Travailler dans un Couche-Tard

Je n’aimerais pas travailler dans un dépanneur Couche-Tard. Cela n’a rien à voir avec la multinationale de Laval, mais tout avec ce genre de commerces où les conditions de travail sont difficiles. Les horaires sont durs car les magasins sont ouverts tout le temps, 24 heures par jour et sept jours par semaine. De surcroît, vous êtres payés au salaire minimum. Pour toutes ces raisons, je n’aimerais pas davantage travailler dans la restauration rapide ou dans de petits commerces.

Pourtant, ces emplois sont convoités par les jeunes qui ont besoin d’un revenu d’appoint pour continuer leurs études ou des travailleurs non qualifiés et non expérimentés qui cherchent un emploi. Ces gens aimeraient-ils que le salaire minimum soit plus élevé ou que leurs conditions de travail soient meilleures ? 100 % d’entre eux vous diraient oui et je les comprends.

L’autre côté de la médaille, c’est que nous parlons ici d’entreprises au fort volume de ventes mais aux marges bénéficiaires nettes très faibles. La CSN veut opposer les conditions de travail de ces employés mal rémunérés aux profits nets de 71 millions de dollars obtenus par Alimentation Couche-Tard au dernier trimestre. Le discours syndical joue sur l’émotion : vous êtes maltraités alors que l’entreprise s’en met plein les poches.

Ces 71 millions de profits ont été enregistrés sur des ventes de 5,6 milliards de dollars. Cela donne une marge bénéficiaire nette de 1,27 %.

Il aura fallu la contribution de 9 718 magasins (5904 en Amérique du Nord et 3814 ailleurs) pour réaliser ces 71 millions de dollars. Cela veut donc dire que chaque dépanneur et station d’essence Couche-Tard, Mac’s et Circle K a réalisé en moyenne des profits nets de 7 306 dollars  au dernier trimestre. Ou encore, que chaque unité du réseau a réalisé en moyenne un profit net de 456,63 dollars pour chacune des 16 semaines du trimestre qui s’est terminé le 31 janvier dernier.

Cela explique deux choses. La rentabilité est en croissance et elle est meilleure que chez les concurrents américains, mais le modèle d’affaires implique des coûts d’exploitation très faibles. Une amélioration soudaine des conditions de travail risque effectivement de menacer la rentabilité d’un réseau où chaque magasin fait en moyenne moins de 500 dollars de profits par semaine.

Cela explique aussi pourquoi Couche-Tard n’est pas patient avec les magasins qui ne rapportent pas suffisamment. Juste au dernier trimestre, l’entreprise lavalloise a fermé une trentaine de magasins. Et cela n’avait rien à voir avec la syndicalisation.

Photo: Beltz/CC

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Plutôt stupide de fermer un dépanneur tout juste après l’avoir rénové. Sans doute de mauvais gestionnaires chez Couche-Tard!

Les maigres profits expliqueraient peut-être aussi les coûts d’acquisitions trop élevés et les coûts reliés à l’acquisition non complétée de la chaine Casey’s et finalement peut-être des coûts d’amortissements de ces magasins qui diminuent les bénéfices bruts donc, l’impôt à payer et aussi peut-être les primes payées aux hauts dirigeants.

Ou Programme de rachat d’actions de la part de la compagnie :
Au cours du troisième trimestre de l’exercice 2011, Couche-Tard a mis en place un nouveau rogramme de rachat d’actions. Ce programme permet à la compagnie de racheter un maximum de 2 685 335 des 53 706 712 actions à vote multiple catégorie A et un maximum de 11 621 801 des 116 218 014 actions à droit de vote subalterne catégorie B émises et en circulation au 20 octobre 2010 (représentant 5,0 % des actions à vote multiple catégorie A émises et en circulation et 10,0 % des actions à droit de vote subalterne catégorie B détenues par le public, respectivement à cette date, tel que définit par les règles applicables). En vertu des exigences de la Bourse de Toronto, Couche-Tard peut procéder à un rachat quotidien maximum de 1 000 actions à vote multiple catégorie A et 83 622 actions à droit de vote subalterne catégorie B. Ces rachats ont pour effet de réduire le nombre d’actions à vote multiple catégorie A et d’actions à droit de vote subalterne catégorie B émises et d’augmenter la quote-part proportionnelle de tous les actionnaires de la compagnie restants au prorata de leur participation relative dans le capital actions de la compagnie. La période de rachat se
terminera au plus tard le 24 octobre 2011. Toutes les actions rachetées en vertu du programme de rachat d’actions sont annulées dès leur rachat. Durant la période de 16 semaines terminée le 30 janvier 2011, en vertu de ce programme, Couche-Tard a racheté 9 000 actions à vote multiple catégorie A à un coût moyen pondéré de 24,83 $ CA par action et 2 435 900 actions à droit de vote subalterne catégorie B à un coût moyen pondéré de 24,86 CA $.

Il est important de noter que les programme de rachats d’actions sont une des conséquences des programmes d’options d’achats qui au fils des ans diluent l’actionnariat.

Pour terminer, je vous fais par que les marges brutes consolidées (Canada et USA) sont de 33% environ et fluctuent bon an mal an aux alentour de ce 33%. Le rendement des capitaux propres est de 22,2% et le BNA est de 0,38$/action. Soit un bénéfice net de 71 Millions $ (comme vous le dites) pour les trimestres se terminant le 31 janvier 2011 et de 306,7 Millions $ pour les 40 semaines se terminant le 30 janvier 2011.

Source : Rapport des RESULTATS DE SON TROISIEME TRIMESTRE DE L’EXERCICE 2011 page 5. http://www.couche-tard.com/corporatif/modules/AxialRealisation/img_repository/files/documents/Communique_Q3%202011(2).pdf

Donc se pourrait-il que les programmes de rachats d’actions, de dividendes et de rpimes aux hauts dirigeants grèvent les bénéfices bruts ???? Je vous le demande.

Gilbert Duquette
Témiscouata sur le Lac

Ah oui pour terminer sur le programme de rachat d’action, pour le trimestre de terminant au 31 janv 2011 Alimentation couche tard à dépensé 60.78 M$ à ce programme soit presque autant que ses bénéfices net (71 M$.

Gilbert Duquette
Témiscouata sur le Lac

Depuis quand les syndicats se préocupent-t-ils des vrais chiffres, c’est plutot leur »chiffres d’affaire » qu’ils veulent augmenter.

Je pense que c’est au niveau des normes du travail qu’on doivent intervenir et faire des changements. Dans les cas ou il y a manipulation d’argent.
Faire en sorte que la sécurité des gens soit le moins exposée possible et payer en conséquence du niveau de risque pour la sécurité personnelle.
Ex. Les travailleur du transport des valeurs une prime de 50% du salaire moyens des gens en transport pour les risques encourus pour leur sécurité.
Pour les caissiers des banque 50% de plus que les caisiers de commerce normal.
Dans les endroits comme les stations services, un guichet fermé a l’épreuve des balles.
Quand on travaille après 21h dans un commerce qui a moins de 10 employés une prime de 50% du salaire régulier comparables.
Pour ce qui est des emplois sans maniulations d’argent mais ou la sécurité personnelle est exposée comme un gardien de nuit, un surveillant 50% de prime pour les heures après 21 heures.
Pas besoin de syndicat pour ça il faut améliorer les conditions de toutes personnes dans l’exercise de son travail qui expose sa sécurité personnelle.

Quand il y a moins de

Si tous les dépanneurs devenaient syndiqué cela n’aurait aucun impact sur la rentabilité. Ils seraient tous obligés d’augmenter leur marge en conséquence.

C’est le consommateur qui payerait pour les augmentation de salaire, pas les entreprises.

Je me méfie lorsqu’on parle de profit. Je travaille dans l’entreprise privée et à chaque année, nous avons un discour des dirigeants sur la précarité des profits et de l’avenir.
Comme je suis actionnaire, j’assis aussi à l’assemblée anuelle des actionaires et le discours sur les profits et l’avenir est complètement différent, à l’opposé!

En principe, l’on peut dire que la vérité droit être au milieu mais comme je présume que les actionnaires sont plus au faite des questions de finance, la vérité doit être plus proche à l’assemblée des actionnaires…

En passant, le comptable de l’usine me présenta un jour tout les chiffres de recettes et dépenses de l’usine: Au finale, 60 millions de profits… avant impôt!
En repassant et questionnant avec lui certaines données, en 20 minutes, les profits ont passés de 60 à 300 millions, et je ne suis pas comptable! 20 minutes payante pour la compagnie!!!
En réalité, le 60 millions de profits, c’était les profits imposables….

Bonjour.
La QUESTION est les profits de couche-tard avant que Couche-tard achète Casey, et les profits si Couche-tard vendait Casey.Brefs les profits sont toujours présent SAUF que PROFIT devient ACTION et ACTION devient DIVIDENTE et DIVIDENTE devient plus plus de $$$$$$$$$$$ mais il y a un mais pour qui?

M.Duhamel pour Couche-tard et l’avenir M.Bouchard va devoir trouver une solution par quoi va il remplacé le syndicat et surtout comment va il faire pour séduire une main d’oeuvre de plus en plus instruite car nous à douze ans ont travaillait à la ferme et ensuite dans l’industrie mais il y a un mais les jeunes de nos jours sont de plus en plus instruits.

@ Youlle (# 7):

…et si tous les chiens avaient des scies à la place du zizi, ne resterait plus de poteaux!

N’importe quoi!!

Y’a quelqu’un qui les oblige à travailler pour Couche-Tard?

Pas contents? Z’ont qu’à travailler pour quelqu’un d’autre comme Mc.Do…

@Francois 1

« Y’a quelqu’un qui les oblige à travailler pour Couche-Tard? »

Oui, la nécessité.

Ce n’est pas tout le monde qui ont les moyens de ne pas travailler au salaire minimum…

Dans les dents les « syndicaleux » qui crient à tout vent que les grosses entreprises exploitent les gens pour faire des profits exorbitants.

@ Benton (# 12):

« Oui, la nécessité. » (sic)

Ma re-réponse: « Pas contents? Z’ont qu’à travailler pour quelqu’un d’autre comme Mc.Do… »

@Francois 1 et Jea-Marc

On peut dire qu’il vaut mieux manger du steak à genou que du gruau debout… mais même avec le ventre à moitié vide, la société avance mieux debout!!!

@ Benton (# 15):

La plupart des gens ont mangé du gruau AVANT le steak. Ça s’appelle l’évolution. Vous connaissez?

@Francois 1

… et finissent avec le gruau!

L’évolution n’a rien a y voir, autant plus que certains voudraient que l’on finissent avec le gruau avec notre temps!

M. Duhamel,

C’est une fausseté de dire qu’il n’y a que des étudiants travaillant chez Couche-Tard. Je fréquente ces dépanneurs depuis longtemps, il y a des travailleurs qui n’ont que ce revenu pour vivre, j’ai posé la question plusieurs fois à des préposés au caisse.

Je sais que Couche-Tard fait de l’argent, la marge de profit n’explique pas tout.

Comment M. Bouchard est-il parvenu à devenir milliardaire presque 2 fois avec une si petite marge de profit?

Comment M. Bouchard a-t-il pu orchestrer tant de croissance pour une compagnie avec une si petite marge de profit?