Trop payés pour être aimés

La divulgation de la rémunération des dirigeants torpillera-t-elle l’image des marques?

(La Presse canadienne/Mario Beauregard)

La rémunération des dirigeants d’une entreprise affecte-t-elle sa cote d’amour ? Inutile d’avoir participé à la manifestation contre les hausses de salaire chez Bombardier ou de les avoir décriées sur les médias sociaux pour conclure que ce n’est pas le genre de publicité que les marques aiment. La question offre un rare consensus: les uns désapprouvent les augmentations, les autres en sont tout simplement écœurés. La rémunération des dirigeants est-elle devenue un sujet de conversation assez important pour teinter la perception des marques ?

Depuis deux ans déjà, le fleuron québécois de l’aéronautique a perdu en estime: Bombardier est passée du 10e rang des entreprises les plus admirées des Québécois en 2014, au 127e rang en 2016. En dépit du report des augmentations, on peut croire que la chute se poursuivra.

Mais ce n’est pas que la rémunération qui a mené à la levée de bouclier. On s’est habitué aux salaires astronomiques des athlètes professionnels, des artistes et des gens d’affaires. Ce n’est pas non plus les réductions importantes d’emplois au Québec, bien que plusieurs les dénoncent. Ni même l’aide gouvernementale au programme de la CSeries.

Ce qui est en cause, c’est la progression incroyable des salaires en dépit de tous ces facteurs. C’est l’impression qu’on paie plus d’impôt pour soutenir une entreprise qui, elle, profite de nos largesses pour pourrir ses dirigeants. Est-ce assez pour nous décourager de notre fleuron? Il y a quelques années, les publicités de Bombardier mettaient en scène des Québécois qui scandaient fièrement «c’est mon avion» ou «c’est mon train». Cette année, ils s’écrient «c’est mes taxes».

Les salaires versés à la tête font bien sûr écarquiller les yeux, mais le cas du géant de l’aéronautique n’est pas unique. En tenant compte de l’inflation, la rémunération moyenne des 100 PDG canadiens les mieux payés a doublé dans les 20 dernières années. Pendant la même période, le salaire moyen au pays a augmenté de seulement 9 %. Aujourd’hui, nos PDG gagnent plus de 200 fois le salaire médian de leurs employés.

Pourquoi les entreprises consentent-elles de tels salaires? Parce qu’elles fantasment à l’idée d’attirer le meilleur candidat pour piloter la destinée de l’entreprise, parce que plusieurs espèrent un sauveur… et parce qu’elles n’en subissent aucune conséquence.

Mais si tous les consommateurs connaissaient l’écart entre la paie du patron et celle des employés, encourageraient-ils les entreprises plus égalitaires pour autant? Aux États-Unis, c’est le pari de la loi Dodd-Frank, qui oblige entre autres les entreprises à publier ce ratio. Cette nouvelle donnée financière doit pousser le consommateur à une prise de conscience.

La publication de l’écart entre le salaire des patrons et celui de ses employés deviendra obligatoire en 2017 – si la loi survit à la nouvelle administration américaine et à la Securites and Exchange Commission, l’organisme fédéral qui réglemente les marchés financiers.

On ne poussera pas jusqu’à afficher le ratio sur l’étiquette des produits qu’on achète. Mais les optimistes espèrent que l’information mettra de la pression sur les investisseurs pour responsabiliser les entreprises quant à la rémunération de leurs dirigeants. Les plus cyniques, eux, doutent d’un quelconque impact sur le comportement des consommateurs.

Un doute qui s’explique: quand on leur demande s’ils sont prêts à payer davantage pour le produit d’une entreprise offrant une compensation mieux distribuée entre la tête et la base, les consommateurs répondent évidemment par l’affirmative. Mais ils se disent aussi prêts à payer plus pour des produits biologiques ou verts… et passent rarement à l’action.

La publication du ratio permettra aussi de comparer les entreprises entre elles et dans leurs industries. Les patrons d’entreprises moins performantes devront justifier leur rémunération de façon plus transparente que les illisibles bulletins aux actionnaires.

Faire partie des entreprises les plus équitables servira-t-il la marque? Ou au contraire, des revenus abusifs pour les dirigeants risquent-ils de couler son image? Dans le cas de Bombardier, la marque a essuyé une gifle. N’en déplaise à M. Bellemare, cela va au-delà de l’erreur de communication. Et avec ce ratio plus visible, un nombre croissant de marques devront jongler avec cette nouvelle communication forcée.

Les entreprises qui profitent déjà d’une importante cote d’amour voudront publier un meilleur ratio de rémunération entre les patrons et les employés, de crainte de perdre des plumes. Par contre, d’après une étude de Nader T. Tavassoli de la London Business School, les dirigeants demandent des salaires plus élevés pour prendre la tête d’entreprises moins estimées. C’est parce que les marques sont admirées qu’elles peuvent réduire l’écart salarial entre leur direction et leurs employés, et non l’inverse.

Devant sa réputation en chute libre, Bombardier pourrait-elle augmenter encore ses dirigeants l’an prochain? Plus rien ne nous surprendra.

***

Stéphane Mailhiot est vice-président de la stratégie à Havas Montréal et chroniqueur médias et marques à Radio-Canada.


À lire aussi:

Le garage comme mythe fondateur


Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

21 commentaires
Les commentaires sont fermés.

La question n’est pas de savoir si l’on peut augmenter le salaire des dirigeants, ou de savoir si un dirigeant peut être trop payé, il est vrai que certains joueurs de hockey en font plus. La question est de savoir si des dirigeants peuvent se donner des augmentations avec de l’argent de l’état, c’est à dire de nos impôts. La moitié seulement de cet argent aurait été bien plus favorable à l’économie du Québec s’il avait été investi dans le développement du marketing web pour les PME Québécoises.

M. Mercier. Pensez-vous que les salaires faramineux des athlètes professionnels ternissent l’esprit du jeu et font de nos enfants depuis trois décennies, des « chercheurs d’or dans une mine de cuivre » qui n’a pour but que l’argent et non l’illustre plaisir du sport avec laquelle ils tarissent l’esprit des jeunes.

Après le rapport du juge Fafard durant les années 90, les entreineurs font crier les jeunes « on jouent pour gagner » cachant ainsi ce qu’implique cette brève citation, i.e. « gagner à tout prix, même la violence la plus abjecte.

Le juge Fafard qui avait été mandaté pour conduire une commission rogatoire et rencontra près de 110,000 jeunes qui s’adonnaient au hockey.

Le message des jeunes était clair de la part d’un très haut pourcentage « nous ne voulons pas jouer pour absolument gagner mais bien pour jouer » et se plaignaient que les glaces étaient réservés aux groupes de « goon » du hockey.

Cette commission eut lieu après qu’il y eut perte de 58,000 jeunes qui ne se sont pas réinscrit à un groupe de hockey à travers la province.

La défaite de l’ancien joueur de hockey Joé Juneau qui conduisit les Inuits durant une dizaine d’années vers le hockey, s’est avéré très significative.

Le nombre de baggares aux écoles des communautés Inuits était devenu incontrolable chez un peuple où ce phénomène était d’une rareté exemplaire auparavant.

Il y eut aussi la déserte des écoles de la part de ces jeunes qui pourtant devaient étudier s’ils voulaient faire partie d’un groupe de hockey, ce que Juneau a rapidement oublié. Il était plus intéressé à se payer un salaire faramineux et briller pas son absence.

C’est la révolte des citoyens dont je parle depuis plus de 10 ans. Il y eut le groupe des 99% qui s’est rapidement essouflé mais demeure le meilleur exemple en amérique du nord. En europe, c’est différent, les citoyens s’apprêtent à faire sauter les gouvernement de têtes blanches qui sont en poste depuis beaucoup trop longtemps, les « chosen few » qui se croyaient intouchables.

Le mouvement Trump « populiste » est une bonne chose mais pour de mauvaises raisons. Ce sera la même chose en europe. Je ne donne pas plus de deux ans pour voir apparaître un mouvement de « écoeurantite aiguë ». Une ère où un grand nombre de citoyens s’attaqueront dans les cartiers riches à tout ce qui bouge car les emplois ne reviendront pas. Un mouvement de masse dont les gouvernements ne pourront pas faire face.

En fait une prémisse de guerre civile, ce que nous nommions en sciences sociales au début des années 70 « le point du non retour ».

Voici environ 14 mois, l’action de Bombardier se négociait aux alentours de 77 cents, en janvier 2017, elle remontait à 2,75 $, elle se négocie aujourd’hui aux alentours de 2,02 $. La cible est d’ici 3 mois, le retour à la valeur du janvier. Tout cela signifie qu’il y a beaucoup de volatilité et de spéculation sur le titre. Les actions de Bombardier se sont négociées voici une vingtaine d’années aux alentours de 50 $.

Même si les actions ont par la suite été divisées par deux. Aujourd’hui un tel titre — s’il avait suivi un rythme de progression normal -, cela ne devrait se transiger pas moins de 50 $. La capitalisation boursière actuelle de Bombardier n’est en dollars canadiens à peine au niveau des sommes injectées récemment par Québec, Ottawa et la CDPQ. Une telle entité devrait plutôt se trouver parmi les « Bue chip » au nombre des meilleures capitalisations boursières du Canada ; hors ce n’est pas le cas.

Si ce n’était les actions de contrôle et de blocage détenues par la famille Bombardier-Beaudoin, cela ferait belle lurette que ce fleuron serait passé sous contrôle d’une compagnie étrangère.

Bien sûr que Bombardier a réduit drastiquement son niveau d’endettement, aux prix d’un dégraissage massif, réduction de près de 15 000 emplois dans le monde dont près du tiers au Canada. Tous les « top » managers connaissent cette recette infaillible. Lorsqu’on leur demande de sabrer dans les coûts, on coupe d’abord dans les salaires et le nombre d’emplois. Lorsqu’en termes de profitabilité, c’est zéro.

Alors, si c’est bon pour pitou, ça devrait être bon pour minou et peut-être qu’il y a trop de gens qui émargent (plutôt bien) dans la haute direction. Il est donc techniquement possible de réduire les coûts d’un Conseil d’administration, la taille de la voilure des diverses directions sans prendre le risque de réduire les profits.

Puisqu’en principe les profits : c’est d’abord les services offerts, les produits et les employés.

Bien sûr, on va dire que si je critique ces beaux dirigeants qui… c’est ma foi vrai, gagnent quand même « un peu plus » que moi, c’est parce que je suis affreusement jaloux et hyper-compléxé de ne pas être à leur niveau. Et je l’avoue…. Il y a sans doute du vrai dans tout cela….

Pourtant ce qui me chagrine le plus, ce n’est pas tant la rémunération, après tout ces gens travaillent fort. Alors, ils récoltent sans nul doute le fruit bien mérité d’un labeur de tous les instants (Euh ! Pourquoi est-ce que je tousse ?)…. Non ! Non ! Non ! Ce qui me tirebouchonne, c’est cet argument de destruction massive qu’on nous sert régulièrement : « Que c’est le prix à payer pour avoir les meilleurs ». Comme fantasme, c’est pas très sexy.

Ça veut dire que si tu émarges à moins de 1 million de dollars (US) par ans, t’es qu’un as de pique, un minime, un gros nul, un étron, bref un moins que rien ! C’est toujours un peu blessant quoi…, que de devoir prendre conscience que tout compte fait, on n’est finalement pas grand-chose !

C’était le publicitaire Jacques Ségala qui disait (pour rire) : « Si t’as pas une Rolex, t’es rien ! »

Alors pour avoir sa Rolex, sa BMW et quelques petits attributs comme ça. Eh bien, au niveau de la rémunération, ça prend bien au-moins ça. — « Capish ? »

Je crois que tu as raison. Question: ne serait ce pas parce que les dirigeants n’étaient pas assez compétents que Bombardier est rendu là?
Et il y a aussi que cette industrie est TRES subventionne partout dans le monde.

Pour parler …Jacques Séguéla. Il a dit aussi que « le salaire moyen d’un Chinois est 10 % du Smic »( ,brut aprox . 2093$can) et qu’ils sont « heureux» . Les dirigeants des Bombardier, SAQ &Co . peuvent bien empocher des millions . Ils sont certainement malheureux ! Ça peut nous rassurer .(!!) Donc …on se plaigne de quoi , au juste (?!)

@ Michel,

Lorsqu’une subvention permet à des industries de créer des emplois et maintient ou accroit la profitabilité, on peut dire qu’une subvention peut avoir du bon. En économie, on parle usuellement d’effet multiplicateur.

Pour un État, le fait que plus de personnes paient des impôts et des taxes constitue des rentrées d’argent supplémentaires. Il y a donc à terme retour sur l’investissement.

Le problème est plutôt qu’au fil du temps la tendance dans plusieurs pans de l’économie, ait été de privatiser les bénéfices pour en toute fin socialiser les pertes. Il est possible dans ce cas que cela révèle des carences en matière de gestion et non des problématiques liées à une conjecture économique difficile.

Pour un dirigeant, remettre une compagnie sur le chemin de la rentabilité est un défi très intéressant. Pourquoi conditionner cette responsabilité et ce défi à une simple question d’argent ?

Ce qui donne de la motivation aux gens, ce sont les défis qu’ils sont capables de relever et non le salaire qu’ils reçoivent.

Dans la vie, les récompenses que l’on obtient ne sont pas monétaires uniquement. Être dirigeant d’une grande compagnie est en soi un privilège, la tenue du travail effectué ne devrait pas être conditionnelle à une simple question de rémunération.

@ codalie,

Il y a un proverbe qui dit que l’argent ne fait pas le bonheur…. Mais qu’il y contribue.

Et vous avez raison, rien n’indique que ces dirigeants avec leurs grosses rémunérations soient tous des gens heureux. D’ailleurs quand le travaille consiste à couper des postes et rendre la vie d’autres personnes précaire. Comment cela peut-il donner du plaisir ?

Bombardier n’est que la pointe de l’iceberg. Le copinage règne en maître dans les comités décidant des rémunérations. Les sommes astronomiques #détournées# par les dirigeants constituent un scandale récurent. Je conseillerais à Bombardier qui fait face à une impopularité gigantesque de changer de nom.
Je suggère AIR LIBÉRAL. Voilà qui réjouira Montyle calamiteux administrateur de Nortel, Johnson, Couillard, son entourage délinquant et ses spécialistes des # vraies affaires# tordues !!

Une personne qui gagne 100,000$ canadiens par année est considéré comme ayant un bon revenu. Hors pour gagner 10 millions en dollars canadiens ça va lui prendre 100 ans. Les dirigeants de Bombardier qui sont payés en dollars US gagnent plus que cela en une seule année. Est-ce qu’il y a un déséquilibre?
Bon d’accord. Bombardier est un fleuron québécois et probablement canadien. Il y a d’autres fleurons québécois et canadiens. Combien Bombardier a-t-il reçu en subventions, en prêts sans intérêts des différents paliers de gouvernement au cours des 30 dernières années et pour combien d’emplois au Québec? Au Canada? Et qu’en est-il des autres fleurons?
Je me souviens, à une époque ou j’étais actif sur le marché du travail, d’un running gag: Le Journal Les Affaires annonçait un gros contrat pour Bombardier et dans les semaines ou les mois suivants, Bombardier recevait une subvention ou un prêt sans intérêt. le running gag était à l’annonce d’un contrat pour Bombardier : »Combien de subvention Bombardier va-t-il aller « téter » auprès des gouvernements pour réaliser son contrat…
Si Bombardier n’est pas assez fort pour jouer sur la patinoire des grands, il devrait peut-être se contenter de jouer sur la patinoire de l’aréna de Valcourt…

Les dirigeants de Bombardier auraient du s’inspirer de Lee Iacoca de Chrysler qui, au début des années 80 s’était voté un salaire de 1 dollar par année afin de faire accepter la diminution substantielle de ses salariés pendant la crise finacière qui risquait la faillite de la compagnie.
En passant j’appuie Yves Michaud dans sa croisade qui demande aux chefs d’entreprises de se limiter à un ration de 60 fais la moyenne des salaires des employés de leurs entreprises. L’écart est devenu démesuré, la moyenne du ratio en est rendue à ± 200 et elle augmente d’année en année. Une révolution se prépare si rien n’est fait qui rééquilibrer les écarts.

Les dirigeants de Bombardier auraient du s’inspirer de Lee Iacoca de Chrysler qui, au début des années 80 s’était voté un salaire de 1 dollar par année afin de faire accepter la diminution substantielle de ses salariés pendant la crise financière qui risquait la faillite de la compagnie.
En passant j’appuie Yves Michaud dans sa croisade qui demande aux chefs d’entreprises de se limiter à un ration de 60 fais la moyenne des salaires des employés de leurs entreprises. L’écart est devenu démesuré, la moyenne du ratio en est rendue à ± 200 et elle augmente d’année en année. Une révolution se prépare si rien n’est fait qui rééquilibrer les écarts.

Le fleuron québécois… je m’étouffe à chaque fois que j’entends cette expression.
Le fleuron est plutôt une espèce de machine à engouffrer mon argent que je donne généreusement au gouvernement. Bombardier est, pour employer une expression du bon vieux temps: un quêteux à cheval! Est-ce que Pierre Beaudoin mérite une telle rémunération pour un poste de président du conseil d’administration? Est-ce que M. Bellemare mérite autant d’argent? Sûrement pas. Si ta compagnie survit grâce au amis du parti libéral qui investissent dans le canard boîteux (C Series) sans aucun droit de regard, tu ne mérites pas ton salaire de PDG mais celui d’un lobbyiste efficace. Facile de couper des emplois pour sauver quelques dollars, mais plus difficile de sabrer dans les vrais dépenses: $5 millions pour Beaudoin qui devrait gagner $500,000; M. Monty et votre groupe, coupez donc de 90% les salaires et avantages de vos dirigeants et vous pourrez ensuite avoir l’argent nécessaire pour développer vos produits.
M. Couillard: retournez en médecine; vos compétences seront utiles et laissez des administrateurs gérer notre argent: Accepteriez-vous de me prêter de l’argent pour que je me donne un plus gros salaire sans aucune garantie que vous reverrez votre argent un jour? Auriez-vous fait le même don à M. Legault pour Air Transat? En passant, combien d’emplois ont été abolis pour avoir l’argent pour les pauvres dirigeants de notre fleuron?

@ François. Croyez-vous que 16 millions de dollars va changer quelque chose dans le plan financier actuel de Bombardier ? Croyez-vous que de payer Alain Bellemarre et son équipe qu’ il a recrutée; des salaires, de hauts fonctionnaires de l’ état québecois va redonné une concurrence mondiale à Bombardier! J’ en doute ! Par contre si Laurent Beaudoin , le fondateur de l’ empire Bombardier veut donner de l’ argent à son fils PIERRE qui a mis en faillite technique C series; il devrait plutôt le payer sur les frais de la compagnie mère et non faire payer son incommensurable salaire aux frais des nouveaux actionnaires de la société en commandite ! Peut-être aussi que les opposants politique devrait demandé la même chose que de faire une crise du bacon populaire qui ne mène à rein !!

Rien d’étonnant dans ces salaires: c’est typique du capitalisme où le but est toujours de s’en mettre le plus dans les poches et dans celles de ses actionnaires. On se fiche éperdument du reste du monde tant que ça marche. Ensuite, dans ce système, les gouvernements soit-disant démocratiques (et probablement les autres aussi) sont à la solde des grands capitalistes et, en fin de compte, ce sont les grandes corporations qui mènent. Si ça va mal? C’est la faute du peuple et on prend l’argent dans les poches des contribuables pour montrer aux actionnaires qu’on n’hésite pas devant les moyens à prendre pour continuer à faire de l’argent, même si c’est sur le dos des contribuables.

On s’enfonce dans le développement à outrance pour satisfaire l’appétit insatiable des capitalistes jusqu’à détruire notre planète, le tout avec la complicité des gouvernements que nous élisons… Au royaume des aveugles les borgnes sont rois!

@ Pierre. Je pense que vous auriez besoin d’ un petit cours 101 d’ économie ! Les Cie par actions ont des actionnaires dont probablement vous par l’ intermédiaire de REER, fonds communs et/ou de régime de retraite dont entre autre la Caisse de dépôt et de placement du Québec qui est un autre fleuron québecois comme Bombardier !

« Pourquoi les entreprises consentent-elles de tels salaires? »

Les salaires de la direction des entreprises sont établis par les dirigeants eux-mêmes. Ils ont tout le controle nécessaire pour se donner de belles augmentations année après année. Et ils se comparent contamment avec les salaires donnés par les autres entreprises qui paient le mieux leurs dirigeants. Les actionnaires, qui devraient avoir un certain contrôle sur le salaire des dirigeants, n’en ont en fait aucun.

Quant à oser penser que ces dirigeants méritent de tels salaires, parce qu’ils travaillent fort, c’est carrément une illusion, une tentative de justification digne des croyances de type religieuses. Les employés subalternes font énormément de suggestions et/ou dirigent l’entreprise en collaboration avec les dirigeants. Ces dirigeants ne sont pas des bons dieux… et ils sont remplaçables.

Les hauts salaires et autres avantages monétaires dépassant le million de dollars devraient être taxés à au moins 70%.

Si les oppositions peuvent se mettre du plomb dans la tête et être positif surtout sur un fleuron dont ces travailleurs sont dans leur compté et pour Legault le V.-P. de Boeing ne gagne pas 350,000.00$ mais 15 millions il a menti à l’assemblé national

Peuple à genoux attends ta délivrance !!!! Une chanson chanté pendant des centaines d’ années dans nos églises pendant que les Anglais faisaient le commerce !! Nous attendons encore notre délivrance et en passant ! Quand est-ce que notre valeureux gouvernemaman va nous rembourser les 1.4 MILLIARDS de dollars perçu en trop par Hydro Québec ??? En passant quand est-ce que le gouvernemamam va cesser de payer des BONUS aux employés d’ Hydro québec de la Saq, et toutes autres organismes monopoles d’ états ? Depuis le temps on parle de MILLIARDS de dollars versé à des fonfons et aujourdèhui on fait une crise du bacon pour un fleuron québecois dont nous sommes devenus actionnaires par investissement québec et la caisse de dépôt et de placement !! Faudrait les gauchistes choisir vos dossiers ! Quand il s’ agit de donner des bonus à des fonctionnaires pas de manifestations surtout qu’ il s’ agit de BONIS !! Quand c’ est bon pour minou ; c’ est bon pour pitou ! Les actions de bombardier vont doubler d’ ici peu et est-ce que les rendements de nos fonfons bonifiés vont nous rapporter quelque chose ????

@ Beauly02,

L’action de Bombadier a cloturé ce vendredi à 2,12 $ en hausse de presque 5%, ce qui est excellent, mais même si sa valeur doublait d’ici un an ce serait très en deçà de ce qu’elle a pu valoir auparavant. C’est peut-être une aubaine pour celles et ceux qui achètent maintenant, pour fin de se départir de leurs actions dans un an, mais pas pour celles et ceux qui dans le passé ont acheté des actions à prix fort parce qu’ils faisaient entièrement confiance à cette compagnie.

Ces actionnaires fidèles se sont à toutes fins pratiques appauvris. Et certains n’ont plus assez d’argent pour acheter de nouvelles actions. Pour plus d’uns, ces titres faisaient partie de l’épargne pour passer une retraite heureuse lorsque cet épargne s’est volatilisé.

Alors peut-être que pour les employés qui dépendent de la CDPQ, ce sera toujours assez bon. Si ce n’est que ce ne sont pas 100% des québécoises et des québécois qui profitent de la Caisse de dépôt pour bonifier leurs pensions.

Il y dans le capitalisme une certaine dose d’immoralité que cela plaise ou non. Et précisément vous avez raison, ces investissements supplémentaires, ne nous rapportent rien, ni à vous, ni à moi. Lorsque dans bien des cas les gouvernements se mettent au service des grandes entreprises et non de la population.

À ce titre comme le dit l’analyste politique Tasha Kheiriddin, nous avons aussi notre lot de BS de luxe. Faut pas trop s’étonner dans ces conditions, si Bombardier n’a plus vraiment la cote dans la population.

Je serais d’accord pour qu’ils paient leurs meilleurs ingénieurs et concepteurs des salaires élevés car ce sont eux qui les conçoivent ces avions et qui les font voler. Mais pas d’accord pour payer de tels salaires à des administrateurs qui font des additions et des soustractions ce n’est vraiment pas le même niveau intellectuel requis.