Tout sur Fannie et Freddie

  1. Fannie Mae et Freddie Mac sont des organismes de financement hypothécaires. Elles achètent aux banques leurs créances hypothécaires, ce qui permet à ces dernières de prêter à un plus grand de clients.
  2. Les noms sont des acronymes, comme le mot cégep, qui est constamment utilisé pour Collège d’enseignement général de professionnel. Fannie Mae, c’est la Federal National Mortgage Association. Le vrai nom de Freddie Mac, c’est la Federal Home Loan Mortgage Corporation.
  3. Leur rôle et leur taille en font des piliers du marché résidentiel et du secteur financier. Elles possèdent ou garantissent 5 200 milliards de dollars de créances hypothécaires, soit plus de 40 % de l’encours hypothécaire aux États-Unis. Les difficultés du secteur immobilier ont rendu les deux organismes encore plus indispensables, car 68 % des crédits hypothécaires engagés cette année ont été achetés ou garantis par Fannie et Freddy.
  4. Le marché immobilier américain souffre terriblement. Les prix des maisons ont baissé de 3,1% depuis un an, mais la chute atteint 15 % dans 20 grands centres urbains des États-Unis. Le solde hypothécaire de 29% des Américains qui ont acheté leur maison au cours des cinq dernières années est plus élevé que la valeur de leur résidence. Enfin, 4,8 millions de propriétaires sont en défaut de paiement. Les difficultés du marché de l’emploi s’ajoutent à ce sombre portrait.
  5. Tout cela affecte évidemment Fannie et Freddie. Pour financer les achats de créances hypothécaires, les deux organismes émettent des titres qu’ils revendent à différentes institutions. Admettons que c’est plus difficile à vendre dans de telles circonstances. Aussi, qui veut acheter les actions de Freddie et de Fannie, deux sociétés totalement investies dans le marché immobilier américain ? Personne ! Les titres des deux sociétés ont perdu 90 % de leur valeur depuis un an.
  6. Le danger, c’est que Fannie et Freddie deviennent insolvables. Si personne n’achète leurs créances hypothécaires, les banques n’auront pas l’argent pour prêter à de nouveaux acheteurs. Vous voyez tout de suite le résultat : le marché immobilier s’écroule.
  7. Pire, les banques n’auraient peut-être pas suffisamment d’argent pour les prêts automobiles ou personnels. Voilà une récession garantie !
  8. Encore pire, plusieurs banques régionales ne s’en remettraient pas. Il y a aujourd’hui 117 banques à risque aux États-Unis. Laisser Fannie et Freddie patauger dans leurs créances aurait menacé des marchés financiers déjà passablement malmenés.
  9. Voilà pourquoi, trahissant tous ses principes, le secrétaire au Trésor américain est prêt à investir 200 milliards de dollars dans l’opération qui a tout d’une nationalisation, sauf le nom.
  10. Barack Obama et John McCain ont applaudi l’opération. Ceux qui sont à la droite de McCain auraient laissé la situation évoluer, pour épargner les contribuables et permettre à de nouveaux épargnants de devenir propriétaire grâce à l’affaissement des prix. Ceux qui sont à la gauche d’Obama, diront que les contribuables devront payer pour les excès du secteur financier, sans avoir pu goûter aux bénéfices accumulés toutes les années précédentes. Mais pour l’immense majorité des Américains, un seul mot résume le tout : ouf !
Laisser un commentaire

C’est-y pas beau le capitalisme M. Duhamel?
Quand ça va bien on veut surtout pas d’État et de règles dans le décor? Otez-vs, tassez-vs, par icite les profits. Pis le moins d’impots dessus
Mais quand ça va mal, quand on frôle la catastrophe, on passe le pot à l’État. Arrangez-vous avec ça.
200 milliards c’est 666$ par Américain. Près de 3000$ par famille.

Même avec une perte nette de plus de $2,0 millard en 2007 (recul de plus de $6,o millard sur 2006), le conseil d’administration a quand même trouver une façon de justifier une rémunératiom de plus de $12,0 millions au Président de Fannie Mae, M. Mudd. Les notes de la circulaire de 2007 indiquent qu’aucune mesure de performance précise et quantifiable existe dans l’attribution du boni. Ce modèle de gouvernance me rappel celui d’Enron… tous des grands gestionnaires au conseil d’administration, mais aucun qui a le courage de mettre fin à un cirque! Aujourd’hui, M. Mudd quitte avec son entente de départ..encore plusieurs autres $ millions. Quel désastre pour la bonne gouvernance!

@Etienne.

La SCHL est une société d’état.

Fannie Mae a été privatisée en partie en 1968, tandis que Freddie Mac est, depuis le début, une entreprise privée. (S.Cousineau)

Leurs directeurs ont fait la passe et le « motton » avec les bonis durant des années…

Oui c’est tellement beau le privé.

Freddy, vous ne trouvez pas que sa ressemble au système de santé privé du Québec?

On fait une gaffe; pas grave on appelle le 911 et l’état s’arrange avec le payement des bêtises du privé, et les pauvres citoyens, la classe moyenne et les riches, payent pour les incompétences du privé tant admiré de nos pros liberté d’entreprise qui sont incapable de voir les deux côtés d’une médaille.

Tant qu’à payer pour de nombreuses entreprises privés importantes et incompétentes qui mettent la population dans la merde, le pays, aussi bien que l’état pas moins incompétent les achète.

Comme pour la santé au Québec et bien d’autres; au préalable les profits dans les poches du privé, ensuite, les risques et dépenses aux contribuables de l’état.

Facile de dire que le privé est mieux administré que l’état dans ces cas.

Est-il une bonne chose de laisser le risque du bien être économique d’un pays aussi important que les USA, 300 millions d’habitants riches, dans les mains de quelques décideurs avides de fric au privé?

Je sais que le SCHL c’est étatique, mais est-ce qu’il y a un organisme ici qui achète les créances hypothècaires des banques pour leur permettre d’avoir des liquidités? Ou est-ce que le fonctionnement est différent ici?

M. Étienne,

Dans un premier temps, la SCHL conçoit des normes de construction. Au Québec il y a le BNQ.

Vous remarquerez que si vous achetez du pare vapeur de polyéthylène (polythène) il y a sur la bordure, approuvé SCHL. (s’il est approuvé)

Ce que je me souviens de la SCHL (il y a 15 ou 20 ans) est que quand ils approuvent le financement d’une maison leurs normes sont beaucoup plus sévères que celle d’un entrepreneur.

Si ma mémoire est bonne, ils adossaient à la banque pour que le prêt se fasse à 90%.

Mais, pour les conditions, ils étaient plus raides que les banques. Très sévères sur les normes (donc bonne maison) et s’assuraient que l’emprunteur était stable avec un salaire permettant de faire face aux paiements.

C’était un maudit taponnage pour un entrepreneur de se conformer à leurs normes. Voilà pourquoi je ne les connais pas beaucoup.

J’ai entendu dire qu’ils sont aussi fermes aujourd’hui.
Je ne crois pas qu’il y ait possibilité de faire une comparaison avec les deux dont on parle aux USA.

Ce que je sais est que l’emprunt est plus serré ici. Mais dernièrement un gars m’a dit qu’il y a eu un financement à 100% et même à 110% sur un projet de condos dans la région sud de Montréal.

Mais ce que je viens d’écrire est à vérifier.

http://www.schl.ca/fr/index.html
.
.
.
J’ai déjà voulu acheter une usine en faillite très reconnue au Québec.

La banque à préféré la démolir pour étouffer l’affaire. Administrateurs croche, financement trop élevé par un ti coune chum du proprio.

@ Noel: c’est pas vous qui étiez en faveur de l’aide du PQ à la Gaspésia, à la SONACC et autres niaiseries du genre ?

@ Fleurent: si vous dites que le public est aussi efficace que le privé, vous n’avez jamais vu les cols bleus de la ville travailler, et vous n’avez pas eu affaire à un hôpital depuis longtemps.

» Consommateurs > Assurance prêt hypothécaire > Options de financement flexibles

——————————————————————————–

Options de financement flexibles
À titre d’organisme national responsable de l’habitation, la SCHL est très bien placée pour vous offrir diverses options de financement vous permettant d’avoir accès à un vaste choix de logements de qualité, à prix abordable. »

http://www.cmhc-schl.gc.ca/fr/co/asprhy/opfi/index.cfm

Vous trouverez différentes options plus « généreuses » sur le site, mais une constante demeure: vous devez avoir des garanties de bon crédit et des revenus ad hoc.

Pas de petite « crosse, de « yeux fermés » ou de passe-droit pour qu’un responsable puisse en profiter pour faire une passe pour recevoir des bonis.

De plus, la SCHL n’accepte pas des prêts hypothécaires sans intérêts à verser pour des années, ni des « Achetez maintenant, payez plus tard! »

@Etienne

La SCHL fait grosso modo la même chose que Freddie et Fannie, elle assure les prêts hypothécaires des banques.

Certains disent que les normes sont plus sévères ici et que nous sommes à l’abri d’un crash immobilier. C’est absurde, juste pour vous donner une idée sachez que jusqu’à tout recemment la SCHL assurait des prêts su 40ans avec 0 paiement initial. Les banques elles ne courent aucun risque, celui-ci est assumé par la SCHL qui en fait est le contribuable. Puisqu’elles ne courent pas de risque les banques sont portées à prêter toujours plus à des gens de moins en moins solvable, c’est comme ça qu’on démarre une bulle immobilière.

Au Canada la bulle n’a pas encore éclatée, mais ça s’en vient.

Jtrouve ça comique d’entendre parler de capitalisme sur ce sujet… Vous croyez sincèrement qu’il y a un semblant de libre entreprise là dedans?

Fannie Mae et Freddy Mac n’ont jamais rien en commun avec le capitalisme.

Fannie Mae et Freddy Mac étaient des « government sponsored enterprise ».

Rien de capitaliste la dedans. C’est même l’interventionnisme qui est la cause de la débâcle actuelle.

L’erreur de base de tout ça : prêter de 90% à 100% de la valeur d’une maison à quelqu’un qui n’est pas certain d’avoir encore son emploi dans six mois….
C’est la même erreur que faisait la Bourse avant le crash de 1929: prêter sur marge à 100% de la valeur de l’action. Dès que le prix de l’action baissait, il fallait couvrir la différence; ce que plusieurs ne pouvaient pas. Donc ils perdaient tout !
Maintenant le % de marge est de 50%, pas de 100%; en cas de baisse, ça permet de souffler un peu !

MB vous parlez au travers votre chapeau.

L’hôpital je connais certainement mieux que vous et son administration aussi.

Avez-vous déjà vu travailler les gars chez GM. Ayez le courage de dire qu’ils sont meilleurs qu’à l’hôpital.

Depuis que je suis ici ça doit faire 20 fois que vous nous radotez la Gaspésia.

Savez-vous qui étaient les actionnaires à l’abandon?

« C’est même l’interventionnisme qui est la cause de la débâcle actuelle. » (Dgagnon)

🙂 🙂 🙂 Mort de rire!

Tout à fait d’accord avec David Gagnon : rien de purement capitaliste chez Freddie et Fanny, l’une datant (de mémoire) du New Deal de Roosevelt. Mais ce que je retiens de l’article de Monsieur Duhamel c’est que ‘Le solde hypothécaire de 29% des Américains qui ont acheté leur maison au cours des cinq dernières années est plus élevé que la valeur de leur résidence.’

Whooaaa!!!

Il n’y a pas que les gens qui perdrent leur maison qui sont perdants – tout le monde perd. Ceux qui vont trimer dur pour finalement payer leur hypothèque vont payer pour ceux qui seront incapables de le faire. Ce que j’observe ces temps-ci dans mon milieu de travail (investissement) c’est que les investisseurs gardent leur liquidité. Ils ont peur d’investir. Personnellement, et comme pour la plupart des gens, mon ‘argent’ est en grande partie dans la valeur de ma maison.

Et l’argent sauté, il est disparu comment? En commissions de vendeurs de cabanes véreux? Il a fallu qu’ils en vendent des cabanes à des insolvables pour escamoter un motton pareil! Il manque des gros bouts à cette histoire… Ce n’est pas juste une bulle pétée par l’acheteur de cabane ne pouvant pas payer. Il y a eu de l’argent de sauté… Des sommes colossales…

@MB
Effectivement j’étais pour le soutient de la Gaspesia. La Gaspésie venait de perdre ses deux plus gros employeurs: la mine et la papetière. Fallait faire quelque chose.
Ce sont les Libéraux qui ont tout scrapé.

—–

http://www.cyberpresse.ca/article/20080908/CPMONDE/80908206/-1/CPMONDE

La Californie, État le plus riche des États-Unis, qui n’a pas d’assurance-maladie comme ici, pas de garderie à 7$ comme ici, pas de congés de maternité comme ici, pas de cégep gratis comme ici, pas d’université à 2k comme ici, on est dans le rouge de 15 milliards!!!!

« Il n’y a pas que les gens qui perdrent leur maison qui sont perdants – tout le monde perd. Ceux qui vont trimer dur pour finalement payer leur hypothèque vont payer pour ceux qui seront incapables de le faire. » (Loraine King)

Oui bien d’autres vont perdre pour les folies de quelques entreprises qui ont mis quelques dollars dans leurs poches.

Le gouvernement des USA a mis de l’argent sur la table en garantie pour sauver une banque. Il ne faut pas oublier que ce sont les citoyens qui garantissent.

Maintenant le gouv. des USA, c’est-à-dire encore une fois les citoyens, emprunte 200 milliards pour sauver les entreprises délinquantes, afin de sauver les banques, dans le but de sauver l’économie des USA, pour tenter de sauver l’économie mondiale qui elle mettrait les USA dans le trou.
L’économie des USA ne tient qu’à un fil.

200 milliards, 3000$ par famille et ce n’est certainement pas fini. Il y en aura d’autres.

Un exemple de tout cela.

Pour sauver quelques milliers de dollars, en ciment, en armature et quelques sous en main d’œuvre, les entreprises qui les ont construits les viaducs et les ponts du Québec les ont scrapés.

Maintenant ce sont les citoyens (nos enfants) qui vont payer des milliards pour les reconstruire et les réparer.

Quelques dollars empochés par les entreprises, causant des milliards de dégâts aux citoyens.

A Jacques Noel: La Californie a donc cinq fois le nombre d’habitants du Québec et un déficit 7 fois plus petit (15 milliards vs 120 milliards). Donc un déficit par habitant 35 fois plus petit.

A Jacques Noel 2: Donc aider des entreprises aux USA c’est pas correct mais ici c’est correct. Deux poids deux mesures.

@MB

lorsqu’on ne fait pas la différence entre une dette et un déficit et qu’on pense que l’Ontario est un État américain, on devrait cesser de participer à un blogue portant sur l’économie…

@ C. Perron

Je trouve triste qu’une grande partie des Québécois soient désinformés cotinuellement depuis 250 ans.

Quand j’y pense je trouve dificile de les blâmer.

GESCA-CA

Quand Desmarais dit que la souveraineté du Québec signifie la fin du Québec. Faut être vraiment colonisé à l’os.

Landry lui a répondu de superbe façon.