus tu as un gros salaire, l`argent viens d`où…le québec, est la plus belle place pour la corruption, ( le Canada aussi), imaginé les milliards de milliards de richesse que possède ce pays vs la petite population, en veux-tu des enveloppes brune, chaque humain rêve d`avoir des cadeaux, les premiers blancs venu en Amérique ont amassé beaucoup de richesses en échangeant avec les indiens du temps des petits miroirs sans valeurs contre des fourrures vendues à prix d`or en europe…et ça continu, les grands personnage qui ont fait avancer l`humanité on pensé droit et juste et non pas juste à leur petit moi.

@ Toutest danrien (# 3):

« La corruption et la collusion viennent du privé, pas de l’État! » (sic)

FAUX!

La corruption est le résultat de l’emprise monopolitique de l’État dans plusieurs secteurs d’activité d’un pays/province/ville.

Plus il y a de gouvernance publique et plus il y a de corruption. C’est logique: la corruption est crée par la vente au plus offrant des privilèges monnayables des politiciens.

Réduisez la taille de l’État et vous verrez la corruption diminuer grandement.

Dans le privé où la saine compétitivité règne, ceux qui utilisent la corruption ne font que se nuire à eux-mêmes car les coûts faramineux reliés à ce genre de système les éliminera totalement du marché.

Dans mon travail, nous soumissionnons pour des contrats gouvernementaux (dans un tout autre secteur que les travaux publiques) et il est évident que:

1- Les personnes qui jugent les soumissions n’ont ni les compétences techniques ni les compétences en gestion de projet (i.e suivi de budget) pour le faire.

2- L’obligation de choisir le plus bas soumissionnaire crée des situations toutes plus farfelu que les autres.